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Billet de blog 24 nov. 2014

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@médiapart : COMMENT TUER UN JEUNE HOMME ET ETOUFFER L'ENQUETE SUR SA MORT

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Puisque médiapart semble passer plus de temps à rechercher dans mes vieux billets ce qui pourrait être dépublié, plutôt que de m'écrire un article qui ferait connaitre un peu plus largement mon affaire, je lui soumets ce texte déjà rédigé et même parfaitement rédigé par une JOURNALISTE dans son blog dondevamos :

http://dondevamos.canalblog.com/archives/2014/06/24/30133999.html

24 juin 2014

Pourquoi la justice a-t-elle classé le meurtre de Jean-Eudes, 24 ans, en suicide?

On a parlé de l’affaire Alègre et de ces dizaines (en fait autour de 180) disparitions, dans la région Toulousaine au cours des années 90. Il semble bien que les disparitions mystérieuses sont toujours d’actualité, et on a attiré mon attention sur l’affaire d’un jeune homme appelé Jean-Eudes, retrouvé "suicidé" sur une voie de chemin de fer. Là aussi, la justice fait preuve d’une admirable obstruction.

Les faits, tels que racontés par la presse locale, sont très simples : les gendarmes ont retrouvé le corps de Jean-Eudes, jeune ingénieur océanographe de 24 ans, au milieu des voies de chemin de fer, à Saint-Rustice, à 25 km de Toulouse, le matin du 26 septembre 2008.

L’enquête conclut qu’il a été happé par un train en voulant se suicider, même si cela va contre l’évidence. Sa carte Vitale, sa carte de crédit étaient "en morceaux"[1], nous dit le PV de clôture de l’enquête (alors que c'est faux),  ainsi que sa polaire. Des dents ont été trouvées à plus de 40 m du corps, les pieds à plus de 60 mètres, les jambes étaient coupées du corps au niveau des genoux[2]… Une scène plus vraie que nature.

La famille et les proches de Jean-Eudes ne croient pas une seule seconde au suicide, tant le jeune homme était égal à lui-même, sociable, avec divers projets. Rien, absolument rien dans sa vie n’amenait à penser qu’il allait se jeter sous un train.

La famille a donc cherché à comprendre ce qu’il avait pu se passer pour que leur fils se retrouve sur cette voie de chemin de fer. C’est là que moult incohérences sont apparues crument.

D’après l’enquête, Jean-Eudes a quitté son travail à 17h 30 et aurait décidé, au soir du 25 septembre, de prendre sa 205 rouge pour faire un tour à l’écluse d’Embalens, où le véhicule est aperçu par un témoin vers 18h30 ou 19h. Le trajet de 200 mètres que Jean-Eudes est censé avoir fait jusqu’à la voie ferrée est quelque peu incohérent, et certains témoins pourraient bien avoir menti, selon le père de Jean-Eudes, qui dénonce une omerta de la justice concernant l’affaire de son fils[3].

Une des plus grosses incohérences d’après ce que j’ai pu apprendre de ce dossier, c’est l’heure à laquelle un conducteur de train a aperçu le corps de Jean-Eudes sur la voie, c’est-à-dire à 12h 10 (midi 10).

Alors qu’entre la veille à 19h et le vendredi à 12h10, pas moins de 137 trains sont passés dans les deux sens  au même endroit. Et 15 trains sont passés entre 10 heures et midi sur la voie sur laquelle a été vu le corps du jeune homme, l’autre voie ayant été fermée à dix heures pour des travaux. Il est donc très improbable que le corps de Jean-Eudes soit resté plus de quelques minutes sur la voie[4].

Quand un responsable de la SNCF arrive sur les lieux dix minutes plus tard, il trouve un corps sec, sans trace de sang,  et froid[5]. Etrange, alors que Jean-Eudes est censé être passé sous un train.

Les gendarmes et pompiers arrivent à 12h45, le SAMU à 13h, et le déclare mort.

Suspicions

"La zone d'ombre se trouve dans cette plage horaire de 19h à midi : qu'a fait Jean-Eudes durant toute la nuit et la matinée ? Difficile d'imaginer qu'il a attendu entre canal et voie ferrée toute la nuit à 10°C et toute la matinée pour se suicider sous un train à 11h45 comme l'ont écrit dans leur conclusion les gendarmes de la BR de Toulouse (qui savent parfaitement ce qui  s'est passé mais ont reçu l'ordre de verrouiller l'enquête en suicide)", écrit le père de Jean-Eudes sur son blog.

