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Billet de blog 24 janv. 2023

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Moi, végane, écolo et fatiguée – 3. quelques définitions (suite)

La suite des définitions du billet précédent, consacrée cette fois-ci intégralement au véganisme.

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Ce billet fait suite à celui-là.


4. Véganisme.
Nous y voilà.
Repartons de la définition première : le véganisme refuse l’exploitation animale.

Première remarque : il manque, comme pour les autres définitions d’ailleurs, une précision importante : « dans la mesure du possible ». Eh oui, on sait tous qu’en boulottant des végétaux ou même en faisant du vélo il peut nous arriver d’avaler des insectes par exemple. Être strictement ne serait-ce que végétarien est à peu près impossible. Je ne parle même pas des « pièges » des produits industriels1 : je me suis déjà fait avoir par des conserves de flageolets qui contenaient de la graisse animale, des gâteaux d’une gamme « végétale » dont une déclinaison et une seule contenait du lait, et ne parlons même pas des additifs du type E124 (rouge cochenille) ou autres.
Alors on va évacuer tout de suite le mythe de la pureté : on s’en fout. L’idée est de faire de son mieux, aussi limité soit-on par nos connaissances ou simplement par la faisabilité de telle ou telle chose.
Pour le végétarisme et le végétalisme, l’idée est de ne pas consommer volontairement telle ou telle catégorie d’aliments.
Pour le véganisme, c’est un peu plus compliqué. Car s’il est relativement facile de ne plus acheter de vêtements en laine ou d’oreillers en plume, par exemple, un peu plus compliqué mais faisable de trouver une gamme de cosmétiques ou produits d’entretien correspondant à ses valeurs, un nombre incroyable de produits de la vie de tous les jours et/ou de procédés de fabrication contiennent ou utilisent des matières issues des animaux ou testées sur les animaux. Dans le domaine de l’alimentation on va retrouver beaucoup de vins, de bières, le sucre, même parfois les fruits (la cire sur les oranges par ex). Si on s’intéresse au reste, on en retrouvera souvent dans les assouplissants, les sacs en plastique, les pneus, les médicaments, les vaccins, les savons, les rasoirs avec bande lubrifiante… Liste ô combien non exhaustive. À moins de vivre en ermite dans une grotte, il est probable qu’on utilise au moins certains de ces produits.

Deuxième remarque, et c’est là que le bâts blesse assez souvent : de mon point de vue, la seule raison valable de devenir végane est l’éthique vis-à-vis des animaux. Point barre. Même si l’alimentation végétale peut parfois améliorer votre santé (ça a été mon cas), même si effectivement le consensus scientifique appelle à baisser drastiquement la consommation de viande, même si l’élevage intensif est une catastrophe écologique… que vous alliez au zoo ou que votre après-rasage ait été testé sur des animaux, la planète et votre santé s’en fichent pas mal, et que vous mangiez une de vos poules de temps en temps, probablement aussi. On y reviendra et sans doute plusieurs fois car c’est un des plus gros reproches que je fais actuellement à ma communauté : à en croire certains le véganisme serait quasiment la solution ultime à tous les maux de l’univers. Je ne le pense pas.


Passons maintenant à la relation véganisme-végétalisme. On l’a vu plus haut, la définition un peu plus étendue faisait du végétalisme une composante intégrale et obligatoire du véganisme. Alors dans 99 % des cas, oui, c’est vrai. Acheter de la viande, des œufs, du fromage ou du miel au supermarché, au marché, ou directement au petit producteur, c’est participer à l’exploitation animale.

Avant d’aborder le 1 % restant, j’ouvre une parenthèse sur le pourquoi de la non-consommation des œufs, des produits laitiers et du miel par les véganes ou végétaliens pour des raisons éthiques. C’est vrai qu’à première vue on peut se dire que, les œufs n’étant pas fécondés, on ne tue pas un futur poussin en en consommant. Et la poule pond de toute façon. La vache, il faut bien la traire sinon elle souffre. Quant aux abeilles, elles font du miel, qu’on soit là ou non. Peut-être que ces 3 arguments en feront sourire certains mais je les rencontre très souvent.
NB : les pratiques et les chiffres que je donne dans ce qui suit concernent ce qui se passe en France hors élevage intensif.

Les œufs


Effectivement les œufs qu’on achète ne sont pas fécondés. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils ne posent pas de problèmes lorsqu’on s’intéresse à la cause animale.

