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Billet de blog 27 novembre 2008

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La Reprise dans les musiques populaires : appel à contributions

Appel à contribution : « La reprise » dans les musiques populaires Voici un appel à contributions pour la revue de sciences sociales consacrée aux musiques populaires, Copyright Volume !

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Appel à contribution : « La reprise » dans les musiques populaires

Voici un appel à contributions pour la revue de sciences sociales consacrée aux musiques populaires, Copyright Volume !

Une présentation du dernier numéro de la revue consacré aux rapports entre géographie, musique et thématique postcoloniale, se trouve sur ce même blog, et vous trouverez également sur Mediapart, dans les éditions "Du Jazz à Junas" et "Minorités en tous genres" une version synthétique d'un article que j'y ai publié sur la signification du free jazz en France à partir d'une analyse de la musique et des discours sur le saxophoniste Albert Ayler.

Date limite de soumission des textes : 15 avril 2009
De l’hommage respectueux à la parodie et au pastiche, de l’apprentissage musical ou du simple exercice de style à l’identification du groupe de fans, ou encore de la récupération marchande, sinon du pillage, au mode d’appartenance à une scène et à une tradition musicales, la reprise traverse, par sa diversité opératoire, les musiques populaires. Mais la reprise apparaît également comme ce régime musical à travers lequel les courants s’inventent. Ainsi le rock lui-même serait né en 1954 d’une reprise, d’un détournement fécond – rapt créatif que l’on retrouverait différemment dans la soustraction morcelée du dub, le remix des musiques électroniques, voire l’échantillonnage du hip hop, et qui plus largement parcourt, tel un fil rouge, l’histoire du jazz.

Quel qu’en soit le type, la reprise consiste à s’approprier un matériau disponible, du déjà-là et du déjà-entendu, un objet trouvé participant d’une mémoire plus ou moins partagée, qu’il faudra reformuler selon des logiques d’écarts divers. En utilisant tel air pour respirer par elle-même, la reprise questionnerait ainsi les concepts d’origine et d’originalité, leurs fonctions et leurs modes d’apparition, déplaçant dans son ressac les rapports d’auctorialité et renouant par ce même biais avec une esthétique de l’imitation. À travers la reprise se dégagerait en effet une conception de l’imitation comprise comme élément constitutif de la création plutôt que comme son simple envers illégitime ou sa pâle copie mensongère.

Dès lors, quels éclairages la reprise peut-elle apporter sur l’acte de création à l’œuvre dans les musiques populaires ? Mais aussi sur les rapports que ces dernières entretiennent avec leur Histoire ? En quoi la reprise, par sa récurrence, pourrait-elle nous renseigner sur l’ontologie des musiques populaires ? Quelles problématiques spécifiques peuvent ressortir des différents types à travers lesquels la reprise se manifeste (hommage, détournement, parodie, remise en contexte, etc.) ?


Ce prochain numéro de Copyright Volume ! voudrait envisager ces questions sous une approche pluridisciplinaire, et entend réunir un ensemble d’études où la reprise apparaîtra dans la diversité de ses formes. Sont attendues des analyses générales comme de cas particuliers. Les contributions sont à envoyer par courriel avant le 15 avril 2009 aux adresses suivantes :
editions@seteun.net, jsklower@seteun.net

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