Sommet Afrique-France : 8 membres de la Marche des Solidarités arrêtés

Tout un symbole. A la gare de Montpellier, gros déploiement de la police qui a arrêté un groupe de 8 membres de la Marche des Solidarités et de trois collectifs de Sans-Papiers qui venaient pour le contre-sommet.

On est bien loin des proclamations de promotion de la démocratie et de la société civile mises en avant par Emmanuel Macron dans l’organisation de ce sommet.

Le train qui arrivait de Paris en début d’après-midi transportait 24 membres de la Marche des Solidarités et de trois collectifs de sans-papiers (coordination 75, CSP Paris 20 et CSP Montreuil) pour participer aux premières initiatives du contre-sommet. (lire aussi : https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/061021/france-afrique-montpellier-contre-la-france-raciste-et-coloniale)

Les 8 arrêtés étaient sortis en groupe de leur wagon. Les autres, voyant cela, sont sortiEs individuellement et n’ont pas été inquiétéEs. Le facteur discriminant et visé par les forces de police est donc le fait d’être organisé collectivement.

Par ailleurs, considérant sans doute que l’expression de la démocratie se limite à celles et ceux qui sont d’accord avec les positions du pouvoir, le préfet de l’Hérault a publié un arrêté interdisant – ces jeudi et vendredi - dans le centre de Montpellier toute initiative autre que celles organisées dans le cadre du sommet « officiel ».

Nous rappelons que :

- les initiatives du contre-sommet, déclarées et annoncées, ne sont pas visées par l’arrêté préfectoral, notamment la manifestation du samedi 9 octobre.

- l’arrivée de délégations des collectifs de Sans-Papiers avait été communiquée, par mesure de « sécurité » aux autorités : Ministère de l’intérieur, Préfecture de Paris et Préfecture de l’Hérault sans qu’aucun avertissement ou interdiction n’y soit opposés

- d’autres délégations de la Marche et des collectifs de Sans-Papiers doivent arriver par divers moyens de transport pour le contre-sommet

Sur les 8 arrêtés, 6 sont sortis du commissariat dont 5 avec des OQTF. 2 vont être envoyés en centre de rétention.

Nous exigeons :

- la libération de nos 2 camarades

- la levée immédiate des OQTF

- la garantie que tous ceux et celles qui se rendent à Montpellier pour les initiatives du contre-sommet et pour la manifestation de samedi (15H00 – départ Plan Cabanes) pourront circuler et exercer leurs droits sans entraves.

Ci-dessous le communiqué à faire circuler du Collectif du contre-sommet.

communique-collectif-contre-sommet

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