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Billet de blog 6 déc. 2017

Mélenchon accable Laurence Debray d'injures sexistes et diffamatoires

Comment un dirigeant politique, en 2017, peut-il décrire une femme qui lui pose des questions sur le Vénézuela comme un objet, une alcoolique, une marionnette, une prostituée, et ne pas susciter une universelle indignation ? Comment peut-il oser, après une pareille logorrhée, se présenter en victime, lui, l'insulteur, lui, l'agresseur ?

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On trouvera ici, in extenso, l'ahurissante logorrhée de Jean-Luc Mélenchon, dans laquelle il ensevelit sous un tombereau d'injures sexistes, ordurières et diffamatoires Laurence Debray, qui a osé tenter de lui poser quelques questions sur le Vénézuela.

Nous ne sommes plus ici dans le débat, mais dans l'invective, dans la furie, dans la diffamation.

Reprenons.

Les termes et phrases reproduits en italiques sont ceux qu'emploie Mélenchon.

Quand commence la séquence Venezuela, avant même que l’idiote utile des USA ait commencé à mériter son cachet, c’est le cadre lui-même qu’il faut fracasser.

Laurence Debray est donc accusée d'être payée par les USA.

Etait-elle rémunérée pour intervenir dans cette émission ?

J'en doute fort.

Propos diffamatoires, donc, dés le début.

On lit ensuite ces propos injurieux et méprisants:

la marionnette Debray 

 Le reste est une récitation sans talent des tracts de l’extrême droite vénézuélienne. On ne discute pas davantage avec ce genre d’énergumène qu’avec un répondeur téléphonique.

on vous confronte à une illuminée comme cette madame Laurence Debray ? La mine curieusement écarquillée, elle vient réciter les éléments de langage de l’extrême droite vénézuélienne comme un piano mécanique.

Laurence Debray est donc réduite, avec insistance, à un objet (une marionnette, puis  un répondeur téléphonique, puis un piano mécanique), décrite comme incapable de formuler sur le Vénézuela, où continue de vivre sa famille maternelle, aucune pensée personnelle.

Elle se contenterait de réciter un texte écrit par d'autres, ces autres, puisqu'ils osent critiquer Maduro, étant nécessairement d'extrême-droite.

Propos à nouveau injurieux et diffamatoires.

Mais ce n'est pas fini.

Je l’ai donc immédiatement installée dans son rôle de larbin des USA. Et j’ai laissé parler le dégoût que de tels personnages inspirent partout dans le monde.

(les USA) et leurs marionnettes grotesques du genre Laurence Debray

des dizaines de journalistes ont été assassinés par les amis de madame Debray parce qu’ils ne veulent pas faire le même métier de passe-plat des campagnes des USA que Léa Salamé.

Nous voici donc dans la propagande stalinienne la plus datée, la plus éculée, qu'on croyait, à tort,  définitivement enfermée dans les livres d'histoire...

C'est radio Truman qui ment - Chanson Stalinienne.wmv © etafarcirapkk

Est-ce enfin terminé ?

Pas du tout .

Le pire est à venir.

Léa Salamé et une de ses copines de comptoir

Je découvris donc en me retournant la dame. Fort heureusement, je connais son pedigree en France et au Venezuela.

Ce genre de racolage ne fonctionne pas avec moi.

Laurence Debray est donc, selon Mélenchon, une alcoolique (copine de comptoir), un animal (pedigree), une prostituée (racolage).

Est-ce enfin tout ?

Non, toujours pas...

Laurence Debray est encore:

un personnage rongé de narcissisme (voilà Mélenchon psychiatre !)

un personnage de série B

une ex-trader qui a réussi à commercialiser ses problèmes d’Œdipe en les étalant sur la place publique

une bourgeoise égotique

L'extraordinaire agressivité de Mélenchon, face à Laurence Debray, était déjà stupéfiante.

https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/011217/venezuela-lextraordinaire-violence-verbale-de-melenchon-face-laurence-debray

Mais que dire de cette logorrhée hallucinante, après l'émission, dans laquelle il la couvre d'insultes ordurières et diffamatoires ?

Laurence Debray serait parfaitement fondée à déposer une plainte contre Mélenchon, pour injures publiques et diffamation.

Mais Mélenchon, député, est protégé par l'immunité parlementaire...

On commence à comprendre pourquoi Clémentine Autain, au nom de la FI, fut la seule députée, sur les 22 membres du bureau de l'Assemblée Nationale, à s'opposer à la levée de l'immunité parlementaire de Gilbert Collard, puis de Marine le Pen, dans l'affaire de la diffusion de photos abjectes prises par Daech.

Il s'agissait de protéger ce privilège anachronique pour permettre à Mélenchon d'accabler d'insultes, en toute impunité, tous ses contradicteurs.

Philippe Poutou à Le Pen: "Nous on n'a pas d'immunité ouvrière" © Déradicalisation des médias

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