Séminaires lacaniens

Ceux qui prétendent comprendre ce que Lacan énonçait à ses séminaires n’ont pas la même notion du mot “comprendre” que Claude Lévi-Strauss ou le commun des mortels. Illustrations par l’aveu de Lévi-Strauss cinq ans après la mort de Lacan, par le témoignage d’un lacanien débutant et par le récit d’une initiation. En conclusion, réflexions de François George, fin observateur de “l’effet Lacan”.

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Claude Lévi-Strauss au séminaire de Lacan

Extrait de : Entretien avec Judith Miller. In : L’Ane. Le magazine freudien, 1986, 20, p. 28.

« Judith Miller - À la première séance du séminaire des Quatre concepts fondamentaux, vous étiez dans la salle. Je m'en souviens très bien, j'y assistais aussi, comme élève de l'école normale. Quel souvenir en avez-vous gardé ?

Claude Lévi-Strauss - C'est l'unique séminaire de Lacan auquel j'ai assisté. J'ai été tellement fasciné par le phénomène, disons, ethnographique, que j’ai prêté beaucoup plus d'attention à la situation concrète qu'au contenu même de ce qu'il disait. […] Ce qui était frappant, c'était cette espèce de rayonnement, de puissance, cette mainmise sur l'auditoire qui émanait à la fois de la personne physique de Lacan et de sa diction, de ses gestes. J'ai vu fonctionner pas mal de chamans dans des sociétés exotiques, et je retrouvais là une sorte d'équivalent de la puissance chamanistique. J'avoue franchement que, moi-même l'écoutant, au fond je ne comprenais pas. Et je me trouvais au milieu d'un public qui, lui, semblait comprendre. Une des réflexions que je me suis faite à cette occasion concernait la notion même de compréhension : n'avait-elle pas évolué avec le passage des générations ? Quand ces gens pensent qu'ils comprennent, veulent-ils dire exactement la même chose que moi quand je dis que je comprends ? Mon sentiment était que ce n'était pas uniquement par ce qu'il disait qu'il agissait sur l'auditoire, mais aussi par une autre chose, extraordinairement difficile à définir, impondérable. »

Jean-Guy Godin au séminaire de Lacan

In : Jacques Lacan, 5 rue de Lille. Seuil, 1990, p. 24. J.-G. Godin est devenu psychanalyste lacanien.

« Il fut fascinant ce séminaire auquel j'assistai à l'École normale et reste mémorable. Ce n'était pas la presse encore, il n'était donc pas nécessaire d'arriver une heure en avance ou de se faire réserver, comme au spectacle, une place pour être assis, les derniers rangs étaient libres. Je n'y compris absolument rien et dus rester sur les promesses de son titre : “La logique du fantasme.” Et les notes prises alors, relues aujourd'hui, figurent comme les traces matérielles de cette incompréhension massive. J'additionnais les formules, sautais les articulations logiques, notais un mot, une proposition ; dans la marge ou dans des parenthèses, j'accrochais des réflexions bien personnelles, espérant sans doute qu'un jour elles s'animeraient d'elles-mêmes. Parfois — rarement — une phrase me parlait et je l'entendais comme si elle avait été faite pour moi. C'était la première fois qu'une conférence me faisait cet effet-là. Et cette incompréhension, au lieu de me faire tourner casaque, de me pousser à aller porter mes attentions ailleurs, me retint. »

Le séminaire d’un lacanien débutant

Récit de François George, dans L’Effet ‘Yau de Poêle de Lacan et des lacaniens. Hachette, 204 p. (ouvrage hélas épuisé). Pages 11 à 18.

« Je n'ai pas vocation à renverser les idoles. Je n'ai pas, tant s'en faut, le pouvoir de permettre à quiconque de se passer de mythes. Je sais bien que ce ne sont pas les dupes qui manquent, mais les charlatans, et que le besoin pousse à se prosterner devant n'importe quoi. Au nom du principe de plaisir, je supplie qu'il n'y ait pas d'erreur sur le destinataire : ces quelques remarques s'adressent non à ceux qui croient, mais à ceux qui doutent, ceux qui cherchent, ceux qui pensent.

