Que nous ont appris les études de jumeaux sur les conditions ESSENCE ? 1/2

Le point sur les apports des études de jumeaux dans le cadre des troubles neuro-développementaux, avec le concept ESSENCE de Christopher Gillberg. Quel est le poids de l'héritabilité par rapport à l’environnement/éducation ?

gillberg.blogg.gu.se Traduction de "What have twin studies taught us about ESSENCE conditions *?" par Lisa Dinkler – GILLBERG’S BLOG - 19 août 2020

Evil Twins II © Luna TMG Evil Twins II © Luna TMG

La question de la nature par rapport à l'éducation est débattue depuis des siècles. Depuis le début du XXe siècle, le dispositif d'étude de jumeaux nous a permis d'éclairer ce débat car il offre la possibilité de démêler les effets des gènes (nature) et de l'environnement (éducation). Le premier registre officiel de jumeaux a été établi au Danemark en 1954. En 2019, il existe plus de 30 registres de jumeaux dans le monde entier (1).

Les études sur les jumeaux visent à déterminer si les différences entre nous (appelées différences individuelles ou variation individuelle) sont influencées par des différences dans nos gènes ou nos environnements. Plus précisément, les études de jumeaux estiment la proportion des influences génétiques et environnementales sur les caractéristiques humaines (souvent appelées traits), telles que les traits de personnalité, les traits cognitifs et les troubles psychiatriques. Les études de jumeaux ne nous disent pas quels gènes sont impliqués dans un trouble psychiatrique, par exemple, ni s'ils sont nombreux. Ce sujet relève traditionnellement du domaine de la génétique moléculaire et de la génomique.

Au cours des cinq dernières décennies, les études de jumeaux ont montré que tous les traits psychologiques sont sous une influence génétique importante (même les choses que vous n'avez jamais considérées comme étant génétiquement influencées, comme l'acte de voter (2)). Les études sur les jumeaux ont également montré que la génétique explique en moyenne la moitié des différences individuelles dans le fait d'avoir des troubles psychiatriques (3, 4), ce qui a considérablement changé notre compréhension des troubles psychiatriques et a guidé la recherche génomique en psychiatrie.

La conception classique des jumeaux

Tous les humains partagent environ 99,9% de leur ADN. Les vrais jumeaux partagent 100 % de leurs allèles de ségrégation, car ils se développent à partir du même ovule maternel, fécondé par un seul spermatozoïde, qui se divise après la fécondation. Ces jumeaux sont donc appelés monozygotes. Les faux jumeaux partagent en moyenne 50 % de leurs allèles de ségrégation (comme tout autre couple de frères et sœurs non jumeaux), car deux ovules différents ont été fécondés par deux spermatozoïdes différents (jumeaux dizygotes).

Une autre particularité des jumeaux est que les vrais et faux jumeaux grandissent dans le même environnement familial au même âge. Par conséquent, les deux types de jumeaux partagent l'environnement familial (ce qui les rend plus semblables l'un à l'autre) dans la même mesure. C'est ce qu'on appelle l'hypothèse de l'égalité des environnements et qui nous permet de "contrôler" les influences environnementales de l'environnement familial (l'éducation) lors de l'estimation de l'héritabilité (la nature). En d'autres termes, les vrais et faux jumeaux ne diffèrent que par les influences génétiques qu'ils partagent, mais pas par les influences environnementales qu'ils partagent.

