JoëlMartin

Abonné·e de Mediapart

273 Billets

1 Éditions

Billet de blog 12 mai 2016

JoëlMartin

Abonné·e de Mediapart

Un si courageux "journaliste"

Que penser d'un "journaliste" dont les réponses à des contradicteurs privilégie l'attaque ad hominem à l'argumentation ? Que penser d'un "journaliste qui, après avoir déversé des flots de bile ferme courageusement son billet ? Un tel "journaliste" ne peut exister, voyons ! Surtout sur Médiapart. Eh bien si, ça existe.

JoëlMartin

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Voici ce qu'on peut lire en dernier commentaire du billet de Perraud

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/100516/sur-la-scene-de-l-opera-la-chute-d-un-harceleur

Avant de fermer ce fil (trop de médiocrité tue le participatif comme je m'en explique supra), un dernier point, argumenté, pour contredire Al Ceste (accusé d'être un camelot de soi-même pathétique, un peu plus haut, par un commentateur virulent mais sagace). Al Ceste (anciennement Quoique et qui vous livre sa véritable identité d'écrivain à compte d'auteur dans les messages privés dont il abuse), Al Ceste, ici et comme d'habitude, raconte tout et n'importe quoi. Je me concentre sur son n'importe quoi – ma fibre participative ne reculant devant aucun sacrifice !

Rappelons, calmement et loyalement, ce qui s'est passé, dans l'après midi du mardi 10 mai, suite à la mise en ligne, à 13h, de cet article écrit le matin même, après que j'avais donc assisté la veille, de 19h à 23h15, à la première (de la reprise) du Chevalier à la rose à l'Opéra Bastille.

Un dialogue s'engage, dans le sillage de cette chronique, entre son auteur et des commentateurs.

Je réponds d'abord (16h42) à Anacharsis, qui fabule en prétendant avoir « bien compris » : « Vous vous désoliez du caractère habituel des préavis de grève à l'opéra. » Je lui démontre qu'il se trompe, le renvoyant à deux articles commis sur L'Opéra national de Paris dans les colonnes de Mediapart. Je le contredis donc, en apportant ma part de vérité face à une erreur ou, au choix, une malveillance.

Ensuite, je réponds à youferd (16h49) à propos de son contresens (il croit que j'ai écrit de Richard Strauss qu'il était un personnage freudo-marxiste, alors que j'évoquais une « œuvre » – en l'occurrence Le Chevalier à la rose – écrite dans un état de « chamane » à partir d'un livret étonnamment moderne, analysé et cité dans la chronique). Bref, j'argumente pour faire sortir de l'ornière biographique.

À 16h53, j'acquiesce à une assertion de patoune en me fendant, pour prolonger son commentaire, d'un développement historique sur le divorce entre l'opéra et le peuple.

À 17h25, je réponds ceci à un autre commentateur marqué par une phrase du livret citée dans ma chronique : « @ mjb_mp  Nous sommes effectivement au cœur marxien de ce qu'avait subodoré, via Sigmund Freud, Hugo von Hofmannsthal. »

Bref, je mène une conversation participative en manifestant mon désaccord ou mon accord avec les commentateurs auxquels je choisis de répondre (Al Ceste, autocentré – donc sans grand intérêt –, ne méritant pas que l'on s'arrête à ses « contributions » en forme de “jexiste.fr”).

Et voilà que je découvre qu'a déboulé un vieil abonné perdu pour l'intelligence, gorgé d'amertume, hérissé de haine : Joël Martin. Cela donne ceci (17h20), c'est-à-dire « le premier pas » – celui que m'attribue Al Ceste au mépris de la réalité :

Je réponds alors (17h28), avec humour, en soumettant une vidéo (« Joël a dit ! ») concoctée pour tendre un miroir plaisant au déplaisant Martin (l'excellent Francis Blanche mimant la soulographie avec un pouvoir d'évocation sans partage).

