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Billet de blog 1 nov. 2021

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Le documentaire « 1 sur 5 » contre la pédocriminalité

Le documentaire « 1 sur 5 » offre un constat glaçant sur les ravages de la pédocriminalité dans notre société, dans laquelle les dysfonctionnements institutionnels sont structurels et le manque de protection des enfants un phénomène régulier. Cet article ambitionne de valoriser ce film d'intérêt public, en l'absence de médiatisation et d'écho dans le monde politique.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

  • Introduction

1. Le documentaire « 1 sur 5 » est un outil d’intérêt public

  • Pourquoi la parole des enfants est délégitimée ?
  • Contester les théories pseudo-scientifiques
  • Mettre fin à l’omerta dans les institutions

2. Un documentaire conspirationniste ?

3. Omerta et amnésie sociétales sur les réseaux de pédocriminalité

  • La Grande-Bretagne
  • L'Allemagne
  • La Belgique
  • L’affaire Zandvoort
  • Et la France ?  

4. La pédocriminalité 2.0

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  • Introduction

En l’espace de 5 jours, le documentaire de Karl Zéro et de l’association Innocence en Danger cumule plus de 260 000 vues sur youtube. Un succès fulgurant qui témoigne de l’importance accordée par les citoyens à la lutte contre la pédocriminalité. Cependant, il est également vrai qu’il n’a eu que très peu d’écho dans le monde médiatique et politique. Depuis la signature de la loi Billon en avril 2021, la pression sur le gouvernement en matière de protection de l’enfance s’est affaiblie. C’est une raison importante pour continuer à militer pour les droits et la défense des enfants, dont le documentaire « 1 sur 5 » se révèle être un outil d’intérêt public.

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1. Le documentaire « 1 sur 5 » est un outil d’intérêt public

Que présente le documentaire réalisé par Karl Zéro ? Un constat implacable sur les ravages de la pédocriminalité dans notre société, mais surtout, il expose les défaillances majeures de nos institutions judiciaires, sociales, de soins, et politiques. Si ce film est si percutant, c'est parce qu'il donne la parole aux premiers concernés : les victimes de violences sexuelles, des responsables associatifs et des collectifs de protection de l’enfance, mais aussi des professionnels de soin et de justice, sur des sujets très divers : la contestation de la Loi Billon sur les crimes sexuels ; l’explication de l’amnésie traumatique ; les multiples défaillances de nos institutions ; des propositions d’amélioration concrètes pour l'accompagnement des victimes etc.

Pour le lecteur et la lectrice de ce présent article, je vais prendre quelques exemples de thématiques importantes du documentaire.

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  • Pourquoi la parole des enfants est délégitimée ?

Le documentaire revient sur l’affaire d’Outreau en montrant comment elle délégitime encore aujourd’hui la parole des enfants victimes, comme en témoigne dans le film Marie Grimaud, avocate pénaliste : « Le terme Outreau, moi, il n’y a pas une semaine sans que je ne l’entende dans nos juridictions, dans la bouche d'enquêteurs. Aujourd’hui, la valeur de la parole d’un enfant est totalement anéantie. La parole d’un enfant ne vaut rien. » Outreau fut un tel fiasco que plus personne ne sait que 12 enfants ont été reconnus victimes de viols. Et aujourd’hui, nombreux sont les magistrats et les avocats qui utilisent encore cette affaire pour discréditer la parole des enfants.

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  • Contester les théories pseudo-scientifiques

Le documentaire remet en cause des théories pseudo-scientifiques qui permettent aux agresseurs de passer entre les mailles du filet judiciaire. Par exemple, le syndrome d’aliénation parentale théorisé par le psychiatre pédocriminel Richard Gardner. Le parent protecteur (la mère) manipulerait l’enfant contre son père en lui demandant de colporter de fausses allégations, notamment sexuelles contre lui. On ne compte plus les mères, qui, après avoir dénoncé les violences pédocriminelles de leur conjoint ou ex-conjoint et père de l’enfant, se retrouvent sur le banc des accusés, et parfois perdent la garde de l’enfant. L’avocate Marie Grimaud affirme que « Ce sont des centaines de décisions de juges aux affaires familiales qui vont décider d’un transfert de garde au nom de ce syndrome, sans aucune assise scientifique, sans aucune assise médicale. »

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  • Mettre fin à l’omerta dans les institutions

