Fin d’une légende urbaine

Un homme passe devant une cabine téléphonique. Elle se met à sonner. Il décroche. C’est sa secrétaire.

3c6039c300000578-0-image-m-17-1485035728163
Un homme passe devant une cabine téléphonique. Elle se met à sonner. Il décroche. 
C’est sa secrétaire. 

Quel hasard ! Comment est-ce possible ?

Elle cherchait justement à le joindre.
Elle voulait l’appeler à son domicile mais elle a fait une erreur et elle a composé son numéro de sécurité sociale. Il figurait sur la ligne en-dessous du numéro de téléphone qu’elle prévoyait de composer. 
Ce numéro de sécurité sociale correspond au numéro de téléphone de la cabine devant laquelle son patron passait.

C'est une légende urbaine. Histoire de remettre une pièce dans l’appareil. Cette histoire connaît plusieurs versions. Parfois c’est le numéro de la carte de crédit que la secrétaire transforme en numéro de téléphone.
Elle se colporte dans plusieurs pays. Partout où il y a des cabines...où il y avait des cabines. Avec Pegasus, maintenant tout cela est très vintage.

Il n’y a donc plus de cabine téléphonique (ou presque et il reste la cabine du désert de Mojave). Parfois, la cabine subsiste. Le téléphone a disparu et des livres l’ont remplacé.
Peut-être y a-t-il, quelque part, dans l'une d'entre elles, Le Génie des Coïncidences de John Ironmonger (traduit de l'anglais par Christine Barbaste, éd. 10/18), où se trouve racontée, décryptée cette rumeur et tant d’autres. Le héros est un professeur, spécialiste des coïncidences.

Il y a cabine et cabine.
Les cabines d’essayage et leurs traites des blanches ont encore de beaux jours.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.