Le ravage de la forêt bolivienne

Si le Brésil est le pays qui déboise les plus grandes superficies des forêts du bassin amazonien l’indice de déboisement bolivien par habitant est presque le triple de celui du Brésil.

 

« Pour moi les droits de la Terre Mère sont plus importants que les droits de l’homme » déclarait Evo Morales en décembre 2016 devant les élèves de la première promotion de l’École de commando anti impérialiste[1]. Passons sur les questions posées par ce rapprochement et cette hiérarchisation des deux droits. Passons aussi sur le problème que pose le fonctionnement du cerveau d’une personne dont les décisions et le comportement sont si contraires à ses dires qu’il conduit une politique environnementale similaire à celle de Donald Trump et à celle qu’entend mener son voisin brésilien récemment élu : Jair Bolsonaro. Et que dire de tous les gogos, en Bolivie et ailleurs – ailleurs plus qu’en Bolivie – qui continuent à croire ses boniments stupéfiants?

Avant de montrer quelques exemples récents de la dévastation des zones forestières du pays rappelons deux décisions politiques qui, à elles seules, suffisent à marquer le profond mépris dans lequel celui qui se présente comme le premier président indien de la Bolivie tient les zones naturelles et ceux qui y vivent : l’Agenda Patriotique 2025, entré en vigueur le 9 août 2012, qui prévoit de déboiser un million d’hectares par an, afin de quadrupler la surface agricole, au motif d’assurer la sécurité alimentaire du pays ; et le décret Suprême 2366 du 20 mai 2015 qui autorise  les compagnies pétrolières à mener des campagnes de prospection dans les aires naturelles protégées, dans le but de « lutter contre la pauvreté extrême des communautés qui les habitent » (sic).

 

Le bilan du ravage

Même si on est loin d’atteindre le déboisement catastrophique d’un million d’hectares par an, ce que déporent les planteurs de soja et les éleveurs[2], les chiffres de la déforestation sont tout de même très préoccupants.

En 2016, selon les  chiffres officiels de la Autoridad de Fiscalización y Control de Bosques y Tierra (ABT), le bilan est de 295 770 hectares déboisés, et de janvier à octobre 2017 il dépasse 225 000 hectares. Tandis que la moyenne de perte annuelle est estimée à 214 000 hectares par an entre 2012 et 2017. [3]

Une estimation plus détaillée utilisant des images satellitaires de haute résolution  publiée par une équipe de scientifiques dans  la revue Nature’s Scientific Reports montre l’existence d’une grande zone de déforestation dans les départements de Santa Cruz et du Beni : environ 300 km2 de perte entre 2001 et 2007 et une « augmentation vertigineuse » entre 2008 et 2014 : 9560 km2. Soit le point chaud (hotspot) de la plus intense déforestation de toute l’Amazonie durant cette période.[4]

Finalement, et toujours selon l’ABT ce sont plus de trois millions d’hectares qui auraient été déboisés depuis l’arrivée d’Evo Morales à la présidence (entre 2005 et 2017), ce qui place la Bolivie dans les dix pays les plus dévastateurs au monde.[5] Si le Brésil est le pays qui déboise les plus grandes superficies de forêt de la région amazonienne l’indice de déboisement bolivien par habitant est presque le triple de celui du Brésil.[6]

La plus grande partie des coupes sont effectuées illégalement, puis la possession des terres agricoles ainsi récupérées est régularisée par la suite. C’est ainsi que plus de 18.000 propriétés dédiées à l’agriculture ou à l’élevage ont été grossies d’1,5 millions d’hectares déboisés illégalement entre 1996 et 2011 grâce à la loi Nº 337 de Apoyo a la Producción de Alimentos y Restitución de Bosques promulguée le 11 janvier 2013[7].  Une large majorité de ces terres, 78,9%, sont situées dans le département de Santa Cruz. Sur le total des terres légalisées 56% sont destinées à la production de viande et de lait.

