M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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Billet de blog 31 mars 2022

Les Œufs funestes, chapitre X (Mikhaïl Boulgakov)

Suite de la nouvelle : tout s'explique, mais le cauchemar a pris de l'ampleur...

M Tessier
Лентяй (fainéant), бывший неудачник (ex- loser), негодяй (vaurien), самозванец (imposteur), лицемер (hypocrite), категоричный (péremptoire), retraité sans gloire, probable escroc, possible usurpateur, politiquement suspect, traducteur très amateur de littérature russe.
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LA CATASTROPHE

     À la rédaction du journal Izvestia1, cette nuit-là, les globes électriques brillaient d’une vive lumière et le gros rédacteur préparant l’édition composait sur le plomb la deuxième page, celle des télégrammes À travers l’Union des Républiques. Une épreuve lui tomba sous les yeux, il l’examina à travers son pince-nez et partit d’un grand rire, appela les correcteurs de la salle de correction et le metteur en pages pour leur montrer à tous l’épreuve. Il était imprimé sur l’étroite bande de papier humide :

     « Gratchovka, province de Smolensk. Est apparue dans le district une poule grande comme un cheval, et qui rue tout pareil. À la place de la queue, elle a des plumes de bourgeoise. »

     Les compositeurs beuglaient de rire.

     — De mon temps, dit le rédacteur avec un ricanement gras, quand je travaillais chez Vania Sytine à La Parole russe2, on arrivait aux éléphants, en se soûlant. Véridique. À présent, faut croire, on en est aux autruches.

     Les compositeurs riaient aux éclats.

     — C’est bien ça, une autruche, dit le metteur en pages ; on en fait quoi, on le passe, Ivan Vonifatiévitch3 ?

     — Tu es malade ? répondit le rédacteur, cela m’étonne que le secrétaire l’ait laissé passer, ce n’est qu’un télégramme d’ivrogne.

     — Ils avaient dû arroser quelque chose, pour sûr, acquiescèrent les compositeurs, et le metteur en pages enleva de la table la communication sur l’autruche.

     C’est pourquoi les Izvestia parurent le lendemain avec, comme d’habitude, plein d’articles intéressants, mais sans la moindre allusion à l’autruche de Gratchovka. Lisant soigneusement les Izvestia dans son cabinet, le maître de conférences Ivanov replia la page du journal, bâilla et déclara : « Rien d’intéressant » ; là-dessus, il enfila sa blouse blanche. Quelque temps plus tard, les becs Bunsen s’allumèrent dans son cabinet, et les grenouilles se mirent à coasser. en revanche, l’agitation régnait dans le cabinet du professeur Persikov. Pancrate-le-mort-de-peur avait les mains sur la couture du pantalon.

     — Compris… à vos ordres… disait-il.

     Perssikov lui remit un paquet cacheté à la cire, en lui disant :

     — Tu vas aller directement au département de l’Élevage chez ce directeur, Ptakha, et tu lui diras que c’est un porc. Dis-lui bien que c’est le professeur Persikov qui l’a dit. Et remets-lui ce paquet.

     « Jolie tâche pour moi… » se dit Pancrace, livide, en filant avec le paquet.

     Persikov écumait.

     « C’est à n’y rien comprendre, geignait-il, marchant de long en large dans son cabinet et frottant ses mains restées gantées ; c’est une façon inouïe de se moquer de moi et de la zoologie. On livre des tas de ces maudits œufs de poule, et moi, en deux mois, je n’arrive pas à obtenir ce qui m’est indispensable. Comme si c’était loin, l’Amérique ! Toujours le bazar, le désordre… »  Il se mit à compter sur ses doigts : « la capture… bon, dix jours tout au plus, bon, très bien, disons quinze… bon, vingt, deux jours de vol, un jour de Londres à Berlin… Depuis Berlin, six heures pour que ça arrive chez nous… un scandale indescriptible… »

     Il se jeta avec fureur sur le téléphone et se mit à appeler allez savoir qui.

