Les Etats-Unis remportent la Coupe du Monde féminine

Après 4 ans de travail acharné et des centaines de minutes de jeu à la Coupe du Monde féminine de football de la FIFA 2019, tout s'est joué grâce à Megan Rapinoe.

Une finale sous tension

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Gloire à la co-capitaine stoïque. Pour cette personnalité transcendante, l'icône, le visage de l'équipe nationale féminine américaine et désormais deux fois championne du monde de football.

Après une heure de lutte tendue et sans but en finale de la Coupe du Monde dimanche 7 juillet, Rapinoe s'est hissée au point de penatly. Sa conversion a brisé la résistance néerlandaise et a ouvert la voie alors que les américaines s'imposaient 2-0 et remportaient leur deuxième championnat du monde consécutif.

Huit minutes plus tard, le but de Rose Lavelle permettait aux Etats-Unis de monter sur le podium, les confettis flottant au dessus d'eux, un trophée en main - une fois de plus.

Lavelle et 10 autres joueuses y sont montées pour la première fois. La joie spontanée, unique en son genre sur son visage et celui des autres, capturait le moment aussi bien que possible. Rapinoe et 11 autres joueuses, quant à elles, ressentaient une exaltation familière. Ce sont des championnes récidivistes. Jill Ellis est aussi la première entraîneuse à remporter deux couronnes consécutives.

Au cours de l'année écoulée, elles sont toutes été interrogées, critiquées, louangées, mais également mises en doute. Dimanche, elles ont couronnées une génération de domination avec leur quatrième victoire de Coupe du Monde.

Un résultat très attendu

 

Elles ont abordé le tournoi av

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ec une arrogance calculée. Certains ont même parlé d'une attitude américaine : "Nous sommes meilleures que vous. Nous le savons. Nous allons le prouver. Nous allons gagner". Et elles l'ont fait.

Elles n'étaient pas seulement meilleures que leurs adversaires. C'est sans doute la plus grande équipe féminine de football de tous les temps. Un géant dont la profondeur a conduit la défenseure Ali Krieger à proclamer il y a quelques semaines "Nous avons la meilleure équipe du monde, ainsi que la deuxième meilleure équipe du monde". Un mastodonte qui pourrait mettre Lindsey Horan sur le banc.

Dimanche, parmi les fans, le résultat semblait être acquis d'avance.

Malgré quelques prédictions inverses

Pendant des mois avant le tournoi, il y a eu des avertissements. Des proclamations selon lesquelles le reste du monde rattrapait et comblait un fossé. Des prédictions que la France marquerait un changement de l'ordre établi, en quart de finale, ou l'Angleterre en demi-finale. En fin de compte (du moins en 2019), tout cela n'avait aucun sens. Les néerlandaise ont tenu bon pendant 60 minutes. Au bout d'une heure, elles ont succombé à une machine comme aucune autre dans le sport américain.

Une première mi-temps serrée

Les Etats-Unis avaient marqué dans les 12 premières minutes de chacun de leurs 6 premiers matches de la Coupe du Monde 2019. La septième, cependant, était une autre histoire.

Les néerlandaises, connues pour leurs prouesses offensives et leur 4-3-3-3 fluide, se sont plutôt contentés d'un 4-4-1-1-1 contre les favoris américaines. Viviane Miedema, leur attaquante vedette, a joué plus profond. L'aile Lineth Beerensteyn s'est montrée à la hauteur de la situation pour étirer la ligne d'attaque américaine en transition.

Les 10 joueuses de champ se sont toutes engagées à étouffer les champions en titre. Et elles l'ont fait pendant 45 minutes. Alex Morgan a été mise à terre plus tôt que d'habitude - comme lors du match contre l'Espagne. Leur forme était inébranlable.

Les occasions se font rares jusqu'à la fin de la mi-temps, lorsque Rapinoe se lance dans deux centres du gauche en peu de temps. 

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