M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 17 févr. 2022

Les Œufs funestes, chapitre IV (Mikhaïl Boulgakov)

Où le professeur Persikov est victime d'une publicité dont il se passerait bien. Évocation furtive de poules malades…

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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LA VEUVE DU POPE DROZDOV

     Allez savoir pourquoi, par la faute d’Ivanov, ou simplement du fait que les nouvelles sensationnelles se répandent d’elles-mêmes dans l’atmosphère, toujours est-il que, d’un seul coup, on se mit à parler, dans le chaudron gigantesque de Moscou, du professeur Persikov et de son rayon. En passant, certes, et de façon très vague. La nouvelle de la découverte miraculeuse sautilla comme un oiseau blessé dans la capitale brillant de tous ses feux, tantôt disparaissant, tantôt repartant en flèche, jusqu’à la mi-juin, époque où parut en vingtième page du journal Izvestia1, à la rubrique « Science et technique », un entrefilet parlant du rayon. Il y était dit de façon obscure qu’un célèbre professeur de la IVe Université avait inventé un rayon accroissant de façon incroyable la vitalité des organismes inférieurs, et que des contrôles devaient encore être effectués sur ce rayon. Le nom du savant était bien sûr estropié, il était imprimé : « Pevsikov ».

     Ivanov apporta le journal et montra l’entrefilet à Persikov.

     — Pevsikov, grogna Persikov, affairé dans son cabinet autour de la chambre noire – et d’où vient que ces parasites soient au courant ?

     Hélas, de voir estropier son nom ne sauva pas le professeur des événements qui s’ensuivirent, commençant dès le lendemain et déréglant d’emblée la vie de Persikov.

     Ayant frappé au préalable, Pancrace se montra dans le cabinet et remit à Persikov une somptueuse carte de visite satinée.

     — Il est là, ajouta timidement Pancrace.

     La carte portait, imprimé en caractères élégants :

Alfred Arkadiévitch Bronski

Collaborateur des revues moscovites

La lueur rougeLe Piment rougeLa Revue rougeLe Projecteur rouge,

et du journal Moscou-Soir rouge

     — Envoie-le se faire voir, dit Persikov d’une voix monotone en jetant la carte sous la table.

     Pancrace tourna les talons, sortit et revint cinq minutes plus tard, le visage douloureux, tenant un deuxième exemplaire de la même carte.

     — Te moquerais-tu de moi ? grinça Persikov, qui se fit menaçant.

     — L’est du Guépéiou2 répondit Pancrace, devenant blême.

     Persikov rafla d’une main la carte qu’il fut bien de déchirer en deux, tandis que son autre main lancer une pince sur la table. La carte portait ces mots rédigés d’une écriture fantasque :

     « Je vous demande pardon et insiste pour que vous me receviez quelques instants, très estimé professeur, pour une affaire publique concernant la presse et le collaborateur de la revue satirique Le Corbeau rouge, éditions du Guépéou. »

     — Amène-le ici, dit Persikov, le souffle coupé tout de suite après.

     Derrière Pancrace venait de surgir un jeune homme au visage gras et rasé de près. Il avait des sourcils frappants, constamment levés, tels ceux d’un Chinois, surmontant de petits yeux d’agate ne regardant pas une seconde l’interlocuteur en face. Il était habillé de façon irréprochable et portait des vêtements à la mode : un veston long, descendant jusqu’aux genoux, un large pantalon en forme de cloche et des souliers vernis d’une largeur exagérée, rappelant des sabots de cheval. Le jeune homme avait dans les mains une canne, un chapeau pointu et un bloc-notes3.

     — Que désirez-vous ? demanda Persikov d’une voix qui fit aussitôt prendre la porte à Pancrace. On a bien dû vous dire que j’étais occupé ?

     Pour toute réponse, le jeune homme s’inclina deux fois devant le professeur, une fois du côté gauche et une fois du côté droit, puis ses petits yeux roulèrent dans tout le cabinet, et le jeune homme inscrivit aussitôt une marque sur son bloc-notes.

     — Je suis occupé, dit le professeur en regardant d’un air dégoûté les petits yeux du visiteur, sans aucun résultat car les petits yeux restaient insaisissables.