     Tout était prêt dans son cabinet pour de mystérieuses et hautement dangereuses expériences, des bandes de papier découpé traînaient par terre, destinées à obturer le fentes des portes, ainsi que des casques de scaphandrier avec leurs tuyaux et quelques ballons brillants comme du mercure, portant l’étiquette Dobrochim, ne pas toucher, avec un dessin de tête de mort aux os croisés.

     Il fallut au bas mot trois heures au professeur pour se calmer et s’atteler à de menus travaux. Ce qu’il fit. À l’Institut, il travaillait jusqu’à onze heures du soir, ne sachant rien, par conséquent, de ce qui se passait au-delà de ses murs crème. Ni le bruit insensé courant à Moscou au sujet de Dieu sait quels serpents, ni l’étrange télégramme paru dans un journal du soir et crié à la volée dans les rues ne parvinrent à lui, parce que le maître de conférences Ivanov était au Théâtre d’art4, assistant à la représentation de Fiodor Ioannovitch5, si bien que personne ne put communiquer la nouvelle au professeur.

Perssikov arriva rue Pretchistenka vers minuit et se coucha, lisant encore dans son lit un article anglais de la revue Le courrier zoologique, arrivée de Londres. Voilà qu’il dormait, et Moscou dormait aussi, après avoir tourbillonné jusque tard dans la nuit, il n’y avait que l’énorme bâtisse grise, dans une cour de la rue Tverskaïa, où les rotatives des Izvestia grondaient de façon effrayante, faisant trembler tout la bâtiment. Dans le cabinet du rédacteur de service avait lieu un incroyable imbroglio. Les yeux rouges, le rédacteur se démenait comme un forcené, ne sachant que faire et envoyant tout le monde au diable. Exhalant une odeur de vin, le metteur en pages marchait à sa suite en disant :

     — Allons, Ivan Vonifatiévitch, ce n’est pas grave, il n’y aura qu’à sortir demain matin un supplément spécial. On ne peut tout de même pas arracher le numéro de la machine.

     Les compositeurs ne rentrèrent pas chez eux de toute la nuit, ils allaient en escouades, se mettaient en petits tas et lisaient les télégrammes qui arrivaient à présent tous les quarts d’heure, de plus en plus étranges, de plus en plus monstrueux. Le chapeau pointu d’Alfred Bronski6 faisait des apparitions dans l’aveuglante lumière rose inondant l’imprimerie, et le gros homme mécanique clopinait en grinçant à droite et à gauche. Les portes claquaient à l’entrée de l’immeuble et, toute la nuit, des reporters firent leur apparition. Les douze téléphones de l’imprimerie sonnaient sans arrêt, le central répondait presque mécaniquement « occupé », « occupé » et les signaux bourdonnaient leur chanson au-dessus des demoiselles qui ne dormaient pas…

     Les compositeurs avaient entouré le gros homme mécanique, et le capitaine au long cours leur disait :

     — Il faudra envoyer des aéroplanes avec des gaz.

     — Pas d’autre moyen, répondaient-ils, vous parlez d’une histoire.

     Là-dessus, un juron affreusement obscène roula dans la salle, et une voix glapissante s’écria :

     — Ce Persikov, il faut le fusiller !

     — Qu’est-ce que Persikov vient faire ici, lui répondait-on dans la foule, celui qu’il faut fusiller, c’est le fils de pute du sovkhoze.

     — Il fallait poster des gardes ! s’exclamait quelqu’un.

     — Les œufs n’y sont pour rien, si ça se trouve.

     Les roues des rotatives faisaient vibrer et bourdonner le bâtiment tout entier, on avait l’impression que la bâtisse grise et moche flambait, incendiée d’électricité.

     Le jour qui se levait n’éteignit pas l’incendie. Il ne fit au contraire que le renforcer, bien que l’électricité fût éteinte. Des files de motocyclettes et d’automobiles se succédaient dans la cour asphaltée. Toute la ville de Moscou était levée, et les feuilles blanches des journaux la recouvrirent comme des oiseaux. Les feuilles pleuvaient, bruissaient dans toutes les mains, et les vendeurs de journaux n’eurent plus rien à vendre vers onze heures du matin, quoique le tirage des Izvestia se fût élevé ce mois-ci à un million et demi d’exemplaires. Le professeur Persikov prit l’autobus pour se rendre de la rue Pretchistenka à l’Institut. Du nouveau l’y attendait. Dans le vestibule des caisses de bois au nombre de trois montaient la garde, constellées d’étiquettes étrangères en allemand, avec, trônant au-dessus d’elles, une inscription en russe, à la craie : « Attention — œufs ».