Nous estimons l'héritabilité en comparant le degré de similarité entre les vrais et les faux jumeaux. Si les vrais jumeaux se ressemblent plus que les faux jumeaux, nous pouvons conclure, en raison de l'hypothèse de l'égalité des environnements, que cela est dû à l'influence génétique sur le caractère (c'est-à-dire que le caractère est héréditaire). Plus les vrais jumeaux se ressemblent et moins les faux jumeaux se ressemblent, plus l'héritabilité est élevée. Dans le dispositif d'étude de jumeaux le plus simple, nous estimons les proportions d'héritabilité, de facteurs environnementaux partagés et de facteurs environnementaux non partagés, sur la base des corrélations entre les vrais jumeaux et les faux jumeaux. Les facteurs environnementaux incluent toutes les influences non génétiques et comprennent donc un très large éventail d'influences telles que la consommation de drogues pendant la grossesse, les complications à la naissance, les comportements parentaux, la consommation de médias et l'exposition aux toxines, pour n'en citer que quelques-unes. Certains facteurs environnementaux sont généralement communs aux jumeaux (par exemple, le quartier, l'éducation des parents, les comportements parentaux ou l'importance des conflits dans le ménage) et rendent donc les jumeaux plus semblables l'un à l'autre. Ces facteurs sont appelés facteurs environnementaux partagés. D'autres facteurs environnementaux ne sont pas partagés entre les jumeaux, en particulier lorsqu'ils vieillissent, et rendent donc les jumeaux plus différents les uns des autres. Par exemple, le fait d'avoir des pairs, des enseignants et des passe-temps différents. Ces facteurs environnementaux non partagés expliquent pourquoi même les vrais jumeaux ne sont pas complètement semblables en tout point. Le fait que des facteurs environnementaux spécifiques soient partagés ou non entre les jumeaux est très individuel. Si le quartier est généralement partagé parce que les jumeaux vivent au même endroit, les comportements parentaux peuvent en effet être non partagés si les parents agissent très différemment envers les jumeaux.

Comme vous pouvez le voir, le dispositif d'étude des jumeaux est assez intrigant, mais il a aussi ses limites. Par exemple, les facteurs génétiques et environnementaux peuvent interagir et être corrélés entre eux. Un autre problème est l'hypothèse selon laquelle les vrais jumeaux partagent toujours 100% de leurs allèles de ségrégation, car ce n'est pas toujours tout à fait vrai.

Certaines mutations (appelées mutation de novo ***) peuvent se produire après la division de l'ovule maternel fécondé et donc entraîner de petites différences génétiques entre vrais jumeaux (5). Dans ce cas, l'héritabilité serait surestimée en utilisant le modèle de jumeaux décrit ci-dessus.

Maintenant que nous avons couvert les bases de la conception de l'étude des jumeaux, il est temps de passer à la partie ESSENCE.

Héritabilité

L'héritabilité est un terme un peu délicat. Elle mesure dans quelle mesure les différences entre les gènes des personnes expliquent les différences entre leurs traits. En d'autres termes, l'héritabilité est la proportion de différences entre les personnes expliquées par des facteurs génétiques. Comme l'héritabilité est une proportion, elle peut prendre des valeurs comprises entre 0 et 1. Toutefois, l'héritabilité est souvent exprimée en pourcentage. Ainsi, lorsque nous disons que, par exemple, l'autisme est héréditaire à 74 %, cela ne signifie pas que 74 % de l'autisme d'un individu est causé par des gènes et 26 % par des facteurs environnementaux ; cela ne signifie pas non plus que la probabilité pour un parent autiste d'avoir un enfant autiste est de 74 %. Au contraire, une héritabilité de 74 % signifie que la variation individuelle de l'autisme (c'est-à-dire le nombre différent de traits autistiques que présentent les différentes personnes) est de 74 % en raison des différences génétiques entre les personnes et de 26 % en raison des différents facteurs environnementaux auxquels les personnes sont exposées.

Prenons un exemple pour que cela soit plus clair. Je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que le fait que les humains marchent sur deux jambes est déterminé génétiquement. Cependant, l'héritabilité de la marche sur deux jambes sera très faible. Pourquoi cela ? Parce qu'il y a peu de variation chez les humains en ce qui concerne leur capacité à marcher sur deux jambes et s'il y a une variation, elle est très souvent due à des accidents (qui sont des facteurs environnementaux ****), où les gens perdent la fonction de leur(s) jambe(s). Par conséquent, la proportion de l'influence génétique sur la variabilité de la marche sur deux jambes (c'est-à-dire son héritabilité) sera proche de 0, alors que la marche sur deux jambes est encore génétiquement déterminée chez l'homme. Vous trouverez cet exemple et d'autres qui aident à comprendre l'héritabilité sur le site suivant : https://theconversation.com/explainer-what-is-heritability-21334[traduction dans post 2]

Études de jumeaux et ESSENCE

1). L'autisme et le TDAH sont des conditions hautement héréditaires

Les conditions certainement les plus étudiées dans le spectre ESSENCE sont l'autisme et le TDAH. Les deux semblent également avoir les héritabilités les plus élevées dans le spectre ESSENCE (environ 74 %), mais les estimations diffèrent considérablement d'une étude à l'autre et se situent entre 60 et 90 % (7, 8). En essayant d'interpréter ces estimations, il peut être utile de garder à l'esprit (a) qu'aucun trait psychologique ou trouble psychiatrique n'est héréditaire à 100 % (c'est pourquoi on les appelle traits et troubles complexes) et (b) qu'en moyenne, les traits psychologiques ont une héritabilité de 50 % (3).