  • 1er problème : les poussins mâles. L’humain étant une espèce ingénieuse, il a créé des races de poules différentes pour la production d’œufs d’un côté et de viande de l’autre. Les unes sont très prolifiques en terme de ponte mais n’ont pas grand-chose à manger sur les os, les autres grossissent plus et plus vite mais ne pondent pas assez. Ça commence à être connu : dans la filière des poules pondeuses les poussins sont triés quelques heures après leur naissance. Les mâles sont éliminés de façon sympathique (ça va du broyage vivant à l’étouffement dans des grands sacs plastiques) et les femelles rejoignent le bâtiment d'élevage où elles passeront leurs 5 premiers mois, âge où elles commenceront à pondre. Une loi est passée récemment qui devait interdire ces pratiques à partir de cette année en les remplaçant par le sexage du poussin dans l’œuf mais des dérogations ont été accordées à la filière, ce qui fait qu’en pratique le broyage des poussins mâles va continuer encore un bon moment.
  • 2e problème : les poules, début de vie. Elles passent donc leurs 5 premiers mois dans des élevages spécialisés le plus souvent, dans des hangars, sans voir la lumière du jour ni le moindre brin d’herbe. Oui, même les poulettes destinées à l’élevage plein air / bio. Un récent changement de règlementation oblige depuis peu ces élevages à prévoir un parcours à l’extérieur pour les poulettes destinées au bio, mais jusqu’en 2029 ce parcours peut consister en une bande d’1m de large tout le long du bâtiment. Ensuite ça sera 1m²/poulette.
  • 3e problème : les poules, fin de vie. Même en bio, après 15 ou 18 mois grand maximum (c’est plutôt 12 mois en général) les poules sont  envoyées à l’abattoir. D’une part parce qu’elles sont un peu moins productives et qu'il est plus rentable de les remplacer, et d’autre part car ça permet de faire un vide sanitaire avant d’accueillir les nouvelles poulettes. Une poule pondeuse peut vivre largement + de 10 ans voire 15 (j’ai déjà vu des témoignages sur des poules rousses qui avaient dépassé les 20 ans mais c’est rare). Les éliminer à 1 an et demi ou 2 ans, c’est vraiment les amputer de la majeure partie de leur vie.
    De plus en plus d’éleveurs proposent à des particuliers de racheter leurs poules. C’est intéressant financièrement pour eux car ils les vendent en moyenne 2 à 3€ la poule, contre quelques centimes ou dizaines de centimes maxi à l’abattoir. Mais ce n’est pas forcément leur seule motivation : il existe quelques éleveurs qui les donnent, donc qui sont prêts à perdre de l'argent pour que leurs animaux puissent continuer à vivre.

Il y a encore d’autres problèmes éthiques à l’élevage de poules pondeuses mais j’en parlerai dans un autre billet car ce n’est pas spécifique à cette filière.

Le lait

Beaucoup de gens l’ignorent2 mais pour faire du lait, la vache/brebis/chèvre, comme tout mammifère qui se respecte, doit faire un petit3 auquel le lait est destiné. Dans le temps on laissait le veau avec la vache et on prenait le surplus de lait (l’offre s’adapte à la demande jusqu’à un certain point chez les mammifères, cf les nourrices chez les humains). De nos jours, dans 99 % des cas, que ce soit en intensif ou en extensif, les petits sont enlevés à leurs mères dans les heures qui suivent la naissance après avoir bu le colostrum et le lait est gardé pour les humains. La vache ou la chèvre n’ont « besoin » d’être traites que parce qu’on leur enlève leur(s) petits.
Dans l’industrie laitière les mâles sont essentiellement des déchets : les veaux et chevreaux mâles partent à l’engraissement (une vie de misère) et sont abattus en moyenne à 4 mois pour les premiers et 2 mois pour les seconds. C’est pour cette raison qu’on dit souvent que la viande de veau est un sous-produit de l’industrie laitière. Les femelles sont gardées comme laitières et serviront à renouveler le troupeau mais ne seront donc pas élevées par leur mère.
Quant aux vaches, dont l’espérance de vie est d’une quinzaine à une vingtaine d’années, elles sont réformées4 en moyenne vers 6 ou 7 ans selon les races, quand elles deviennent moins productives. Chez les chèvres qui peuvent vivre entre 12 et 20 ans, l'âge moyen de réforme est de 4 ans.

