Marcuss
Abonné·e de Mediapart

65 Billets

2 Éditions

Billet de blog 30 déc. 2021

Les Pick-Up Artist (8/12)

Cet article présente un courant du masculinisme : la communauté de la séduction. Ces hommes se considèrent comme des experts de la séduction et revendiquent la maîtrise de l’art d’amener une femme à coucher. Cet article présente la misogynie de leurs programmes de séduction ainsi que leurs "techniques", qui reposent sur des procédés de manipulation psychologique, voire d’agressions sexuelles.

Marcuss
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Introduction

Cet article présente un courant particulier du masculinisme : la communauté de la séduction. Dans un premier temps, je présente une introduction générale sur ce mouvement. Puis, j’expose la misogynie de leurs programmes de séduction. La dernière partie est consacrée à leurs techniques de séduction qui reposent sur des procédés de manipulation psychologique, et parfois d’agressions sexuelles.

.

1. Les Pick-Up Artist

Les origines de la Communauté de la Séduction

Les membres de la communauté se nomment les « Pick-Up Artist » (PUA) pour le monde anglo-saxon, ou les « Artistes de la séduction » (AS) pour le monde francophone. Ils se considèrent comme des « experts » de la drague et revendiquent « la maîtrise de l’art d’amener une femme à coucher. » L’anthropologue Mélanie Gourarier a travaillé pendant 3 années sur cette communauté. En 2017, elle publie ses analyses dans son ouvrage « Alpha mâle : séduire les femmes pour s'apprécier entre hommes ». Elle explique que l’origine de la Communauté de la Séduction provient d’un groupe de parole d’hommes autogérés à la fin des années 90 dans l’Etat de Californie (USA), dans un contexte où se développe également le développement personnel. 

Néanmoins, les premières théories de la séduction se développent dès les années 80 avec Ross Jeffries, “coach en séduction”. Considéré comme l’avant-garde de la Communauté de la Séduction anglo-saxonne, il a formé d’autres “coach en séduction” connus comme David de Angelo. En France, c’est Alain Soral qui apporte le thème de la drague avec son livre « Sociologie du dragueur » (voir mon article ici sur Soral).

 .

Le profil des Pick-Up Artist

Principalement, les PUA sont des hommes blancs, très majoritairement de la classe moyenne et de la petite-bourgeoisie. Pour eux, la société serait plongée dans une « crise de la masculinité » grandissante. Ils se sentent dominés par les femmes et la pratique de la drague leur permettrait de retrouver une hégémonie masculine. En effet, comme tous les courants masculinistes, les PUA estiment que la masculinité est en crise – un sentiment qui émerge à chaque fois que les rapports de pouvoir entre les genres sont contestés. Selon les PUA, la cause de cette prétendue “crise” se trouve dans une modification des rapports de séduction qui aurait fait perdre le pouvoir les hommes dans ce registre. 

Ainsi, l’objectif des PUA est de permettre aux hommes de retrouver leur autorité en matière de séduction grâce à des techniques spécifiques, à grands coups de développement personnel et de pseudo-psychologie. En réalité, comme je l'exposerai dans cet article, l’ensemble de ces procédés repose sur des stéréotypes de genre, sur des méthodes de manipulation psychologique, la pratique du harcèlement sexuel, et sur le prétendu contresens de la notion de consentement.

 .

Quelques Pick-Up Artist connus

Si la communauté de la séduction émerge à la fin des années 90, les premiers « coach en séduction » émergent à partir des années 80. On considère que le premier « coach en séduction » est Ross Jeffries avec sa méthode nommée « Speed Seduction ». Officiellement, ce sont des techniques basées sur le développement personnel, principalement sur la programmation neuro-linguistique, une discipline très critiquée par la communauté scientifique. En réalité, les techniques de Jeffries reposent plutôt sur des techniques de manipulation psychologique.

Progressivement, les méthodes se diversifient. David DeAngelo, ancien élève de Ross Jeffries, se fait rapidement connaître dans la Communauté de la Séduction. Pour lui, les hommes ne doivent en aucun cas reposer leur séduction sur le romantisme et le donjuanisme « à la française ». Ils doivent être fermes, provocateurs, déterminés, et toujours garder la maîtrise de l'interaction. Le PUA Mystery est sans nul doute le plus populaire. Considéré comme le « roi » de la séduction, il a conçu une théorie, la « Mystery Method », qui utilise de nombreux biais sexistes. Il a également conçu un lexique pour la Communauté de la Séduction, dont certains “concepts” (le neg, la résistance de la dernière minute etc.) seront présentés au fil de ce billet.