Le fait que l'autisme et le TDAH puissent être (en grande partie) dus à la génétique a longtemps été un sujet tabou, jusqu'à ce que des études de jumeaux aient montré à maintes reprises qu'en effet, la plupart des variations individuelles de l'autisme et du TDAH sont dues à des facteurs génétiques. Cela a certainement contribué à éliminer la responsabilité des parents et de leur style de parentalité, comme dans le cas de la croyance de longue date selon laquelle les mères " réfrigérateur " provoquent l'autisme chez leurs enfants (9).

L'héritabilité des autres conditions ESSENCE semble être légèrement inférieure à l'héritabilité de l'autisme et du TDAH. Voici quelques exemples : trouble de la coordination du développement 70 %, troubles Tic  56 %, trouble de la conduite 55 %, trouble oppositionnel avec provocation 50-62 % et dyslexie 52-64 % (4, 10-13).

2). Tout le monde est "sur le spectre" - certains d'entre nous plus bas et d'autres plus haut

En gros, chacun d'entre nous a des traits de l'autisme ou du TDAH, très peu de gens n'ont aucun trait, beaucoup de gens ont quelques traits et peu de gens ont beaucoup de traits (14). C'est ce que nous appelons la distribution normale des traits. Les troubles tels que l'autisme et le TDAH sont de plus en plus considérés comme représentant l'extrémité de cette distribution des traits, du moins chez une grande partie des personnes concernées. Des études de jumeaux nous ont aidés à comprendre que cette opinion semble également tenir au niveau génétique (15, 16).

Prenons l'exemple de l'autisme. Les études de jumeaux nous permettent de déterminer si ce sont les mêmes gènes qui influencent (a) la répartition globale des traits autistiques (si une personne ne présente aucun, certains ou de nombreux traits autistiques ; on peut également considérer qu'il s'agit du degré des traits autistiques) et (b) si une personne a reçu un diagnostic d'autisme ou non. Des études de jumeaux ont montré que les influences génétiques sur le degré des traits autistiques et le fait d'avoir un diagnostic d'autisme se chevauchent jusqu'à 50 % (15, 17). En outre, des études génomiques ont mis en évidence des milliers de variantes génétiques associées au risque d'autisme (18). Ces variantes génétiques n'ont toutes que de très faibles effets sur le risque d'autisme, mais plus un individu en a, plus son risque d'autisme est élevé (c'est ce qu'on appelle une vulnérabilité génétique élevée). Ensemble, ces études soutiennent l'idée que la vulnérabilité génétique à l'autisme est normalement répartie dans l'ensemble de la population, ce qui conduit également à une répartition normale des traits autistiques dans la population (14).

Il y a toutefois quelques réserves à l'hypothèse selon laquelle la vulnérabilité génétique à l'autisme est normalement répartie dans l'ensemble de la population. Vous avez peut-être remarqué que le chevauchement de l'influence génétique sur le degré des traits autistiques et le fait d'avoir un diagnostic d'autisme n'était pas de 100% (mais de 50% au maximum). Cela signifie qu'il existe également des influences génétiques spécifiques au fait d'avoir un diagnostic d'autisme (ce qui signifie qu'elles n'influencent pas le degré des traits autistiques dans le reste de la population). Ces influences génétiques spécifiques pourraient jouer un rôle chez les personnes dont l'autisme est un sous-produit de syndromes génétiques, tels que le syndrome de l'X fragile. Le syndrome de l'X fragile est causé par des mutations génétiques ayant des effets importants qui sont très peu fréquents dans la population, ce qui conduit à une distinction génétique plus forte entre l'autisme chez ces individus et les traits autistiques dans le reste de la population.

3). L'autisme et le TDAH sont relativement stables dans le temps en raison de l'influence génétique

La stabilité des traits autistiques de l'enfance à l'âge adulte est principalement (85 %) due à des influences génétiques. Toutefois, il semble qu'une partie de ces influences génétiques sur la stabilité pourrait être qualitativement différente entre l'enfance et l'âge adulte, c'est-à-dire que certaines des variantes génétiques qui influencent les traits autistiques dans l'enfance ne sont pas les mêmes que les variantes génétiques qui influencent les traits autistiques à l'âge adulte (19, 20).