Du reste, je ne prétends pas enseigner, dire souverainement le vrai et le faux, mais plutôt faire état de mon expérience. Je voudrais raconter comment j'ai eu
l'occasion de me trouver dès ma jeunesse sur certains chemins qui m'ont mené à la découverte d'une conjuration, d'une ampleur et d'une perfidie inégalées.

Le premier indice s'en présenta à moi sous l'aspect subjectif d'un chagrin d'amitié. Me trouvant alors en Allemagne, je reçus de mon ami Mersenne, que je connaissais depuis l'école primaire, une lettre qui m'annonçait son intention d'abandonner notre « corps, est-ce pont d'anse? » (sic), parce qu'il ne se souciait plus de « peau-lie-tique », ni de « file, ô Sophie! » (re-sic).

Revenu à Paris, je tâchai de m'enquérir du mal qui avait pu atteindre un aussi remarquable esprit (lauréat du Concours général et élève de l'Ecole normale supérieure), l'amenant à renier ses engagements, sa vocation et jusqu'à son sens de l'amitié. Je ne pus rien obtenir de lui : il me fit savoir avec hauteur qu'il refusait de « répondre à ma demande ». Mais quelques bonnes âmes m'expliquèrent sa « réti-sens », qui m'apparaissait comme une véritable « indé-sens », m'apprirent que cet esprit ouvert et pondéré avait été touché par ce qu'on appelait « l'effet Lacan », auquel, m'assura-t-on, peu résistaient au 45 de la rue d’Ulm.

Bien que j'aie pu saisir sur la personne de Mersenne les signes les plus évidents de la dégradation psychique et morale, dans la naïveté de la jeunesse, je fus incapable de forger aussitôt l'hypothèse d'un noir complot contre l'esprit. Loin de là, je crus à mon tour qu'une nouvelle vérité était apparue, et je voulus recueillir quelques parcelles de sa lumière. Non sans peine, je parvins à m'introduire dans un cercle très fermé qui, dans l'arrière-salle d'un café, se livrait le vendredi soir à l'exégèse des écrits du fameux Lacan.

Ce fut rude. Jusque-là, la fréquentation des phénoménologues m'avait laissé entretenir quelques illusions sur mes capacités intellectuelles. Ce brutal contact avec l’avant-garde de l'intelligence me ramena à mon rang, proche de la débilité mentale. Paralysé par l'évidence de ma nullité — la seule qui dorénavant voulait bien se profiler à mes yeux —, je n'osais dire un mot ni poser une question, et, en même temps, de toutes les forces de mon esprit bandées jusqu'au point de rupture, j'essayais de percer le secret du discours prodigieux qui se tenait là. Mais, en plein Quartier latin, j'étais comme un voyageur égaré dans une terre lointaine, où se parlerait une langue radicalement étrangère dont il n'y aurait ni grammaire ni lexique.

A la douloureuse révélation de mon insuffisance s'ajoutait, naturellement, un sentiment non moins pénible d'illégitimité. Le directeur du séminaire était un barbu dont le regard lointain paraissait dédaigner notre environnement grossier pour scruter les mystères du symbolique. Ses rares interventions faisaient l'objet d'une attention religieuse. Or, un jour, ce personnage redoutable se tourna vers moi et me pria de commenter un passage particulièrement difficile. Je ne pouvais me dérober. Je fis donc ce qui était en mon pouvoir, c'est-à-dire que je dis n'importe quoi. Mort de trac, je m'attendais à ce que le barbu pointe sur moi un index furieux, voire, pour rester dans le domaine de la psychanalyse, un phallus vengeur, en hurlant « Hors d'ici, intrus ! »

Mais peu à peu, je m'aperçus que mes paroles, loin de susciter le scandale, tombaient dans un silence intéressé et je me rendis compte de cette merveille : sans me comprendre moi-même, je parlais lacanien.