Et je bisse ladite vidéo quand le furieux Joël Martin récidive, à 17h29, pour saboter avec acrimonie notre modèle participatif : son drame c'est qu'il croit ainsi servir la cause du Canard enchaîné – qui l'emploie pour contrepéter mais le considère comme un « fondu » à éviter d'urgence, surtout lors des traditionnels « chocolats », s'il faut en croire des journalistes dans la place...

En relisant avec rigueur et honnêteté ce fil, en fonction de l'heure des interventions, il est loisible de constater les attaques et les insultes qui pleuvent sur moi. Or jamais, de mon côté, je ne manie de telles bassesses linguistiques parfois proches du style ordurier. Je ne m'en plains pas et préfère être le récepteur que l'émetteur d'une telle prose calamiteuse.

Toutefois, je tenais à rétablir les faits (relisez donc les commentaires classés par ordre chronologique) ; face à un tel effet de meute, à une telle transformation du journaliste-expert en bouc émissaire. Ce phénomène est considéré comme un cas d'école par certains chercheurs, qui font leur miel de telles logomachies en nos colonnes électroniques transformées en cloaque par une minorité de commentateurs (à ne pas confondre avec l'immense majorité de nos respectables abonnés)... CQFD.

P.-S. Pour les plus avisés qui, découvrant leur exagération dans la hargne, la rogne et la grogne pugnaces, seraient tentés d'effacer leurs traces d'agressivité compromettante à mon égard : peine perdue, tout a été capté sur écran donc sauvegardé (pour le plus grand profit de la recherche en sciences sociales et non en vue d'un procès pour injures publiques) !"

On peut comparer cette présentation angélique du "pauvre-Perraud-persécuté-par-une-meute-"perdue pour l'intelligence" à l'une de ses réponses à un abonné. Voici l'échange :

"Un préavis de grève était tombé le jour même, puis, concessions faites, levé deux heures avant que le rideau ne se levât."

J'ai bien compris que vous vous désoliez du caractère habituel des préavis de grève à l'opéra, mais là, dans le contexte de cet article, on se demande si ce mouvement social inopiné n'aurait pas un rapport avec l'actualité du jour. On en vient donc à s'interroger sur l'objet de cette grève si opportune. La suite de l'article ne le précisant pas on est condamnés à l'imaginer de même que les concessions qui ont finalement été accordées: pas plus de deux harcellements sexuels par mois de la part du chef d'orchestre (et ce, sur les seuls musiciens, car le personnel administratif a quant à lui obtenu de haute main une exemption pour toute la durée de la prochaine saison)...

Êtes-vous si sur d'avoir « bien compris » ? Je jurerais du contraire. Sans vouloir vous retirer la moindre estime de soi – ce qui serait sans doute dans votre cas d'une cruauté sans nom –, je vous invite à consulter, sous l'onglet « lire aussi », l'article d'il y aura bientôt deux ans, qui avait fait pas mal de bruit dans la maison : « L'Opéra de Paris succombe au gaspillage ». S'il vous reste du temps pour vous informer, vous pourriez également jeter un œil sur l'article que j'eus la faiblesse de commettre neuf mois plus tard : « L'Opéra de Paris admet la gabegie épinglée par Mediapart ».

D'autre part, vous êtes visiblement sans savoir (vous n'êtes donc pas sans ignorer) que l'Opéra Bastille a vécu l'annulation de la représentation des Maîtres chanteurs le 9 mars et celle de Rigoletto le 28 avril :
http://www.resmusica.com/2016/05/09/encore-une-greve-ce-soir-a-lopera-de-paris/

Une fois dûment affranchi, vous n'aurez peut-être plus envie de prolonger vos saillies en écrivant la première chose qui vous traverse « l'esprit » (même si c'est votre droit le plus strict d'abonné de passage), qui n'est, en l'occurrence, que la continuation de la gauloiserie par d'autres moyens.

Cette projection de fiel se passe de commentaires...

Le reste des réponses de Perraud est du même tonneau.

Les gens qui auraient envie de dialoguer avec Perraud malgré la fermeture de son billet aux commentaires peuvent le faire très facilement. Il suffit de copier le texte qu'ils souhaitent commenter, le coller sur le présent il et y répondre.

Bonne soirée.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.