     — Je vous demande mille fois de m’excuser pour cette intrusion, très honoré professeur, dit le jeune homme d’une voix fluette ; je vous fais perdre de votre temps précieux, mais la nouvelle de votre formidable découverte, dont le retentissement est mondial, oblige notre revue à vous prier d’apporter quelques éclaircissements.

     — Quoi mondial, de quels éclaircissements parlez-vous ? gémit Persikov, devenu tout jaune, d’une voix criarde. Je ne suis pas obligé de vous donner des explications, ni rien de tel… Je suis occupé… terriblement occupé.

     — Sur quoi travaillez-vous donc ? demanda avec suavité le jeune homme en faisant une deuxième marque sur son bloc-notes.

     — Mais je… que faites-vous ? Vous voulez publier quelque chose ?

     — Oui, répondit le jeune homme qui se mit brusquement à écrire en toute hâte sur son bloc.

     — Premièrement, je n’ai pas l’intention de publier quoi que ce soit avant d’avoir fini mon travail… Deuxièmement, d’où tenez-vous tout cela ?…
     Persikov eut soudain l’impression de perdre pied.

     — Est-ce vrai, ce qu’on annonce, que vous avez découvert le rayon d’une nouvelle vie ?

     — De quelle nouvelle vie parlez-vous, qu’est-ce que c’est que ces sornettes ? s’emporta le professeur. Le rayon sur lequel je travaille est loin d’avoir été suffisamment étudié, on n’a rien encore découvert, en fait ! Il est possible qu’il élève l’activité vitale du protoplasme…

     — De combien ? s’empressa de demander le jeune homme.

     Persikov perdit définitivement contenance…

     « Drôle de type. Quelle histoire, tout de même ! »

     — En voilà des questions sans intérêt ! Disons, peut-être d’un facteur mille !…

     Une joie rapace brilla fugitivement dans les petits yeux du jeune homme.

     — Obtient-on des organismes gigantesques ?

     — Mais non, rien de tel ! Bon, à vrai dire, les organismes que j’ai obtenus sont d’une taille inhabituelle, ils sont plus grands… Bon, ils possèdent certaines propriétés nouvelles… Mais l’essentiel, ici, n’est pas la taille, mais l’incroyable rapidité avec laquelle ils se reproduisent, dit pour son malheur Persikov qui prit peur aussitôt après. Le jeune homme avait couvert une page entière, il la tourna et se remit à écrire.

     — Vous n’allez pas écrire ça ! fit entendre d’une voix sifflante un Persikov au désespoir, capitulant et se rendant compte qu’il était entre les mains du jeune homme. — Qu’est-ce que vous écrivez ?

     — Est-il vrai qu’on puisse obtenir en quarante-huit heures, à partir d’œufs, deux millions de têtards ?

     — À partir d’œufs en quelle quantité ? cria Persikov, voyant rouge à nouveau ; vous avez déjà vu un œuf… disons un œuf de rainette ?

     — D’une demi-livre ? demanda le jeune homme sans s’émouvoir.

     Persikov s’empourpra.

     — Qui mesure de la sorte, sapristi ? Qu’est-ce que vous racontez ? Bon, évidemment, en prenant une demi-livre d’œufs de grenouille… alors, si vous voulez… bigre, oui, de cet ordre-là, peut-être même beaucoup plus !

     Des diamants brillèrent dans les yeux du jeune homme qui noircit d’un seul trait une nouvelle page.

     — Est-il vrai que cela va provoquer une révolution mondiale dans l’élevage ?

     — En voilà une question de journaliste ! hurla Persikov ; et d’ailleurs, je ne vous autorise pas à écrire des âneries. Je vois à votre expression que vous êtes en train d’écrire des choses abominables !

     — Je vous demande le plus instamment une photo, professeur, dit le jeune homme en refermant bruyamment son bloc-notes.

     — Quoi ? Ma photo ? Pour vos petites revues ? À côté des diableries que vous écrivez ? Non, non, non…  Et je suis occupé… Je vous prierai de me laisser !

     — Une vieille, même. Et nous vous la rendrions sur-le-champ.

     — Pancrace ! cria le professeur, fou de rage.

     — J’ai bien l’honneur de vous saluer, dit le jeune homme, et il disparut.

