James Costa
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Billet de blog 20 sept. 2009

Mediapart et les débats sur l'orthographe

James Costa
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je préfère le dire tout de suite,ce billet n’est pas une contribution de plus au débat sur l’orthographe française. J’irai plus loin encore en disant que le fait que les élèves d’aujourd’hui fassent plus de fautes qu’auparavant m’indiffère totalement, et d’ailleurs c’est une affirmation que je n’oserais faire puisque je n’en sais rien. Personne n’en sait rien en fait puisqu’aucune étude sérieuse n’existe sur le sujet, et qu’en plus de cela, on peut difficilement comparer la situation actuelle avec ce qui se passait en 1920 ou même dans les années bénites desdéfenseurs du retour aux bonnes-vieilles-méthodes-qui-ont-fait-leurs-preuves, celle « d’avant 1968 ».

Non, ce qui m’intéresse c’est le débat sur l’orthographe lui-même, en tant que révélateur de tensions qui traversent la société française. Je n’ai pas compté le nombre de posts sur cesujet sur Médiapart, mais ils sont nombreux. Plus symptomatique encore, le nombre de commentaires faisant suite au post de Claude Lelièvre sur le livre récent de François de Closets, et le fait que cet article soit demeuré parmiles plus commentés pendant près de deux semaines (139 réactions à cejour !).

Je fais ici l’hypothèse, qui ne m’est d’ailleurs pas propre, que les débats autour de la langue ne sont jamais des débats réellement linguistiques, mais qu’ils sont en fait des débats liés àdes questions politiques, morales, sociales.

Je suggère pour commencer deconsidérer que les débats autour de la question orthographique en France relèvent de ce que l’on appelle en histoire culturelle un phénomène de « paniquemorale », à savoir un phénomène qui est présent sur le devant de la scène publique de manière obsessive, moralisante, alarmiste, comme s’il annonçait unecatastrophe imminente. Un problème est généralement identifié (ici l’oublid’une bonne orthographe, liée à la décadence supposée de la langue française), auquel on assigne un responsable (les jeunes, les profs, les pédagogues,rebaptisés « pédagogistes » par les tenants d’un retour à uneautorité présentée comme perdue). Potentiellement, une panique morale peutentraîner des conséquences graves, on le comprend aisément. De ce fait, cela entraîne en France une méfiance, une crainte, envers les jeunes et un certainmépris pour les enseignants, ce qui ne laisse rien présager de bon pourl’avenir, on en conviendra.

On considère également que lespaniques morales sont construites par le discours, en particulier dans les media. Elles continuent à se construire au quotidien, comme dans les débats surles forums de Médiapart.

C’est le débat suite au post deC. Lelièvre qui m’intéresse ici, et que je voudrais essayer de commencer à analyser pour essayer de comprendre les antagonismes qui s’y construisent etles questions morales qui sont en jeu. Je citerai ici un certain nombre de commentaires en les anonymant : il ne s’agit naturellement pas de mettre quiconque à l’index ni d’accuser qui que ce soit de conservatisme farouche.

Il faut noter que le débat autourdes questions de langues, et les positions sur l’orthographe, transcendent lesclivages politiques, ce qui renvoie au fait qu’à travers la langue, ce sont desquestions sociales très profondes qui s’expriment, des positionnements sur la société très ancrés. Je ne porte donc pas de jugements, j’essaye simplement de comprendre ces enjeux. Compte tenu de la sensibilité du sujet, on me pardonnera cette longue introduction.

Je voudrais ajouter également que ce type de débat n’est pas spécifiquement français : on peut par exemple citer la querelle autour de la grammaire en Grande-Bretagne entre 1987 et 1993 environ, bien analysée par Deborah Cameron (Verbal Hygiene, 1995,pp. 78-115).

Quetrouve-t-on donc dans le débat de Mediapart ? C. Lelièvre posait à la finde son article une question : « En définitive, doit-on, peut-on sortir de notrefocalisation sur l'orthographe ? ». On peut donc penser qu’un débat va s’organiser autour de la réponse à cette question. La première réactio déplace néanmoins la question du terrain éducatif au terrain esthétique :« C'est une question degoût, d'appréciation de la bel ouvrage, mais qui ne devrait, en effet, en aucuncas être discriminatoire (et de quelque manière que ce soit).

Mais si l'on aime, par exemple, une belleinterprétation musicale, pourquoi ne pas aimer également un texte bien mené,avec des mots justes et musicaux, et sans faute ».

