Vaccins, autisme - le film d'Andrew Wakefield "Vaxxed"

Michéle Rivasi, députée européenne des Verts, a projeté le film "Vaxxed". Une critique par un blog britannique par un chercheur, père d'un garçon autiste.

Traduction de LBRB par PY

LRBL LRBL

Voir aussi :  traduction en français du Media Guide d’Harpocrates, faite avant la sortie du film, mais reprenant les points essentiels de l’affaire : https://initiativerationnelle.wordpress.com/2017/01/27/vaxxed-fumisterie/

et l'enquête de Brian Deer : Les secrets de la panique du ROR

Retour sur l’histoire du prétendu "lanceur d’alertes du CDC" et pourquoi Vaxxed est trompeur

par Sullivan (Matt Carey)

Il y a peu, Voices for Vaccines m’a demandé de participer à une conférence téléphonique. Le sujet en était les événements qui sous-tendent (et sont mal représentés dans) le film Vaxxed. Alors que Wakefield essaie de promouvoir son film en Europe, que le président Trump a parlé à Robert Kennedy des vaccins et de l’autisme, j’ai pensé qu’il serait bon d’en faire l’analyse maintenant. Donc, voici une version éditée de cette conférence.

J’ai beaucoup écrit sur ces sujets. Particulièrement sur Vaxxed et William Thompson. J’essaierai d’insérer ces liens ci-dessous, quand ce sera pertinent. Pour l’instant, ils sont rassemblés à la fin de cet article (sans ordre particulier).

Permettez-moi de me présenter : mon nom est Matt Carey. Je suis titulaire d’un doctorat en physique et suis un chercheur actif depuis trente ans. Plus important, je suis père d’un enfant autiste. Je prends très à coeur cette question de savoir si les vaccins sont une cause de l’autisme.

Quand mon garçon a été diagnostiqué, j’ai fait ce que beaucoup d’autres font : je suis allé chercher des informations en ligne. J’ai lu, article après article, que l’autisme était causé par les vaccins. Chercheur, j’ai rassemblé les articles et me suis plongé sur la question. Je me suis aussi plongé dans des discussions en ligne, épluchant les études publiées et les actualités (sur le sujet). Je continue de le faire. Bien que la question réapparaisse régulièrement, il n’y a pas de preuve que les vaccins soient une cause de l’autisme, je continue ma veille sur nombre des déclarations qui continuent d’apparaître.

Donc, quand l’histoire, qui est devenue le film Vaxxed, est apparue, je l’ai prise au sérieux et ai commencé à interroger les déclarations. C’est trop important pour ne pas le faire. Je suis cette histoire depuis ce temps.

Ces choses étant dites, permettez-moi de commencer par éviter le piège tendu par l’équipe de Vaxxed. Ils se sont donné beaucoup de mal pour limiter l’accès à l’information, non seulement pour promouvoir leurs conclusions, mais aussi pour contrôler la façon dont est abordé le sujet.

Voici la façon dont ils décrivent leur film :

  • Une enquête sur une tricherie dans l’étude sur le vaccin ROR et l’autisme du CDC, comme révélée par le scientifique et lanceur d’alertes, le docteur William Thompson.

Non. Simplement, non.

Assurément, la tricherie est peut-être ce sur quoi ils ont fait leur film - mais ce n’est pas le sujet qui est important. La question importante, celle sur laquelle les vrais militants se pencheraient, c’est de savoir si ils ont produit une preuve que les vaccins sont une cause de l’autisme.

La réponse est simple et claire : NON.

Avant que je ne présente mon raisonnement et les résultats que l’équipe Vaxxed pervertit, voici une des rares déclarations publiques de William Thompson (le prétendu « lanceur d’alertes du CDC » lui-même) :

  • Je veux être absolument clair sur le fait que je crois que les vaccins ont sauvé et continuent de sauver une multitude de vies. Je ne suggérerais jamais à aucun parent de refuser la vaccination des enfants de toute race. Les vaccins préviennent des maladies graves, et les risques associés à leur administration sont largement contrebalancés par leurs bénéfices individuels et collectifs.

Ce ne sont pas les mots d’une personne qui pense que la démonstration a été faite que les vaccins provoquent l’autisme. Ils ne le sont pas. Donc, ne me croyez pas sur parole, ou mon analyse qui suit. Il n’y a pas de preuve d’une cause par les vaccins dans cette histoire.

