Chez Freud, le bon n’est pas nouveau et le nouveau n’est pas bon

Le grand public et beaucoup de psys universitaires ignorent que les énoncés les plus intéressants de Freud sont généralement repris à des prédécesseurs et que la plupart des énoncés spécifiquement freudiens n’ont pas été confirmés scientifiquement. On présente ici brièvement quelques exemples et on renvoie aux auteurs qui ont développé ce thème dans des ouvrages qui comptent au moins 400 pages.

« L'appétit sexuel n'est pas seulement le plus fort des appétits, il est même spécifiquement de nature plus puissante qu'aucun autre. Il est partout tacitement supposé, comme inévitable et nécessaire, et n'est pas, à l'exemple des autres désirs, affaire de goût et d'humeur : car il est le désir qui forme l'essence même de l'homme. [...] La pulsion sexuelle est le fondement de toute action sérieuse, l’objet de toute plaisanterie, la source inépuisable des mots d'esprit, la clé de toutes les allusions, l'explication de tout signe muet, de toute proposition non formulée, de tout regard furtif, la pensée et l'aspiration quotidienne du jeune homme et souvent aussi du vieillard, l'idée fixe qui occupe toutes les heures de l'impudique et la vision qui s'impose sans cesse à l'esprit de l'homme chaste. [...] La pulsion sexuelle est la plus violente des passions, l'appétit des appétits, la concentration de tout notre vouloir, et, par la suite, toute satisfaction de cette pulsion qui répond exactement au désir de l'individu, c'est-à-dire aussi au désir dirigé vers un individu déterminé, est comme le comble et le faîte de son bonheur, le but dernier de ses efforts naturels »

En 1980, j’ai lu ce texte à environ 200 étudiants d'université qui avaient déjà suivi un cours de psychologie donné par un collègue, fan de psychanalyse. Je leur ai demandé s’ils pensaient que ces lignes avaient été écrites par : a) un psychiatre, b) un psychologue scientifique, c) un psychanalyste, d) un philosophe.

62 % ont répondu psychanalyste ; 24 % philosophe ; 11 % psychiatre ; 2 % psychologue. Il s'agit d'un passage du Monde comme Volonté et comme représentation de Schopenhauer, un ouvrage publié près de 40 ans avant la naissance de Freud [1].

Freud a dit des choses raisonnables : nous sommes loin d’être conscients de tous nos processus mentaux ; un discours rationnel peut cacher des problèmes affectifs ; le plaisir sexuel est une composante essentielle de notre existence, dès l’enfance ; les relations affectives et les traumatismes de l'enfance influencent des réactions à l'âge adulte ; les comportements des parents conditionnent fortement ceux des enfants ; nous sommes tous égocentriques… Seulement voilà : ces idées, Freud n’a fait que les reprendre, les reformuler et les diffuser, et le plus souvent il en a donné une version peu valide ou fausse.

En 1908, Alfred Hoche, professeur de psychiatrie à Fribourg, concluait son étude des publications de Freud par cette formule : « Il est certain qu’il y a du nouveau et du bon dans la doctrine freudienne de la psychanalyse. […] Malheureusement, le bon n’est pas neuf et le neuf n’est pas bon » [2]. À la mort de Freud, on pouvait répéter que ses énoncés les plus intéressants sont généralement repris à des prédécesseurs et que les énoncés spécifiquement freudiens sont le plus souvent sans valeur scientifique.

Nous nous en tenons ici à ce que Freud lui-même a considéré comme ses principaux apports. À la fin de sa carrière, il a précisé que « les principaux constituants de l’édifice doctrinal psychanalytique sont les doctrines de la résistance et du refoulement, de l’inconscient, de la significativité étiologique de la vie sexuelle et de l’importance des expériences vécues de l’enfance » [3]. En 1931, dans la 3e édition anglaise de L’interprétation des rêves, il écrivait : « Ce livre contient, selon mon jugement actuel, la plus précieuse de toutes les découvertes que j'ai eu la bonne fortune de faire. Une telle intelligence des choses ne nous échoit qu'une fois dans une vie » [4]. Nous évoquerons donc les rêves. Notons enfin que Freud précisait dans son tout dernier livre : « J'ose dire que si la psychanalyse ne pouvait tirer gloire d'aucune autre réalisation que de celle de la mise à découvert du complexe d'Œdipe refoulé, cela seul lui permettrait de prétendre à être rangée parmi les acquisitions nouvelles et précieuses de l'humanité » [5].

