Sacrée personne !

Et dire que chaque fois que nous votions pour eux Nous faisions taire en nous ce cri, "ni dieu ni maître!" Dont ils rient à présent puisqu'ils se sont fait dieux Et qu'une fois de plus nous nous sommes fait mettre…

Comment peut-on être perçant ?

Une personne au QI probablement inférieur à 95 s’interroge, en parlant de Macron, dans une réponse à un de mes commentaires sur un autre blog : « Comment peut-on réfléchir et voter pour lui ? » .
J’ai répondu à cette question par une autre : « Vous êtes-vous abstenu, ou bien avez-vous voté Marine (si ce n'est pas indiscret). » J’attends la réponse.

Cogito
Mais son questionnement m’a fait… réfléchir ! S’il a voté au premier tour, pour qui ? Je suppose Mélenchon. Et cela m’a fait ressouvenir d’un épisode douloureux de ma courte vie de blogueur : la censure (il faut dire « dépublication »), d’un billet sur le député fort vitupérant, à la suite de son esclandre anti-perquise, anti-justice, anti-police et anti-accent-du-midi. Épisode douloureux, car outre l’affront, j’ai perdu ma prose ! (comme un con, ce billet, je l’avais pas tapé d’abord dans Text Edit comme j’en ai l’habitude : cette habitude est depuis devenue un rite obsessionnel.) D’accord, j’avais pas respecté la Charte ! J’estimais peut-être, inconsciemment, que les règles de respect envers la personne s’arrêtent envers la femme ou l’homme public. J’avais tort, c’est évident. En tout cas macache pour obtenir de Médiapart le texte du billet incriminé.

Cogito
Mais tout ceci me fait de nouveau… réfléchir. Soit je suis suivi par la rédaction de Médiapart (quel honneur), soit plus probablement, j’ai été signalé. Si c’est le cas, j’adresse mon plus grand mépris au pseudo anarchiste qui m’a balancé. Les mauvais gamins du quartier Paul Brard parlent de « poukave ». Peut-être est-ce cette personne au QI inférieur à 95 avec laquelle j’ai débuté ce propos ?
Épisode douloureux également car avec le billet se sont évaporés de verts commentaires ! Notamment celui de DafyRoger :

« Bravo  ! Tu viens de réussir l’exploit d’avoir écrit le billet le plus con depuis la naissance de Médiapart. Je vais l’imprimer et me torcher le cul avec ! »

Quand je pense que c’est peut-être lui qui m’a balancé ! Vous trouvez que c’est du respect envers les personnes, ça ? J’étais heureux de ma réponse à son commentaire :

« Très honoré. »

Cogito
Mais je continue à… réfléchir : c’est pas juste qu’on me censure sur Mélenchon, et pas sur Macron. Bon, d’accord, sauf si je parle de moi, je remplace désormais le mot « con » par « sot », ou quand j’ai le temps par « personne au QI probablement inférieur à 95 ». Mais enfin, « macronnerie », « macro-connerie », « macronnard » ? (Je crois être l’auteur des deux derniers néologismes). C’est grave aussi, non ? Enfin, si un.e macronien.e m’a signalé, je suis peut-être en cours de « dépublication ».
En fait, comme dit le proverbe, à quelque chose malheur est bon : je trouve que le titre de ce billet est meilleur que celui qui est passé sous les fourches caudines de la censure médiapartiste : Ma personne est sacrée. Et le nouveau titre est même l’occasion de jeux de mot fort à propos : ben oui, puisqu’il n’y a plus de billet, il n’y a plus personne. Billet fantôme, sujet fantôme. Et puis, « sacré ». Quand j’étais pitchou, dans la cour de récré, on disait : « il faut pas confondre « consacré » et « sacré con ».
Vous savez en outre que le propre d'un fantôme c'est de revenir !
Et je trouve bon que ce revenant-là se pointe le lendemain du jour où j’évoquais l’assassinat des langues régionales par la République ! En fait,

maman-des-poissons
quand Jean-Luc Mélenchon dit dans la foulée : « La République, c’est moi », et « Quelqu’un a-t-il une question formulée en français » (à une journaliste à l’accent chantant), il s’avère qu’il est dans le vrai. La "grande raie publique", c’est bien lui.
Pour finir, tel Rousseau, je livre ici la teneur de mes faute, une contrepèterie infâme et une verte abréviation. Mais dans l’alphabet phonétique international.

 

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