Si vous désirez une citation très directe du docteur Thompson sur ce point, voici une autre déclaration que vous ne trouverez pas mentionnée par l’équipe de Vaxxed :

  • Le fait que nous ayons obtenu un résultat fortement significatif statistiquement pour les hommes noirs ne veut pas dire qu’il y avait un véritable lien entre le vaccin ROR et les caractères d’apparence autistiques dans cette sous-population.

Simplement dit - quelle que soit la façon dont vous observez les données, elles ne montrent pas que les vaccins sont une cause de l’autisme.

Ce qu’il dit ici n’est même pas si surprenant. Le type d’étude dont il parle ne peut pas - cela ne peut pas être - démontrer une causalité. Mais ce fait, et le fait que Thompson ait fait cette déclaration, n’empêchent pas l’équipe de Vaxxed de protester du contraire.

Ces déclarations ne sont pas dans Vaxxed. Elles ne sont pas critiquées évoquées dans les apparitions publiques que j’ai pu voir des promoteurs du film Vaxxed. Elles sont tirées d’une déclaration que Thompson a fournie au député Posey. M. Posey a lu une partie de cette déclaration pendant l’audience - mais pas les parties très importantes citées plus haut.

Vaxxed est souvent présenté comme « le film qu’ils ne veulent pas que vous voyiez. » C’est de l’hypocrisie pure considérant que l’équipe Vaxxed ne veut apparemment pas que vous ayez connaissance de faits importants.

L’équipe de Vaxxed ne veut apparemment pas que nous parlions du fait qu’ils n’ont pas démontré que les vaccins sont une cause de l’autisme. Ils semblent vouloir que nous assumions simplement qu’ils possèdent une preuve de causalité et nous empêchent de parler de tricherie supposée.

Le débat sur la tricherie est une diversion. Comme la majeure partie du film. Encore, la question qui devrait être posée est de savoir si les vaccins sont une cause de l’autisme. Et même leur source, leur prétendu « lanceur d’alertes » ne dit pas qu’un lien causal a été démontré.

Le film Vaxxed et les activités de l’équipe d’Andrew Wakefield, avant et depuis, ont été, de ce que j’en ai vu, largement consacrés au contrôle de l’information, de façon à ce qu’ils puissent essayer de contrôler le débat. Plutôt que de parler des questions importantes, ils veulent que nous les évacuions, que nous évacuions la question des vaccins comme cause de l’autisme. À la place, ils parlent des témoignage de parents, et de suspicions de tricherie.

Je pense qu’il est important dans les débats sur ces événements d’essayer de se focaliser sur les sujets importants, et de ne pas les laisser être enterrés. Et c’est pourquoi je mets en avant les points précédents. C’est pourquoi je mets en avant ces déclarations du docteur Thompson. Des déclarations qui, comme je l’ai dit, ne sont pas dans Vaxxed. Ils ne sont pas évoqués par l’équipe de Wakefield. Et les gens devraient s’interroger sur les raisons pour lesquelles des déclarations aussi importantes sont tues. Depuis le début, ils n’ont pas publié de documents et ne nous ont fourni qu’une information partiale.

À ce point, il est bon de poser la question - pourquoi nous demandons-nous même encore si les vaccins sont une cause de l’autisme ? Pour obtenir une réponse, nous devons maintenant nous pencher sur le conte du prétendu « lanceur d’alertes du CDC ».

Cette histoire se passe autour d’un chercheur du CDC appelé William Thompson. Le docteur Thompson a participé à un grand nombre d’études sur les vaccins, mais cette histoire se focalise sur une étude ROR/autisme qui a commencé en 2001. Pour cette étude, l’équipe du CDC a choisi d’analyser les données d’une précédente étude du CDC sur l’autisme chez les enfants scolarisés d’Atlanta - c’est là le prototype pour les estimations de prévalence du CDC que nous voyons aujourd’hui. Pour cette étude, les chercheurs ont ajouté des informations sur les vaccins et d’autres facteurs. L’étude a été publiée en 2004, Frank DeStefano en étant l’auteur principal.

Le docteur Thompson sentait qu’il y avait un problème avec la façon dont le CDC avait mené cette étude et, des années plus tard, il a pris contact avec M. Brian Hooker. M. Hooker est le père d’un enfant avec autisme, et un promoteur très virulent de l’idée fausse que l’autisme est une épidémie causée par les vaccins. Des appels téléphoniques, des courriels, de nombreux documents du CDC de l’époque de l’étude, ont été échangés entre Thompson et M. Hooker.

