Échanges volcaniques de SMS avec Bernard Tapie

Enquêtant pendant plus de 13 ans sur l’arbitrage frauduleux, j’ai échangé des centaines de SMS avec Bernard Tapie, pour respecter le contradictoire. Tantôt violents ou menaçants, tantôt moqueurs, ses messages en disent beaucoup sur le personnage volcanique et gouailleur qu’il était. Ils mettent aussi en lumière certaines des difficultés rencontrées par le journalisme d’investigation.

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L’enquête que j’ai conduite autour de l’affaire Tapie est l’une des plus longues que j’aie menées depuis le lancement de Mediapart, en mars 2008. Et puisque Bernard Tapie nous a quittés, puisque ses funérailles ont été célébrées et que le temps a passé, peut-être le moment est-il venu que j’en raconte à grands traits le cheminement. Car il n’est pas si fréquent dans une vie de journaliste que l’on conduise une enquête au long cours, qui dure aussi longtemps : plus de 13 années !

Dans un premier temps, à l’annonce du décès de Bernard Tapie, je n’ai délibérément pas voulu évoquer cet aspect des choses. Dans un article dans le journal de Mediapart, je me suis donc tenu - très à rebours des traitements de la presse mainstream – à rappeler les grandes étapes de l’affaire Tapie, et à pointer le fait qu’elle fonctionnait comme un miroir où l’on pouvait déceler la face sombre du second septennat de François Mitterrand comme les dérives du quinquennat sarkoziste ; où l’on pouvait aussi déceler les manipulations dont la justice peut faire l’objet ou encore l’anémie de la démocratie. De Bernard Tapie, je n’ai donc rappelé que le versant public du personnage, sans rien dire de personnel. Pour ne pas interférer avec la tristesse et la douleur de sa famille. C’est aussi dans ce même esprit que j’ai évoqué sur ce blog le documentaire que j’ai réalisé avec Thomas Johnson sur cette même affaire Tapie.

Maintenant que Bernard Tapie s’en est allé, maintenant que les cérémonies organisées en son honneur par ses proches sont achevées, sans doute le moment est-il venu de faire aussi l’aveu que pour un journal indépendant comme Mediapart, et pour moi qui étais chargé de ce dossier, il n’a vraiment pas été aisé d’enquêter sur une affaire comme celle-ci. Cela a été un parcours d’obstacles permanent, parsemé de crises à répétition. C’'est en quelque sorte le « making of » de mon travail que je voudrais présenter ici. Un travail qui n’a jamais été guidé par la moindre animosité personnelle mais seulement par le souci d’établir le plus méticuleusement possible les faits - un travail souvent solitaire car les grands médias ont le plus souvent déroulé le tapis rouge à l’ex-homme d’affaires, sans jamais s’intéresser vraiment à l’affaire qui porte son nom. 

Au fil des rebondissements de cette interminable affaire, j’ai donc écrit plusieurs centaines d’articles, révélant de nombreux secrets ou péripéties importantes que les protagonistes de l’histoire auraient préféré garder secrets. Et j’ai aussi échangé d’innombrables fois avec Bernard Tapie, le plus souvent par SMS. Pour l’interroger sur les faits nouveaux en question dont j’avais connaissance ; pour recueillir sa version, par respect du contradictoire, qui est l’une des règles de ma profession. Et ces SMS, je prends la liberté d’en révéler quelques-uns au fil de ce billet. Car, tantôt violents ou menaçants, tantôt moqueurs ou caustiques, ses messages en disent beaucoup sur le personnage volcanique et gouailleur qu’il était. Ils mettent aussi en lumière certaines des difficultés rencontrées par le journalisme d’investigation. Car enquêter, chercher à établir les faits tels qu'ils se sont réellement déroulés, et les porter à la connaissance des citoyens qui ont le droit d’être informés quand il en va d’une affaire où sont en jeu plus de 400 millions d’euros d'argent public, est un impératif pour un journal indépendant qui veut mettre au jour les sujets d’intérêt public. Mais ce n’est pas tâche toujours facile, lorsque l’acteur principal de l’histoire est une personnalité aussi bouillonnante que Bernard Tapie.

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Tout a commencé par un appel téléphonique. C’était, je m’en souviens précisément, le vendredi 11 juillet 2008, en fin de journée, à la veille d’un très long week-end, et j’étais avec les miens, loin de Paris, pour un week-end de repos. Et l’identité de celui qui m’appelait m’a surpris : « Allo, ici François Bayrou… »

Surprise compréhensible ! Si, tout au long de ma carrière de journaliste, de Libération jusqu’au Monde, et à partir de 2008 à Mediapart, j’ai approché la plupart des dirigeants politiques, de Nicolas Sarkozy, que j’ai suivi sans cesse depuis son passage au ministère du budget dans les années 1993-1995, jusqu’à François Hollande, que je connais depuis que nous nous sommes côtoyés à Sciences-Po au début des années 1970, en passant par Jean-Luc Mélenchon, que j’ai connu du temps où nous militions à l’Unef, François Bayrou était l’un des rares responsables politiques avec lequel, à l’époque, je n’avais presque jamais eu de contact.