L’inconscient et le refoulement

L'affirmation de l'existence de processus inconscients se trouve déjà chez des philosophes de l'Antiquité. Elle a pris un tournant décisif avec Leibniz au XVIIIe siècle et est devenue banale vers 1880 chez des philosophes, des psychiatres et les premiers psychologues scientifiques. Freud connaissait les ouvrages de Johann Herbart, parus en 1816 et 1824, où il est question des processus mentaux inconscients, des conflits intrapsychiques et du « refoulement d’idées par des idées opposées ». Il cite plusieurs fois la Philosophie des Unbewussten d'Eduard von Hartmann, un ouvrage de 678 pages paru en 1869.

Freud souligne que sa conception de l’inconscient est bien différente de celles de von Hartmann, de Janet ou de Jung par exemple. Il précise : « Notre notion d'Inconscient se trouve déduite de la théorie du refoulement. Le refoulé est pour nous le prototype de l'Inconscient ». [6]. Ce qui est refoulé dans l’inconscient « freudien » ce sont essentiellement des souvenirs d’expériences sexuelles (réelles ou fantasmées) et des pulsions sexuelles.

En fait, l’origine d’un trouble psychique n’est pas toujours inconsciente. Le point de départ peut être par exemple d’avoir subi une agression, dont on se souvient parfaitement. D’autre part, il ne suffit pas d'une opération intellectuelle — rendre conscients des éléments inconscients — pour faire disparaître tout trouble psychologique. Certes, le langage articulé permet de structurer le vécu affectif et de résoudre quantités de problèmes abstraits et existentiels. Dans certains cas, il suffit de parler et d’interpréter pour aller mieux. Toutefois, pour des troubles « résistants », comme l’alcoolisme, l’agoraphobie ou le trouble obsessionnel grave, il faut en outre restructurer activement la façon de penser et expérimenter méthodiquement de nouvelles actions. C’est ce que démontrent les succès remportés par les thérapies comportementales et cognitives.

Par ailleurs, il faut admettre que nous sommes des êtres très automatisés. A tout moment, nos réactions participent de processus auxquels nous ne réfléchissons pas ou dont nous ignorons l'existence, raison pour laquelle il est légitime de parler de phénomènes inconscients. En 1890, William James (le premier professeur de psychologie dans une université américaine) présentait la façon dont Schopenhauer, von Hartmann, Janet et d'autres avaient utilisé le terme « inconscient » (il ne parlait pas de Freud, encore inconnu à l’époque !). Il reconnaissait l'importance de processus inconscients et présentait ses observations sur la transformation de conduites conscientes en habitudes inconscientes. Toutefois, il mettait en garde contre les explications passe-partout par « l'Inconscient » : « La distinction entre les états inconscients et conscients du psychisme est le moyen souverain pour croire tout ce que l'on veut en psychologie » [7]. Tout psychologue devrait garder à l’esprit cette mise en garde. C’est loin d’être toujours le cas.

Parler de processus inconscients, c’est faire des inférences. Par définition, personne ne peut observer directement ces processus ! Il faut donc toujours préciser les observations d’où l’on part et les raisonnements suivis à partir d’eux. Il faut également imaginer des explications alternatives des faits observés et rester très prudent. Ce n’est pas ainsi que Freud raisonnait. Ainsi, lorsque Jung, qu'il avait appelé son « successeur et dauphin », remit en question la primauté absolue de la sexualité, Freud écrivit à Ferenczi au sujet de l'apostolat : « Je considère qu'il n'y a aucun espoir de rectifier les erreurs des gens de Zurich et je crois que, d'ici deux à trois ans, nous évoluerons dans des directions totalement opposées sans arriver à une compréhension mutuelle ». Quelques jours plus tard, sur la même affaire, Freud ajoutait : « Nous possédons la vérité. J'en suis aussi convaincu maintenant qu'il y a quinze ans » [8].

