Mediapart soutient La Déferlante

Cette nouvelle revue trimestrielle consacrée aux révolutions féministes veut se lancer en mars prochain, après une campagne de financement participatif. L’ambition : créer « un média indépendant et engagé » pour raconter « les luttes et les débats qui secouent notre société ».

Documenter les révolutions féministes, comprendre les débats qui secouent la société, notamment depuis le phénomène #MeToo, enquêter sur les résistances ou les avancées de la société en matière d’égalité, donner à voir les figures qui contribuent à ce mouvement mondial : voilà l’ambition éditoriale, affichée par le projet de revue trimestrielle La Déferlante.

Quatre femmes, toutes issues du monde des médias et de l’édition – Marie Barbier, Lucie Geffroy, Emmanuelle Josse, Marion Pillas –, en sont à l’origine, et y travaillent depuis plus d’un an. Après la campagne de financement participatif, le premier numéro, sur abonnement et en librairie, est prévu pour mars 2021.

La couverture du premier numéro La couverture du premier numéro
Au sommaire : un entretien croisé entre l’écrivaine Annie Ernaux et la cinéaste Céline Sciamma, un article d’Alice Zeniter sur l’écrivaine afro-américaine Zora Neale Hurston, des chroniques de l’écrivain Martin Page, de l’activiste Mélusine, une bande dessinée de Jul Maroh sur les femmes dans la lutte contre la construction de la centrale de Plogoff dans les années 70, des textes de la poétesse noire et lesbienne Audre Lordre, un reportage au Chili sur la lutte contre les violences…

Le menu est à l’image de ce que les quatre cofondatrices espèrent promouvoir : un espace consacré aux débats de société au prisme du genre, qui n’oublie ni les discriminations raciales ni les inégalités de classe, qui s’inscrit dans l’histoire longue des luttes féministes, en France et dans le monde.

Elles souhaitent aussi varier les supports (des textes bien sûr, mais aussi de la BD et des photos), et les plumes (des journalistes, des universitaires, des écrivaines, des activistes…). Leur comité éditorial s’en ressent, composé d’une grande majorité de journalistes, mais aussi des historiennes Bibia Pavard et Ilana Eloit, de l’éditrice Clara Tellier Savary, de l’autrice Élise Thiébaut ou encore des militantes féministes Mélusine et Alix Béranger.

La Déferlante, la revue des révolutions féministes © La Déferlante

Chacun dans son registre, avec La Déferlante, nous partageons cette ambition éditoriale de raconter le monde bouleversé par les révolutions féministes, et les débats profonds qu’elles suscitent dans nos sociétés. Nous les documentons depuis de nombreuses années, nous y consacrons de plus en plus de place dans notre journal.

C’est pourquoi, quand La Déferlante nous a sollicités voilà plusieurs mois, nous avons accepté de nouer un partenariat éditorial. Il consistera en un échange de contenus, avec la publication tous les trois mois, dans Mediapart, d’un des articles de la revue – la rubrique « affaires classées » qui reviendra sur un événement passé important pour les droits des femmes et des LGBTQ+.

Une régularité identique à celle avec laquelle nous publions un article de La Revue du Crieur, coéditée par Mediapart et La Découverte, consacrée aux enquêtes sur les idées et la culture, et codirigée par Joseph Confavreux et Rémy Toulouse.

Nous discutons également d’une participation minoritaire de Mediapart au capital de La Déferlante, comme nous l’avons fait ces dernières années avec plusieurs journaux en régions (lire le dernier billet sur notre partenariat avec Rue89 Strasbourg).

En attendant, La Déferlante a besoin du soutien de ses futurs lecteurs et lectrices : sur KissKissBankBank, la revue a déjà recueilli plus de 3 000 préventes. De quoi assurer le premier numéro. Mais pour espérer sortir les suivants, et financer des enquêtes, les cofondatrices espèrent atteindre jusqu’à 6 000 préventes. Alors, disent-elles, « plus rien ne pourra arrêter La Déferlante ».

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