Ou plutôt si ! Quelques mois avant qu’il ne me téléphone, je lui avais demandé un rendez-vous. Si j’ai bonne mémoire, c’était à la fin de 2007 ou au tout début de 2008. À l’époque, avec les autres cofondateurs de Mediapart - Edwy Plenel, François Bonnet, Gérard Desportes, Marie-Hélène Smiejan, et quelques autres… –, nous nous préparions à nous lancer dans l’aventure d’un journal d’information en ligne, dont les traits distinctifs seraient l’indépendance et l’investigation.

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Pour mettre toutes les chances de notre côté, en prévision de notre lancement, le 16 mars 2008, nous avions donc décidé de faire de courts entretiens en vidéo, sur le pré-site de Mediapart, avec de nombreux intellectuels et tout autant d’hommes politiques français de toutes sensibilités, pour qu’ils disent, chacun avec ses mots, leur attachement à une presse libre et indépendante. De nombreuses grandes voix se sont prêtées à l’exercice, du regretté Stéphane Hessel (1917-2013) jusqu’à François Hollande, en passant par Dominique de Villepin ou encore Olivier Besancenot. Et nous voulions aussi solliciter François Bayrou, qui avait eu le front de dénoncer, pendant la campagne présidentielle de 2007, et de surcroît sur TF1, la chaîne de Martin Bouygues – et il avait été bien le seul –, les ravages causés par la consanguinité entre la presse et les milieux d’affaires.

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Or, comme à Mediapart personne ne connaissait vraiment bien le président du MoDem, c’est moi qui me suis chargé de le solliciter pour qu’il nous accorde un entretien, afin qu’il déclare son attachement à une presse libre et indépendante. Et je dois reconnaître qu’au début, cela ne s’est pas très bien passé – sans doute en conviendrait-il, si on l’interrogeait sur notre première rencontre. Aimablement, le président du MoDem m’a reçu dans son bureau et j’ai pu lui expliquer longuement mon cheminement : mon départ du Monde, après y avoir été censuré ; mon regard sur la nécrose de la presse parisienne et les liens mortifères qui la lient avec les oligarques du capitalisme parisien ; notre envie de refonder une presse radicalement indépendante, en nous appuyant sur la formidable nouveauté d’Internet ; notre souci de réhabiliter notre métier en consacrant l’essentiel de notre énergie à ce qui devrait toujours en être le cœur, à savoir l’investigation… Mais si François Bayrou m’a donné le temps de lui présenter notre projet collectif, je ne l’ai pas, de prime abord, convaincu.

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De ce premier rendez-vous, je suis donc ressorti bredouille : sans l’entretien vidéo que j’espérais dans lequel François Bayrou, sans nous donner de blanc-seing, nous aurait affirmé son attachement à l’indépendance de la presse. Et il a fallu, les semaines suivantes, que je revienne plusieurs fois à la charge pour que François Bayrou, finalement, se range à mes arguments et m’accorde enfin cet entretien. Je me souviens précisément de ce jour-là. Nous séparant après l’enregistrement, il avait usé d’une drôle de formule, comme s’il prenait date. Ou plutôt comme si, tôt ou tard, il aurait l’occasion de nous mettre à l’épreuve. « J’ai bien noté. Vous vous dites indépendants ? Et vous vous dites attachés à l’investigation ? Nous verrons… », avait-il noté, en substance, avant que nous ne nous séparions.

Or, six mois plus tard, ce 11 juillet 2008, François Bayrou, avec lequel je n’avais plus eu le moindre contact depuis, m’a donc rappelé. Et notre conversation, j’en ai un souvenir très précis, a commencé par ce rappel – presque une mise en demeure. « Vous m’aviez bien dit que vous vouliez réhabiliter le journalisme d’investigation ? Et vous m’aviez bien dit aussi que vous êtes indépendant ? Voilà ! Vous allez avoir l’occasion de m’en apporter la preuve. »

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Et François Bayrou m’a alors raconté que des premières dépêches d’agence de presse venaient d’annoncer quelques minutes plus tôt que Bernard Tapie avait profité d’une très avantageuse sentence, en règlement du conflit qui l’opposait depuis de longues années à l’ex-Crédit lyonnais, au sujet de la vente du groupe de sport Adidas. Une sentence, selon le président du MoDem, suspecte à bien des égards…

Et c’est ainsi que j’ai commencé à enquêter sur l’affaire Tapie. Car j’ai eu à cœur de relever le défi que me posait, en quelque sorte, François Bayrou. Sitôt rentré à Paris, je me suis donc lancé dans cette enquête. Et, très vite, j’ai mis au jour des irrégularités si nombreuses que j’ai eu la confirmation que cette affaire confinait effectivement au scandale. Et qu’elle présentait même tous les ingrédients d’un authentique, d’un gigantesque scandale d’État.