La sexualité et la complexe d’Œdipe

L’incidence de la sexualité sur des troubles psychiques était bien connue avant Freud. Lui-même le rappelait dans ses premiers articles. Il écrivait en 1896 : « On a toujours admis les désordres sexuels parmi les causes de la nervosité », et en 1898 : « Cette doctrine n’est pas entièrement neuve ; une certaine significativité a été concédée au facteur sexuel dans l’étiologie des névroses, de tout temps et par tous les auteurs » [9].

La sexualité est certes une dimension capitale de l’existence, mais elle n’est pas la source INVARIABLE des troubles mentaux. Bien d’autres déterminants sont souvent en jeu : le contexte social, des facteurs biologiques et différents processus psychologiques, parmi lesquels la peur joue souvent un rôle essentiel.

Soulignons que pour Freud le complexe d’Œdipe ce n’est pas simplement « le petit garçon aime sa maman et est hostile à l’égard de papa ». Voici ce qu’il répète dans son dernier livre: « Quand le garçon (à partir de 2 ou 3 ans) est entré dans la phase phallique de son développement libidinal, qu'il reçoit de son membre sexué des sensations empreintes de plaisir et qu'il a appris à s'en procurer à son gré par une stimulation manuelle, il devient l'amant [Liebhaber] de la mère. Il souhaite la posséder corporellement [körperlich zu besitzen] dans les formes qu'il a devinées par ses observations de la vie sexuelle et par les intuitions qu'il en a, il cherche à la séduire en lui montrant son membre masculin qu'il est fier de posséder.
Sa masculinité éveillée précocement cherche, en un mot, à remplacer auprès d'elle le père, qui de toute façon avait été jusque-là son modèle envié, en raison de la force corporelle qu'il perçoit en lui et de l'autorité dont il le trouve revêtu. Son père est maintenant le rival qui se trouve sur son chemin et dont il aimerait se débarrasser » [10].

Lacan confirme ce dogme : « Le rapport sexuel, il n'y en a pas, mais cela ne va pas de soi. Il n'y en a pas, sauf incestueux. C'est très exactement ça qu'a avancé Freud — il n'y en a pas, sauf incestueux, ou meurtrier. Le mythe d'Œdipe désigne ceci, que la seule personne avec laquelle on ait envie de coucher, c'est sa mère, et que pour le père, on le tue » [11].

Comment Freud a-t-il « découvert » le fameux complexe ? Le 3 octobre 1897 il écrit à Fliess qu’il s’est rappelé qu’entre deux ans et deux ans et demi il a éprouvé une excitation sexuelle à la vue de sa mère nue. Le 14 octobre, il revient sur cette expérience et la généralise : « j'ai trouvé le sentiment amoureux pour la mère et la jalousie envers le père, et je les considère maintenant comme un événement général de la prime enfance. […] S'il en est ainsi, on comprend la force saisissante d’Œdipe Roi ».

Freud a alors imaginé que la constellation de sa vie sexuelle est universelle. C’est devenu un DOGME pour TOUTE cure. Ainsi Abram Kardiner note dans Mon analyse avec Freud : « En comparant mes notes avec celles d'autres étudiants, je me suis aperçu que l'homosexualité inconsciente, tout comme le complexe d’Œdipe, faisait partie de la routine d'une analyse. […] Une fois que Freud avait repéré le complexe d’Œdipe et conduit le patient jusqu'à son homosexualité inconsciente, il ne restait pas grand-chose à faire. On débrouillait le cas du patient et on le laissait recoller les choses ensemble du mieux qu'il pouvait. Quand il n'y réussissait pas, Freud lui lançait une pointe par-ci par-là afin de l'encourager et de hâter les choses » [12]. Freud avait raison de dire : « Le travail analytique un art de l'interprétation, dont certes le maniement requiert pour le succès doigté et pratique, mais qui n'est pourtant pas difficile à apprendre » [13].