Le miel

À la base, les abeilles domestiques fabriquent le miel pour elles-mêmes. Normalement on rajoute des hausses à la ruche une fois qu’elle est pleine et ce sont ces hausses que l’on récolte.
Je ne vais pas aborder les pratiques telles que la mutilation des reines ou autres. Disons que dans le meilleur des cas il y a des manipulations moyennement appréciées par les abeilles (enfumage). La récolte du miel d’été est manifestement considérée par la ruche comme critique car elle se montre souvent bien plus agressive que pour le miel de printemps. Et même en procédant le plus délicatement possible, en n'ayant que quelques ruches et tout le temps du monde, en installant un chasse-abeilles la veille de la récolte, en époussetant soigneusement les rayons pour en enlever le maximum d'ouvrières, on tue forcément des abeilles qui vont se noyer dans le miel ou se retrouver écrasées lorsqu’on remet le couvercle de la ruche.
Souvent, et de plus en plus fréquemment avec le dérèglement climatique, la ruche n’a plus assez de miel pour passer l’hiver et il faut nourrir les abeilles. Dans le meilleur des cas on leur redonne un peu de leur miel, mais bien souvent les apiculteurs professionnels vont plutôt opter pour des produits plus économiques comme du sucre candi (on peut utiliser du sucre ou du sirop de sucre en agriculture biologique), ce qui pose un certain nombre de problèmes pour la santé de la colonie, perturbe son cycle, et met également en place une sorte de cercle vicieux où l'on nourrit les abeilles avec un produit d’une culture (la betterave sucrière) fortement impliquée dans la surmortalité actuelle de ces insectes de par les pesticides qu’elle emploie.

Voilà en trop long mais cependant très résumé pourquoi les véganes ne consomment généralement pas de miel, d’œufs ni de produits laitiers. Je ferme la parenthèse et je reviens au 1 % des cas où le véganisme n’impliquerait pas automatiquement le végétalisme.

Voici quelques exemples, théoriques ou non.
- Je percute involontairement un chevreuil (ou autre animal) avec ma voiture et je le tue. Ou je trouve un chevreuil mort percuté par une voiture sur la route. Rien dans la philosophie du véganisme ne m’interdit de le manger. C’est un accident, ça n’est pas une mort volontaire ou issue d’une exploitation. Pareil si un épisode de canicule tue plein de poissons qu’on retrouve flottant le ventre en l’air à la surface de la rivière à côté de chez soi. On peut donc dans certains cas très particuliers manger même de la chair animale en étant végane.
On pourrait aussi manger son vieux chien / chat qu’on a euthanasié pour abréger ses souffrances mais je ne connais pas grand-monde qui en aurait le cœur. Et de toute façon, avec les barbituriques utilisés pour les euthanasies, ça ne serait pas vraiment une bonne idée.

- Cas vécu : les chèvres que j’ai chez moi viennent d’un abandon en forêt (2 chèvres et 2 boucs). Ces animaux devant être abattus car occasionnant des dégâts, l’association dont je fais partie les a récupérés et j’ai offert de les garder temporairement (haha) le temps de leur trouver une famille. Les chèvres étaient pleines et ont eu des chevreaux, 2 chacune.
La seule petite chevrette est morte à la naissance, je n’ai pas pu la ranimer. La mère ayant énormément de lait, des pis monstrueux impossibles à attraper pour un tout petit chevreau carencé qui ne tenait pas debout, on a dû la traire quelques jours le temps que sa production s’adapte. Pour l’autre fratrie caprine, un des deux est mort à 4 mois alors que c’était le seul qui tétait encore. On a dû traire sa mère tous les 2-3 jours pour lui éviter les mammites. Ça a duré 3 mois, et puis l’autre chevreau s’est remis à téter (je raconterai les circonstances dans un autre billet) et on a pu prendre notre retraite de trayeurs de chèvre intermittents. Même si je n’en ai pas eu envie, pendant ces quelques mois j’aurais pu boire du lait de chèvre voire faire un peu de fromage pour notre consommation personnelle tout en restant végane car ce n’était pas de l’exploitation, c’était du soin. Et même ça nous faisait suer de les traire en fait.

- Vécu également : les œufs. Comme bien d’autres personnes je recueille chez moi des poules de réforme, sauvées de l’abattoir (cf le paragraphe sur les œufs un peu plus haut). Ces volatiles étant des machines à pondre, elles continuent, et même beaucoup. Ce n’est pas pour leurs œufs que je les récupère pour ma part, c’est parce que j’ai la place et la possibilité de sauver quelques poules, de même que j’ai sauvé d’autres animaux qui pourtant ne daignent pas me fournir la moindre denrée comestible en échange. Quand elles arrêtent de pondre j’en suis ravie pour elles et je chouchoute les vieilles autant que les autres.
Mais en attendant la retraite elles pondent et ne font rien de leurs œufs la plupart du temps. Comme elles sont en liberté totale, elles pondent n’importe où : dans les haies, dans les étables, sur ou sous les balles de foin, dans des buissons… Les animaux sauvages se servent, surtout à certaines périodes de l’année où c’est limite si les pies n’iraient pas leur piquer les œufs alors qu’elles sont encore dessus5. Et puis le reste du temps, les œufs s’entassent. Quand elles changent d’endroit, souvent je pense qu’elles ne pondent plus jusqu’à ce que je tombe sur un joli petit nid de 10, 15, 20 œufs sagement blottis les uns contre les autres.

