Jacques Van Rillaer
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Billet de blog 30 janv. 2017

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Le complexe d’Œdipe : (2) Version orthodoxe et versions dissidentes

La théorie du complexe d’Œdipe est le produit d’une problématique très personnelle de Freud. Cette théorie, dit Freud, est le critère souverain pour distinguer les “vrais” psychanalystes (les freudiens orthodoxes) des autres. Dès le début du freudisme, des collègues et des disciples ont contesté la version freudienne, montrant par là le capharnaüm des interprétations psychanalytiques

Jacques Van Rillaer
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Dans “Le complexe d’Œdipe : (1) Version populaire et version freudienne” [1], trois faits ont été détaillés.

1. Pour Freud, le complexe d’Œdipe est le fait que le garçon désire avoir des RAPPORTS SEXUELS avec sa mère et TUER son père.

2. Freud affirme avoir éprouvé les pulsions œdipiennes telles qu’il a théorisées. Il a cru que TOUT homme éprouve ces pulsions, mais de façon “inconsciente”.

3. Au fil du temps, le complexe d’Œdipe est devenu, pour Freud et ses fidèles, l’explication ultime de tous les troubles névrotiques mais aussi de bons nombre de phénomènes culturels. Illustrons encore cette croyance par deux citations :

“Plus on se rapproche des troubles plus profonds du développement psychosexuel, plus ressort, sans qu'on puisse la méconnaître, la significativité du choix d'objet incestueux” [2].

“On a raison de dire que le complexe d'Œdipe est le complexe nucléaire des névroses, qu'il constitue la part essentielle du contenu de la névrose. En lui culmine la sexualité infantile qui, par ses post-effets, exerce une influence décisive sur la sexualité de l'adulte. À chaque homme nouvellement venu est assignée la tâche de maîtriser le complexe d'Œdipe; celui qui y faillit est voué à la névrose. Le progrès du travail psychanalytique a marqué d'un trait de plus en plus accusé cette significativité du complexe d’Œdipe; sa reconnaissance est devenue le schibboleth qui distingue les adeptes [Anhänger] de la psychanalyse de ses adversaires [Gegnern]” [3].

1. Exemple de la version d’un adepte fidèle : Karl Abraham

Freud écrit à Jones en apprenant la mort d’Abraham : “c’est peut-être la plus grande perte qui pouvait nous atteindre — et elle nous a atteints. Dans mes lettres je l'appelais en plaisantant ‘mon rocher de bronze’ ; la confiance absolue qu'il m'inspirait — comme à nous tous — me donnait un sentiment de sécurité” (30-12-1925).

Voici ce qu’écrit ce disciple, manifestement fidèle, dans son dernier texte sur l’Œdipe: “Une abondance inépuisable d'observations attire notre attention sur les faits psychiques que nous avons coutume de désigner sous le terme de complexe d'Œdipe. Pour n'envisager que le comportement du garçon, son désir érotique pour sa mère et ses souhaits d'éviction de son père se rattachent aux sources affectives les plus puissantes de son enfance. La représentation de la castration est étroitement liée à ces manifestations chez le garçon. La maîtrise des pulsions correspondantes est d'une importance décisive pour l'élaboration du caractère” [4]. Notons que pour Abraham “une abondance inépuisable d'observations” justifie l’énoncé d’une “loi” empirique : tous garçons vivent le complexe d’Œdipe et pas seulement un pourcentage observé sur un échantillon défini (p. ex. “x patients”).

2. La version symbolique de C. G. Jung

La remise en question de la formulation du complexe d’Œdipe par Jung a été un élément très important dans la rupture entre celui-ci et Freud. On le lit dans leur correspondance et dans un long article que Freud s’est empressé d’écrire sur l’histoire du mouvement psychanalytique dans l’espoir d’apparaître comme le maître du mouvement qui commençait à se développer. Dans ce texte il écrit que, pour Jung, “le complexe de l’inceste est seulement symbolique, il n’a en somme aucune existence réelle, le sauvage n’éprouve en somme aucun désir pour cette vieille taupe mais préfère une femme jeune et jolie” [5]. “Jung a eu l’intention d’éliminer des complexes familiaux ce qui est choquant. […] Le complexe d’Œdipe ne s’entendait que symboliquement, la mère en lui signifiait l’inatteignable à quoi il faut qu’on renonce dans l’intérêt du développement culturel ; le père, qui est tué dans le mythe d’Œdipe, est le père ‘intérieur’ dont on a à se libérer pour devenir autonome. […] En réalité, on avait une fois de plus fermé l’oreille à la violence originaire de la mélodie pulsionnelle” [6]. Freud qualifie de “mouvements rétrogrades” les théories psychanalytiques d’Adler et de Jung de [7].