Pour plus d’infos sur l’Œdipe : https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/240117/le-complexe-d-oedipe-1-version-populaire-et-version-freudienne

L’importance de l’enfance

L’importance de l’enfance avait été maintes fois affirmée. Par exemple Montaigne écrivait au XVIe siècle : « Je trouve que nos plus grands vices prennent leur pli dès notre plus tendre enfance et que la direction de notre caractère est principalement entre les mains des nourrices » [14].

John Locke avait raison d’écrire en 1690 que des troubles mentaux trouvent leur origine dans des « liaisons d’idées » produites durant l’enfance, « l’époque où l’on est le plus susceptible d’impressions durables » [15]. Toutefois, bien d’autres événements peuvent jouer par la suite, venant modifier la signification de ce qui s’est passé. Jerome Kagan (Université Harvard), « le » spécialiste de l’étude rigoureuse de l’impact des expériences de l’enfance sur le cours de la vie, écrit : « L'aptitude au changement est tout aussi déterminante pour le développement de l'être humain qu'elle l'est pour l'apparition de nouvelles espèces dans l'évolution. Les événements des premières années placent l'enfant, au départ, sur une voie bien particulière, mais elle présente un nombre extraordinairement élevé d'intersections » [16].

Les rêves

Le rêve a suscité un intérêt considérable dans la deuxième moitié du XIXe siècle chez des romantiques, des scientifiques et des médecins s’intéressant à l’hypnose et au dédoublement de la personnalité. Interpréter le contenu de rêves à l’aide de significations symboliques et de jeux de mots était une pratique courante depuis l’antiquité. Dire que des rêves mettent en scène des désirs l’était autant. Freud écrit : « Griesinger (1861) a montré de façon lumineuse que l'accomplissement d'un désir est une caractéristique commune aux idées qui se dévoilent dans les rêves et dans les psychoses. Mes propres recherches m'ont appris que c'est la clé d'une théorie psychologique des rêves et des psychoses » [17]. Rappelons que Wilhelm Griesinger fut un des psychiatres les plus réputés du milieu du XIXe siècle.

La principale originalité de Freud en la matière est de généraliser à outrance ce qu’on lit chez Griesinger et d’y ajouter le thème de la sexualité : absolument tout rêve est l’accomplissement d’un désir ; « même des rêves pénibles ou des rêves d’angoisse se révèlent être, après interprétation, des accomplissements de souhait » [18] ; « la plupart des rêves des adultes sont ramenés par l’analyse à des souhaits érotiques » [19].

Exemple. Un médecin rêve : “J'ai et je vois à mon index gauche une affection syphilitique primaire à la dernière phalange.” Manifestement ce n’est pas la réalisation d’un désir. Mais pour Freud il s’agit de chercher le véritable « contenu latent ». Grâce à quelques associations de mots que Freud produit lui-même (!) et le tour est joué : « “affection primaire” est à assimiler à une “prima affectio” (premier amour) et l'abcès répugnant s'avère être le représentant d'accomplissements de souhait chargés d'un grand affect » [20]. Ainsi donc, ce médecin qui souhaite vivre un premier amour n’oserait pas en rêver en toute simplicité, clairement. Son inconscient aurait travesti ce désir en cauchemar : il a attrapé une terrible maladie, inguérissable à l’époque ! Avec l’Inconscient freudien le dogme est toujours « confirmé », il est « irréfutable ».