Ces 10 dernières années, le Pick-Up Artist Roosh V se fait connaître par de multiples polémiques. En 2007, il écrit un livre essentialisant et ethnicisant, la « Bang », qui décrit les processus de séduction à réaliser selon les pays. En d’autres termes, c’est un « guide touristique » qui montrerait aux hommes quelles techniques de drague mettre en place pour chaque culture spécifique. Roosh V commet régulièrement des relativisations et des apologies du viol. Dans son livre « Bang Iceland : How To Sleep With Icelandic Women In Iceland » (Comment dormir avec des femmes islandaises en Islande), il raconte comment il a eu des relations sexuelles avec une femme tellement ivre qu’elle ne pouvait être consentante. Il avoue qu’aux USA il aurait été condamné : « avoir des rapports avec elle aurait été un viol, étant donné qu’elle ne pouvait légalement pas donner son accord ». Pour finir, en février 2014, Roosh V propose une solution pour éradiquer le viol : l'autoriser dans la sphère privée : « Si le viol devient légal, une fille n’entrera plus jamais dans une chambre avec un homme qu’elle ne connaît pas à moins d’être absolument sûre qu’elle est prête à coucher avec lui ». 

Le PUA Julien Blanc est le dernier exemple de ce billet. Dans ses vidéos et ses conférences, il valorise le harcèlement sexuel ainsi que l’utilisation de techniques violentes. Selon lui, la caractéristique essentielle de la drague est de rabaisser les femmes pendant le processus de séduction et maintenir son emprise sur elles. Il mobilise également des stéréotypes racistes. Lors de son passage au Japon, il affirme qu’il suffit de crier aux japonaises “Pikachu, Pokemon ou Tamagotchi” pour les amadouer. Ensuite, l’apologie des agressions sexuelles et physiques est récurrente. Ainsi, il conseille « de ne pas hésiter à “attraper les filles par les bras” et même à “mettre leur tête entre les jambes” ».Toujours pendant son passage au Japon, il applique ses méthodes dans ses vidéos en plaquant « la tête de jeunes Japonaises contre son entrejambe et de les attraper par le cou. »

 .

2. Les programmes de Pick-Up Artist

Sur le male gaze

Tout d'abord, il est essentiel de noter que les femmes sont chosifiées sur tous les sites internet des Pick-Up Artist à travers le male gaze. Le male gaze est un concept féministe forgé en 1975 par la critique cinématographique Laura Mulvey. On peut le traduire par « regard masculin ». Ce qu’il décrit est une forme de domination masculine insidieuse qui sexualise le corps féminin. Le cinéma, la télévision, la publicité, la photographie, le champ artistique, les jeux vidéo, tous œuvrent à cette chosification de la femme, qui, réduite à ses critères corporels, perd toute humanité. Elle devient un objet érotique pour le seul regard masculin hétérosexuel: gros plan sur la poitrine, les hanches et les fesses, caméra remontant les chevilles jusqu’au visage, regard alléchant qui fixe la caméra, corps dénudés dans les publicités etc. Tous les sites de Pick-Up Artist usent du Male Gaze. Sur chaque page, chaque article, on constate une multitude de femmes dénudées et réduites à des positions érotiques. Le corps de la femme est instrumentalisé, essentialisé, au profit de la seule jouissance de ces hommes hétérosexuels prétendument en crise.

 .

Pick-Up Artist, honnêteté ou business ?

Si certains Pick-Up Artist – les plus populaires - vendent leurs livres et/ou font des conférences, ils vendent également des programmes payants qui sont constitués de « techniques de séduction », de développement personnel (vaincre sa timidité ou augmenter son estime de soi), et proposent parfois des « accompagnements » à distance ou en présentiel, en individuel ou en groupe. Les prix peuvent varient de plusieurs centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros. Si certains PUA croient réellement à leurs programmes de séduction, certains sont parfaitement conscients de leur arnaque. Pour ces derniers, leur programme est avant tout un business pour gagner de l’argent facile en arnaquant leurs clients : ceux qu’ils prétendent former à la séduction, qu’ils accompagnent pour vaincre leur timidité ou augmenter leur estime de soi, à grand coup de développement personnel et de pseudo-psychologie.

 .

