Abby: l'obéissance est le prix de ta liberté.

Lorsqu’ils en avaient assez de jouer avec les enfants des familles proches ils pouvaient partir à l’aventure dans les dunes, ce qu’ils faisaient le plus souvent. Lorsqu’ils disparaissaient de nos écrans trop longtemps je sifflais, d’un sifflet fort et caractéristique qu’ils reconnaissaient entre tous. En souriant je leur dis :«  L’obéissance était le prix de votre liberté ! »

ABBY, TON OBÉISSANCE EST LE PRIX DE TA LIBERTÉ !

 

Je promène régulièrement la chienne de mon fils aîné et pour la 2ème fois ces promenades m’inspirent. La 1ère fois l’inspiration m’avait conduit à penser un article sur notre président Macron, puis j’ai perdu le fil.

Il faudra que je le retrouve et ce d’autant que 2 événements récents me bousculent dans l’urgence d’écrire.

Le 1er est l’usage du franglais chiraquien de Macron auprès des services de sécurité israélien.

Le 2ème est la photo à Angoulême avec le Tshirt LBD.

Le 1er est « une information préoccupante » au sens ou l’entend l’Éducation Nationale dans l’utilisation des fiches de «  signalement » lorsqu’elle soupçonne un problème familial.

Le 2ème est « un événement indésirable » au sens où l’entend le secteur sanitaire et médico social quand une situation est très inappropriée.

Je pense que notre président est vraiment indésirable et préoccupant.

J’en avais esquissé quelques remarques dans un précédent blog.

https://blogs.mediapart.fr/michel-cazeneuve/blog/170119/macron-attention-cet-homme-ne-deconne-pas-il-est-dangereux

Revenons aux promenades avec Abby.

Ce jour elle s’égaye comme à l’accoutumée en galopant, bondissant comme un jeune chien fou qu’elle est.

Elle s’arrête soudain.

J’aperçois alors à environ 100 mètres une dame âgée, avec un petit chien en laisse, d’une marque de moi inconnue, probablement étrangère : une minuscule boule de poils roux avec 2 oreilles et un museau pointu, une queue en palmier.

Elle gesticule et je comprends alors qu’elle voudrait poursuivre sa promenade en étant assurée de préserver le délicat appât qu’elle promenait au bout de cette laisse, appât qui pouvait exciter l’appétit de bêtes sauvages. Je comprend son inquiétude d’autant que le comportement de jeune chien fou d’ Abby n’est pas rassurant et qu’elle a déjà bouffé un chat.

Abby est un grand chien croisé de chien loup et de fox terrier ou quelque chose comme ça.

Lorsque nous croisons des promeneurs ou des cyclistes j’appelle Abby et lui commande de s’asseoir à coté de moi, ce qu’elle fait systématiquement, jusqu’à ce que les personnes se soient éloignées.

Aujourd’hui c’est une maman en promenade avec un landau qui m’a remercié en nous croisant.

C’est certainement mon expérience de la pratique régulière du VTT, qui m’a valu 2 morsures de chien, qui m’incite à cette prudence, mais aussi et surtout le soucis de rassurer les personnes croisées.

Chaque fois que j’ai été mordu ou importuné par un chien, les propriétaires m’avaient assuré qu’ « ils n’étaient pas méchant » ce à quoi j’avais toujours répondu que moi non plus, sauf une fois ou je le suis devenu.

Lorsque nous croisons des personnes promenant leur chien c’est plus difficile : Abby peut bondir et ne rien entendre de mes ordres. Alors nous sommes dans une période d’apprentissage, d’éducation ou de dressage ?

La promenade précédente a été interrompre suite à un de ces galops sauvages vers un chien en promenade qui pourtant se trouvait à une cinquantaine de mètres. Abby n’a rien voulu entendre ! Elle est donc rentrée en laisse après avoir reçu quelques coups et elle a fini la soirée dans la cage que mon fils lui réserve pour ses «  gardes à vue ».

Ce jour était donc l’occasion de vérifier ou nous en étions.

Abby s’assit près de moi et se coucha à ma demande quand le couple se rapprocha.

La dame s’arrêta près de nous !

«  C’est une chienne ? »

C’en était trop pour Abby qui voyait se rapprocher d’elle la petite boule de poils dont la mamie avait laissé filé le mou de la laisse : elle bondit !

Tout est allé très vite : j’ai hurlé et bondit aussi ! Abby a pris une raclée avec la fine tige de noisetier qu’elle redoutait à l’instant même ou elle avait bondit.

La dame était offusquée et commençait à m’expliquer qu’il ne faut pas frapper les animaux , que...et que…si ...

« Les animaux, c’est comme les enfants, il ne faut pas les frapper ! »

C’en était trop pour moi aussi !

«  Je frappe aussi mes enfants ! »

Elle s’éloigna très rapidement sans insister ce qui m’évita de lui dire que je frappais aussi les vieux !

Cette expérience de la journée me renvoya à une récente discussion avec 2 de mes fils dont le propriétaire d’Abby.

Abby semble être dans une période particulière : elle a fugué par 2 fois !

Le portail était resté ouvert un soir ou nous rentrions de promenade et elle a disparu.

Je l’ai appelé et j’ai sifflé ( très fort) ...pas d’Abby, je l’ai cherché en refaisant le trajet de la promenade en imaginant déjà comment j’allais annoncé à mon fils que son chien qu’il m’avait confié avait disparu : défaut de surveillance !

Elle a réapparu soudain avec un comportement ne laissant aucun doute sur sa «  compréhension » de la situation !

Elle n’a pas été déçue !

Nous nous racontions tout cela avec mes enfants lorsqu’ils plaisantèrent en m’assurant qu’eux, enfants, lorsque je sifflais, toutes affaires cessantes ils accouraient !

Nous passions la plupart des congés d’été au Cap ferret et la plupart des journées à l’Océan pendant toute leur enfance, une dizaine d’année.

La consigne était simple et stricte : lorsqu’ils en avaient assez de jouer avec les enfants des familles proches ils pouvaient partir à l’aventure dans les dunes, ce qu’ils faisaient le plus souvent.

Les 3 petits garçons s’égayaient dans les dunes parfois plusieurs heures.

Lorsqu’ils disparaissaient de nos écrans trop longtemps je sifflais, d’un sifflet fort et caractéristique qu’ils reconnaissaient entre tous.

Il fallait alors rappliquer rapidement et il le savaient pertinemment, au point qu’ils avaient développé, me disent ils aujourd’hui, une sorte de réflexe ( conditionné). Ils accouraient toutes affaires cessantes quelle que fut l’urgence du jeu en cours.

En souriant je leur dis :

«  L’obéissance était le prix de votre liberté ! »

Voilà une question philosophique...pour le nouveau bac !

C’est pour eux un agréable souvenir, pour moi aussi.

Rares étaient les enfants qui pouvaient jouer et se balader seuls dans les dunes.

La plupart jouaient à porté de voix et de vue de leurs parents…et comme la mamie les parents pouvaient ajuster la distance d’éloignement.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=58908&motExact=0&motcle=&mode=AND

 

 

 

 

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