Le documentaire dénonce également la défaillance des institutions, notamment l’application de la loi du silence pour se couvrir et éviter les scandales. C’est le cas pour l’Eglise qui a permis, par son déni et le choix de l’omerta pour préserver son image, que 216 000 mineurs soient victimes de violences sexuelles depuis 1950. Or, il en est de même pour l’éducation nationale et les défaillances de l’Aide Sociale à l’Enfance. Les institutions peuvent réellement empêcher la protection des enfants. C’est le cas de l’affaire Eugénie Izard, une médecin qui témoigne dans le documentaire. Après avoir fait un signalement de maltraitances au juge des enfants, l’ordre des médecins la suspend pour 3 mois en lui reprochant de s’être immiscée dans les affaires de famille. Autre exemple, avec l’affaire Joël Le Scouarnec. C'est un chirurgien qui a commis des violences sexuelles sur plus de 300 victimes lorsqu'elles étaient à l'hôpital. Malgré des signalements de la part de ses confrères, il a continué à exercer toute sa vie.

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2. Un documentaire conspirationniste ?

Alors que le thème de la pédocriminalité est entré dans l’agenda politique et médiatique, la sortie de ce documentaire n’a eu aucun impact dans les médias, un silence qui interpelle. Seul le journal Marianne a publié le 28 octobre un article : « On a regardé "1 sur 5", le docu de Karl Zéro qui agite la thèse des "élites pédocriminelles" ». Cet article est d’une faiblesse affolante puisqu’il est constitué de seulement 6000 caractères, pour rendre compte d’un documentaire d’une durée d’1 heure 30. Mais surtout, il est traversé de biais idéologique.

En effet, le titre de l’article de Marianne est fallacieux et malhonnête : « On a regardé "1 sur 5", le docu de Karl Zéro qui agite la thèse des "élites pédocriminelles" ». Par cette appellation, le journal Marianne trompe par deux fois ses lecteurs et lectrices. D’une part ce titre donne l’impression que le documentaire repose sur les réseaux de pédocriminalité, ce qui est faux ! Sur 1h30 de film, la partie concernant les réseaux ne dure qu’une quinzaine de minutes. D’autre part, ce titre donne l’impression qu’il repose sur un imaginaire conspirationniste lié à la thèse des "élites pédocriminelles". C‘est à se demander si le journal Marianne a réellement visionné le documentaire qu’il critique !

Dans leur article, le journal Marianne affirme que « le film manque d'éléments concrets pour étayer sa thèse des réseaux pédocriminels. (…) Les réseaux pédocriminels sont dénoncés tout au long du film… sans que jamais le documentaire n’apporte réellement les preuves de leur existence. » Outre le fait que cette deuxième phrase est un mensonge puisque le thème des réseaux ne constitue que 15 minutes du film, ces critiques de Marianne sont dures. Le film de Karl Zéro amène des éléments, même s’il est vrai qu’ils ne sont peut-être pas en nombre conséquent. Il prend pour exemple l’affaire Epstein, dont il est désormais prouvé par de nombreuses enquêtes que le milliardaire a mis en place un réseau international de pédocriminalité. Autre exemple avec la « Cassette, Madeira - Forbidden Paradise (1999) » qui regroupe des contenus pédopornographiques destinés à la commercialisation. Saisi par la justice, ce matériau contenait 2 millions de photos et 28 000 vidéos de viols d’enfants, et permettra aux forces de police d'interpeller 310 français dans 78 départements.

Par ailleurs, les affirmations de Karl Zéro sur l’existence de réseaux pédocriminels reposent sur des enquêtes journalistiques et de justice. Pour ne citer que quelques exemples, sur l’affaire Dutroux, on peut se référer aux enquêtes de Douglas de Coninck comme « 30 témoins morts » et les « Dossiers X ». Pour le réseau de Zandvoort « Le livre  de la honte : Les réseaux pédophiles » de Serge Garde et de Laurence Benneux, les articles d’investigation de journalistes 123456 et l’excellent documentaire de Karl Zéro « Le fichier de la honte ». Sur l’affaire Fourniret et Patrice Alègre, Karl Zéro a fourni de nouveaux éléments il y a peu, et même le Figaro en 2006 (pour l’affaire Alègre). Mais il est évident que Karl Zéro, dans un documentaire général sur la pédocriminalité, ne peut reprendre l’ensemble de ces éléments au risque de réaliser un film marathon de 4 heures.

Pour finir, certains passages de l’article de Marianne laissent planer sur le documentaire un imaginaire conspirationniste où tout serait lié à un complot des institutions : « Il dénonce [Karl Zéro] les « politiques, magistrats, policiers, journalistes, se côtoyant bien souvent dans des cercles fermés » qui, dans de nombreuses affaires, auraient déployé « des trésors de prudence pour minimiser une réalité que le peuple ne devait pas savoir : les réseaux pédocriminels existent ». » Or dans ce passage, Karl Zéro n’exprime pas une idée conspirationniste, mais il dénonce d’une part l’omerta qui règne dans les institutions, d’autre part une idéologie qui tend à refuser l’hypothèse des réseaux de pédocriminalité.