Présentation d’un programme de séduction

Les Pick-Up Artist considèrent qu’avec des techniques de séduction appropriées, un homme peut obtenir des relations sexuelles avec n’importe quelle femme. Il suffit de trouver les outils adéquats pour briser leur résistance. Par exemple, un site français d’Artiste de la Séduction propose « La méthode de l’homme paresseux pour facilement réussir à coucher avec plus de 20 femmes par mois », rien que cela ! Selon le site, cette méthode « attirera vers vous les femmes de façon hypnotique et transformera vos relations avec elles en relations sexuelles… de manière automatique (…) Il s'agit d'un guide sans risque et sans échec qui décrit comment attirer magnétiquement vers vous un flot continu de femmes excitées sexuellement ». Pour acquérir cette méthode, il faut acheter un programme de 12 séances de 40 €, soit 480 euros !

Pour convaincre ses potentiels futurs clients, des témoignages prétendument « véridiques » - sans aucune possibilité de les vérifier - sont exposés sur le site : « Sexe avec une prof de fac... Ça faisait deux semestres que je fantasmais sur ma prof de fac d’une vingtaine d’années, mais elle ne se rappelait même pas mon nom. 8 jours après avoir reçu votre matériel, elle m’a donné un mot pour me demander de rester après la classe. Quand je suis arrivé dans son bureau, elle a verrouillé la porte et m’a pratiquement violé ! » ; « J’ai essayé tes techniques ce soir et deux nanas m’ont approché tout de suite. La soirée s’est terminée avec une d’entre elles qui m’a fait une pipe et l’autre qui a pris rendez-vous avec moi pour la semaine prochaine ! »

Dans la présentation de son programme, le site présente quelques exemples - tous aussi absurdes - qui permettront aux "élèves" d’attiser le désir des femmes : « 3 « trucs magiques » (…) qui vont faire que les femmes vont vous supplier de coucher avec elles à n’importe quel prix (même si elles sont mariées ou ont un petit ami) » ; « L’incroyable technique psychologique... scientifiquement prouvée...qui vous montre comment exciter une femme...en utilisant seulement votre esprit ! » ; « Le bouton caché qui transformera une connasse en salope assoiffée de sexe » ; « 5 mots super puissants à dire à une femme dans cette situation et qui vont faire qu’elle va être obsédée par son envie de coucher avec vous. » Dans les programmes, toutes les femmes sont réduites à un comportement uniforme et mécanique, qui, réagissant aux stimulus masculins, perdent toute humanité et autonomie.

 .

3. Les techniques des PUA

Les PUA conseillent diverses techniques pour améliorer son « game », c’est-à-dire son jeu de séduction pour devenir un Alpha Male qui représente chez les masculinistes « Le premier de la classe, le mec préféré des filles, celui qui attire l’attention, le leader. Souvent plein d’expérience. » En d ‘autres termes, le mâle Alpha est dominant, masculin, hétérosexuel et viril, la figure espérée de chaque homme et dont rêveraient toutes les femmes. Les Pick-Up Artist « prônent l’idée que le niveau de compétence dans le jeu de séduction dépend de la régularité de leur pratique. » Le harcèlement sexuel se constitue donc comme une norme. Pour montrer le "bon" exemple, certains Pick-Up Artist abordent des femmes dans la rue en les filmant sans leur consentement (ici, ici, ici, ici, ici), afin de montrer concrètement aux hommes comment mettre en place les procédés de séduction.

Le compliment négatif

Pour les PUA, le recours aux compliments positifs est improductif car l’homme dévoilerait son jeu en montrant son intérêt pour une femme, et perdrait donc la maîtrise de la situation. C’est pourquoi, ils conseillent d’inverser le processus avec le « neg hit ». L’idée est de faire un « compliment négatif » sur sa « cible ». C’est « une sorte de vanne destructrice qui doit vous permettre de prendre l’ascendant psychologique sur la fille en face de vous. ». Le principe du « neg hit » est de disqualifier les femmes et de masquer l’intérêt pour elles : « Au lieu de vous disqualifier (« je ne suis pas intéressant pour toi »), le neg va exprimer l’inverse : « tu n’es pas intéressante pour moi. ». Néanmoins, afin de maintenir l’interaction, les PUA conseillent d’alterner les « neg hit » avec des véritables compliments pour lui redonner confiance en elle. En d’autres termes, cette technique repose sur un procédé de manipulation.