Je m'enhardis et je formulai quelques thèses qui depuis sont devenues des banalités, par exemple que la structure du signifiant ne doit pas élider ce qu'il en est du signifiant de la structure, que le père imaginaire, qui porte moustache et bretelles, ne saurait être confondu avec le père symbolique, qui porte la loi, et que le sujet est tout à fait comparable à l'huissier, qui est le seul employé à être mis à la porte dès le moment de son entrée en fonction.

La fin de mon intervention fut accueillie par un silence plus flatteur que des applaudissements, par cette « résonance » qui, selon la doctrine professée par le barbu, devait permettre la « ponctuation », puis l’« élaboration » adéquates. Sans doute pour prévenir le découragement, le barbu avait appelé notre attention sur « l’effet d'après-coup » essentiel au discours, comme le vieillissement l’est à la qualité du vin : ainsi pouvions-nous toujours espérer que tout d'un coup, en prenant le métro ou en nous brossant les dents, le sens des formules qui nous avaient paru si arides pendant la soirée allait nous illuminer. Au bout de quelques minutes donc, estimant que le temps d'un premier « travail » était écoulé, le barbu me regarda en fermant les yeux à demi, comme un peintre qui cherche à évaluer une distance ou une proportion, parce qu'il lui fallait remonter des profondeurs aveugles du symbolique pour s'adapter à la lumière qui venait de surgir inopinément à bâbord. Enfin, il me dit sur un ton des plus engageants : « Il y a beaucoup de choses dans ce que vous avez dit. » Les autres, comme il se devait, opinèrent du chef. Puis reprit le colloque auquel je ne comprenais toujours rien, et dont je ne parvins même pas à saisir en quoi il constituait « l’après-coup » de mon propre discours, car  il n'avait avec lui, bien entendu, aucun rapport apparent.

A la fin de la séance, le barbu, nuançant son impassibilité de quelque chaleur, réitéra son appréciation élogieuse : « Beaucoup de choses... Beaucoup de choses... », disait-il en clignant des yeux, continuant sans doute à m'évaluer. Il me chargea d'un exposé sur le phallus, sujet difficile entre tous, me confia-t-il, mais qu'à son avis, sur la foi de ma précédente prestation, je parviendrais à maîtriser, et me fit entrevoir la possibilité d'une prochaine rencontre avec le maître. Il conclut sur une métaphore qui n'était plus pour me déconcerter : « Vous pourriez devenir le navire de notre école. »

L'effet d'après-coup de cette séance, ce fut pour moi un profond abattement. Je n'avais cessé d'être un crétin que pour devenir un imposteur. Sans rejaillir sur le maître, naturellement, cette imposture condamnait ses sectateurs, et je ne remis plus les pieds dans le cercle qui venait de m'ouvrir les bras.

Certes, ceux qui sont aujourd'hui formés à la nouvelle pensée dont je viens de retracer les débuts estimeront simplement que ma bêtise n'avait pas désarmé, puisque je renonçai à une carrière qui s'annonçait glorieuse pour une fausse conception de l'honnêteté intellectuelle. En effet, j'étais toujours victime du préjugé de la conscience. Il importait peu que je n'aie moi-même rien compris à ce que j'avais dit, au contraire : un inconscient théoricien avait bien voulu s'exprimer à travers moi, et avait produit un certain effet auprès de l’Autre. Voilà ce que j’avais « forclos », non par probité, mais par une vanité ridicule [1].

