À l’heure où le gouvernement fait mine de s’intéresser à la qualité de l’accueil des réfugiés en France et qu’il critique avec fermeté les barbelés hissés ici et là pour bloquer les migrants, il expulse des Soudanais du Darfour, il n’hésite pas à enfermer des Iraniens, des Irakiens et même des Syriens ou à expulser un demandeur d’asile gravement malade en Hongrie.
Face à l’ampleur de la crise et au drame humain, les principales associations caritatives françaises demandent aux pouvoirs publics de se mobiliser pour accueillir davantage de réfugiés.
Le conseil départemental de Loire-Atlantique refuse actuellement de prendre en charge des mineurs isolés étrangers, au mépris de ses obligations légales et de plusieurs injonctions juridictionnelles.
Le projet de loi « Droit des étrangers », adopté le 23 juillet en première lecture à l’Assemblée nationale, s’inscrit globalement dans la même logique que les lois mises en place par la précédente majorité, les aggravant même parfois. Nos organisations demandent une révision du texte qui garantisse le respect des droits fondamentaux des personnes étrangères.
Alors que les débats parlementaires se poursuivent à l’Assemblée nationale sur le projet de loi relatif au droit des étrangers en France, une famille originaire du Kosovo a été enfermée pendant 36 heures, mardi et mercredi, au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot au pied des pistes de l’aéroport de Roissy.