Pourquoi ne pas voir dans ce rêve tout simplement de la peur, une émotion tout aussi fondamentale que la sexualité pour la survie de l’Homo sapiens ? Freud est resté toute sa vie « monoïdéiste », comme il l’écrivait à Fliess le 17 novembre 1893 à propos du fait qu’il « trouve toujours la question sexuelle » dès qu’il « applique à un cas un traitement radical ».

Notons qu’en 1920, Freud finira par admettre une seule exception : les cauchemars apparaissant chez les personnes qui souffrent d’une « névrose traumatique », comme c’était fréquemment le cas chez les militaires de la Guerre 14-18. Il écrit : « Dans cet état la fonction du rêve a été ébranlée et déviée de ses visées, ou alors il nous faudrait nous rappeler les énigmatiques tendances masochistes du moi ». Deux explications pour tous les autres rêves pénibles resteront, jusque dans son dernier livre, que (a) l’analyse n’a pas été assez poussée ou que (b) « le moi s’effraie devant des pulsions qui n’ont pas été suffisamment déguisées ».

Pour un explosé des théories psychanalytiques du rêve (Freud, Adler, Jung, Lacan, etc.) et psychologiques, voir: https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2617

Les lapsus

Tout le monde parle aujourd'hui de « lapsus freudien ». Bien peu de gens savent que des criminologues, des linguistes et des psychologues avaient publié, avant Freud, des études montrant qu'une erreur de parole peut parfois traduire une pensée dissimulée. Ainsi, dans les années 1880, Hans Gross, le père de la psychologie judiciaire, donnait une série d'exemples de prévenus et de faux témoins qui s'étaient trahis par des lapsus et autres actes manqués [21]. En 1895, Rudolf Meringer, un philologue, et Karl Mayer, un psychiatre, publiaient tout un ouvrage sur les lapsus [22]. Le célèbre lapsus, cité par Freud [23], du Président de la Chambre autrichienne des députés qui ouvre la séance en disant « Messieurs, je constate la présence de tant de députés et déclare, par conséquent, la séance close ! », est précisément un exemple donné d'abord par ces auteurs. En 1900, un numéro entier de la principale revue américaine de psychologie scientifique, la Psychological Review, était consacré aux lapsus [24]. Heath Bawden y expliquait, en s'appuyant sur la théorie de Herbart [25], que les lapsus résultent d'un « conflit entre systèmes mentaux ».

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So what ?

Certains fans de Freud diront : et alors ? Peu nous importe que les énoncés corrects qu’on lit chez Freud ne sont pas de lui, l’essentiel est qu’il a vulgarisé, peu importe les travaux d’historiens.

O.K., mais alors il faudrait cesser d’idolâtrer Freud et de répéter sans cesse son nom.

Dans ce qui précède, je n’ai donné qu’un petit aperçu de la question de l’originalité des apports de Freud. Pour en savoir beaucoup plus, je renvoie aux quatre ouvrages ci-dessous. C’est Henri Ellenberger (psychiatre, historien, formé à la psychanalyse freudienne par Oskar Pfister) qui a le premier montré que Hoche avait raison de dire, déjà en 1908, qu’il y a du nouveau et du bon dans la doctrine freudienne, mais que le bon n’est pas neuf et le neuf n’est pas bon. Il écrivait : « « La légende freudienne passe à peu près complètement sous silence le milieu scientifique et culturel dans lequel s'est développée la psychanalyse, d'où le thème de l'originalité absolue de tout ce qu'elle a apporté : on attribue ainsi au héros le mérite des contributions de ses prédécesseurs, de ses associés, de ses disciples, de ses rivaux et de ses contemporains en général » (1970, trad. 1974, p. 464).

 

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Ellenberger, H. (1970) The Discovery of the Unconscious. The History and Evolution of Dynamic Psychiatry. Basic Books. 932 p. Trad., Histoire de la découverte de l'inconscient. Fayard, 1994, 1016 p. Présentation d'Ellenberger:

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1527

Sulloway, F. (1979) Freud, biologist of the mind : Beyond the psychoanalytic legend. Rééd., Harvard University Press, 1992, 638 p. Trad., Freud, biologiste de l'esprit. Fayard, 1998, 620 p.