L'effet Lacan, pour sa part, se propagea, avec de lourdes conséquences. Les cénacles lacaniens se multiplièrent, et le « ça parle » faisait fureur comme à une autre époque les tables tournantes. Mais à force de faire parler le ça, le je se sentait un peu désaxé, et je vis venir à moi nombre de sujets en piteux état. Pourtant, quand je leur racontais mon expérience, je me heurtais de la part des sujets à une curieuse résistance. Je m'aperçus que le sentiment de leur infirmité s'accompagnait d'un secret plaisir : la révélation de leur imbécillité avait pour contrepartie celle d'un savoir fabuleux, que sans doute ils ne parviendraient jamais à assimiler, mais dont ils pourraient être les servants. Une trouble complicité les unissait déjà aux adeptes du signifiant, dont ils disaient : « Mais eux, ils se comprennent ». En fait, ils avaient simplement assisté à un échange de signaux, assez comparable à la communication animale. Comment ne pas se comprendre quand on ne fait qu'échanger des mots de passe et des signes de reconnaissance ? Et comment ne pas comprendre que le « comprendre » est un leurre, un effet de l'imaginaire, quand toute la question est de se montrer parés des mêmes plumes dans le rituel de parade ?

Une institution fonctionne grâce à des signes creux dont toute pensée s'est depuis longtemps éventée, qu'en ce sens on peut très exactement appeler des signifiants. Au sein d'une institution, n’a normalement cours que la monnaie qu'elle frappe à son effigie et pour son seul usage. Ceux qui appliquent sa règle ont le sérieux des joueurs de cartes, qui ne se posent pas la question absurde de savoir si le roi et la reine renvoient à des monarques réels. Le jeu permet au contraire d'entretenir l'étanchéité du circuit, de prévenir l'introduction des éléments allogènes qui ne manqueraient pas d'entraîner sa détérioration. Telles sont les conditions auxquelles vous pourrez discuter interminablement de l'eucharistie, de la dictature du prolétariat ou du signifiant qui représente le sujet pour un autre signifiant, c'est-à-dire non parler de quelque chose, ce qui présente tous les dangers de l'altérité, mais vous entendre avec vos frères, ce qui répond à votre désir.

Mais moi, je n'ai jamais rien compris à la fraternité. Voilà pourquoi j'en suis venu, après bien des épisodes éprouvants, à découvrir l'existence d'une société secrète s'étant donné pour but la destruction de la raison et de la signification, que je propose d'appeler la confrérie des Yau-de-poêle. On ne peut en effet imaginer que, lors des étonnantes réunions qui se tiennent dans les soupentes des éditions du Seuil ou dans les catacombes de l'Université, les conjurés saluent autrement le grand maître que d'un sacramentel : « Comment vas-tu, yau-de-poêle ? »

Certes, je ne pense pas que la dénonciation d'un homme isolé puisse ébranler une organisation aussi puissante et ramifiée. Mais peut-être peut-on espérer l'incliner à suivre l'exemple de relative ouverture donné de nos jours par la franc-maçonnerie. Une telle évolution serait largement positive. Par exemple, donner du « yau de poêle » au lieu du maître ou du docteur, cela mettrait un peu de fantaisie dans des relations qui restent déplorablement guindées et hiérarchiques.

On a expérimenté les propriétés du signifiant bien avant Lacan, et, face au barbu, je n'avais fait que réinventer en catastrophe une plaisanterie de la Renaissance. « J'ai vu chez moi un mien ami, par manière de passe-temps, ayant affaire à un de ceux-ci, contrefaire un jargon de galimatias, propos sans suite, tissu de pièces rapportées, sauf qu'il était entrelardé de mots propres à leur dispute, amuser ainsi tout un jour ce sot à débattre, pensant toujours répondre aux objections qu'on lui faisait ; et pourtant était homme de lettres et de réputation, et qui avait une belle robe. [2] »

Durablement impressionné par l'automatisme mental cher à son maître Clérambault, Lacan professe l'automatisme du signifiant. Mais, bien avant lui, cette perspective mécanique avait déjà été explorée, et Michelet, évoquant la formation de ce qu'il appelle le « peuple des sots », au XIIe siècle, semble décrire l'école lacanienne. Pour ces sots pré-lacaniens, qui déjà font de la grammaire la logique et de la logique le tout du savoir, « toute combinaison de mots est une combinaison de choses », si bien qu'un enchaînement réglé fournit la « machine à penser » : sous le coup de cette découverte magnifique, les sots fondèrent « l'immuable école du Rien. [3] »