     Au lieu de Pancrace, on entendit derrière la porte un étrange et régulier grincement de machine, un choc métallique se répétant sur le plancher, et l’on vit entrer dans le cabinet un homme extraordinairement corpulent qui portait une blouse et un pantalon taillés dans du tissu pour couverture. Sa jambe gauche, artificielle, roulait et claquait, et il avait une serviette dans les mains. Son visage rond et glabre, couvert comme une galantine d’une gelée jaunâtre, arborait un sourire affable. Il s’inclina de façon militaire devant le professeur puis se redressa, ce qui fit claquer sa jambe comme un ressort. Persikov en resta muet.

     — Monsieur le Professeur, commença l’inconnu d’une voix agréable, un peu voilée, pardonnez à un simple mortel de violer votre retraite.

     — Vous êtes reporter ? demanda Persikov. Pancrace !!!

     — Nullement, monsieur le Professeur, répondit le gros bonhomme ; permettez que je me présente : capitaine au long cours et collaborateur du journal Le Messager de l’Industrie près le Conseil des commissaires du peuple.

     — Pancrace !!! cria Persikov d’une voix hystérique, cependant que dans un coin, le téléphone émettait un signal rouge et produisait une sonnerie étouffée. — Pancrace ! répéta le professeur ; allo, j’écoute.

     — Verzeihen Sie bitte, Herr Professor, grinça le téléphone en allemand, dass ich störe. Ich bin Mitarbeiter des “Berliner Tageblatt”…

     — Pancrace ! cria le professeur dans le téléphone, bin momental sehr beschäftig und kanne Sie deshalb, jetzt nicht empfangen5 !… Pancrace !!!

     Les coups de sonnette à la grande entrée de l’Institut commencèrent à cette époque.

     « Meurtre cauchemardesque rue Bronnaïa6 !!! » s’égosillaient des voix forcées et enrouées, se démenant au beau milieu des roues et des éclairs des phares sur le pavé échauffé par la journée de juin. « Maladie cauchemardesque des poules de la veuve de pope Drozdova, avec son portrait !… Découverte cauchemardesque, le rayon de la vie du professeur Persikov !!! »

     Persikov se jeta en avant, passant presque sous une automobile, et attrapa d’un geste furieux un journal.

     — C’est trois kopecks, citoyen ! cria le gamin qui, se faufilant dans la foule sur le trottoir se remit à brailler : »Le Soir rouge ! Découverte du rayon X !!! »

     Abasourdi, Persikov déplia le journal et se colla à un réverbère.en haut à gauche en page deux, encadré en gras, un chauve au regard aveugle, aux yeux égarés et à la mâchoire pendante lui tomba sous les yeux, création artistique d’Alfred Bronski. « V. I. Persikov, celui qui a découvert l’énigmatique rayon rouge », annonçait la légende sous le dessin. Plus bas, sous le titre « Une énigme mondiale », l’article débutait ainsi :

     « “Asseyez-vous”, nous dit aimablement l’éminent savant Persikov… »

     En-dessous de l’article se pavanait la signature : « Alfred Bronski (Alonzo) ».

     Une lumière verdâtre s’éleva au-dessus du toit de l’université, en lettres de feu surgirent dans le ciel les mots Le journal parlant, et la foule envahit aussitôt la rue Mokhovaïa.

     « “Asseyez-vous !!!” hurla soudain dans un haut-parleur sur le toit une voix grêle et désagréable au plus haut point, semblable à la voix d’Alfred Bronski, mais mille fois plus forte. “Asseyez-vous !!!”, nous dit aimablement l’éminent savant Persikov ! Je voulais depuis longtemps présenter au prolétariat de Moscou les résultats de ma découverte… »

     Un léger grincement mécanique retentit derrière le dos de Persikov, et quelqu’un le tira par la manche. En se retournant, il aperçut le visage rond et jaune du propriétaire de la jambe mécanique. Il avait les yeux larmoyants et ses lèvres tremblaient.

     — À moi, monsieur le Professeur, vous n’avez pas souhaité présenter les résultats de votre stupéfiante découverte, dit-il tristement et avec un profond soupir. J’ai perdu quinze roubles.

     Il regardait tristement vers le toit de l’université, gueule noire où se démenait l’invisible Alfred. Bizarrement, Persikov eut pitié du gros homme.