Van Rillaer, J. (1980) Les illusions de la psychanalyse. Ed. Mardaga, 4e éd. 1996, 415 p. Trad. espagnole : Las ilusiones del psicoanalisis. Barcelona: Ariel, Collection Methodos, 411 p.

Borch-Jacobsen, M. & Shamdasani, S. (2006) Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse. Paris : Les Empêcheurs de penser en rond, 510 p. Présentation du livre: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article583

Références

[1] Trad., PUF, 1966, p. 1264s. La traduction française a rendu le mot Geschlechtstrieb par instinct sexuel. Je l’ai  remplacé par pulsion sexuelle.

[2] Zentralblatt für Nervenheilkunde und Psychiatrie, 31, p. 184. Cité par Borch-Jacobsen & Shamdasani (2006) Le dossier Freud. Enquête sur l’histoire de la psychanalyse. Paris : Les Empêcheurs de penser en rond, p. 98.

[3] Autoprésentation (1925) Œuvres complètes, PUF, XVII, p. 86.

[4] Œuvres complètes, PUF, tome IV, p. 23.

[5] Abrégé de psychanalyse (1940) Œuvres complètes, PUF., XX 287.

[6] Das Ich und das Es (1923), G.W., XIII, p. 241.

[7] W. James, Principles of psychology. Holt, 1890, vol. 1, p. 163.

[8] Cité par Jones dans La vie et l'œuvre de Sigmund Freud. Trad., vol. 2, p.158.

[9] Œuvres complètes. PUF, III, p. 114 et 217.

[10] Ibidem, p. 283s

[11] “L'escroquerie psychanalytique”, Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1979, 17, p. 9s.

[12] Trad., Belfond, 1978, pp. 92 ; 125.

[13] Autoprésentation (1925) XVII, 88.

[14] Essais, 1592. Éd. Honoré Champion, 1989, livre I, ch. 23, p. 132.

[15] Trad., Essai philosophique concernant l'Entendement humain. Vrin, 1994, livre II, chap. 33, § 7-8.

[16] Des idées reçues en psychologie. Trad., OdileJacob, 2000, p. 210.

[17] L’interprétation du rêve (1900) IV 86.

[18] Ibidem, IV 170.

[19] Du rêve (1901) V 67 (ajout de 1911).

[20] Ibidem, IV 194 (Ajout de 1914).

[21] Gross H. (1894) Handbuch für Untersuchungsrichter. Graz : Leuschner & Lubenstky, 2e éd., p. 90-93.

[22] Meringer R. & Mayer C. (1895) Versprechen und Verlesen : Eine psychologische-linguinstische Studie, Stuttgart : Göschen.

[23] Psychopathologie de la vie quotidienne (1901) trad., Payot, 1967, p. 67 ; Introduction à la Psychanalyse (1917), trad., Payot, 1962, p. 23.

[24] Heath Bawden H. (1900) “A study of lapses”. The Psychological Review, Series of Monograph Supplements, vol. III, n° 4, 122 p.

[25] Le philosophe et pédagogue allemand Johann Herbart (1776-1841) fut un des premiers à vouloir faire de la psychologie une science. Deux de ses ouvrages — Lehrbuch zur Psychologie (1816) et Psychologie als Wissenschaft (1824) — ont été largement utilisés au XIXe siècle. On y trouve des développements sur les processus mentaux inconscients, les conflits intrapsychiques et le « refoulement d'idées par des idées opposées ». Herbart a eu une influence très importante sur l'évolution de la psychiatrie allemande du XIXe siècle.

Deux sites pour d’autres publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, l'épistémologie, les psychothérapies, les psychanalyses, etc.

1) Site de l'Association Française pour l'Information Scientifique: http://www.pseudo-sciences.org

2) Site à l'univ. de Louvain-la-Neuve: https://moodleucl.uclouvain.be/course/view.php?id=9996

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