Le compteur des Intérêts de la dette de la France

(Sources : Agence France Trésor - Loi de finances 2012 Article 64)

Le compteur des Intérêts de la dette de la France

La dette publique comprend les dettes de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales. Chaque année, les administrations publiques doivent payer les intérêts correspondant aux sommes empruntées. Dès lors, plus la dette augmente, plus le montant des intérêts à payer chaque année s'accroît, et moins les administrations publiques peuvent utiliser à leur gré les ressources à leur disposition pour des dépenses utiles.

Déficit public, différence entre les recettes fiscales et les dépenses publiques, inclus évidemment dans ces dernières ce recours à l'emprunt qui équivaut à un cumul des besoins en capital nouveau, mais aussi en intérêts à payer sur la dette existante.

Les intérêts de la dette en France

Les recettes du budget de l'état s'établissent cette année à 338.79 Mrd EUR. Les dépenses atteindront 467.27 Mrd EUR. Le déficit s'élève donc à 78.7 Mrd EUR (2489 € par seconde)

Les recettes et dépenses comportent:

Les montants nets pour le budget général, y compris fonds de concours

Les totaux pour les budgets annexes, y compris fonds de concours

Les comptes spéciaux - Comptes d'affectation spéciale

Les comptes de concours financiers

Les comptes de commerce

Les comptes d'opérations monétaires

  • La charge de la dette, les intérêts, à verser pour 2010, tel que prévu dans la loi de finance s'élève à 42,5 milliards €.Au total, le déficit qui aggrave la dette de l'Etat en 2010 représentait 173,7 milliards d'euros, ce qui équivaut à la totalité de ses ressources fiscales directes.Voir l'autre compteur sur le total du stock de la dette qui augmente en temps réel : Dette de la France (compteur en euros du déficit public)

En 1980, un tiers seulement du produit de l'impôt sur le revenu était nécessaire pour payer les intérêts de la dette des administrations publiques et non des dépenses utiles, alors que les taux d'intérêt étaient élevés.

En 2004, c'était déjà l'intégralité du produit de cet impôt qu'il avait fallu consacrer au paiement des intérêts de la dette, alors que les taux d'intérêt étaient bas. Ce qui signifie concrètement que lorsqu'un Français paie l'impôt sur le revenu, il paie en fait uniquement les intérêts de la dette passée des administrations publiques. Et cette dette reste entièrement à rembourser. 

Si l'on regarde seulement la dette de l'État, on voit que la France consacre aujourd'hui plus à payer les intérêts de sa dette financière passée qu'à assurer la défense nationale ou à éduquer ses enfants. Et encore, bénéficions-nous aujourd'hui de taux d'intérêt particulièrement bas. »

Au 30 juin 2010, la dette de la France au sens de Maastricht s'élevait à 82,9% de la richesse produite par la France en un an, soit le niveau visé par le gouvernement pour la fin 2010. En chiffres bruts, cela représentait 1591,5 milliards d'euros, selon l'Insee, soit une hausse de 56 milliards € par rapport au 31 mars.

Ce compteur des intérêts de la dette française fait une estimation instantanée de la dette française en prenant en compte les derniers chiffres de la dette réelle française ainsi que des dernières stimations disponibles.
Ce compteur de la dette française évolue sur un rythme rapporté à la seconde.

Sources : Agence France Trésor - Loi de finances 2012 Article 64

http://www.planetoscope.com/comptes-publics/1184-compteur-des-interets-de-la-dette-publique-francaise-les-interets-payes-par-la-france.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/jerlau/250213/responsabilite-de-la-bce-article-340-du-traite-de-lunion

http://blogs.mediapart.fr/blog/jerlau/240213/les-errements-de-lue-travers-le-traite-de-lisbonne

 

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