Et le saccage de la forêt continue sous la même forme puisque de l’aveu même des autorités de l’ABT, entre 2012 et 2016, ce sont plus de 670 000 hectares de bois qui ont été arrachés illégalement, alors que 227 733 l’ont été légalement[8]

Jusqu’à maintenant le département qui a été le plus déboisé est celui de Santa Cruz. Entre 1970 et 2013 ses occupants ont rasé 4 545 390 hectares sur les 35 221 198 hectares de forêt qui le recouvraient. Dans certaines provinces la forêt a quasiment disparu : par exemple la province Obispo Santiesteban  qui a perdu 96% de sa couverture boisée (la province Mineros la suit avec 95% de perte) et qui se trouve maintenant exposée aux inondations des rios Chané et Pirai. Et treize autres provinces en voie de subir le même sort se trouvent affectées par l’érosion des sols, les caprices des fleuves, et le changement climatique.[9]

Comme on vient de le voir la plus grande partie des terrains déboisés qui ont été légalisés en 2013 est dédiée à l’élevage mais la cause majeure de la déforestation récente vient de l’expansion de la culture du soja, et elle est liée au fait que le Brésil se soit engagé en 2006 à boycotter la commercialisation de soja provenant de parcelles récemment déboisées. En conséquence, des dizaines de producteurs brésiliens ont tourné le problème en s’installant en Bolivie.

Cependant, c’est l’ensemble des forêts boliviennes qui est actuellement menacé, principalement celles qui sont situées dans le bassin amazonien (Beni, Pando, Nord de La Paz…) mais aussi dans la Chiquitania  (bosque seco chiquitano) (Santa Cruz) ou même dans le Chaco (Tarija).

Un article récent du quotidien Pagina siete dresse l’inventaire des zones en péril, notamment au sein des parcs protégés[10] : 22 parcs nationaux (182 717 km2, 16,6% territoire national) et une soixantaine d’aires régionales. Il en identifie plus d’une vingtaine qui vont de l’impact de barrages hydroélectriques géants ou d’extraction d’hydrocarbures et de minerais, à l’invasion sauvage ou programmée par des colons en quête de terres agricoles.

 

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Haro sur l’Amazonie

La région amazonienne est le lieu de toutes les déprédations et pollutions. Elle l’est d’abord par les saignées du réseau routier. Une étude de la revue Current Biology  montre que le Parque Nacional Isiboro-Sécure et le Territorio Indígena ou TIPNIS, habitat ancestral de quatre groupes indigènes des Basses Terres, a perdu plus de 46.000 hectares de forêt entre 2000 y 2014, notamment sous la pression des planteurs de coca sectateurs d’Evo Morales[11]. Mais on n’est qu’au début du défrichage puisque la route projetée entre Villa Tunari et San Ignacio de Moxos aura une longueur de 306 kilomètres. Et ce sont au moins quatre routes de grande envergure et les ponts qui vont avec qui sont en construction dans le département du Beni. Les trois premières Puerto Ganadero – San Ignacio de Moxos – San Borja vont relier Trinidad (la capitale du département) avec le département de La Paz. La quatrième qui doit rattacher Rurrenabaque à Riberalta dont la construction a été confiée à l’entreprise chinoise China Railway Construction Corporation est à la fois la plus longue – 508 kilomètres – et la plus chère du pays : 579 millions de dollars.[12]

Viennent ensuite les projets plus ou moins avancés de barrages géants sur les grands fleuves Beni et Madera (El Bala-El Chepete[13], bi national Rio Madera et Cachuela Esperanza) conçus pour l’exportation d’énergie électrique vers le Brésil[14] qui, non seulement vont conduire à la déforestation, mais encore à des inondations, à des problèmes environnementaux[15] et sanitaires et à des déplacements de populations indigènes.

Ajoutons encore à ce tableau les dégâts et souillures engendrés par la prospection et l’exploitation des hydrocarbures. L’entreprise publique YPFB  a adjugé trois projets d’exploration sismique à l’entreprise chinoise BGP Bolivia, filiale de l’entreprise publique China National Petroleum Corporation (CNPC). L’exécution de l’un d’eux, en 2016, le contrat Nueva Esperanza, donne un exemple des dommages que cette recherche peut entraîner.  La prospection a été menée sur une aire de 1008 kilomètres carrés située dans le bassin du fleuve Madre de Dios entre deux parcs protégés, le Parque nacional Madidi et la réserve de biosphère Pilón Lajas, Elle a consisté à déclencher 20 000 secousses sismiques  en utilisant 190 000 kg d’explosifs selon des lignes de 50 à 70 km de long et d’un mètre à un mètre et demi de large. Un rapport récent des Nations Unis présenté à Genève  précise que l’entreprise chinoise a employé 1500 personnes « réparties entre un campement central, huit campements fixes et  200 campements mobiles, en plus de l’installation de deux héliports pour transporter les hommes les équipements et les machines ». Outre une importante déforestation cette exploration sismique a entraîné la fuite du gibier, l’empoisonnement de nombreux points d’eau, la disparition de certaines sources, et elle a causé des affrontements entre les salariés de l’entreprise et les populations locales d’indigènes Tacana et Toromona qui vivent de la chasse, la pêche et la collecte de la noix du Brésil.[16]

Selon Marco Gandarillas, directeur du Centro de Documentación e Información Bolivia (CEDIB)  la prochaine exploitation sismique prévue en Amazonie bolivienne est programmée pour 2019 dans une zone de plus d’un million d’hectares dans le bassin du rio Beni. Elle sera confiée à la compagnie chinoise Sinopec International Petroleum Service Ecuador Co SA sucursal Bolivia[17].