     Une joie impétueuse s’empara du professeur.

     — Tout de même ! s’écria-t-il. Pancrace, ouvre les caisses tout de suite, en faisant attention à ne rien casser. Amène-les dans mon cabinet.

     Pancrace s’exécuta aussitôt, et un quart d’heure après, dans le cabinet jonché  de sciure et de bouts de papier, on entendit le professeur tempêter :

     — Mais ils se fichent de moi, ou quoi ? hurlait-il en levant les poings et en faisant tourner les œufs dans ses mains. Ce Ptakha est une vraie bourrique. Je ne permettrai pas qu’on se moque de moi. Pancrace, c’est quoi, ça ?

     — Des œufs, monsieur, fit tristement Pancrace.

     — De poule, figure-toi, de poule, que les diable les engloutisse ! Qu’ai-je à fiche de ces œufs ? Qu’ils les envoient donc à ce bon à rien dans son sovkhoze !

     Persikov se rua vers le coin du téléphone, mais il n’eut pas le temps d’appeler;

     — Vladimir Ipatitch ! Vladimir Ipatitch ! tonna dans le couloir la voix d’Ivanov.

     Persikov lâcha le téléphone et Pancrace s’écarta vivement pour laisser passer le maître de conférences. Lequel fit irruption dans le cabinet, son chapeau gris sur la nuque en dépit de ses habitudes de gentleman, et un journal dans les mains.

     — Vous savez ce qui est arrivé, Vladimir Ipatitch, cria-t-il en brandissant devant Persikov une feuille portant la mention « Édition spéciale » au milieu de laquelle s’étalait un dessin de couleur vive.

     — Non, vous, écoutez ce qu’ils ont fait, lui cria Persikov sans l’écouter ; ils ont eu la bonne idée de m’épater en m’envoyant des œufs de poule. Ce Ptakha est un imbécile achevé, regardez ça !

     Ivanov en fut complètement abasourdi; Il fixa des yeux épouvantés sur les caisses ouvertes, puis sur le journal, et ses yeux faillirent lui jaillir de la tête.

     — C’est donc ça, bredouilla-t-il, respirant avec difficulté. Je comprends tout à présent… Non, Vladimir Ipatitch, jetez donc un coup d’œil là-dessus…

     Il déplia d’un coup le journal et montra de ses doigts qui tremblaient le dessin en couleur à Persikov. Comme une effrayante lance à incendie, un serpent olive taché de jaune se tordait au sein d’une verdure étrange et grasse. la photographie avait été prise d’en haut, depuis un léger aéroplane qui s’était glissé prudemment au-dessus du serpent.

     — Qu’est-ce donc, selon vous, Vladimir Ipatitch ?

     Persikov remonta ses lunettes sur son front, puis les remit devant ses teux, regarda le dessin et dit, extrêmement étonné :

     — Sapristi. C’est… mais oui, un anaconda,  un boa aquatique…

     Ivanov jeta son chapeau et, se laissant tomber sur une chaise, dit en martelant la table de son poing pour accompagner chaque mot :

     — Vladimir Ilitch, cet anaconda vient de la province de Smolensk. C’est monstrueux. Voyez-vous, ce bon à rien a fait éclore des serpents à la place de poules, et vous pouvez deviner que les œufs ont produit une couvée aussi phénoménale que celle des grenouilles !

     — Comment ? répondit Persikov, dont le visage vira au brun… Vous plaisantez, Piotr Stepanovitch… D’où cela pourrait-il…

     Ivanov resta muet un instant, puis reçut le don de la parole et, enfonçant le doigt dans une caisse ouverte où de petites têtes blanches se voyaient dans la sciure jaune, dit :

     — Voilà d’où ça vient.