 .

La programmation « neuro-biologique » des femmes

Une autre technique repose sur une mécanique comportementale qui serait propre aux femmes. En effet, malgré la diversité des femmes, elles seraient toutes « programmées » de la même manière pour répondre à des stimulus sexuels. Le travail du PUA est donc de trouver le « bouton » qui permet « d’exciter profondément une femme ». Ainsi, le site « Artdeséduire » affirme que lorsqu’une femme ressent une attirance sexuelle, ses émotions court-circuitent son cerveau et « toutes les raisons qu’elle aurait de ne PAS sortir avec vous… Vont littéralement être éjectées de son cerveau. » Son cerveau primitif et animal prend le dessus et « la seule pensée qui occupe son esprit est de « conclure » ». Les femmes sont déshumanisées et dépersonnalisées par ces théories qui leur enlèvent toute autonomie et liberté. Elles sont également transformées en objets automatisés qui sont programmés à réagir mécaniquement au stimulus envoyés par les hommes, qui, par quelques procédés pourraient réussir à briser leur résistance pour arriver à l’acte sexuel.

 .

Techniques d’abus de faiblesse (agression sexuelle et viol)

Si certains PUA jouent avec la limite de la loi, certains la franchissent pleinement. L’une des techniques de séduction pour dépasser la résistance des femmes est d’utiliser un contexte qui procure un avantage. Par exemple, certains sites écrivent qu’il est plus facile de contrôler l’esprit d’une femme lorsqu’elle est fatiguée. Il faut donc profiter de la situation pour lui imposer son désir et sa domination. Ainsi, si celle-ci refuse une relation sexuelle, par fatigue et absence de désir, l’homme ne doit pas s’inhiber mais la stimuler. Il doit la réveiller pendant la nuit si elle s’endort, lui poser un ultimatum, jouer sur le chantage, lui caresser les parties érogènes pour l’exciter. Pour les PUA, le consentement n’est pas un mot qui fait sens, et la seule finalité est de fracturer la résistance des femmes pour leur imposer leur désir.

 .

Le Kino, une pédagogie de l’agression sexuelle

Je vais présenter une dernière technique : le Kino. C’est un procédé très apprécié dans la communauté de la séduction. Dans leurs formations, les PUA développent de véritables pédagogies pour mettre en place cette méthode. Elle consiste à caresser le corps des femmes sans leur consentement, en montant « en pression en touchant des parties du corps de plus en plus « intimes » ». En d’autres termes, le Kino doit se réaliser de manière graduée, c’est le « kino escalation ». Concrètement, on commence par effleurer la main et l’épaule juste « un bref instant au début pour ne pas trop éveiller les soupçons. » Puis on passe aux cheveux et au visage, considérés par les PUA comme les derniers obstacles avant le baiser.

Dans leur article, les « 26 Manières De Toucher Une Fille : l’Art d’Utiliser le Bon Kino Au Bon Moment », un site de PUA répertorie, comme le titre l’indique, pas moins de 26 techniques pour caresser une fille indépendamment de son consentement. Il propose de fractionner le Kino en 3 étapes :

L’étape 1 : « Touchez-la pour la mettre en confiance dès les premières minutes » pour « créer du confort », même « lors de la première rencontre » (toucher le bras ou l’épaule).

Étape 2: « touchez-la pour la séduire et être de plus en plus proche d’elle (prenez son pouls, faites semblant de vous battre, Complimentez-la sur son parfum et plongez votre nez dans son cou.) »

Étape 3: « touchez-la pour lui donner envie de coucher avec vous (Caressez-lui les seins à travers son pull ou son t-shirt, Prenez-lui la main et placez-la sur votre sexe, Plaquez-la contre le mur) ».

Au-delà des étapes du Kino, la règle essentielle est la suivante : « Commencez à la toucher le plus tôt possible. » Avec ces techniques – et d’autres -, les PUA réussissent à normaliser la violence sexuelle – le harcèlement et l’agression sexuelle -, jusqu’à la valoriser et la rendre essentielle. L’hypothèse de la diffusion de ces techniques, outre le maintien et le développement d’une grille de lecture sexiste qui chosifie et déshumanise les femmes, est la production potentielle de futurs agresseurs en puissance.

 .

