Des victimes qui se regroupent, ça déplaît…

Pour être entendues, les victimes doivent se regrouper. J’ai proposé à des victimes de la justice d’écrire au Garde des Sceaux pour lui dire que nous étions scandalisé(e)s par les insultes proférées par Bernard LEGRAS, ex-procureur général. Le Ministre n’a pas répondu à nos différents courriers mais, 10 jours après l’envoi de ma télécopie, j’ai eu droit à une visite pour le moins surprenante !

Pour être entendues, les victimes doivent se regrouper. C’est la raison pour laquelle, début mai, j’ai proposé à des victimes de la justice s’étant connues sur MEDIAPART, d’écrire à Jean-Jacques URVOAS, le Garde des Sceaux. Notre courrier avait pour objet de lui dire que nous étions scandalisé(e)s par les insultes proférées par Bernard LEGRAS, l’ex-procureur général de Montpellier, et que nous souhaitions savoir ce qu’il pense des propos tenus par Monsieur LEGRAS.

Voir l’article de l’Edition Participative : «Le procureur qui insulte les citoyens justiciers » qui parle des insultes de Bernard LEGRAS. C’est ici : 

https://blogs.mediapart.fr/edition/critique-raisonnee-des-institutions-judiciaires/article/100416/le-procureur-qui-insulte-les-citoyens-justiciers

Le Ministre n’a pas daigné répondre à nos différents courriers mais, 10 jours après l’envoi de ma télécopie à Monsieur URVOAS [6-2-42], j’ai eu droit à une visite pour le moins surprenante ! 

Il n’y a probablement aucun lien entre ces 2 événements : ma télécopie à Monsieur URVOAS et cette visite surprenante, car, comme dirait David KOUBBI : « Ah ! La théorie du complot !». 

Voici l’histoire. Jugez-en par vous-même :

Le jeudi 2 juin 2016, vers 21h15, nous avons, mon épouse et moi, été très surpris d’entendre quelqu’un qui frappait très fortement à la porte d’entrée de notre pavillon. Nous étions très surpris car pour parvenir à cette porte, il faut escalader le mur de clôture de notre propriété qui mesure 1,60 m de hauteur. Nous avons tout de suite pensé que nous avions affaire à des cambrioleurs. Nous nous sommes dirigés vers mon bureau pour téléphoner à la gendarmerie et nous avons alors découvert, par la porte fenêtre du bureau, que 2 gendarmes se trouvaient sur la terrasse située à l’arrière de notre maison. La présence de ces 2 gendarmes est d’autant plus surprenante que pour arriver sur notre terrasse, il leur a fallu, après avoir escaladé le mur de clôture, escalader un portillon de 1,20 m de hauteur. 

Nous avons d’abord pensé que nous avions affaire à de faux gendarmes. A travers la vitre de la porte fenêtre, un des gendarmes nous a montré son vêtement avec le sigle de la gendarmerie et nous a dit qu’ils intervenaient car un de nos voisins avait téléphoné à la gendarmerie pour signaler que notre alarme s’était déclenchée. Je lui ai répondu que nous n’avions pas quitté notre maison et que nous affirmions que notre alarme ne s’était pas déclenchée (Il est aisé de vérifier nos dires puisque les messages d’alarme, lorsqu’il y en a, sont enregistrés sur notre centrale). J’ai ajouté que, s’il le voulait, je pouvais ouvrir la porte fenêtre afin qu’il se rende compte du niveau sonore très élevé de notre système d’alarme. Il m’a demandé de ne pas la déclencher. 

Je suis allé à la centrale pour la désarmer puis j’ai ouvert la porte d’entrée. J’ai découvert que, devant, il y avait un 3ème gendarme. Je lui ai remis la clef du portillon afin qu’il l’ouvre pour que ses 2 collègues puissent revenir devant sans avoir à escalader à nouveau le portillon. Les gendarmes m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas me communiquer le nom du voisin qui les avait contactés. Je leur ai répondu que nous étions en bons termes avec tous les voisins mais que celui qui avait transmis cette fausse information concernant notre alarme cherchait, à l’évidence, à nous nuire. Un gendarme m’a dit : « j’espère que l’on ne vous a pas fait peur ». 

J’ai commandé l’ouverture du portail afin que les gendarmes puissent sortir normalement de notre propriété et c’est alors que j’ai vu venir vers nous Monsieur Denis X (je ne connais pas son nom de famille) qui habite au xx rue de Xxxxxxxx. Les gendarmes ne lui ont rien dit ! Ils sont montés dans leur véhicule et sont partis rapidement. 