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Nos abonnés connaissent la suite : au fil des mois, puis des années, Mediapart a apporté d’innombrables révélations sur cette affaire. Dès le mois de juillet 2008, dans les jours suivant l’annonce de la sentence frauduleuse, nous avons ainsi révélé que l’un des arbitres avait manqué à son obligation d’indépendance. Puis, il y a eu les mensonges de Christine Lagarde. Et encore après le rapport secret de la Cour des comptes. Et enfin, nous avons chroniqué, année après année, les avancées de la justice dans les nombreux volets de l’affaire, civil, pénal ou encore fiscal. Autant de révélations que l’on peut retrouver dans le dossier que nous avons constitué et qui est devenu de plus en plus volumineux. 

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Dès cette époque, j’ai commencé à échanger fréquemment avec Bernard Tapie. Ces SMS que l’on peut consulter au fil de cet article, qui ne représentent qu’un petit échantillon de nos dialogues fréquents, en sont le témoignage. Et ils disent beaucoup de ce qu’était Bernard Tapie. Tantôt véhément, tantôt charmeur, parfois menaçant et peu après d’une parfaite cordialité : il a toujours été pour le moins malaisé d’écrire sur le personnage.

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Éruptif, il pouvait user de la menace et sans arrêt annoncer des poursuites judiciaires. Combien de fois m’a-t-il ainsi menacé de saisir la justice ? Cela a été si fréquent que je n’ai pas tenu le décompte. Et quand il a engagé réellement des poursuites judiciaires – cinq ou six fois, si j’ai bonne mémoire –, il n’est jamais allé au bout : à chaque fois, il a retiré ses plaintes.

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Mais Bernard Tapie pouvait aussi être imprévisible. Après s’être fâché tout rouge, il pouvait soudainement devenir moqueur. Après s’être emportée contre ma supposée « malhonnêteté », il pouvait à peine quelques minutes plus tard me féliciter chaleureusement pour avoir écrit La Caste, essai dans lequel je raconte la prise du pouvoir de l’oligarchie de Bercy, avec Emmanuel Macron à sa tête.

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Ainsi était Bernard Tapie. Il pouvait vouer ses critiques aux gémonies. Et tout aussitôt après avoir envie de dialoguer avec les mêmes. Tout au long de ces années, par respect du contradictoire, Mediapart lui a proposé de venir dialoguer, et d’accepter le principe d’un échange vidéo en direct. Et sentant bien que les entretiens de complaisance qu’il sollicitait – et obtenait – auprès de très nombreux médias, y compris ceux du service public qui ont souvent été encore plus flagorneurs que d’autres, ne pouvaient guère lui permettre de présenter une défense convaincante, puisque toutes les questions qui fâchent étaient systématiquement occultées, il a été de nombreuses fois tenté d’accepter la proposition de Mediapart d’avoir un débat à la loyale : rugueux mais honnête. Cinq ou six fois, un débat a donc failli avoir lieu sur Mediapart. Mais à chaque fois, Bernard Tapie s’est finalement désisté. 

C’est dire qu’il a parfois été difficile d’enquêter sur l’affaire de l’arbitrage. Mais je dois dire les choses telles qu’elles se sont passées : si Bernard Tapie s’est souvent emporté contre Mediapart, s’il a souvent porté plainte contre nous, il s’est pourtant toujours repris et n’a jamais voulu couper les ponts, alors que d’autres protagonistes de l’affaire nous ont assez vite opposé définitivement porte close. Ou nous ont adressé une ribambelle d’autres SMS passablement énergiques, sinon violents.

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Et puis il serait inexact de dire que les difficultés que j’ai rencontrées dans la conduite de mes enquêtes sont venues du seul Bernard Tapie. Les obstacles ont été bien plus nombreux que cela. À titre d'illustration, je peux par exemple évoquer les difficultés que j’ai rencontrées au début de 2011, soit trois ans après l’arbitrage. À l’époque, Bernard Tapie était incontestablement en passe de tirer son épingle du jeu et avait déjà perçu son formidable magot de 404 millions d’euros alloué par les arbitres. Tous les recours intentés, notamment devant la juridiction administrative, étaient en train de s’épuiser. En bref, l’affaire était en passe d’être étouffée ; les grands médias ne s’y intéressaient plus ; et moi-même, j’en étais réduit à révéler les dépenses somptuaires que l’ex-hommes d’affaires engageait avec de l'argent public issu de l’arbitrage (un jour l’achat de sa villa de Saint-Tropez pour 40 millions d’euros ; le lendemain l’achat de son yacht le Reborn pour 35 millions d’euros...).