Le bon goût commande donc un bel usage, un beau texte serait comme un beau morceau de musique, et les fautes d’orthographe égales à des fausses notes qui viendraient briser une certaine harmonie. Le débat estainsi déplacé sur le terrain moral dès le début, et on quitte la simple rationalité à laquelle pouvait appeler la question.

Une fois le ton donné, on enchaîne sur la dictée, et lestypes de fautes. Alors que le débat sur l’orthographe pourrait être un débat sur des conventions plus ou moins obsolètes selon des critères liés à l’évolution de la langue, on se déplace sur les fautes, et donc, de fait, sur ceux qui font les fautes (on notera le terme de faute, à connotation biblique, plutôt qu’erreur, plus répandu aujourd’hui parmi les enseignants – non pas que cela change grand-chose au fond du débat…). Pour un contributeur, la référenceaux « fautifs » est claire : « Bien sûr, si l'on ne serelit pas... ».

« L’on », c’est naturellement celui qui n’est pasbon en orthographe, celui qui ne fait pas l’effort pour se relire et corrigerses fautes, que le même contributeur classe selon trois types : « -inattention (trait de caractère, désir de rapidité, manque de respect)

- grammaticales (cela s'apprend)

- liées au vocabulaire (il faut lire). »

A chaque faute on propose un remède de type moral : en gros il faut apprendre par cœur ses règles, lire et apprendre le respect. Lamétaphore du respect est intéressante en ce sens qu’elle renvoie à une question morale à travers une métaphore : le respect, valeur sociétale valorisée dans les milieux conservateurs, est ici transposée à l’orthographe, et associéeau caractère, au désir, à des qualités jugées désirables par les frangesdominantes de la société, ceux qui justement ont acquis un pouvoir, culturel, intellectuel, financier, par toutes ces compétences qu’ils ont su développer (àpartir d’un capital de départ, cela va sans dire).

Si le débat reprend sur la légitimité de F. de Closets, leterrain moral est rapidement abordé de nouveau : « Il me semblerait donc bon de ne pas tomber dans le travers inverse qui consiste abandonner l'enseignement des règles de lalangue française. » Pourquoi ? « Car la correction orthographiqu eet grammaticale est le signe d'une politesse de l'esprit que nous devrionsessayer de transmettre à nos enfants. L'excellent satiriste Karl Kraus asouligné, au début du siècle dernier, qu'on a tort de prendre à la légère cequi touche au langage ; la correction linguistique précède d'une certaine façonla correction des arguments que l'on avance. Difficile de bien argumenter si l'on est incapable d'écrire correctement. »

Je cite ici in extensocar ce texte me semble marquer le basculement du débat. Typiquement, un certain nombre d’éléments sont mélangés. Les jugements normatifs abondent : correction grammaticale, linguistique, politesse de l’esprit, correction des arguments. Ce qui est sous-entendu ici, c’est qu’une personne bien éduquée écrit bien, et qu’il existe des normes supposées partagées qui garantiraient un certain vivre-ensemble selon des normes définies. A contrario,une personne qui écrit mal serait-elle mal éduquée ? Le problème ici est bien qu’on ne dit jamais qui décide de la justesse des normes, et de ladétermination de ce qui est acceptable ou non. Il ne s’agit pas ici pour moi de remettre en cause l’existence de normes, mais de questionner les normes actuellement dominantes. Dans ce dernier énoncé, ces codes dominants sontacceptés en l’état sans examen critique, donc sans essayer de percevoir les enjeux de pouvoir qui y sont liés. Le contributeur écrit pourtant explicitementqu’on aurait tort de prendre ce qui touche au langage à la légère. J’ajouterais que précisément, ce qui se joue ici c’est une certaine vision de la société, un certain attachement à l’ordre, et pas n’importe quel ordre : l’ordre actuel, ou plutôt, l’ordre qui prévalait avant « Mai ‘68 », ré-imaginé pour l’occasion comme idéal et naturel : chacun était alors à sa place.

On voit ici une certaine référence intertextuelle aux discours qui ont tendance à dominer, enparticulier au Figaro, sur la langue : après des années d’excès, les gensne savent plus écrire. Et cet argument est avancé 1/ sans aucune preuve, 2/sans prendre en compte les changements socio-économiques, socio-culturels des40 dernières années.