3. La version kleinienne : Œdipe chez le nourrisson

Mélanie Klein avance nettement l’âge de l’apparition du complexe d’Œdipe. Elle fonde ses affirmations sur des interprétations et constructions à partir d’observations d’enfants. Pour se faire une idée de la validité de ses interprétations, présentées comme des faits (!!), voici par exemple ce qu’elle dit de la signification — “inconsciente”, bien entendu — du jeu des garçons avec des voitures : “Dans l'analyse de tous les garçons, une voiture en mouvement représente la masturbation et le coït, des voitures qui s'entrechoquent, le coït, tandis que la comparaison de deux voitures de taille différente exprime la rivalité avec le père ou son pénis” [8]. Soulignons l’affirmation “tous” et admettons que l’interprétation soit justifiée dans le cas … du fils de Mélanie Klein [9].

Pour Klein, le complexe d'Œdipe apparaît chez tous les enfants dès la première année (!), du fait que le nourrisson est frustré dans son désir d'une satisfaction illimitée : “La frustration du sein maternel amène les garçons comme les filles à s'en détourner, et stimule en eux le désir d'une satisfaction orale assurée par le pénis du père. [...] Les désirs génitaux pour le pénis du père, qui se mêlent aux désirs oraux, sont le fondement des stades précoces du complexe d'Œdipe positif chez la fille, inversé chez le garçon. […] Les sensations génitales permettent à l'enfant mâle de deviner que son père possède un pénis que le petit garçon désire parce qu'il assimile le pénis au sein. En même temps, ses sensations et ses tendances génitales impliquent la recherche d'une ouverture où il puisse introduire son pénis, c'est-à-dire qu'elles visent la mère. Les sensations génitales de la toute petite fille préparent de la même manière le désir de recevoir le pénis paternel dans son vagin. Il apparaît donc que les désirs génitaux pour le pénis du père, qui se mêlent aux désirs oraux, sont le fondement des stades précoces du complexe d’Œdipe positif chez la fille, inversé chez le garçon” [10].

Freud a désapprouvé la conception de Mélanie Klein, mais Jones, pourtant un fidèle Anhänger,l’a défendue. Dans sa préface aux Essais de psychanalyse de Klein, il écrit que les critiques qui lui sont adressées s'expliquent “comme des craintes devant la pénétration rigoureuse et intransigeante de la psychanalyse dans les profondeurs les plus secrètes de l'esprit des enfants” (p. 26).

Lacan a également approuvé ce que d’aucuns peuvent considérer ni plus ni moins comme des délires psychanalytiques. Il écrit: “C'est seulement Mme Mélanie Klein qui, travaillant sur l'enfant à la limite même de l'apparition du langage, a osé projeter l’expérience subjective dans cette période antérieure où l'observation nous permet pourtant d'affirmer sa dimension. […] Par elle nous savons la fonction de la primordiale enceinte imaginaire formée par l'imago du corps maternel ; par elle nous avons la cartographie, dessinée de la main même des enfants” [11].

4. Version rankienne : « découverte » en-deçà de l’Œdipe

Otto Rank — dont Freud écrivait en 1914 qu'il est “le plus fidèle des auxiliaires et collaborateurs” et qu'il “trahissait une compréhension extraordinaire de la psychanalyse” [12] — publie en 1924 une théorie selon laquelle tous les phénomènes psychiques et, en particulier, le complexe d’Œdipe, sont à réinterpréter en fonction du traumatisme de la naissance. Il croit être ainsi arrivé à un niveau plus “profond” que celui auquel Freud était resté. Il affirme que la source ultime de l'angoisse est le désir de retourner dans le sein maternel. Il retrouve ce schéma absolument partout, que ce soit chez ses patients ou chez des personnages historiques. Il explique p.ex. que Socrate est “vraiment le précurseur direct de la thérapeutique psychanalytique” car, “en acceptant la mort qu'il aurait facilement pu éviter, il a réussi à surmonter intellectuellement le traumatisme de la naissance” [13].