Contrairement au titre fallacieux du journal Marianne, pour Karl Zéro, il n’y a pas d’élites pédocriminelles qui tirent les ficelles d’un grand réseau mondial. Comme il l’exprime, il y a plutôt un déni généralisé de la société, des institutions, du monde politique et journalistique, un grand aveuglement qui protège nos sociétés de regarder la réalité douloureuse de ces enfants, conduisant à conforter leur silence et l'impunité des agresseurs.

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3. Omerta et amnésie sur les réseaux de pédocriminalité

Il est vrai que la thèse des réseaux de pédocriminalité est difficile à admettre pour deux raisons : l’inconcevable et l’extrême droite. D’une part, envisager que des gens exploitent sexuellement des enfants est une expérience de pensée violente et déstabilisante. D’autre part, on craint la collusion avec l’extrême droite. En effet, ce thème est repris par cette mouvance depuis le milieu des années 2000, avec pour la France les fascistes Alain Soral, Dieudonné et Stan Maillaud, plus récemment par la secte QAnon. Alors il faut le redire : non, il n'y a pas d'élites pédocriminelles sataniques qui dirigent le monde et qui organisent des cérémonies de sacrifices humains dans des instances de francs-maçons. Non, toute affaire de pédocriminalité n’est pas en lien avec un réseau. En revanche, il existe une criminalité pédocriminelle en réseau qui exploite sexuellement des enfants, dont Internet et le Darkweb sont devenus leur terrain de prédilection. Pour reprendre les propos de Karl Zéro, un réseau de pédocriminalité, « ce sont des pervers qui quelle que soit leur classe sociale s'associent, pour échanger des proies, ou des images des viols ou des meurtres de leurs proies. »  

Pour en convaincre le lecteur et la lectrice de ce présent article, je vais reprendre les principaux arguments de mon article sur les réseaux de pédocriminalité.

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  • La Grande-Bretagne

En 2014, la Grande-Bretagne lance l’opération « Hydrant » qui permet de mettre à jour des réseaux de prostitution infantile, et d’identifier 1433 suspects de pédocriminalité. Parmi eux, il y a 76 responsables politiques, 43 personnes de l’industrie musicale, 135 du milieu audiovisuel et 7 du sport. Aujourd’hui, au moins 82 % des suspects sont décédés. Selon Simon Bayley - le responsable qui a dirigé l’opération « Hydrant » - le nombre de victimes pourrait se chiffrer à plusieurs centaines de milliers d’enfants sur plusieurs décennies. Les violences sexuelles se sont produites dans les écoles, les foyers pour enfants, les prisons ou les établissements pour jeunes délinquants, les établissements médicaux, les centres sportifs et les milieux politiques.

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  • L'Allemagne

A la suite de l’arrestation en 2019 de Jorg L., la police allemande réussit à démanteler un réseau pédocriminel de grande envergure. Jorg est accusé de plusieurs dizaines d’agressions et de viols sur enfants, notamment sur sa fille âgée de quelques mois, et de diffusion de matériel pédopornographique. Pendant les perquisitions, l’énorme quantité de matériel pédopornographique permet à la police de remonter à plusieurs dizaines d'autres pédocriminels en lien avec Jorg. Le ministère public de Cologne recense au minimum 201 suspects rien que dans l’Etat fédéré de Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, situé à l’Ouest de l’Allemagne. On dénombre au moins 40 enfants âgés de 3 à 14 ans victimes de ce réseau criminel. Le cerveau du réseau, Jorg L., est condamné en 2019 à 12 ans de prison.

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  • La Belgique

C’est un réseau international de pédocriminalité qui est jugé en 2020 par la Belgique, et qui a nécessité l’intervention de l’Organisation Européenne de Police Criminelle (Europol). Situé sur le Darkweb, le réseau animait plus de 12 millions de fichiers pédopornographiques pour des milliers d’enfants victimes, dont seulement 38 ont été identifiés. Dans ce réseau, des prédateurs sexuels violaient des enfants – majoritairement prépubères - et parfois leurs propres enfants. D'autres voyageaient à l'étranger comme Lars De R qui se déplaçait en Inde pour faire subir des sévices sexuels à des enfants en échange d’argent ou de nourriture. Les scènes de violence étaient filmées pour ensuite être partagées sur un site du Darkweb. La base de données était organisée selon l’âge, le sexe, la couleur, les formes de violences et de supplices imposés aux enfants.