Dès le 26 septembre, l’adjudant chargé de l’affaire n’a cherché des pistes que du côté du suicide, qu’il a cherché à expliquer par tous les moyens. Ce flic a même menti à plusieurs reprises, notamment en disant que tous les trains passés durant la nuit et la matinée ont été vérifiés (en réalité seuls deux conducteurs ont été entendus), ou en disant que le portable allumé[6] de Jean-Eudes ainsi que la clé de voiture seule se trouvaient sur le bord de la voie. Il a aussi déclaré que la porte du studio de Jean-Eudes était ouverte et qu’on n’a pas retrouvé les clés de son appartement, ce qui est également faux[7].

"Il s'avérera que ces clefs ont bien été tordues par les gendarmes après leur récupération sur la VF. La seule raison que je vois c'est de bien montrer que les gendarmes n’ont pas pu ouvrir sa porte de studio et que Jean-Eudes était "perturbé" (donc suicidaire) et avait donc laissé sa porte de studio ouverte", précise encore Jean Lombard.

Suite aux nombreux problèmes de l’enquête préliminaire, ce dernier écrit au procureur, et une enquête préliminaire est lancée. Mais, c’est un nouveau procureur qui s’en charge. Il est rapidement apparu que son but était de classer l’affaire au plus vite en tant que suicide[8].

De fait, en mai 2009, la famille porte plainte pour homicide volontaire, contre la modique somme de 4.000 euros. C’est seulement là que la famille a pu voir les pièces du "dossier". Un juge d’instruction est nommé en octobre 2009.

Il y a plusieurs témoignages dont la justice n’a pas voulu tenir compte. D’autres témoins ont menti lors de leur déposition, laissant entendre que Jean-Eudes avait d es problèmes  alors qu’ils ne le connaissaient pas.

"Tous ces témoins locaux habitant près de l'écluse et près du passage à niveau ont déclaré n'avoir rien vu, ni rien entendu de la nuit ni de la matinée. Une contre-enquête personnelle me conduira sur 2 pistes très sérieuses qui contredisent ces affirmations", ajoute le père de la victime, qui pense que son fils a été jeté mort sous les roues d’un train en fin de matinée, le 26 septembre 2008.

Un autre témoin contacté par le père de Jean-Eudes deux ans après le drame, employé de la SNCF  qui avait été appelé sur les lieux pour gérer la remise en circulation des trains, donne un point de vue intéressant mais n’a jamais été entendu par la Justice. Cet homme est donc arrivé le premier sur les lieux vers midi 15 et il a passé plus de trois heures à noter qui faisait quoi dans un rapport détaillé, figurant dans le dossier. On lit dans ce rapport que la mort a été estimée comme remontant à 6h du matin. Ce Monsieur a demandé à être entendu par les juges, car il est certain que le corps ne venait pas de passer vivant sous un train dans la matinée comme le prétendent gendarmes et magistrats. De plus, les gendarmes lui ont dit que la mort remontait à 6 heures minimum. Il ajoutait encore n’avoir jamais vu de corps dans un tel état (froid et sec sans aucune trace de sang) au cours des 20 ans de déplacement sur les accidents de personne.

Bref, pour ce témoin, la seule possibilité est un jet à 2 personnes du corps déjà mort sous un wagon du dernier train corail TEOZ 3630 passé juste avant midi au ralenti, dont le conducteur (son audition figure dans dossier et Jean Lombard l’a eu trois fois au téléphone ) a affirmé avec certitude n'avoir ni heurté avec sa locomotive, ni être passé sur un corps au milieu de la voie à 11h45 dans le sens Toulouse-Montauban. De plus ce conducteur était accompagné par un autre conducteur de Limoges depuis Toulouse.

Plusieurs manipulations graves des pièces à conviction ont été réalisées, comme par exemple de laver des morceaux de la polaire de Jean-Eudes avant de les placer sous scellés, polaire que les gendarmes ont trouvée dans la voiture du jeune homme avant de la découper afin de rendre crédible le passage sous le train. Un morceau de tissu bleu délavé a été pris en photo sur le ballast présenté comme étant la polaire verte de Jean-Eudes. De plus les gendarmes écrivent avoir découpé 2 morceaux de cette polaire et l'avoir lavée avant de les mettre sous scellé. Le fait de laver cette polaire a intrigué à juste titre le père de Jean-Eudes.