5. Version ferenczienne : dans l’ultime « profondeur »

Également en 1924, Ferenczi publie Thalassa [14]. Il y explique qu'on ne peut s'arrêter, comme l'a fait Freud, à l'Œdipe. Il faut creuser plus “profond” : “Le désir œdipien est l'expression psychique d'une tendance biologique beaucoup plus générale, qui pousse les êtres vivants au retour à l'état de calme dont ils jouissaient avant la naissance” (p. 45). L'acte sexuel n'est qu'une tentative de retourner symboliquement dans le sein maternel. Plus profondément encore, “La mère est en réalité le symbole de l'Océan ou son remplaçant partiel, et non inversement”. La Vérité ultime est que tout être vivant n'aspire qu'à retourner vers l'Océan abandonné dans les temps anciens. Le sommeil et le coït sont les deux expériences qui permettent à tout un chacun de revenir symboliquement à la vie aquatique (p. 92s).

6. Versions lacaniennes

Avec Lacan, on a souvent l’impression qu’on se trouve à Delphes, dans le temple d’Apollon, à l’époque où la Pythie énonçait des oracles. François Roustang, qui fut un temps un disciple, témoigne : “Lacan peut affirmer n'importe quoi, et même le contraire, on y adhère sans délai. Durant quinze jours le bruit a couru que la forclusion était réversible, car, de très bonne source, le sachant l'avait dit : donc, tout le monde le croyait. Passé ce délai, les mêmes très bonnes sources devaient faire savoir qu'il n'en était rien : le même tout le monde crut qu'il n'en était donc rien et que la forclusion n'était pas réversible” [15].

Concernant l’Œdipe, Lacan a donné tantôt une version structurale désincarnée, tantôt une version freudienne (très charnelle)

a) Version « soft »

Laplanche et Pontalis résument comme suit la version structurale défendue longtemps par Lacan : “Le complexe d’Œdipe n’est pas réductible à une situation réelle, à l’influence effectivement exercée sur l’enfant par le couple parental. Il tire son efficacité de ce qu’il fait intervenir une instance interdictrice (prohibition de l’inceste) qui barre l’accès à la satisfaction naturellement cherchée et lie inséparablement le désir et la loi” [16].

b) Version « hard »

A la fin de sa vie, Lacan est revenu à la version freudienne et l’a même rendue plus radicale : “Le rapport sexuel, il n'y en a pas, mais cela ne va pas de soi. Il n'y en a pas, sauf incestueux. C'est très exactement ça qu'a avancé Freud — il n'y en a pas, sauf incestueux, ou meurtrier. Le mythe d'Œdipe désigne ceci, que la seule personne avec laquelle on ait envie de coucher, c'est sa mère, et que pour le père, on le tue” [17].

c) Version structuralo-logomachique

Un des plus célèbres disciples de Lacan, Armando Verdiglione — surnommé “le Lacan milanais” — “explique” : “Pour Freud, la structure œdipienne n'est rien d'autre que la structure de la nomination, à savoir l'instauration de la différence sexuelle par rapport à un point insituable, au semblant” [18]. Freud n’aurait rien compris à ce galimatias pompeux et aurait parlé de “résistance” aux pulsions incestueuse et meurtrière. Voltaire aurait bien ri, lui qui écrivait : “Un jargon inintelligible, une longue étude d’absurdités, voilà qui mène aux plus grands honneurs” [19].

7. Ce que Freud a admis, mais seulement à la fin de sa vie

Durant presque toute sa carrière, Freud a dogmatiquement affirmé la vérité de ses interprétations. Il écrivait en 1908 à Jung : “Je ressens une aversion de principe contre la supposition que mes conceptions sont justes mais seulement pour une partie des cas. Cela n'est pas bien possible. Entièrement ou pas du tout. [...] Voilà, je pense avoir maintenant reconnu tout mon fanatisme” [20] et en 1933 : “Un adage connu rappelle qu’on se doit d’apprendre de ses ennemis. J’avoue que je n’y ai jamais réussi” [21]. Jones rapporte que Freud était allergique à toute contestation. “C'est pour éviter de contrarier Freud que ses communications aux Congrès psychanalytiques n'étaient jamais suivies de discussions” [22]. Roma locuta, causa finita !

