Mélenchon parachuté dans le fauteuil de Mennucci !

Macron les a tous pris de vitesse, les dés sont lancés, les cartes distribuées, le sort en est jeté. Il y a belles lurettes. Valls pensait être le bienvenu En Marchant dans la "combine". Hamon le mal-aimé se sent tout à coup des velléités d'homme fort et charismatique. Mes petits enfants diraient : PTDR. Peut-on réellement être si naïf, après nous avoir représenté si longtemps ?

La redistribution des cartes fait apparaître un nouveau paysage politique français.

Simplifié. Bien plus clair aussi . Un triangle Bleu-Rose-Rouge. Peu importeront les dommages collatéraux, les camemberts politiques, au soir du second tour, n'en seront que plus lisibles...

1. Un Grand parti façon Démocrate aux US. Une sorte de grand Marais hétéroclite, désormais au pouvoir. Ce que j'appelais, la semaine passée, l'Extrême Centre. Le grand écart entre les battus d'hier et ceux d'aujourd'hui. Leur boss est intouchable, il est le Président...en marche pour les commandes de la France dès dimanche 10.00 !

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2. Et puis un grand rassemblement de mécontents, l'opposition des Droites de France. Et là, M'sieurs-Dames, ne me resservez pas que les 11 millions d'électeurs de la Marine sont des fachos ou des nazis.

C'est en quelque sorte un cartel des droites. Ajoutez au Front National pour faire bonne mesure, les gaullistes façon magouille (Fillon), les gaullistes façon historique (Dupont-Aignan), les gaullistes qui n'étaient pas nés mais trouvent que c'est encore porteur (Barouin), les gaullistes gagas (Chirac), les gaullistes en examen (Sarko, Balkany et consorts) les centristes perdus en route, les radicaux de droite et enfin des nostalgiques de P. De Villiers et vous arriverez largement à 15 millions ! Sans doute plus, même aujourd'hui.

Zut, il n'y a pas de leader charismatique. Donc c'est foutu pour 2 ou 3 législatures. Pas grave, Macron c'est pareil ou presque.

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3. Et enfin, un nouveau parti de (d'extrême) gauche. 5 millions de voix. + Un PS et un PCF moribonds. Les ex-Premiers Ministres sont refusés à l'examen d'entrée comme je le disais avant hier.

Nouveau rassemblement. Le nom même d'Insoumis rassemble, certes, mais en évoquant plus une future Révolution que qu'une évolution à la française. Bientôt octobre 17... Je suis inquiet. Dans l'euphorie, les futurs votants ne voient pas encore bien clair; ils pensent avoir trouvé l'honnête-homme Providence, qui battra aux législatives le vilain voleur Fillon et le banquier-voleur Macron... Les Insoumis. Tout un programme. Voyez, sentez les prémices, faites jouer votre libre-arbitre. Regardez-le bien lors de ses allocutions. Un futur Parti disais-je, bien encadré, bien encarté, bien dirigé, (donc bien obéissant), qui fleurera bon l'autoritarisme, débonnaire en siurface, mais très très démocratique et  populaire. Ces mots qui font peur, une fois accolés au nom d'un pays...

Bref, Mélenchon autoritaire oui, mais pas façon colonel Fabien, plutôt façon Beria. C'est mo idée, mon intime conviction. Rappelez-vous votre Histoire : Staline était fier de présenter Beria à Ribbentrop, comme, je cite le dictateur communiste : "Beria, le chef de notre Gestapo".

Il osa même, ce facho populaire, présenter Beria à Roosevelt (à Yalta) en le dénommant comme, je cite : "Notre Himmler à nous". Avant de m'incendier, vérifiez vos cours d'histoire. On choisit d'être de gauche, socialiste à la française, ou on est communiste. A part entière. C'est ton choix Camarade Mélenchon !