L’exploitation minière est une autre source de déforestation : campements et chemins d’accès trouent la forêt, même si l’extraction est le plus souvent effectuée par dragage des fleuves et des rivières. De plus l’extraction des minerais contamine les cours d’eau. Celle de l’or exploité principalement dans les rivières du nord du département de La Paz, pollue les rivières au méthyl mercure ; une contamination qui redescend jusqu’au rio Beni.[18]  

Dernièrement, l’agence de presse Fides a signalé l’arrivée de dragues chinoises à Cachuela Esperanza (Beni)[19]. L’entreprise bolivienne Río Dorado SRL y a obtenu une concession de 2000 hectares pendant 30 ans et elle a passé contrat avec un groupe chinois pour exploiter le gisement aurifère. Apparemment l’entreprise bolivienne  opère  légalement. Elle a même obtenu le feu vert environnemental (licencia ambiental).  Cependant, la Marine bolivienne vient de confisquer les dragues qui sont apparemment entrées illégalement. Mais elles seront sans doute bientôt opérationnelles quand ce problème administratif sera réglé.[20]

Toutes ces activités qui conduisent à ouvrir toujours plus de chemins et de routes entraînent secondairement l’arrivée de colons qui déboisent à leur tour pour exploiter la terre. Selon les données  du Centro de Investigación y Promoción del Campesinado,(CIPCA) ces dernières dix années près de 400.000 hectares de bois de l’Amazonie bolivienne ont été convertis en pâturages et en terres agricoles entraînant la disparition de plus de 500 000 noyers du Brésil[21] ; une des principales sources de revenu des populations traditionnelles du nord de l’Amazonie.

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Quelques déboisements récents ou à venir

Le parc national Carrasco (Cochabamba)

Le parc national Carrasco du département de Cochabamba  (622 hectares) déjà largement bien colonisé par les cocaleros  est menacé de destruction totale. Le gouvernement y a mis en train la construction de la centrale hydroélectrique Ivirizu  (investissement de 630 millions de dollars, pour 290 MW). Les travaux ont débuté en septembre 2017. L’entreprise chinoise Sinohydro  de triste réputation pour sa façon de traiter son personnel et l’environnement y effectue actuellement  les relevés topographiques, et construit les voies d’accès et le campement. L’édification de la digue n’a pas encore démarré. Étalée sur quatre années  la construction affecterait 541 hectares.  De plus, l’entreprise  nationale YPFB Chaco qui exploite quatre puits de gaz dans la municipalité d’Entre Rios, adjacente au parc, contamine les rivières de la zone.

La réserve nationale de flore et de faune de Tariquia (Tarija)

L’autorisation d’explorer et d’exploiter les ressources en hydrocarbures au sein des communautés Domo Oso, Churumas et Astillero de cette réserve de 246 000 hectares, qui s’étale sur quatre provinces du département de Tarija, a été accordée  à l’entreprise nationale YPFB Chaco en novembre dernier sans étude d’impact environnemental (licencia medio ambiental) et sans consultation préalable des peuples indigènes qui la peuple.[22]

En avril 2017, l’annonce du projet a entraîné une marche protestataire des femmes de la réserve depuis le parc jusqu’à la capitale départementale, et les associations de défense de l’environnement ont sonné l’alerte. Puis en juillet l’opposition a déposé plainte devant le Tribunal Suprême Constitutionnel pour inconstitutionnalité de la décision d’exploitation. Mais rien n’y a fait. De plus, selon une tactique bien rodée, le gouvernement s’est employé à diviser la population locale en créant de toute pièce deux centrales syndicales paysannes à sa dévotion opposées aux organisations communautaires locales.