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  • L’affaire Zandvoort

L’affaire Zandvoort, c’est d’abord un CR-ROM de 8000 photos pédopornographiques. A partir de celui-ci, la police hollandaise va créer un fichier de portraits constitués de 472 photos de visage d’enfants et de 14 de pédocriminels. Pour ce réseau, des viols d’enfants étaient filmés, puis commercialisés à partir de cassettes-vidéos par la société informatique Cube Hardware située à Zandvoort. En France, l’affaire éclate grâce au journaliste Serge Garde. Dans l’Humanité, il publie le fichier de photos-portraits de la police Hollandaise nommé le « dossier de la honte », suivi quelques semaines plus tard par la pigiste Laurence Beneux dans Le Figaro. Ce sont  81 enfants qui sont reconnus par des familles et professionnels de santé, mais toutes les reconnaissances sont qualifiées d’erreur par la justice. En 2003, le juge d’instruction rend une ordonnance de non-lieu. Cette affaire serait donc une mascarade, une grande histoire de sosies. Toutes les familles se trompent, tout le monde est dans l’erreur, tout le monde sauf le juge d’instruction.

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  • Et la France ?

Les réseaux de pédocriminalité existeraient donc seulement dans les pays étrangers ? En réalité, la France, outre son aveuglement, est amnésique de sa propre histoire puisque des réseaux ont déjà été démantelés dans notre pays !

D’abord le réseau franco-colombien Toro Bravo en 1996. C’est une société de production française en Colombie qui produit des cassettes pédopornographiques en vue de leur commercialisation. Ce sont 72 personnes impliquées dont le pédocriminel connus Michel Caignet. Puis, il y a l'opération Achille en 1997 qui permet 50 interpellations, et Ado71 qui permet 209 mises en examen dont le principal suspect était déjà impliqué dans l’affaire Toro Bravo. En 2001, l'opération "Forum 51" donne lieu à 66 interpellations dans 27 départements pour diffusion et recel d’images pédopornographiques. En 2005, le démantèlement du réseau pédocriminel d’Angers permet la mise en examen de 70 personnes pour violences sexuelles sur 45 enfants âgés de 6 mois à 12 ans. La grande majorité des accusés sont des parents ou des grands-parents qui ont violenté sexuellement leurs enfants ou petits-enfants, et les prostituant avec ceux de "leurs voisins, amis, parrains et marraines" à des adultes contre des sommes d’argent ou des colis alimentaires.

Pour finir, l’un des derniers coups de filet anti-pédocriminalité s’est déroulé en 2019. Une coopération internationale des polices du Royaume-Uni, des États-Unis, de l’Allemagne et de la Corée du Sud a permis la fermeture du site pédocriminel « Welcome to video » sur le Darkweb, qui commercialisé 250 000 vidéos de viols de mineurs via la crypto-monnaie Bitcoin. Il y a eu 337 arrestations dans 38 pays dont la France[1]. Plusieurs français payaient 300 $ par an pour accéder aux contenus pédopornographiques. En tout, le site a récolté 730 000 $ en bitcoins. Pendant l’enquête, les forces de police ont réussi à sauver 23 enfants victimes de viols aux États-Unis, en Espagne et au Royaume-Uni.

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4. La pédocriminalité 2.0

Les réseaux de pédocriminalité se modifient avec les évolutions de la société. Ainsi, on observe une croissance toujours plus grande des données pédocriminelles sur internet et le Darkweb, orchestrée par des sites et réseaux pédocriminels. La création, la diffusion, la visualisation et la commercialisation de viols d’enfants sont désormais plus simples avec les nouvelles technologies de l’information, et qui permet de réaliser des profits énormes pour certaines personnes. La France continue pourtant son aveuglement des réseaux, et sa légèreté dans la lutte contre la pédocriminalité 2.0. En effet, alors qu’il y a au minimum 45 millions d’images et de vidéos pédopornographiques sur le Web, et que notre pays est le troisième qui héberge le plus de contenus pédopornographiques dans le monde, la France ne met en place qu’une vingtaine de policiers sur la plate-forme Pharos pour lutter contre ces contenus !

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Alors, merci à Karl Zéro, Homayra Sellier et Serge Garde pour leur manifeste « 1 sur 5 » contre la pédocriminalité, pour la réalisation de ce filmcomme d’autres - qui ne poursuit que deux objectifs : la défense des enfants victimes de violences sexuelles et la protection de tous les enfants contre le fléau pédocriminel.

[1] Homayra Sellier, Karl Zéro et Serge Garde, 1 sur 5 - Manifeste contre la pédocriminalité en France, Telemaque, 2020, p33

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