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Billet de blog 19 oct. 2020

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal

Macron, Hollande, Valls, Cazeneuve, etc… : ils tournent tous au-dessus de Conflans-Sainte-Honorine.

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Emmanuel Macron, le 16 octobre (voir ici) : « Il n’y a pas de hasard si, ce soir, c’est un enseignant que ce terroriste a abattu, parce qu’il a voulu abattre la République dans ses valeurs, les Lumières. (…) L’obscurantisme et la violence ne gagneront pas »

François Hollande, le 17 octobre (voir ici) : « Face au terrorisme islamiste, nous gagnons des batailles, mais nous n'avons pas terminé la guerre. »

Manuel Valls, le 18 octobre (voir ici) : « Jean-Luc Mélenchon a sa part de responsabilité dans cette lâcheté qu'il y a eu de la part de la gauche »

Bernard Cazeneuve, le 19 (voir ici) :  « Je parle bien entendu d’un certain nombre de députés insoumis qui ne se comportent pas de façon républicaine [et] sont grandement responsables de ce qui existe dans ce pays »

Le 4 mars 2015, le président de la République François Hollande recevait à l’Élysée dans la plus grande discrétion Mohammed ben Nayef, prince héritier d’Arabie Saoudite, pour le décorer de la Légion d’honneur. Il a ensuite été reçu par le Premier ministre Manuel Valls. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se sont rendus à la résidence du prince à Paris. Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, l’a raccompagné à l’aéroport. L’agenda de François Hollande ne faisait pas mention de la décoration et aucun des agendas des ministres ne mentionnait leur entretien avec le prince saoudien (voir ici).

Le 13 octobre 2015, le Premier ministre Manuel Valls, en visite officielle à Riyad, annonçait la signature de contrats d’une valeur de 10 milliards d’euros (les fameuses « valeurs de la République ») et adressait ses « très vifs remerciements à Son Altesse Royale le prince Mohamed ben Salmane » (voir ici).

Le 10 avril 2018, le président de la République Emmanuel Macron et le prince Mohamed ben Salmane signaient des protocoles d’accord représentant une valeur de plus de 18 milliards de dollars (voir ici).

Ceux qui font la courbette devant les dirigeants d’un État qui finance le terrorisme, décapite des dizaines de personnes chaque année et découpe les journalistes en morceaux sont évidemment bien placés pour donner des leçons dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Les choses sont simples, tout cela, c'est de la faute des islamo-gauchistes !

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