Il aura pourtant fallu attendre Lacan, pour voir le calembour érigé en forme suprême de la rationalité [4]. Quand le docteur Cottard, au nom de Chateaubriand, demandait timidement : « Aux pommes ? », il ne pouvait savoir qu'il se trouvait en avance sur la pensée psychanalytique. Aujourd'hui, devenu lacanien, il pourrait se livrer sans réserves à sa manie favorite, d'autant qu'au-delà du milieu médical, les contrepèteries refusées par Le Canard enchaîné constituent désormais la base de la réflexion philosophique.

Cette révolution intellectuelle lèse-t-elle les intérêts du patient ? Elle permet en tout cas une appréciation beaucoup plus rapide de son cas. Si vous vous appelez Prunier, honorable lecteur, ne vous étonnez pas d'être secoué. Certes, les Perrier ont eu la douleur d'apprendre qu'ils devaient subir doublement le poids du nom-du-père, puisque dans leur nom le père y est [5]. Quant aux Périllat, leur névrose est aussi facile à éclaircir que difficile à traiter, car il est bien certain que si père il y a,
péril 'y a. Par là, le patient découvre la possibilité d'économies substantielles, parce qu'évidemment, payant très cher pour entendre des plaisanteries d'un goût douteux sur son nom, il ne tarde pas à se rendre compte qu'il aurait mieux fait d'aller consulter Alphonse Allais. On a par exemple demandé à l'auteur de ces lignes s'il comptait tuer le dragon ; d'où il ressort que c'est donc de l'esprit lacanien lui-même que procède cette polémique anti-lacanienne [6].

François George, sur de l’obscurantisme de Lacan :

« En parvenant à faire croire au sens de son discours, il aura créé un nouveau fétichisme. L'auditeur est évidemment amené à penser qu'il y a plus dans ce discours que ce qu'il en entend, c'est-à-dire rien. A travers ces phrases obscures, refermées sur leur secret, scellées par le cachet même de la vérité qui fait foi, miroite un objet extraordinaire que le maître ne cesse de “réserver”, comme le dit le disciple moyen » (p. 40)

« “Là où il a laissé tomber ne fût-ce que deux ou trois phrases subsiste un halo d'eau-forte”, note le disciple moyen [7] : Lacan crée un certain climat, une certaine ambiance, et ses auditeurs ne dépassent pas ce niveau de l'adhésion physique ou de l'émotion. Lacan ressemble à cet acteur dont parle Gustave Le Bon, qui prononçait avec le plus grand sérieux les phrases dépourvues de sens, mais où réapparaissaient régulièrement des mots tels que patrie, honneur, drapeau, et qui déchaînait, en 1914, l'enthousiasme de la foule » (p. 52).

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Source : blog.francetvinfo

Références

[1] Au moment même où je venais de vérifier une des thèses les plus profondes du maître : « Si vous ne comprenez pas mes écrits, tant mieux, ça vous donnera justement l'occasion de les expliquer. » Le Séminaire, livre XX.

[2] Montaigne, Essais, livre I, chapitre XXV : « Du pédantisme ».

[3] Histoire de France, tome IX, introduction.

[4] Certains, que la « nouvelle philosophie » n'a pas dégoûtés du raisonnement marxiste, opposeront à notre thèse du complot une théorie misérabiliste : les rédacteurs de l'almanach Vermot, ruinés par l'élévation du niveau intellectuel des masses populaires, auraient été contraints à une difficile reconversion.

[5] Ce point n'a pas échappé à un praticien du signifiant aussi aguerri que Malherbe, sous la plume duquel nous relevons « Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle… ? »

[6] Du reste, le lecteur pourra noter que l'esprit du docteur est venu de temps à autre nous seconder utilement.

[7] Philippe Sollers, “Hommage à Lacan”, Le Magazine littéraire, février 1977, N° 121.

 

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