J’ai fait part de ma grande surprise à Monsieur Denis X quant à son appel à la gendarmerie en prétextant que notre alarme s’était déclenchée. Je lui ai indiqué que nous étions certains que notre alarme ne s’était pas déclenchée puisque nous étions chez-nous. Il m’a répondu que ce n’était pas lui mais sa femme qui avait entendu l’alarme et qui avait vu que les volets étaient fermés devant mais pas à l’arrière de la maison. C’est ce qui l’aurait intriguée ! Elle lui en aurait parlé d’où son appel à la gendarmerie ! Je lui ai dit que nous avions eu très peur d’entendre frapper aussi fortement à notre porte d’entrée à une heure aussi tardive et qu’en voyant les 2 gendarmes sur notre terrasse, nous avions pensé que c’étaient de faux gendarmes. 

A aucun moment, Monsieur Denis X ne s’est excusé d’avoir contacté la gendarmerie pour lui transmettre cet énorme mensonge concernant le déclenchement de notre alarme. A aucun moment les gendarmes ne se sont excusés pour avoir violé notre propriété privée. 

Cette affaire bizarre nous a particulièrement choqués. Nous nous interrogeons sur ce qui se serait passé si nous n’avions pas été chez-nous lorsque les gendarmes se sont introduits dans notre propriété !

Cette violation de notre propriété par des Gendarmes, nous l’avons relatée le 7 juin 2016, par lettre recommandée avec AR [15-6], au Commandant de la brigade de Gendarmerie dont nous dépendons. Nous lui avons demandé de nous tenir informés de son enquête. La Poste a  présenté le pli recommandé le mercredi 8 juin mais le « destinataire était absent lors du passage du facteur ». Le pli a été retiré le 9 juin par son destinataire.

J’attends la réponse du Commandant de la brigade de Gendarmerie de Soisy-sur-Seine.

Le 15 juin 2016, j’ai adressé un fax à Monsieur Jacques TOUBON, le Défenseur des droits [11-6] pour l’informer de la violation de ma propriété par des Gendarmes. Je lui ai joint une copie du courrier que j’ai adressé le 7 juin au Commandant de la Gendarmerie de Soisy-sur-Seine. Je lui dis : 

«Je suis persuadé qu’il y a un lien entre cette intervention des Gendarmes et mon dossier dont vous a saisi Monsieur le Sénateur Jean-Claude LENOIR (Réf : MSP-ASPAP-15-13663-ALT-FL).

Ce coup monté, avec l’aide d’un voisin indélicat, a probablement pour but de chercher à me faire peur. Par cette manœuvre d’intimidation veut-on m’empêcher de dire la vérité sur la justice française ? Mon dossier démontre que la justice française est corrompue. Dans le courrier let1256, que je vous ai envoyé le 26 février 2016, je vous indiquais que je souhaitais connaître votre avis sur ce triste état de la justice française. Je vous réitère ma question. Par ailleurs, je vous remercie de me dire ce que vous pensez du comportement de mon voisin et du comportement des Gendarmes. Qui les protège ? »

J’attends la réponse du Défenseur des droits.

Le 15 juin 2016, j’ai également adressé un mail au Sénateur Jean-Claude LENOIR [6-2-43]. Je lui joins la copie du fax que je viens d'adresser à Monsieur Jacques TOUBON, le

Défenseur des droits, ainsi que la copie du courrier que j'ai adressé au Commandant de la Gendarmerie de Soisy-sur-Seine. Je lui dis :

« Vous pouvez constater qu'une victime des essais nucléaires français qui demande réparation devient victime de la justice puis, démontrant que la justice validait les mensonges du médecin militaire Frédéric POIRRIER, elle devient victime des forces de l'ordre.

Trouvez-vous cela normal, Monsieur le Sénateur ?

Comme je vous disais dans mon mail du 16 mars 2015 (voir [4-8-71]) et que je vous répétais dans mon mail du 29 février 2016 (voir [6-2-40]) :

"Chaque jour qui passe nous démontre que la situation de notre Institution judiciaire est dans un état particulièrement catastrophique. Il n'y a pas que les victimes irradiées qui en souffrent. Tous les citoyens normaux, et ils sont nombreux, qui ne profitent pas de cette justice injuste, en souffrent.

Il devient vraiment urgent que les Parlementaires fassent le nécessaire pour que la situation s'améliore.

Je vous remercie par avance d'agir pour que la France retrouve une justice digne d'une Démocratie."

Je vous remercie de bien vouloir me dire ce que vous pensez du fonctionnement de la justice française et de bien vouloir me dire les actions que vous envisagez d'engager avec les autres Parlementaires pour que la situation s'améliore.» 

Le jour même, Sylvie BRÉARD, l’Assistante parlementaire de Monsieur LENOIR, m’a confirmé qu’elle avait bien reçu mon message et que Monsieur LENOIR n’allait pas manquer d’en prendre connaissance. 

J’attends la réponse du Sénateur Jean-Claude LENOIR.

Toutes les pièces citées dans ce billet figurent sur mon Site Google :

https://sites.google.com/site/irradieparlarmee/

Il faut que les victimes se regroupent, mais elles doivent bien réfléchir aux actions qu’elles engagent collectivement. Elles doivent faire très attention car leur regroupement déplaît…

Jacques LECOQ

 

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