La municipalité de Roboré (Santa Cruz)

Selon le président du Bloque Cívico Chiquitano, José Serrate, il y a au moins 1.000 installations (asentamientos) de colons venus de la zone andine dans les municipalités de la Chiquitanía, une région tropicale située dans la partie orientale du département de Santa Cruz.[23] En 2006 à Concepción il y avait 25 à 30 communautés issues l’intérieur du pays mais elles sont actuellement plus de 180. L’Institut national de réforme agraire a autorisé l’installation de communautés paysannes sympathisantes du MAS dans plusieurs zones protégées du département de Santa Cruz sur une superficie de 4000 à 5000 hectares dans les municipalités de cette région : Roboré, Concepción, San Ignacio de Velasco, San Miguel, San Rafael, Guarayos, Samaipata, Porongo et d’autres. Deux zones protégées sont particulièrement impactées : la vallée de Tucabaca et la réserve municipale El Paquió.

Cette invasion a entrainé la révolte des habitants de la municipalité de Roboré. Le 12 novembre dernier les institutions de la Chiquitania ont appuyé leur protestation par une grève civique et des barrages routiers. Les manifestants ont incendié le commissariat de police du chef-lieu. Huit personnes ont été arrêtées et transférées à Santa Cruz [24]

 

Conclusion 

Je conclurai en mentionnant deux décisions récentes en matière de politique agricole qui  vont encore doper la déforestation.

Tout d’abord la loi qui régit la production d’éthanol  et de biodiesel : "Ley de Aditivos de Origen Vegetal" promulguée le 15 septembre dernier.  Cette  production de bio combustibles à base de canne à sucre maïs et sorgho, démarrée à Santa Cruz, est destinée à s’étendre à l’Amazonie. La superficie plantée en canne  devrait doubler dans les huit années qui viennent. Or on sait que la production d’éthanol nécessite de vastes étendues de terres et entraîne une pollution de l’air et de l’eau en raison de l’usage de grandes quantités d’herbicides et de pesticides. [25]

En second lieu, le permis d’exporter librement la viande prise en décembre 2017[26]. De fait, le pays commence à produire un excédent de viandes qu’il vend aux pays voisins, mais il ambitionne des exportations de grande envergure vers la Russie et la Chine. Et s’il a vendu 2831 tonnes au Pérou, au Venezuela, en Équateur, en Suisse et au Vietnam en 2017 (données de l’Instituto Nacional de Estadística), il pourrait en exporter 117.000 tonnes en 2025 selon les projections de l’Institut bolivien du commerce extérieur (IBCE)[27].  Quand on sait que les éleveurs occupent déjà 50 à 60% des terres agricoles du pays (aux dires du président de la Federación de Ganaderos de Santa Cruz (Fegasacruz), José LuisVaca) on mesure la quantité de prairies nécessaires à une telle ambition et on comprend que cette décision ne peut qu’accélérer la déforestation tout en augmentant encore l’émission de gaz à effet de serre[28].

 

 

[1] Une école inaugurée en août 2016 dont l’enseignement a été rendu obligatoire pour les officiers boliviens, et qui est susceptible de recevoir des officiers étrangers. Les ministres de la Défense vénézuelien et nicaraguayen étaient présents à son inauguration.

[2] http://www.lostiempos.com/actualidad/economia/20180207/frontera-agricola-crece-ritmo-inferior-al-proyectado-gobierno

[3] https://es.mongabay.com/2018/11/mecanismo-conjunto-deforestacion-ilegal-bolivia-bosques/  

[4] https://www.nature.com/articles/s41598-018-19358-2 et https://es.mongabay.com/2018/05/oleada-de-deforestacion-en-la-amazonia/

[5] http://eju.tv/2018/09/mas-de-tres-millones-de-bosques-deforestados-en-bolivia-en-el-periodo-gubernamental-de-evo/

[6] http://eju.tv/2018/01/alarma-entre-los-ambientalistas-bolivia-sigue-entre-los-paises-con-mayor-deforestacion/

[7] http://www.eldeber.com.bo/economia/Regularizan-15-millones-de-hectareas-desmontadas-20180725-0030.html

[8] http://www.eldiario.net/noticias/2018/2018_01/nt180105/nacional.php?n=31&-despoblacion-forestal-ilegal-afecto-a-670-000-ha

[9] Pour le détail voir l’article : http://eju.tv/2018/01/en-14-municipios-crucenos-han-deforestado-casi-19-millones-de-ha

[10]  Voir la carte et l’inventaire : https://www.paginasiete.bo/nacional/2018/11/26/desde-impacto-de-megaobras-hasta-avasallamientos-amenazan-las-areas-protegidas-201289.html  

[11] https://www.abc.es/natural/biodiversidad/abci-preocupa-construccion-carretera-pleno-amazonas-boliviano-201801091351_noticia.html

