Après la dissolution beaucoup de citoyens électeurs se sentent floués : leur vote de barrage au Rassemblement National exacerbe les querelles partisanes et semble, de surcroît, remettre en selle Macron bien que son parti soit celui qui a perdu le plus de sièges à l’Assemblée nationale. Finalement n’est-ce pas la Démocratie qui est la plus cocue dans cette aventure délirante ?
« Le front républicain s’est reformé face au RN, mais gare à la lassitude des électeurs. Le camp présidentiel et le Nouveau Front Populaire ont retiré plus de 210 de leurs candidats […] dans l’espoir d’empêcher le Rassemblement national de remporter la majorité absolue. Mais la presse internationale met en garde contre la lassitude des électeurs. » (Courrier International)
Dans un billet de blog du 24 juin 2024, « Une majorité absolue ou le chaos ? Non », le professeur de droit public Jean-Philippe Derosier écrit : « La dissolution prononcée par le président de la République le 9 juin plonge les électeurs, les partis politiques et les candidats dans de nombreuses incertitudes. » Est-ce cette incertitude qui brouille les discours et freine la capacité à réfléchir ?
L’irruption du Premier ministre Gabriel Attal au beau milieu d’une interview de la tête de liste Renaissance, Valérie Hayer, pour les élections européennes a suscité plus d’émoi dans le landerneau médiatique que parmi les citoyens. Un émoi tel que la classe politique s’en est emparé pour une Affaire. Cet incident, aussi déplacé et impoli qu’il soit, vaut-il le battage qui est fait autour de lui ?
Qu’est-ce que la politique ? Un déferlement et un enchaînement d’actions font-ils une politique ? Autant de questions qui dépassent le cadre strictement sémantique et analytique à propos de la gouvernance d’E. Macron et de G. Attal : agir suffit-il pour un bon gouvernement d’un pays ?
Ce billet est un complément autant qu’une explicitation de mon précédent billet : « Monsieur le Député : Non ! L’enseignement privé ce n’est pas le service public », et il répond à certains commentaires du précédent billet.
Ce billet est un complément autant qu’une explicitation de mon précédent billet : « Monsieur le Député : Non ! L’enseignement privé ce n’est pas le service public », et il répond à certains commentaires du précédent billet.
Cet article traite un sujet dont il apparaît qu'il ne serait plus d'actualité, remplacé dans les médias par les manifestations d'agriculteurs. Or, la question de la place l'enseignement privé en France semble impérissable et peut donc être traitée à distance des faits qui marquent cette question, pour la confronter à l'analyse et à la réflexion.