Il s'est alors aperçu en comparant une photo de la polaire prise sur Jean-Eudes et le morceau de tissu bleu délavé pris sur la voie ferrée, que la polaire a en réalité été récupérée dans la voiture par les gendarmes, elle était donc propre et pas déchirée, ce qui explique leur manipulation : découpage + lavage (en réalité ils ne l'ont pas lavée). Le but étant de faire croire que Jean-Eudes avait pris la polaire pour ne pas avoir froid au bord du canal et de la voie ferrée la nuit et aussi de faire correspondre les manches longues de la polaire avec la veste grise décrite par la dame témoin (il est d'ailleurs bien connu que quand on va se suicider sous un train on s'inquiète d'avoir froid..).

Enquête bâclée et étouffement

Le légiste n’a fait qu’un examen externe du corps, si bien qu’il n’a pas vérifié la présence des organes, lors qu’un linge ensanglanté faisait le tour du torse de Jean-Eudes. La famille a donc réclamé un examen plus approfondi (bien que chaque corps trouvé sur la voie publique doive être autopsié), mais il semble que le cadavre n’était plus celui de Jean-Eudes, ou du moins que des morceaux d’un autre corps avaient été ajoutés.

Le PV de synthèse de l’enquête dit bien que Jean-Eudes ne prenait aucun traitement médical, selon ses proches, mais les analyses toxicologiques auraient montré des traces de benzodiazépine (sédatif ou tranquillisant) qu’on trouve par exemple dans le Lexomil. Pourtant, selon l’analyse des cheveux, Jean-Eudes n’aurait pas pris de benzodiazépine ni aucun traitement médicamenteux durant les 9 derniers mois. Comment ces sédatifs se sont-ils alors trouvés dans son sang alors que Jean-Eudes finissait sa journée de travail et était soi-disant parti pour une balade[9] ?

On nous dit aussi qu’il n’y a pas de grosse trace de sang, qui s’expliquerait par le fait que le corps a été tiré sur plusieurs mètres. En tout cas, on nous affirme que "la victime était vivante au moment de l’impact".

Autre chose étrange : alors que tous les conducteurs de trains et riverains entendus par le père ont bien déclaré qu’il était impossible de ne pas voir un corps qui se serait trouvé à cet endroit sur la voie, le PV de clôture mentionne l’inverse. Le père de Jean-Eudes est passé plusieurs fois en cabine de TER à cet endroit dans les 2 sens et a pris des vidéos : impossible de ne pas voir un corps et un bras au milieu de la voie à cet endroit

Et puis, il y a ce témoin, qui a vu la 205 rouge se garer près de l’écluse, et qui affirme que l’homme qui en est sorti était âgé de 30 à 40 ans et portait un pantalon et une veste gris, alors que Jean-Eude ne mettait jamais de veste et que ce jour-là il était habillé d’un sweat shirt à rayures vertes et blanches. Mais les gendarmes n’ont jamais voulu tenir compte de ce témoignage.

Quand au légiste, il ne s’est pas rendu sur les lieux du drame, et c’est parce que la procureure de garde a insisté que l’adjudant présent a fini par l’appeler, durant plus d’une heure. A 14 heures, quatre gendarmes de la brigade de Recherche arrivent sur les lieux, et on oublie l’idée du légiste. Par contre, ils appellent tout de suite les pompes funèbres.  Selon Jean Lombard, "c’est là que commence le verrouillage de l’enquête". D’ailleurs le deuxième examen du corps n’est pas plus concluant que le premier.

Diverses anomalies se voient sur les photos du corps réalisées sur la voie ferrée ou lors de l’examen du corps, comme la marque de liens sur le bras droit retrouvé sur la voie.

Un magistrat a même conseillé au père de réclamer le dépaysement du dossier, ce qui lui a été refusé sans motif.

D’après le blog du père de Jean-Eudes, l’adjudant qui a travaillé sur le dossier a fait une tentative de suicide au bout de 3 semaines après avoir promis au père de Jean-Eudes de faire des investigations plus poussées: "L'adjudant H. c'est celui qui s'est suicidé le 22 octobre quelques jours après que je l'ai vu pendant 2 heures dans son bureau et que les Colonels l'aient convoqués l'après midi avant sa TS (surement pour lui mettre la pression, pour étouffer l'affaire en suicide et me faire taire)".

Trafic d’organes ?

Finalement, le père de Jean-Eudes est persuadé que son fils a été victime d’un homicide volontaire. De son côté, la justice a rendu un deuxième non lieu concernant la plainte avec constitution de partie civile, le 15 novembre 2012, confirmé par la cour de cassation en juin 2013.

