Kevin - Autisme et ITEP 2/4

Kevin a été suivi par un ITEP depuis 7 ans. L'acharnement de sa mère a permis de constater qu'il n'avait rien à y faire, car il est autiste. Du temps gâché, avec aujourd'hui une déscolarisation partielle. "Signalement d'information préoccupante" parce que la mère inventerait une maladie !!!!

Suivi par un SESSAD ITEP depuis ses 6 ans (2009).

Parents séparés. Mère sans activité pour pouvoir s'occuper de Kevin.

Diagnostic de TDA (trouble déficitaire de l'attention) avec hyper activité à Quimper en 2009 par un pédiatre hospitalier : mise sous Ritaline. Le pédiatre écrit que l'hyperactivité  n'est pas isolée (information connue de la famille en décembre 2015).

En CM2, année 2014, Kevin parle de suicide. Dépression prise en charge avec le pédopsychiatre de l'ITEP. Il arrête la Ritaline, lui donne du Dipipéron pendant 8 mois . Aucune évolution : complètement chouté, prise de 15 kg .

La mère en parle au pédopsychiatre pendant tous ces mois. Il n’écoute pas, mais il change le traitement : Risperdal. Aucune amélioration. Le psychiatre met cela sur le dos de la mère parce qu'elle n'est pas favorable au traitement.

Hospitalisation en urgence au bout de 3 jours : Kevin voit le psy du service. Il le laisse sortir, en disant à la mère : « votre fils va bien. »

Kevin est déscolarisé début 2015. Quand il est déscolarisé, le SESSAD ITEP ne le suit plus.

Démarche auprès de l'ancien CRA de Bretagne en 2015 : pas de prise en compte de la demande de diagnostic après une entrevue avec la pédopsychiatre.

Demande d'orientation enseignement adapté : refus CDAPH fin 2015, car il ne remplit pas les conditions.

Août 2015 : placement en famille d’accueil. Inscription dans le collège correspondant à la famille d'accueil – avec AVS i 12 heures.

Novembre 2015 : équipe de suivi de la scolarisation très tendue à laquelle j'assiste (toujours pas de compte-rendu aujourd'hui). Programmation d'une « commission » pour aménager la scolarité. Le médecin scolaire estime que Kevin est prêt à rentrer en ITEP car il a posé une question à ce sujet.

Décembre 2015 : la « commission » échoue. La mère part avec son fils en pleurs, et le retire de la famille d'accueil. Déscolarisation (certificat médical).

Le SESSAD ITEP refuse de s'occuper de Kevin pendant qu'il est déscolarisé (+ 30 km) : ce serait à la mère de se déplacer dans les locaux.

Réunion avec l'Action Sociale à l'Enfance, début décembre : annonce d'un signalement d'information préoccupante au motif que la mère cherche à rendre son enfant malade, en l'amenant voir des médecins.

Rendez-vous en urgence fin décembre avec un médecin de l'ancien CRA : il estime qu'il y a une suspicion de TSA, préconise la poursuite de la scolarité en milieu ordinaire avec AVS.

Après différentes démarches, inscription dans le collège proche du domicile, Notification d'AVS-i par MDPH. Entrée au collège : échec au bout de deux semaines.

Suite au signalement : tribunal. Mesure d'AEMO pour un an.

Avril 2016 : évaluation en urgence au CRA. Restitution en juin : autisme typique, et dyslexie sévère.

7 ans après le début de la prise en charge par le SESSAD ITEP !

Kevin va en ULIS 6 heures par semaine en attente d’une place SESSAD autisme.

Enorme liste d'attente.

En août 2016, le bilan de l'ergothérapeute établit que Kevin a besoin d'un ordinateur. Cela fait 2 mois que la demande est à la MDPH. Le coût de l'ergothérapeute - pour une année _ pour que Kevin sache apprendre a se servir de son ordi est de 2100 €.

La mère de Kevin est seule au RSA. Il faut donc attendre les décisions de la MDPH pour pouvoir mettre en œuvre des prises en charge .

La direction de l'ITEP/SESSAD estime qu'elle ne peut prendre en charge un enfant autiste.

Mais pourquoi les professionnels ne se sont pas demandés si Kevin était autiste ? Pourquoi c'est sa mère qui s'est posée la question ? Pourquoi a-t-elle fait l'objet d'un signalement d’information préoccupante par l'Action Sociale à l'Enfance, au motif qu'elle inventerait une maladie à son enfant ? Pourquoi Kevin a-t-il été mis en famille d'accueil, pour le séparer de sa mère ?

Un garçon dyspraxique de 9 ans maintenu de force en ITEP

https://informations.handicap.fr/art-ecole-mdph-itep-24-8785.php

Prise en charge abusive, traitement inadapté, diagnostics peu fiables… Marie-Ange Frayssinet, mère de Benjamin, 9 ans, a de nombreux reproches à faire à l'Itep (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) des Deux Rivières de Penne-d'Agenais, dans le Lot-et-Garonne, où son fils est placé depuis deux ans. Pourtant, la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) vient de notifier sa reconduction dans l'établissement jusqu'en 2019.

Début : Nicolas - Autisme et ITEP 1/4

A suivre

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