Les Insoumis, représentés par l'homme à la vareuse noire et au triangle rouge, celui qui ne partage pas le pouvoir mais le prend. El guido, le meneur, c'est lui. Sauf que, pour se faire élire député, "il ne sait plus où il habite"... Ex PS, PC de cœur, l'Internationale socialiste à lui tout seul. Ex 91, ex 59, futur 13, Alors hop, un petit tour chez les paras, et on largue JL d'un Transall sur Marseille. Et à force de marcher sur des pieds, de jouer les intellectuels avec les déçus de gauche, de prendre ses amis pour des "jambons"...il n'aura plus d'amis au second tour. On parie ? Car personne ne lui fera de cadeau au second tour des législatives. Lui qui se voyait à Matignon, ce, depuis le 23 avril, son grand soir Clin d'œil

Même Libération écrit :


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"La France Insoumise sait garder un secret... Pas facile de faire parler le petit cercle autour de Jean-Luc Mélenchon sans son autorisation. Aucune tête ne dépasse du Mouvement. Une petite bande de bons élèves" Ils marchent à la Schlage* les petits soldats ! 

* A la baguette

 

 

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La droite part désunie, certes, mais tentera de profiter du joyeux bordel mis par Mélenchon à gauche. Pour le plus grand bénéfice République En Marche. Il marche sur les pieds de Patrick Mennucci (ci-dessus avec JLM), son ex-ami et son collègue socialiste d'hier, sans vergogne, sans foi ni loi.

Du coup Mennucci le tacle :

Mélenchon se souvient de sa cuisante défaite face à Marine Le Pen à Hénin Beaumont en 2012. Depuis, il mange avec les chevaux de bois et il n'est pas question qu'il manque d'avoine encore 5 ans...

 "Tout le monde pensait qu'il allait se battre comme un homme, à la régulière face à Stephane Ravier (FN) à Marseille Nord ! Il s'est dégonflé et provoque un duel gauche-gauche." Après avoir dit pis-que-pendre sur le PCF aujourd'hui, après avoir utilisé les vieilles méthodes à la Marchais en balançant sur les ondes des accusations non étayées du style : "Pierre Laurent ment", il mord la main qui l'a nourri hier et fait élire avant-hier en pérorant "qu'il ne se réclame plus de la Gauche, mais du Peuple." Il se prend pour Trotsky. Lénine réveille-toi, il est devenu fou.

Mennucci ajoute : parachutage.

"En 8 ans, il fut Sénateur de l'Essonne, Député européen du Sud-Ouest, candidat aux législatives dans le Nord, maintenant dans les Bouches du Rhône?" Ce n'est plus un parachutiste, "c'est un nomade électoral" ! Un bon mot qui restera !

 

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 Caractériel.

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Il envoie sur les roses depuis le 23 avril, toutes les offres sérieuses de travail en commun, de ralliement, de partenariat voire de fusion. "Les gens viennent à moi. Moi, (Mélenchon) je n'ai plus besoin de personne. Que du peuple."... Je le disais, c'est "Mascareigne" de J. Dutourd. Ce brave sénateur de banlieue a développé un énorme culte de sa personnalité en quelques semaines. Son égo lui a fait enfler la tête à un point tel, que son béret rouge (de parachutiste) va s'envoler !

Depuis le 23 avril 20 heures en fait. Voyez ses hologrammes, il ne délègue plus, il veut être partout. Il voit des complots partout. Y compris dans les bureaux de vote. Voyez  ses airs de tribun, ses manières de discourir, surannées, désuètes à souhait, qui rappellent de très mauvais souvenirs, méthodes qui marchent peut être encore en Amérique Latine mais feront long feu dans notre vieille Europe. Voyez cette vareuse-uniforme noire au pin's rouge, tout une symbolique !

 Ce triangle rouge ? Il était porté dans les camps nazis par les déportés politiques communistes, après bien sûr, que Staline et Hitler se soient "fâchés tout rouge". Sinon, Mélenchon aurait-il porté un autre symbole ?

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Rien à faire, les orateurs qui s'agitent et gesticulent en vareuse avec insigne, ça me rappelle trop l'après-République de Weimar... Qu'un homme politique français, même extrême-gauchiste, ose déclarer le soir de sa défaite qualificative au second tour, "Que la France sent la République bananière", c'est trop pour moi.

Même Cohn- Bendit a été envoyé paître, parce qu'il l'avait tutoyé, comme aux grands moments de leur guéguerre en 68... Il l'aurait même traité de "Hareng de Bismark" rappelant en cela un titre d'essai et les "origines allemandes" de Cohn Bendit ;) Quelle ouverture d'esprit ! Rien de plus violents que deux communistes pseudo-intellectuels d'origines différentes. Peu importe pour la République de Macron, ils défendent tous les deux des théories vieilles maintenant de deux siècles Bisou

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