4). Le chevauchement de l'influence génétique sur les différentes conditions ESSENCE est énorme

Des études sur les jumeaux ont révélé qu'il existe ce qu'on appelle un facteur génétique général, ce qui laisse penser que de nombreuses conditions ESSENCE peuvent partager une part considérable de leurs influences génétiques (21, 22). Il est intéressant de noter que ces résultats fournissent davantage de preuves du concept ESSENCE lui-même. La relation génétique de l'autisme et du TDAH est celle qui a été le plus étudiée dans ce contexte. Des études de jumeaux ont révélé que l'autisme et le TDAH partagent entre 29 et 77 % des facteurs génétiques qui les influencent, ce qui, il faut le reconnaître, représente un éventail assez large d'estimations (10, 23-25). Le fait que toutes les influences génétiques sur l'autisme et le TDAH ne soient pas partagées entre elles signifie qu'il existe également des facteurs génétiques spécifiques à l'autisme et des facteurs génétiques spécifiques au TDAH. En outre, certaines études suggèrent que le chevauchement des influences génétiques sur l'autisme et le TDAH est, au moins en partie, spécifique à une dimension. Parmi les deux dimensions de l'autisme, les comportements et intérêts restrictifs et répétitifs semblent être plus fortement associés génétiquement au TDAH que les problèmes d'interaction sociale et de communication (26, 27). Ces connaissances peuvent orienter les recherches futures en suggérant, par exemple, que les études de génétique moléculaire ("recherche de gènes") pourraient bénéficier d'une concentration sur les dimensions spécifiques de l'autisme et du TDAH.

5). Si vous êtes un parent autiste, cela ne signifie pas que votre enfant sera lui aussi certainement autiste.

Comme mentionné précédemment, une héritabilité de 70 % ne signifie pas qu'un enfant de parents autistes a une probabilité de 70 % d'être également autiste. Bien entendu, il est probable que les parents transmettent à leurs enfants au moins une partie de leurs gènes de risque d'autisme. C'est pourquoi les traits autistiques des parents et des enfants sont modérément corrélés (28). L'importance du risque d'autisme pour la progéniture dépendra du fait qu'un ou les deux parents soient autistes, du nombre de gènes de risque dont l'enfant hérite et des facteurs environnementaux qui jouent un rôle (n'oubliez pas : l'héritabilité de l'autisme est d'environ 74 %, et non de 100 %, donc les facteurs environnementaux sont également importants). Pour expliquer l'interaction des facteurs génétiques et environnementaux dans l'augmentation du risque de trouble psychiatrique, on utilise souvent la métaphore des bocaux de maladie mentale ou des bocaux de santé mentale. Vous pouvez en savoir plus sur les bocaux à maladies mentales en cliquant sur le lien suivant : https://blogs.kcl.ac.uk/editlab/2019/11/18/mental-health-problems-in-your-family-do-not-mean-that-you-will-definitely-develop-a-problem-too/ [traduction dans post 2]

L'avenir des études de jumeaux

À ce jour, l'héritabilité de la plupart des traits psychologiques et des troubles psychiatriques connus a été estimée à plusieurs reprises et, pour beaucoup d'entre eux, les estimations de l'héritabilité ont même été résumées dans des méta-analyses (4). Le modèle classique (simple) des jumeaux tel que décrit ci-dessus pourrait donc être un peu dépassé aujourd'hui, mais les études de jumeaux avec des modèles plus complexes sont toujours extrêmement précieuses. Ces modèles élargis comprennent, par exemple : 1) l'étude de l'influence des mêmes facteurs génétiques sur un trait à différents stades de la vie (voir point 3 ci-dessus) ; 2) l'étude de l'influence génétique partagée entre les traits/troubles (voir point 4 ci-dessus) ; 3) l'inclusion de données provenant d'autres membres de la famille (parents, frères et sœurs, conjoints ou enfants) permettant de tester un éventail beaucoup plus large d'hypothèses ; 4) l'étude de vrais jumeaux qui sont discordants (c'est-à-dire non similaires) pour un certain trait ou trouble, permettant d'étudier les effets provoqués par des facteurs environnementaux ainsi que l'épigénétique (modifications de l'activité et de l'expression des gènes), et 5) la combinaison des informations sur les traits et les troubles avec l'ADN provenant du sang ou de la salive et d'autres matériaux biologiques (selles, cheveux, peau, etc.) (29). En plus de permettre des études au niveau génétique, les études de jumeaux sont généralement conçues comme des études de suivi à long terme et fournissent donc de riches données sur l'évolution des traits et des troubles dans le temps pour les études épidémiologiques.