Thompson a soulevé deux problèmes principaux au sujet de l’étude ROR, et ils constituent une part importante de Vaxxed. La première interrogation était qu’il avait été trouvé une association entre le vaccin ROR et l’autisme chez les garçons afro-américains. La seconde était que dans un groupe, qualifié par le CDC d’« autisme isolé », c’est à dire autisme sans autre handicap, il y avait une association avec le vaccin ROR, et qu’il n’en était pas rendu compte correctement.

Ces points sont importants pour Vaxxed, mais pas de la façon dont ils l’auraient été pour un militant responsable ou un réalisateur de films documentaires. Wakefield voulait apparemment que nous croyions qu’ils sont des preuves directes que les vaccins sont la cause de l’autisme et qu’ils étaient tus. Les faits nous racontent une autre histoire.

Parlons d’abord de l’ « autisme isolé ». Dans sa déclaration écrite au député Posey, Thompson écrivait :

  • En plus d’effets significatifs pour les hommes noirs, nous avons aussi trouvé des effets significatifs pour les « cas d’autisme isolé » et pour le seuil de l’âge de 24 mois. Si nous avions rendu compte des effets à 24 mois, notre justification pour ignorer les effets significatifs à 36 mois n’auraient pas été fondés. Dans le chapitre Discussion de la publication finale, nous prenons la position que la quête d’un service est la raison pour laquelle nous trouvons un effet statistiquement significatif à 36 mois.

C’est une bien longue citation pour cette sorte de parole, mais je voulais utiliser les mots exacts avant de donner mon propre récapitulatif : au fond, Thompson dit que l’équipe du CDC a vu une association entre l’autisme et le ROR pour les enfants vaccinés à 36 mois - et il reconnait qu’ils l’ont mentionné. Je vais le redire : ils l’ont mentionné. Ce n’était pas caché. Le CDC l’a attribué au fait que les familles ont fait vacciner tardivement leur enfant handicapé. Ils devaient être vaccinés pour être à jour pour intégrer les programmes early start ou special ed à l’âge de 3 ans.

Thompson déclare aussi qu’ils ont identifié une association entre le ROR et le groupe de l’autisme isolé vacciné avant 24 mois, et que cela signifie que l’interprétation est fausse : le lien ne peut être motivé par un comportement de recherche de soins à l’approche de l’âge de trois ans.

Le problème avec cette déclaration est que l’équipe du CDC n’a PAS trouvé d’association à 24 mois. Ce qui contredit directement les affirmations de Thompson et leur présentation par les auteurs de Vaxxed. Les auteurs ont présenté les données à 24 mois dans l’article et il n’y a pas là d’association et - plus important encore - il n’y a pas d’association à 24 mois dans les résultats préliminaires fournis par Thompson dans les documents enregistrés au moment de l’étude. Des documents que j’ai rendus publics, ce que l’équipe de Vaxxed n’a pas fait, bien qu’ils les aient eu en leur possession plus d’un an avant moi.

Je sais qu’il peut être difficile de suivre ce genre de récit, mais pour le dire simplement : les affirmations de Thompson dans son témoignage écrit et ce qu’il a apparemment dit à Brian Hooker ne correspondent pas aux faits. Les faits de ses propres documents.

Il n’existe aucun fond à la plainte de l’ « autisme isolé ».

Ceci établi, qu’en est-il du deuxième argument, celui sur la découverte d’une association entre le ROR et l’autisme chez les garçons afro-américains ? C’est la découverte que présentait Hooker dans son étude, désormais retirée. En se basant sur les notes contemporaines, oui, le CDC a trouvé une association apparente entre le vaccin ROR et l’autisme chez les garçons afro-américains. Comme je l’ai mentionné plus haut, Thompson lui-même a dit que cela ne veut pas dire qu’il y a une relation causale. Aujourd’hui nous pouvons même dire plus : c’était un résultat infondé. Comment pouvons-nous le dire ? Parce que si ces résultats étaient dus à un véritable lien de causalité entre le vaccin ROR et l’autisme, la prévalence de l’autisme chez les afro-américains serait le double de celle des caucasiens. Et, étude après étude, ce n’est pas apparu.

Prenons un exemple. Voici une étude récente de prévalence de l’autisme du CDC. Ils disent :

  • La prévalence estimée des TSA a été significativement plus grande parmi les enfants blancs non-hispaniques âgés de 8 ans (15,5 / 1 000) en comparaison des enfants noirs non-hispaniques (13,2 / 1 000).