     — Qu-quoi ?! hurla Persikov qui commençait à comprendre.

     Ivanov brandit avec certitude ses deux poings serrés et cria :

     — Vous pouvez en être sûr. Votre commande d’œufs de serpents et d’autruches, ils l’ont envoyée par erreur au sovkhoze, en vous expédiant à vous les œufs de poule.

     — Mon Dieu… mon Dieu… répéta Persikov qui, devenu vert, s’assit lourdement sur son tabouret tournant.

     Près de la porte, complètement hébété, Pancrace devint livide et muet. Ivanov se leva d’un bond, s’empara du journal et, soulignant une ligne de son ongle pointu, cria aux oreilles du professeur :

     — Eh bien, maintenant, ils vont avoir de quoi s’amuser !… Ce qui va se passer, je n’en sais absolument rien. Regardez un peu, Vladimir Ipatitch…

     Et il se mit à hurler en lisant la première chose qui lui tomba sous les yeux, sur la feuille froissée : « Les serpents vont en troupes dans la direction de Mojaïsk… en déposant des quantités incroyables d’œufs. Des œufs ont été repérés dans le district de Doukhovskoïé… Des crocodiles et des autruches ont fait leur apparition.  Des unités spéciales… et des détachements de la Guépéou ont mis fin à la panique déclenchée à Viazma, en incendiant les bois proches de la ville pour stopper la progression des reptiles.

     Persikov, polychrome, blanc-bleuâtre, les yeux fous, se leva de son tabouret et, respirant avec difficulté, se mit à crier :

     — Un anaconda… un anaconda… un boa aquatique ! Mon Dieu !

     Ni Ivanov ni Pancrace ne l’avaient jamais vu dans un tel état.

     Le professeur arracha sa cravate d’un seul coup, fit sauter les boutons de sa chemise, son teint devint pourpre, l’effrayante couleur de la paralysie apoplectique, et, titubant, les yeux complètement vitreux, se rua dehors au hasard. Son hurlement résonna sous les voûtes de pierre de l’Institut.

     « Un anaconda… un anaconda… » tonna l’écho.

     — Attrape le professeur ! cria d’une voix perçante Ivanov à l’adresse de Pancrace qui s’était mis, d’épouvante, à danser sur place. Donne-lui de l’eau… il a une attaque. 

Notes

  1. Ce titre signifie : Les Nouvelles.
  2. Ivan Sytine (1851-1934), magnat de la presse. Il ne resta que trois ans à l’école. Tchékhov disait de lui que c’était un homme intéressant, un éditeur illettré, sorti du peuple. La dot de sa femme lui permit d’acheter des machines et de se lancer, avec un grand flair commercial, dans l ‘édition. Il lança une édition de Pouchkine en dix tomes très bon marché. En 1897, il fit l’acquisition du journal La Parole russe, quotidien moscovite  bon marché à fort tirage. Il accepta en 1905 de ramener à neuf heures la journée de travail, mais resta ladre, refusant de payer, dans la composition, les signes de ponctuation, ce qui lui valut l’incendie de son imprimerie en décembre 1905. Entre 1904 et 1917, il édita huit journaux et quatorze revues. Le pouvoir soviétique nationalisa ses entreprises. Il se relança pendant la NEP, fut emprisonné deux fois – la deuxième fois, durant l’hiver 1924, il lança une imprimerie en prison… Il reperdit son entreprise, recevant à partir de 1928 une pension de 250 roubles…
    (pioché dans le Wikipedia en russe)
  3. Fils de Vonifati, l’équivalent russe de notre Boniface.
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_d%27art_de_Moscou
  5. Drame historique d’Alexeï Konstantinovitch Tolstoï (1817-1875) :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Konstantinovitch_Tolsto%C3%AF
  6. Revoyez le chapitre IV, si vous avez oublié le reporter et l’homme mécanique…

À suivre...

————————————————————

Répertoire général des traductions de ce blog :

https://blogs.mediapart.fr/m-tessier/blog/280418/deuxieme-repertoire

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