Lisa Dinkler © Josefin Bergenholtz Lisa Dinkler © Josefin Bergenholtz

 

Notes de bas de page

  • * ESSENCE est un acronyme pour Early Symptomatic Syndromes Eliciting Neurodevelopmental Clinical Examinations, inventé par Christopher Gillberg en 2010. Il s'agit d'un terme général décrivant les symptômes précoces d'affections telles que l'autisme et le TDAH (mais aussi de nombreuses autres comme la déficience intellectuelle, les troubles spécifiques de l'apprentissage, les troubles de la coordination du développement, le syndrome de Tourette, etc.) qui conduisent les parents à rechercher une aide clinique pour leurs enfants. Vous pouvez en savoir plus sur ESSENCE ici : https://gnc.gu.se/forskningsomraden/essence-early-symptomatic-syndromes-eliciting-neurodevelopmental-clinical-examinations--early-symptomatic-syndromes-eliciting-neurodevelopmental-clinical-examinations [traduction dans post 2]
  • ** Les gènes existent sous plusieurs formes variantes. Un allèle est l'une des formes que peut prendre un gène.
  • *** La mutation de novo est une variante génétique non héréditaire. Elle se produit soit dans les cellules germinales parentales, soit dans l'ovule fécondé au cours de l'embryogenèse précoce.
  • **** Pour être précis, les accidents/blessures ne sont pas des facteurs environnementaux "purs", mais ils sont sous une certaine influence génétique, ce qui signifie que les gènes expliquent une petite partie des raisons pour lesquelles les gens sont impliqués dans des accidents/blessures. Cependant, comme ce n'est qu'une petite partie qui est expliquée par les gènes, on peut toujours les appeler des facteurs environnementaux (6).