Les afro-américains sont diagnostiqués moins souvent que les enfants blancs non-hispaniques. Moins souvent. Si les affirmations de Vaxxed étaient vraies, les afro-américains seraient diagnostiqués deux fois plus souvent.

C’était un résultat infondé.

Donc, pour finir, les deux preuves dont Vaxxed proclame qu’elles montrent prétendument que les vaccins sont liés à l’autisme, ne sont pas vraiment des liens.

Après avoir résolu tout ça, qu’en est-il des accusations de « tricherie » que nous entendons toujours ? Les affirmations de tricherie de Wakefield sont alambiquées, et ne soutiennent pas l’observation. Je m’explique.

Avant d’initier la recherche, l’équipe du CDC a établi un plan d’analyse, auquel Thompson et Wakefield font référence comme le protocole. Ce plan est passé par de nombreuses révisions pendant une période de près de six mois. Entre avril et septembre 2001.

Une des affirmations de Wakefield dans une de ses premières vidéos était que le CDC a vu le résultat chez les garçons afro-américains et devait l’enterrer. Donc, ils ont supposément abandonné le protocole et ajouté une nouvelle partie à l’étude dans laquelle ils utilisaient les données des certificats de naissance. Selon cette histoire, ce groupe des certificats de naissance a été introduit pour réduire le nombre d’enfants dans l’analyse et réduire ainsi la force statistique des résultats.

C’aurait été un grave problème, si c’était vrai, mais ça ne l’est tout simplement pas. L’utilisation des certificats de naissance était insérée dans le tout premier plan d’analyse, plusieurs mois avant qu’ils ne fassent la moindre analyse. C’est clair dans les documents qu’avait en sa possession Thompson. Je le sais parce que Thompson a transmis ces documents au membre du Congrès Bill Posey, et M. Posey a eu l’amabilité de me les communiquer à ma demande. C’est aussi clair dans la chronologie qu’a présentée Thompson dans sa déclaration écrite au membre du Congrès Posey.

Permettez-moi une incise - si vous commencez à penser, ça va vraiment vite, vous avez raison. Il est vraiment très difficile de vraiment entrer dans les détails de manière simple. Ce qui donne une nouvelle raison pour laquelle il est important de se focaliser sur le point qu’il n’y a pas vraiment de preuves ici que les vaccins sont une cause de l’autisme. Ces propres mots de Thompson disent que les résultats ne veulent pas dire qu’il existe un lien causal, et qu’il recommande aux gens de se faire vacciner.

Et nous pouvons poursuivre avec les paroles que Thompson a vraiment prononcées, plutôt que celles que les gens affirment qu’il a dites.

Dans tout le matériel rendu public à ce jour, il n’y a pas une déclaration de Thompson disant qu’un acte de tricherie a été commis. En fait, ses notes de l’époque contiennent l’affirmation que « tout le monde a de bonnes intentions ».

Il avait le sentiment que les résultats afro-américains devraient avoir été publiés. Apparemment, ce sentiment était très fort. Et il estimait que ne pas les rendre publics équivalait à un mensonge. Mais il affirme aussi : « les scientifiques raisonnables peuvent diverger, et divergent, dans leur interprétation de l’information. » Ce n’est pas : « mes collègues sont des tricheurs », c’est l’indication qu’il y avait un désaccord scientifique.

Un désaccord scientifique n’est pas une tricherie.

Thompson a aussi évoqué un événement pendant lequel il dit que beaucoup de membres de son équipe se sont réunis pour décider des documents imprimés à écarter. Il déclare très fortement qu’il sentait que c’était peut-être illégal et a conservé une copie de ces documents.

Permettez-moi de remarquer une chose : j’ai travaillé sur des documents confidentiels pendant toute ma carrière professionnelle. À une époque où la plupart de la communication était imprimée, on en accumulait énormément pour chaque projet. Il était parfaitement indiqué de commander une corbeille confidentielle - qui ressemble à une poubelle avec un verrou - et de jeter les documents qu’il n’était pas essentiel de conserver.

Permettez-moi de remarquer une autre chose : je possède des copies des documents conservés par Thompson. Il en a fourni une version électronique au membre du Congrès Bill Posey, et, à ma demande, M. Posey m’en a aimablement fait parvenir une copie.