Les techniques de résistance des femmes

Pour finir, les PUA affirment que la résistance des femmes à la séduction est normale. Or, pour trouver une explication rationnelle et non stigmatisante à leurs déboires sexuels, ils développent une interprétation sexiste. En effet, leurs échecs seraient le fruit de comportements féminins qui tendent à cacher leur "vraie" nature. Ainsi, les PUA nomment « Anti Slut Defense (ASD) » (défense anti-salope) et « Bitch Shield » (bouclier de chienne), l’ensemble des techniques féminines mise en place pour éviter de passer pour « une fille facile » : mettre de la distance, dire qu’on est en couple, refuser un premier rendez-vous ou de donner son numéro de téléphone etc. 

 .

Conclusion

La communauté de la séduction est un courant important du masculinisme. Ses théories reposent sur une conception misogyne et phallocrate des relations entre les sexes. Elle justifie l’utilisation de pratiques manipulatoires et parfois agressives pour dépasser la résistance des femmes, en d’autres termes leur capacité à dire « non », toujours considéré comme un « oui » possible. Ainsi, depuis plus de 30 ans, la communauté de la séduction enseigne à des milliers de personnes à travers le monde, y compris en France, une éducation sexuelle qui construit des milliers d’agresseurs potentiels en puissance, et ceci en toute impunité.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Élisabeth Borne à Matignon : Macron choisit la facilité
Trois semaines après sa réélection, Emmanuel Macron a décidé de nommer Élisabeth Borne comme première ministre. À défaut d’élan ou de signal politique, le chef de l’État a opté pour un profil loyal, technique et discret, dans la veine de son premier quinquennat.
par Dan Israel et Ilyes Ramdani
Journal — Terrorisme
Le manifeste du tueur de Buffalo précise la menace terroriste d’extrême droite
Payton Gendron, le terroriste d’extrême droite qui a tué dix personnes à Buffalo (États-Unis) le 14 mai, a publié un manifeste qui mérite d’être comparé avec celui de Brenton Tarrant, auteur néo-zélandais de l’attentat de Christchurch. En s’inscrivant dans une continuité historique du suprémacisme blanc meurtrier, il appelle aussi à le prolonger.
par Nicolas Lebourg
Journal
Ultradroite : nos enquêtes
En France, six projets d’attentats attribués à l’ultradroite ont été déjoués depuis 2017.  La professionnalisation de ces groupes, leur facilité à s’armer et les profils hétéroclites des activistes inquiètent les services de renseignements.
par La rédaction de Mediapart
Journal
Le « grand remplacement », idéologie meurtrière
Attribué au principal suspect de l’attentat de Christchurch (Nouvelle-Zélande), un manifeste intitulé « Le grand remplacement », en référence au fantasme d’extrême droite du même nom, dénonce les « invasions étrangères » en Europe, et cite tout particulièrement le cas de la France.
par La rédaction de Mediapart

La sélection du Club

Billet de blog
La condescendance
Je vais vous parler de la condescendance. De celle qui vous fait penser que vous ne savez pas ce que vous voulez. De celle qui vous fait penser que vous savez moins que les autres ce que vous ressentez. De celle qui veut nier votre volonté et qui vous dit de vous calmer et que « ça va bien s'passer » (comme le disait M. Darmanin à la journaliste Apolline de Malherbe le 8 février 2022).
par La Plume de Simone
Billet de blog
Procès Amber Heard - Johnny Depp : l'empire des hommes contre-attaque
Cette affaire délaissée par les médias généralistes en dit pourtant beaucoup sur la bataille culturelle qui se joue autour de #metoo.
par Préparez-vous pour la bagarre
Billet de blog
Pour Emily et toutes les femmes, mettre fin à la culture du viol qui entrave la justice
Dans l'affaire dite du « viol du 36 », les officiers de police accusés du viol d'Emily Spanton, alors en état d'ébriété, ont été innocentés. « Immense gifle » aux victimes de violences masculines sexistes et sexuelles, cette sentence « viciée par la culture du viol » déshumanise les femmes, pour un ensemble de collectifs et de personnalités féministes. Celles-ci demandent un pourvoi en cassation, « au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes, au nom de la protection des femmes et de leur dignité ».
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
Présenter le monde tel qu'il devrait être : contre la culture du viol
[Rediffusion] Dans les médias, au cinéma, sur les réseaux sociaux, dans les séries, de trop nombreuses voix continuent de romantiser et d'idéaliser les violences sexuelles. L'influence de ces contenus auprès des jeunes générations inquiète sur la meilleure
par daphne_rfd