Mais plusieurs fuites dans la presse m’avaient à l’époque fait dresser l’oreille car elles évoquaient l’existence d’un rapport de la Cour des comptes, et elles suggéraient que ce document pourrait être d’une grande importance car les magistrats financiers auraient découvert des fautes pénales excessivement graves dans la gestion de ce dossier Adidas-Crédit lyonnais.

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Ce rapport, dont j’ai appris ultérieurement qu’il était daté du 27 octobre 2010, je l’ai cherché des mois durant. J’ai harcelé les magistrats financiers que je connaissais pour savoir s’ils pouvaient me le transmettre discrètement. En vain. Des collaborateurs du premier président de la Cour des comptes, je n’ai naturellement pas plus obtenu d’aide. Puis, quand j’ai appris que le rapport avait été transmis aux responsables des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, j’ai fait le siège de ces élus, dans l’espoir d’obtenir ce fameux document, au moins à titre confidentiel. Peine perdue ! Aucun de ces élus, ni de droite ni de gauche, ne m’a aidé.

J’ai fait le siège en particulier du président socialiste de la commission des finances de l’Assemblée, un certain… Jérôme Cahuzac. Et, sans grande surprise, de lui non plus je n’ai rien obtenu. Au total, ce fameux rapport, qui révélait effectivement des irrégularités graves, est donc resté secret. Ceux qui l’avaient lu, proches du pouvoir sarkoziste mais tout autant dirigeants socialistes, n’ont pas jugé utile de lancer une alerte, ni surtout de faire jouer l’article 40 du code de procédure pénale qui fait obligation à quiconque détient l’autorité publique d’informer le parquet de tout crime ou délit dont il aurait eu connaissance. Sept mois d’omerta !

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C’est donc finalement un citoyen soucieux de la vérité qui avait eu accès à ce document et, jugeant qu’il serait inadmissible qu’il ne soit pas rendu public, a choisi de me le transmettre. Mediapart l’a mis en ligne le 21 mai 2011, après l’avoir intégralement ressaisi, pour que nul ne puisse identifier ma source.

Et le fait est que la révélation de ce document a grandement contribué à inverser le cours des choses. Cela a même été sans doute un point charnière de l’histoire : alors que depuis de longs mois Bernard Tapie dépensait sans compter ces 404 millions d’euros qu’il n’aurait jamais dû percevoir, dans une indifférence quasi générale, on a recommencé progressivement à reparler du scandale. Celui-ci est sorti de l’oubli dans lequel il commençait à tomber.

Au nombre de ces difficultés que j’ai rencontrées tout au long de ces années pendant cette enquête au long cours, je pourrais aussi parler longuement du comportement du ministère des finances, qui a souvent joué la carte de l’omerta. Le signe le plus visible de cette attitude, je l’ai révélé, le 28 juillet 2008, dans les jours qui ont suivi l’annonce de la sentence des trois arbitres, en publiant une enquête apportant la preuve que la ministre des finances, Christine Lagarde, avait menti.

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Ce jour-là, elle avait publié un communiqué de presse annonçant que, selon les avis juridiques recueillis par ses services, les chances de succès d’un recours contre la sentence des arbitres, allouant son fabuleux magot à l’ex-homme d'affaires, « étaient très faibles », alors que deux avocats sur les quatre consultés avaient estimé que l’État disposait d’« un moyen d’annulation qui peut être qualifié de sérieux ». 

La vérité, pourtant, c’est que le ministère des finances a joué la carte de l’opacité bien au-delà de cette période - cela a encore été le cas dans la période récente.

Mais assez naturellement, comme il était le personnage central de toute cette histoire, c’est avec Bernard Tapie que j’ai le plus souvent échangé. Il est même arrivé que la conversation soit apaisée. Sa maladie avançant, il m’a même fait savoir qu’il souhaitait déjeuner avec moi. Ce que j’ai accepté : c’est la seule fois où nous avons échangé sur d’autres sujets que ceux concernant son affaire.

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Et puis, au fil des avancées de sa maladie, nos échanges de SMS ce sont espacés. Une fois, même, un jour où il était hospitalisé, c’est sa fille, Sophie, qui m’a répondu en son nom. Et puis, les SMS sont devenus de plus en plus rares. Moins violents aussi. Était-ce la maladie qui gagnait du terrain ? Ou alors, Bernard Tapie sentait-il que les avancées de la justice lui étaient irrémédiablement défavorables ? En tout cas, pour finir, il s’est tu.

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