Il y a là près de mille pages de documents. Beaucoup affirmeront dix mille, voire plus, mais c’est à-peu-près mille pages. Et je ne vois aucune raison pour laquelle la plupart, sinon l’intégralité, de ces documents n’aurait pas dû être écartés. Il y a des pages et des pages d’itinéraires pour des réunions. Il y a de nombreuses versions du protocole - le plan d’analyse de l’étude. Bien qu’ils soient intéressants à consulter, ils ne présentent rien qui indiquerait quoi que ce soit de contraire à l’éthique. Les analyses que l’on y trouve pourraient toutes être recrées à partir des données originales, qui ont été conservées et sont présentées à tout chercheur qualifié, comme cela a été clairement annoncé sur le site web du CDC.

On peut aussi rassembler la chronologie de ces documents, et ce faisant, montrer que les affirmations disant que l’équipe du CDC a ajouté l’étude des certificats de naissance après avoir obtenu des résultats posant problème, est, eh bien, simplement fausse.

Et ce n’est qu’une des affirmations que l’on peut trouver dans l’histoire du « lanceur d’alertes », des détails qui ne correspondent pas aux faits.

À ce point, il est bon de noter que l’équipe de Wakefield avaient prétendument été en possession de ces documents, ou de nombre d’entre eux, bien avant qu’ils ne lancent leur campagne de relations publiques. Et, à ma connaissance, ils n’ont jamais rendu publics ces documents. Ils ne permettent pas aux gens de vérifier leurs affirmations. Je pense que c’est très révélateur.

Vous pouvez trouver ces documents en ligne. Je les ai mis en ligne. Quand je les ai reçus, je les ai assimilés et ai lancé une discussion en ligne aussi rapidement que je le pouvais. Et dans cette discussion j’ai inclus les documents, de façon à ce que les lecteurs puissent vérifier mes affirmations. C’est une chose que Wakefield et son équipe n’ont pas faite.

Après cela, laissez-moi revenir au début : Vaxxed, le « lanceur d’alertes du CDC », quelque titre que l’on donne à cette campagne, son but n’est pas de diffuser une information cachée pour apporter la vérité aux gens. Elle a été un contrôle de l’information pour obtenir la diffusion d’un message particulier. D’après ce que je peux voir, ce message est «  les vaccins sont une cause de l’autisme et ne croyez pas la recherche qui dit autre chose. »

En fin de compte, il y a que ce n’est pas une preuve que les vaccins sont une cause de l’autisme. Il est très aisé de sombrer dans tous les détails, toutes les vérifications de Vaxxed (croyez-moi, je pourrais continuer bien plus longtemps sur les inexactitudes dans le film et les déclarations de son équipe). Mais cela distrait l’attention de ce message simple - cela ne prouve pas que les vaccins sont une cause de l’autisme - et cette diversion joue un rôle dans la stratégie apparente de leur équipe.

Si vous voulez lire les documents de William Thompson, c’est ici.

Les documents William Thompson. Il n’y pas d’alerte à lancer.

Une autre citation de William Thompson dont on ne vous parlera pas : «  je dirais que les Geiers n’étaient pas corrects. »

Ici une déclaration de William Thompson qu’ils ne citeront pas.

Les conversations Hooker/Thompson : des analyses significatives ont-elles retirées de l’article de Hooker ?

Les conversations Brian Hooker/William Thompson.

« Déclaration de William W. Thompson, Ph D., au sujet de l’article de 2004 examinant la possibilité d’une relation entre le vaccin ROR et l’autisme. »

Critique de film : Vaxxed.

Todd Drezner : Cinema Libre Studio et « Vaxxed »

Wakefield répond au retrait de son film par le festival du film de Tribeca. Du Wakefield très classique.

Un regard sur les « citations de la corbeille » dans son contexte intégral.

Emily Willingham interprète la Tempête dans une corbeille à papier.

La bande-annonce du documentaire de Wakefield sur le lanceur d’alertes du CDC. Les mots ne peuvent pas en rendre compte.

Andrew Wakefield et Brian Hooker se plaignent. Malhonnêtement, mais ils se plaignent.

Une nouvelle vidéo de Autism Media Channel. L’occasion de voir un tour de passe-passe.

Un regard sur le plan d’analyse de l’étude MMR de DeStephano : pas de preuve de tricherie.

Harpocrates Speaks sur : ROR, le CDC et Brian Hooker : un guide pour les parents et les média.

Commentaires sur : expression de préoccupations : le calendrier de la vaccination Rougeole Oreillons Rubéole et l’autisme parmi les jeunes garçons afro-américains : une nouvelle analyse des données du CDC.

Autisme, Atlanta, ROR : de sérieuses questions, et aussi, comment Brian Hooker et Andrew Wakefield endommagent les communautés de l’autisme.

Sullivan (Matt Carvey) 10 février 2017 à 00:05

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