On peut aussi se demander s’il ne s’agit pas en réalité d’une affaire de trafic d’organes, comme certaines de familles des jeunes hommes disparus dans le Deule à Lille il y a 2 ou 3 ans l’ont pensé[10]. On se souvient aussi de l’affaire Eliane Kabile, elle aussi étouffée par la justice.

Le père de Jean-Eudes est convaincu que son fils a été tué pour lui prendre les organes qu’il avait dans la cage thoracique, mais aussi ses cornées (il a noté que les deux globes oculaires de son fils avaient disparu), son cerveau et probablement son sang.

Il semble aussi que des membres de la franc maçonnerie ont été actifs pour étouffer le dossier.

Jean Lombard souligne que son fils avait eu 9 rendez-vous avec un médecin du sport trois mois plus tôt, pour un doigt fêlé. Il y a même eu assez de rendez-vous pour que Jean-Eudes sympathise avec ce médecin.

Plein d’éléments manquaient sur les lieux du soi disant impact, notamment, semble-t-il, la tête de Jean-Eudes que les pompes funèbres n’ont jamais récupéré, mais qui est présente sur les photos réalisées lors de l’examen du corps. Sur la voie ferrée, par contre, il y avait une calotte crânienne, donc la partie supérieure du crane, avec une découpe bien nette.

Jean LOMBARD a rédigé un blog dans médiapart où tout est détaillé (50 billets) : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean63


[1] Sa carte de crédit était intacte et sa carte vitale en morceaux (mais bizarrement aucun scellé de cette carte vitale n'a été réalisé. Toutefois un gendarme a montré un morceau rectangulaire de carte vitale découpé au ciutter, sans nom, au père de Jean-Eudes, ce qui l'a intrigué. Pourquoi tant de mystère autour de cette carte vitale trouvée nulle part dans les affaires de Jean-Eudes ? A-t-elle pu servir pour une "validation" lors d'un prélèvement d'organes ?.

[2] Le corps était 80 mètres plus loin au milieu de cette voie côté canal et le bras droit entier était au milieu de l'autre voie. Dispersés, il y avait la carte bleue, le polo, un tissu bleu soi-disant la polaire et + une chaussure.

[3] Le père de Jean-Eudes a demandé à être confronté à ces témoins, mais la justice n’a jamais suivi.

[4] En outre, le conducteur du dernier train passé avant la découverte du corps, passé là vers 11h 45, a déclaré à la police n’avoir rien vu et n’avoir heurté personne. De plus, la consigne est donné aux conducteurs de s’arrêter dès qu’ils voient un objet ou quelque chose d’anormal sur le bord de la voie. La justice n’a jamais voulu entendre ce témoin, malgré les demandes de la famille.

[5] En fait, Jean-Eudes était très probablement mort depuis plus de 6 heures.

[6] Jean Lombard n’a jamais pu voir le scellé du téléphone, et qu’il ne figure pas non plus dans la deuxième liste de scellés. Selon le père de Jean-Eudes, ce sont les gendarmes qui ont soustrait le téléphone avant d’envoyer toutes les pièces chez le juge d’instruction.

[7] Apparemment, toutes les clés du studio avaient été mises sous scellés et elles étaient tordues, alors qu’elles se trouvaient sur le même porte clés que les clés de la voiture. En outre, les gendarmes se contredisent au sujet de l’endroit où ces clés ont été retrouvées, et quand des analyses ADN ont été réalisées pour savoir qui avait sorti ces clés de leurs scellés, on n’y a trouvé aucun ADN, pas même celui de Jean-Eudes.

[8] Il est même permis de se demander s’il ne s’agit pas carrément du procureur dédié aux « suicides » à Toulouse, où on connait la nomenclature si particulière de nombreux suicides.

[9] En outre, l’ami qui a quitté Jean-Eudes à 17h 30 confirme qu’il allait très bien.

[10] Là aussi, les autopsies étaient faussées, ne mentionnant pas des traces de coups et des blessures visibles lorsque les corps ont été repêchés du canal. La version officielle est que ces (trois) jeunes ont été uriner dans le Deule en pleine nuit et en plein hiver. Alors que quand on regarde les trajets qu’ils sont censés avoir faits, cela ne correspond pas, et certains étaient même plus près de chez eux. Les médias ont parlé de trois jeunes hommes disparus, mais on tournait probablement autour de la douzaine entre octobre et fin avril.

[11] Et Francis Heaulme, comme Michel Fourniret, sont bien pratiques pour expliquer nombre de disparitions et/ou meurtres d’enfants.

Posté par Ceri à 18:38 - Magouilles - Commentaires [69] - Permalien [#]

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