Symptomatique de ce discours,enfin, qui tend souvent à assigner aux changements linguistiques les bouleversements sociaux liés à la mondialisation (cf. Fairclough, 2006, Languageand Globalisation), le mélange des genres et la mauvaise compréhension dece qu’est une langue : « la correction linguistique précède d'unecertaine façon la correction des arguments que l'on avance. Difficile de bien argumenter si l'on est incapable d'écrire correctement ». On voit bien icique ce qui est en cause ça n’est pas l’orthographe (de Closets montre bienqu’on peut très bien écrire sans la maîtriser), c’est la correction linguistique, reflet métaphorique de la correction morale. On amalgame oral etécrit pour glisser petit à petit sur le terrain de la langue parlée, et de lalangue elle-même : celui qui écrit mal (c’està dire en faisant des fautesd’orthographe), n’est-ce pas celui qui également parle mal, celui qui menace donc la bonne communication et l'existence du groupe ?

Il pourrait êtreparticulièrement étonnant de trouver ce type d’arguments chez les lecteurs de Mediapart, mais comme je l’ai écrit plus haut, ces questions dépassent lesclivages politiques, et en France la langue tient une place très particulière.A mi-chemin entre religion nationale et mythologie partagée, elle sert de justification à la cohésion nationale, et permet de présenter le groupe social« les Français », communauté imaginée, à l’image de toutes les autrescommunautés humaines, comme homogène et quasiment naturelle.

Toucher à la langue, et,particulièrement, à son orthographe, c’est toucher à la cohésion nationale. On perçoit donc les enjeux, qui ont pour effet d’empêcher un jugement critique surla question chez des personnes qui a priori seraient les plus à même deles émettre.

Il est également intéressantde voir comment sont mis en scène les coupables de cet outrage à l’unité nationale. Les premiers en cause semblent être les enseignants, coupables de nepas savoir enseigner, ou pire, de choisir sciemment d’enseigner des matièresqui ne servent à rien : « En ce qui concerne la compétence, les enseignants Finlandais, japonais, canadiens font apparemment mieux que vous auvue des résultats de PISA ». En bref, tout le monde fait mieux queces pauvres enseignants français dont la nullité semble inhérente. Il n’y a ici non plus aucun questionnement critique face aux fameux tests« Pisa », qui mériteraient à eux seuls non pas un article mais une encyclopédie entière. L’idée même de tests comparés au niveau internationalrepose sur l’idée de norme, et de norme standardisée. A moins de considérer quel’éducation doive en premier lieu former des éléments standardisésinterchangeables, il faut prendre ces résultats avec infiniment de caution. Mais les acteurs sociaux principaux ne sont pas les enseignants. Ils servent de défouloir pratique, et le fait même qu’ils soient nommés les dispense de la responsabilité principale inconsciente.

Considérons l’extrait suivant,qui arrive après quelques invectives personnelles des uns et des autres, chacun tentant de prouver qu’il est plus légitime que les autres pour parler de ce sujet.

« S'ils se mettent àécrire comme ils pensent, "les braves petits", nous rejoindrons, de décennie en décennie, nos ancêtres les singes, arbres en moins. L'air de rien, les onomatopées, les grognements, les peignées en guise de dialogue, redeviendront la norme, on piétinera ces précieux du mot que furent les gens de lettres... ».

On voit bien que de l’écritureet de l’orthographe on est vite passé à la pensée, et que cette pensée ne va pas dans le sens souhaité par l’émetteur de ce commentaire. On présuppose ici un certain nombre de choses : d’abord que les jeunes (« les petits ») non seulement écrivent mal, fait universellement connu et partagé par les participants au débat, mais en plus clairement ils pensen tmal. Plus précisément, ils pensent par onomatopée. On présuppose aussi quel’origine du langage provient de ces mêmes onomatopées. Le relâchement de la norme écrite entraînerait donc une régression langagière, donc intellectuelle,telle, qu’on ne s’attacherait plus au sens de la parole pour revenir à unecommunication basique dont on présuppose l’existence.

Plus loin, la même personne écrit : « En attendant, il serait possible de réformer un peu lagrammaire française, qu'elle soit moins tâtillonne [sic], plus permissive detournures qui sont dans l'air du temps. Tolérer des formules comme"bravitude", ou cet autre "avoir du personnel à s'occuper"... ».On peut ici s’interroger sur qui est aujourd’hui détenteur du pouvoir deréformer, d’autoriser, d’être moins tatillon. Qui en effet peut« tolérer » ces écarts à la norme ? Il semble qu’on ait affaireà une sorte d’entité immanente qui déciderait de ce qui serait acceptable ounon. Or cette autorité, qui fixe la norme acceptable, est loin d’êtreimmanente. Elle est géographiquement, historiquement, et surtout, socialement située. Elle a intérêt à persévérer dans son être, et elle a intérêt à ce quela norme acceptée soit la sienne propre.