     — Je ne lui ai jamais dit de s’asseoir ! grommela-t-il, attrapant avec haine les mots dans le ciel. C’est juste un effronté comme on en voit peu ! Vos voudrez bien me pardonner, mais, vraiment, quand on fait irruption alors que vous travaillez… Je ne dis pas cela pour vous, bien sûr…

     — Vous pourriez peut-être me donner au moins la description de votre chambre noire, monsieur le Professeur ? dit avec une obséquiosité triste l’homme mécanique ; maintenant tout cela vous est égal…

     « À partir d’une demi-livre d’œufs de grenouille, il naît une telle quantité de têtards qu’il est absolument impossible de les compter », rugissait l’homme invisible dans le haut-parleur.

     « Tou-tou », faisait la voix assourdie des automobiles dans la rue Mokhovaïa.

     « Ho-ho-ho… Voyez un peu ça, ho-ho-ho », bruissait la foule, tête en l’air.

     — Vous entendez cette canaille ? Hein ? bougonna Persikov, frémissant d’indignation, à l’adresse de l’homme mécanique. Qu’en dites-vous ? Mais je vais déposer une plainte contre lui !

     — C’est révoltant ! acquiesça le gros homme.

     Un rayon violet extrêmement éblouissant vint blesser les yeux du professeur, et tout s’enflamma autour de lui : le réverbère, un bloc de pavés de bois, un mur jaune, des visages de curieux.

     — C’est vous qu’on filme, monsieur le Professeur, chuchota, transporté, le gros homme qui se pendit à la manche du professeur comme un poids en fonte. Il y eut en l’air un crépitement.

     —  Ah, qu’ils aillent tous au diable ! s’exclama plaintivement Persikov en s’extrayant de la foule, le poids en fonte toujours accroché à lui. « Hep ! Taxi ! Rue Pretchistenka ! »

     Un vieux tacot à la peinture écaillée, un modèle de 1924, fit entendre des borborygmes près du trottoir, et le professeur grimpa dans le landau en s’efforçant de détacher de lui le gros homme.

     — Vous me gênez, bougonnait-il tout en protégeant ses yeux de la lumière violette avec ses poings. 

     « Vous avez lu ?! Ils gueulent quoi ?… Le professeur Persikov et ses mioches égorgés dans la rue petite-Bronnaïa !… » criait-on dans la foule aux alentours.

     — Je n’ai pas de mioches, pas le moindre, enfants de putains ! vociféra Persikov, qui tomba soudain dans le champ d’un appareil noir qui le mitrailla de profil, la bouche ouverte et les yeux furibonds.

     « Krrr… tou… krrr… tou, cria le taxi en se frayant un chemin dans la foule.

     Le gros père s’était déjà installé dans le landau et tenait chaud, de côté, au professeur.

Notes

  1. Les Nouvelles.
  2. Pancrace écorche l’acronyme redoutable de la G. P. U., la police politique.
  3. La description du personnage s’inspirerait, d’après Françoise Flamant, de l’apparence physique de l’écrivain Ievguéni Petrov, collègue de Boulgakov au journal Goudok*, beau-frère de Valentin (Petrovitch) Kataïev et futur associé d’Ilia Ilf. Voir Le Veau d’or, sur ce blog.
    * Voir https://blogs.mediapart.fr/m-tessier/blog/281221/trois-textes-de-mikhail-boulgakov
  4. Le personnage du capitaine Stepanov s’inspire d’un autre collègue de Boulgakov, qui avait une jambe artificielle (indication trouvée dans la préface de F. Flamant, j’ai pu retrouver cela en russe).
  5. Les répliques en allemand sont, dans le texte, transcrites en cyrilliques. « Excusez-moi, je vous prie, de vous déranger, monsieur le Professeur. Je suis un collaborateur du journal Berliner Tageblatt*… — Je suis très occupé en ce moment et je ne puis vous recevoir maintenant. » (traduction trouvée dans le bilingue Folio)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Berliner_Tageblatt
  6. L’année précédente, en 1923, Boulgakov avait rédigé un article de presse au sujet d’un tueur en série à Moscou. C’est le troisième des textes dont il est question à la note 3.

À suivre…

—————————————————————————————

Répertoire général des traductions de ce blog :

https://blogs.mediapart.fr/m-tessier/blog/280418/deuxieme-repertoire

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