Alors j’en donne, j’en redonne un peu aux poules aussi (mais pas trop, on conseille un œuf par semaine et par poule maxi), je leur redonne leurs coquilles, y compris crues ce qui est en général déconseillé de peur que les poules fassent le lien et se mettent à casser leurs œufs. Ça leur arrive de temps en temps, je m'en fiche. Mon mari en mange pas mal. Et quand il en reste, eh bien j’en consomme aussi et je me régale. Je sais faire sans vu que j’ai passé 8 ans en mode végétalienne stricte, mais je sais aussi faire avec.
De mon point de vue, mais certains ne seront pas d’accord, je n’exploite pas ces poules. Je leur sauve la vie et je les soigne le plus longtemps possible, qu’elles pondent ou non. Je ne fais pas de reproduction. Je n’essaye pas de les faire pondre le plus longtemps possible, bien au contraire. Le grain spécial poules pondeuses qui stimule la ponte ne nous sert qu’à les apprivoiser au départ et à leur apprendre le cri spécial « appel des poules », ensuite on leur en donne seulement une poignée matin et soir (une façon de leur dire « bonjour » et « bonne nuit » en quelque sorte) en tout et pour tout, pour 6 poules actuellement.
On me proposerait des poules qui partent à l’abattoir car elles ne pondent plus du tout, je dirais oui.

Voilà quelques exemples vécus ou non qui, je l’espère, vous auront convaincu du fait que le véganisme n'englobe pas obligatoirement le végétalisme.
Bien entendu il s’agit de cas particuliers, non généralisables à l’ensemble ou même la majorité des gens (encore que, beaucoup ont des chats et des chiens qu’ils pourraient fort bien manger après leur mort de vieillesse ou d’accident... et qui n'a jamais écrasé malencontreusement un oiseau au volant de sa voiture ?).
Ce n’est pas pour autant absurde de dire que les véganes sont végétaliens, c’est même vrai dans la plupart des cas. Mais ce n’est pas rigoureusement exact : peu importe que cela concerne 300 personnes ou 300 millions, que ce soit très ponctuel (les 2 premiers exemples) ou non (le 3e exemple), le fait qu’on puisse être végane sans être végétalien suffit à infirmer le lien logique « le véganisme implique obligatoirement le végétalisme ».

Ce premier tour d'horizon du véganisme est maintenant terminé. Je creuserai la question de l'éthique à proprement parler qu'il y a derrière cette idéologie une autre fois. Les prochains billets seront sans doute consacrés à décortiquer et démonter quelques clichés, aussi bien côté végane que côté omnivore.
Et, oui, je parlerai de la B12, et même probablement à plusieurs reprises.


1 À propos d'insectes, très prochainement nous pourrons trouver dans tout un tas de produits industriels tels que le pain, les pâtes, les biscuits, les barres de céréales, les pizzas, les sauces, les soupes, les boissons de type bière, etc. de la poudre de grillon domestique partiellement dégraissée. Miam. (source)

2 Même à la campagne. Combien de fois des gens du coin en passant devant notre ferme se sont arrêtés pour admirer nos vaches et nous ont demandé si on les gardait pour le lait. La réponse « non, car elles n’ont jamais eu de veaux » provoque souvent une incompréhension totale.

3 Pour être totalement honnête, je me dois de préciser qu’il existe des exceptions. Ainsi, quelques années avant d’arriver chez nous, l’une de nos vaches, très maternelle bien que n’ayant jamais eu de veau, avait fait une poussée de lait spontanée lorsqu’une petite génisse de 3 semaines l’avait rejointe. De quelle qualité aucune idée, mais toujours est-il qu’à chaque printemps, quand l’herbe est bien riche, ses mamelles se regonflent quelques jours. Je connais un cas similaire et même pire chez une chèvre que ses propriétaires doivent traire tous les jours quasiment toute l’année.

4 Réformé, dans l’élevage, ça veut dire abattu.

5 L’intelligence de ces oiseaux... Soit elles consomment les œufs sur place, soit elles les emmènent dans leur nid : pour ce faire, elles font un petit trou dedans, y enfilent la partie inférieure de leur bec et s’envolent lourdement en portant leur précieux trésor.

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