[12] http://pridecompridecom.wixsite.com/elprogreso/single-post/2018/05/20/Beni-y-Pando-se-integran-a-Bolivia-con-puentes-y-carreteras ; https://eldia.com.bo/index.php?c=Portada&articulo=Senador-denuncia-que-avance-de-via-Rurrenabaque-Riberalta-es-de-11%-en-4-anos&cat=1&pla=3&id_articulo=260009

[13] https://es.mongabay.com/2017/07/bolivia-acabaran-las-represas-bala-chepete-turismo-comunitario-madidi-pilon-lajas/

[14] Il faut joindre à cet ensemble la centrale hydroélectrique Rositas sur le rio Grande (Santa Cruz) confiée à l’entreprise chinoise Asociación Accidental Rositas (AAR), sans procédure d’adjudication.

[15] https://es.ird.fr/toda-la-actualidad/actualidades-cientificas/represas-andinas-contra-biodiversidad-amazonica

[16] Voir le rapport du Colectivo sobre Financiamiento e Inversiones Chinas, Derechos Humanos y Ambiente (CICDHA) présenté à Genève en octobre dernier

http://chinaambienteyderechos.lat/bolivia/ ; J’ai déjà présenté les dégâts de cette exploration sismique dans le billet : https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-lavaud/blog/291116/la-devastation-de-l-amazonie-bolivie-equateur-venezuela ; Le principal producteur mondial de noix du Brésil n’est pas le Brésil ( 3100 tonnes), mais la Bolivie avec 21 050 tonnes par an. Les noyers du Brésil poussent de manière sauvage et mettent douze ans avant de produire des noix.

[17]  https://es.mongabay.com/2018/10/bolivia-inversiones-chinas-abusos-dano-ambiental/

[18] https://www.paginasiete.bo/sociedad/2018/9/23/alarma-en-pueblos-indigenas-por-peces-contaminados-con-mercurio-194728.html

[19] https://www.noticiasfides.com/economia/dragas-chinas-llegan-a-cachuela-esperanza-de-la-mano-de-empresa-para-explotar-oro-por-30-anos-393211 . L’information a donné lieu à un reportage sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=qwVhsRrbbJg

[20] http://www.lostiempos.com/actualidad/economia/20181205/armada-confisca-dragas-chinas-cachuela-esperanza

[21] https://www.efe.com/efe/america/sociedad/el-cambio-climatico-y-la-deforestacion-amenazan-a-los-indigenas-del-amazonas-boliviano/20000013-3513749 ;  Le principal producteur mondial de noix du Brésil n’est pas le Brésil ( 3100 tonnes), mais la Bolivie avec 21 050 tonnes par an. Les noyers du Brésil poussent de manière sauvage et mettent douze ans avant de produire des noix.

[22] https://www.paginasiete.bo/nacional/2018/11/22/mmaya-autoriza-licencias-ambientales-para-la-exploracion-de-hidrocarburos-en-tariquia-200949.html ; https://elpais.bo/plataformas-alistan-mas-acciones-para-frenar-el-ingreso-en-tariquia/?fbclid=IwAR0BNVHv34UVTy9wsWrxmRaIT_IVb001VBpOKcaxiKOyq8P0dU_Llda6vkY ; http://www.eldeber.com.bo/bolivia/Tariquia-Experto-dice-que-con-licencias-ambientales-se-da-luz-verde-para-afectar-el-corazon-de-la-reserva-20181126-9372.html

[23] https://www.cfb.org.bo/noticias/medioambiente/cinco-areas-protegidas-del-oriente-fueron-invadidas-con-aval-del-inra.html

[24] https://www.paginasiete.bo/economia/2018/11/12/robore-inicia-paro-civico-indefinido-bloqueos-contra-asentamientos-otorgados-por-el-inra-199896.html ; http://eju.tv/2018/11/asi-quedo-el-puesto-policial-en-robore-tras-el-incendio-ocasionado-por-comunarios/

[25] http://eju.tv/2018/09/ley-del-etanol-afectara-amazonia-y-chiquitania-mas-de-320-mil-has-seran-deforestadas-en-bolivia/

[26] https://www.eldeber.com.bo/economia/Gobierno-libera-la-exportacion-de-azucar-y-soya--20171219-0041.html

[27] http://www.la-razon.com/economia/pasado-Bolivia-vendio-carne-paises_0_2888111176.html

[28] ,http://www.lostiempos.com/actualidad/economia/20180207/frontera-agricola-crece-ritmo-inferior-al-proyectado-gobierno

 

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