Plus généralement, car les enseignants partagent cette norme, il faut voir dans les « petits » les fauteurs de trouble par rapport à la norme. Ils ne sont pas désignés explicitement ainsi, mais à travers leurs pratiques : « Autre pointdélicat : la difficulté d'apprendre une langue étrangère à partir d'une langue complètement dénaturée par le langage bébé ou texto, à terme l'inutilité de l'écrit au profit de signes ? » (même contributeur). Si on ne voit pas exactement à quoi fait référence le langage « bébé », on voit parfaitement qui est visé par les « textos » : ce sont bien les jeunes dont il s’agit, ce sont bien les jeunes qui sont vus comme la catégorie fautive. Non seulement ils ne lisent pas, non seulement ils n’apprennent pas leursrègles, mais en plus ils écrivent des textos. Que ces mini-textes puissent être des trésor d’ingéniosité verbale échappe donc aux contributeurs, car leur valeur,mesurée par leur autorité, est nulle. Que les mêmes qui écrivent en abrégésoient également capables d’écrire le français normé n’est pas envisagé nonplus, ce qui montre qu’à travers les pratiques c’est bien une classe d’âge quiest stigmatisée.

Les réponses du camp adversesont intéressantes en ce sens qu’elles reprennent les mêmes présupposés : « La destructuration logique du langage, le fait que le parler ambiant se dégrade dufait des adultes, que les formulations incorrectes ne soient pluss reprises parles parents (commettant les mêmes), que la prise de parole se fasse non parce que l'on a quelque chose à exprimer ou à demander, mais simplement pour participer au brouhaha ambiant... ». On présuppose donc que le langage actuel se déstructure, alors que rien ne permet de l’affirmer, ici non pas pour accuser les jeunes mais leurs parents. Pourtant, les jeunes sont in fine fautifs, puisque leurs parents, qui devraient les corriger, au contraire reprennent leurs tournures fautives. Le débat tourne donc bien autour de la notion de faute, d’autorité, de responsabilité, pour métaphoriquement associer fautes orthographiques et fautes morales, des parents et des enfants. Un autre contributeur précise que « la responsabilité est collective ».

On se retrouve ainsi face àune version « de gauche » du débat, qui postule la faute collective,et une version conservatrice, qui fait reposer la faute sur les jeunes, etl’école publique.

Le débat de Mediapart estlong, complexe, passionnant, et il faudrait beaucoup plus d’espace pourl’analyser en détail. Il révèle néanmoins un certain nombre d’éléments :l’orthographe, et par delà, la langue, passionne, et génère des débatsintenses. Par delà ces débats, ce sont des positionnements idéologiques quis’affirment, se construisent dans l’interaction, à l’écrit mais dans un stylequi avoisine très souvent celui de l’oral.

Le débat premier, celui del’orthographe, laisse très rapidement la place au débat moral qui fonctionne selon l’équation suivante : on écrit mal donc c’est qu’on parlemal donc c’est qu’on est un mauvais membre de la communauté qui s’identifie parla langue. Or, le mauvais sujet, celui qui ne respecte rien, c’est le« jeune ». Mais pas n’importe quel jeune : celui qui siffle la Marseillaise, par exemple, celui quiparle le langage des banlieues, pour reprendre les thèses de Finkielkraut,celui qui ne parle pas français chez lui, pour reprendre les termes du premier et non regretté rapport Benisti sur la délinquance.

Que ces éléments soient largement inconscients, c’est tout à fait possible. Que la langue serve de lieus ymbolique pour un débat moral, c’est plus que probable. Il est néanmoins toutaussi probable que les normes linguistiques resteront, mais ce que j’ai essayé de montrer ici, c’est qu’une attitude normative n’est pas une attitude neutre,et qu’elle recouvre un certain nombre d’attitudes face à certains membres de lacommunauté linguistique qui sont de fait stigmatisés. J’ai essayé de montrer que les débats autour du français recouvrent souvent des présupposés réactionnaires. Si on ne peut changer le fait qu’il y ades normes en français, on peut néanmoins essayer de changer ces normes. On peut montrer comment elles sont construites, et leur arbitraire. Nous pouvons,nous ici, nous battre pour faire admettre un enseignement de la variation, à l’écrit comme à l’oral, à l’école. Nous pouvons essayer de dépassionner lesdébats linguistiques en ayant conscience du fait qu’ils représentent des débatssur d’autres sujets. Enfin, nous pouvons nous attaquer à ces autres sujets,comme la peur des jeunes générations, qui me semble un élément préoccupant dans la société actuelle.

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