Références

  1. Sahu M, Prasuna JG. Twin Studies: A Unique Epidemiological Tool. Indian J Community Med. 2016;41(3):177-82.
  2. Fowler JH, Baker LA, Dawes CT. Genetic Variation in Political Participation. American Political Science Review. 2008;102(2):233-48.
  3. Plomin R, DeFries JC, Knopik VS, Neiderhiser JM. Top 10 Replicated Findings From Behavioral Genetics. Perspect Psychol Sci. 2016;11(1):3-23.
  4. Polderman TJC, Benyamin B, de Leeuw CA, Sullivan PF, van Bochoven A, Visscher PM, et al. Meta-analysis of the heritability of human traits based on fifty years of twin studies. Nat Genet. 2015;47(7):702-9.
  5. Vadgama N, Pittman A, Simpson M, Nirmalananthan N, Murray R, Yoshikawa T, et al. De novo single-nucleotide and copy number variation in discordant monozygotic twins reveals disease-related genes. Eur J Hum Genet. 2019;27(7):1121-33.
  6. Salminen S, Vuoksimaa E, Rose RJ, Kaprio J. Age, Sex, and Genetic and Environmental Effects on Unintentional Injuries in Young and Adult Twins. Twin research and human genetics : the official journal of the International Society for Twin Studies. 2018;21(6):502-6.
  7. Tick B, Bolton P, Happe F, Rutter M, Rijsdijk F. Heritability of autism spectrum disorders: a meta-analysis of twin studies. J Child Psychol Psychiatry. 2016;57(5):585-95.
  8. Faraone SV, Larsson H. Genetics of attention deficit hyperactivity disorder. Mol Psychiatry. 2019;24(4):562-75.
  9. Kanner L. Problems of nosology and psychodynamics of early infantile autism. Am J Orthopsychiatry. 1949;19(3):416–26.
  10. Lichtenstein P, Carlstrom E, Rastam M, Gillberg C, Anckarsater H. The genetics of autism spectrum disorders and related neuropsychiatric disorders in childhood. Am J Psychiatry. 2010;167(11):1357-63.
  11. Bornovalova MA, Hicks BM, Iacono WG, McGue M. Familial transmission and heritability of childhood disruptive disorders. Am J Psychiatry. 2010;167(9):1066-74.
  12. Kerekes N, Lundström S, Chang Z, Tajnia A, Jern P, Lichtenstein P, et al. Oppositional defiant- and conduct disorder-like problems: neurodevelopmental predictors and genetic background in boys and girls, in a nationwide twin study. PeerJ. 2014;2:e359.
  13. Grigorenko EL. Genetic bases of developmental dyslexia: A capsule review of heritability estimates. Enfance. 2004;56(3):273-88.
  14. Baron-Cohen S, Wheelwright S, Skinner R, Martin J, Clubley E. The autism-spectrum quotient (AQ): evidence from Asperger syndrome/high-functioning autism, males and females, scientists and mathematicians. J Autism Dev Disord. 2001;31(1):5-17.
  15. Taylor MJ, Martin J, Lu Y, Brikell I, Lundstrom S, Larsson H, et al. Association of Genetic Risk Factors for Psychiatric Disorders and Traits of These Disorders in a Swedish Population Twin Sample. JAMA Psychiatry. 2018.
  16. Martin J, Taylor MJ, Lichtenstein P. Assessing the evidence for shared genetic risks across psychiatric disorders and traits. Psychol Med. 2017:1-16.
  17. Colvert E, Tick B, McEwen F, Stewart C, Curran SR, Woodhouse E, et al. Heritability of Autism Spectrum Disorder in a UK Population-Based Twin Sample. JAMA Psychiatry. 2015;72(5):415-23.
  18. Grove J, Ripke S, Als TD, Mattheisen M, Walters RK, Won H, et al. Identification of common genetic risk variants for autism spectrum disorder. Nat Genet. 2019;51(3):431-44.
  19. St Pourcain B, Eaves LJ, Ring SM, Fisher SE, Medland S, Evans DM, et al. Developmental Changes Within the Genetic Architecture of Social Communication Behavior: A Multivariate Study of Genetic Variance in Unrelated Individuals. Biol Psychiatry. 2018;83(7):598-606.
  20. Taylor MJ, Gillberg C, Lichtenstein P, Lundstrom S. Etiological influences on the stability of autistic traits from childhood to early adulthood: evidence from a twin study. Mol Autism. 2017;8:5.
  21. Pettersson E, Anckarsater H, Gillberg C, Lichtenstein P. Different neurodevelopmental symptoms have a common genetic etiology. J Child Psychol Psychiatry. 2013;54(12):1356-65.
  22. Lundstrom S, Reichenberg A, Melke J, Rastam M, Kerekes N, Lichtenstein P, et al. Autism spectrum disorders and coexisting disorders in a nationwide Swedish twin study. J Child Psychol Psychiatry. 2015;56(6):702-10.
  23. Reiersen AM, Constantino JN, Grimmer M, Martin NG, Todd RD. Evidence for Shared Genetic Influences on Self-Reported ADHD and Autistic Symptoms in Young Adult Australian Twins. Twin research and human genetics : the official journal of the International Society for Twin Studies. 2008;11(6):579-85.
  24. Ronald A, Simonoff E, Kuntsi J, Asherson P, Plomin R. Evidence for overlapping genetic influences on autistic and ADHD behaviours in a community twin sample. J Child Psychol Psychiatry. 2008;49(5):535-42.
  25. Ronald A, Larsson H, Anckarsäter H, Lichtenstein P. Symptoms of autism and ADHD: A Swedish twin study examining their overlap. J Abnorm Psychol. 2014;123(2):440-51.
  26. Ghirardi L, Pettersson E, Taylor MJ, Freitag CM, Franke B, Asherson P, et al. Genetic and environmental contribution to the overlap between ADHD and ASD trait dimensions in young adults: a twin study. Psychol Med. 2018:1-9.
  27. Polderman TJ C, Hoekstra RA, Posthuma D, Larsson H. The co-occurrence of autistic and ADHD dimensions in adults: An etiological study in 17 770 twins. Translational Psychiatry. 2014;4.
  28.  Constantino JN, Todd RD. Intergenerational transmission of subthreshold autistic traits in the general population. Biol Psychiatry. 2005;57(6):655-60.
  29.  van Dongen J, Slagboom PE, Draisma HH, Martin NG, Boomsma DI. The continuing value of twin studies in the omics era. Nat Rev Genet. 2012;13(9):640-53.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.