Toutefois, à la fin de sa vie, Freud a admis ce que beaucoup de ses contradicteurs n’avaient cessé de lui répéter. Il reconnaît dans son tout dernier livre (en quelque sorte son testament) : “Nous inférons un certain nombre de processus qui sont en soi ‘inconnaissables’, les intercalons parmi ceux qui nous sont conscients, et si nous disons, par ex., qu'ici est intervenu un souvenir inconscient, cela veut dire précisément : il s'est produit ici quelque chose de totalement insaisissable mais qui, s'il était parvenu à notre conscience, ne pourrait être décrit que de telle ou telle façon. De quel droit et avec quel degré de certitude effectuons-nous dans ce cas de telles inférences et interpolations ? Cela reste naturellement soumis à la critique dans chacun des cas, et il est indéniable que la décision offre souvent de grandes difficultés, qui s'expriment dans le manque d'accord parmi les analystes” [23].

On ne répétera jamais assez qu’on ne “découvre” pas l’inconscient comme on découvre une chose cachée sous un voile. A partir d’observations de faits réels ou imaginés, on infère, on imagine et on construit des explications, des processus, des "faits". Les interprétations sont par principe ouvertes à révision. Il faudrait toujours, suite à une interprétation, faire l’exercice d’en imaginer d’autres.

Pour un bilan d'observations méthodiques sur le complexe d'Œdipe et pour l'évocation des conséquences psychosociales de cette doctrine:

https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/060217/le-complexe-d-oedipe-3-faits-observes-consequences-psychosociales

Pour d’autres publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, la psychothérapie, l'épistémologie, les psychanalystes : 

1) Site de l'Association Française pour l'Information Scientifique:

www.pseudo-sciences.org

2) 

https://moodle.uclouvain.be/course/view.php?id=2492

Références

Toutes les citations de Freud sont empruntées à la nouvelle traduction des Œuvres complètes de Freud, parue aux PUF. Nous citons chaque fois le volume et la page.

[1] https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/240117/le-complexe-d-oedipe-1-version-populaire-et-version-freudienne

[2] Trois essais sur la sexualité (1905) VI 166.

[3] Ibidem, VI 165. Note ajoutée en 1920.

Schibboleth est un mot hébreu. Dans le Livre des juges (12: 6), on raconte que les Éphraïmites ne parvenaient pas à prononcer ce mot de la même façon que les Galaadites. Lors de la guerre entre ces deux tribus d’Israël, les Galaadites égorgeaient ceux qui ne pouvaient prononcer le mot comme eux. Le dictionnaire Robert donne ce sens figuré : “Épreuve décisive qui fait juger de la capacité d'une personne”.

[4] La formation du caractère au stade génital du développement (1925). Rééd. in Œuvres complètes. T. 2, trad. Payot, p. 344.

[5] Contribution à l’histoire du mouvement psychanalytique (1914) XII 312. Italiques de Freud.

[6] Ibidem, XII 310.

[7] Ibidem, XII 306.

[8] La psychanalyse des enfants (1932) Trad., PUF, 2e éd. 1969, p. 81.

[9] Klein a présenté un nombre considérable d’observations sur la psychanalyse d’un petit garçon qu’elle a appelé Fritz. En fait il s’agissait de son fils Érich, comme on l’apprend par une lettre qu’elle a écrit à Ferenczi le 14-12-1920 (Grosskurth, Ph., Melanie Klein, Harvard University Press, 1987, p. 91).

[10] Essais de psychanalyse (1948) Trad., Payot, 1976, p. 411ss.

[11] Écrits. Seuil, 1966, p. 115.

[12] Contribution …, Op. cit., p. 267.

[13] Rank, O. (1924) Das Trauma der Geburt. Trad., Le Traumatisme de la Naissance, Payot, p. 184s.

[14] Ferenczi, S. (1924) Versuch einer Genitaltheorie. Trad., Thalassa. Essai sur la théorie de la génitalité, Payot, 1972.

[15] Un destin si funeste. Minuit, 1976, p. 49.

[16] Vocabulaire de la psychanalyse. PUF, 1967, p. 83.

[17] L'escroquerie psychanalytique. Ornicar? Bulletin périodique du champ freudien, 1979, 17 : 9s.

[18] La psychanalyse cette aventure qui est la mienne. Éd. 10/18, 1979, p. 202.

[19] Le Sottisier. Garnier, 1883, p. 249.

[20] Lettre du 19-4-1908. Freud, S. & Jung, C. G., Correspondance. Trad., Gallimard, 1975.

[21] Nouvelle suite des leçons d'introduction à la psychanalyse (1933) XIX 223s.

[22] La vie et l'œuvre de Sigmund Freud. Trad., PUF, 1958, vol. 1, p. 35.

[23] Abrégé de psychanalyse (1940) XX 294s.

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