La crise virale s’est ajoutée aux crises climatique, sociales, aux génocides… générées par la course au profit débridée triomphante.
Et crise du rapport avec les anciennes colonies d'Afrique. Etat des lieux dressé par Issaga Traoré en janvier 2017 :
"A quelques heures de l’ouverture des travaux du 27ème sommet Afrique France, M. Issaga Traoré, président du CNID Association, ancien secrétaire général adjoint du Syndicat national de l’éducation et de la culture donne ses impressions sur le sommet Afrique–France. répondait à un journaliste : "Un sentiment de frustration. Un sentiment de honte. Un sentiment de regret pour mon pays et pour l’Afrique. Un pays qui se respecte, qui veut son développement, ne peut avoir comme partenaire la France. La France elle même est un pays sous développé. La France n’a jamais pensé à construire ses colonies. Dans les années 50 avant que les pays accèdent à l’indépendance, peut-être un peu le Sénégal, capitale de l’Afrique Occidentale Française (AOF), sinon Brazzaville, la capitale de l’Afrique Équatoriale Française (AEF) était presque comme un village. La France n’a jamais cherché à faire évoluer ces pays, mais elle a toujours cherché à créé la zizanie au sein de ces États. La France est à 90% responsable du problème du Nord (Mali). Et cela malheureusement avec la bénédiction d’un pays frère, le Burkina Faso sous Blaise Compaoré. Je ne peux pas comprendre malgré les incompréhensions qui peuvent exister entre ces deux pays, qu’un Burkinabé accepte d’héberger chez lui et armer des groupes rebelles maliens pour venir attaquer le Mali. Ça, je ne peux pas me l’expliquer. Mais Dieu a lui-même réglé le compte de Blaise. Ensuite quand le journaliste français parle de rebelles pro-Bamako, je le dis par honnêteté, qu’il doit aussi avoir le courage de dire que la CMA est également pro-France. C’est la France qui soutient tout ce que ces gens font. Il n’y a pas de pays qui a accepté la France comme premier partenaire économique et qui a réussi à se développer. Seul le Sénégal commence un peu à se tirer d’affaires. C’est parce que tout simplement la France n’a rien. La France ne vit que sur l’Afrique, sur tous ceux malheureusement, qui ont ce complexe de se taper avec cette pauvre monnaie de FCFA qui ne nous fait pas nous développer. Le FCFA sert plus la France que nous mêmes. Le partenariat avec la France, c’est la régression politique, économique, sociale, culturelle, morale et spirituelle. La France elle-même a perdu toutes ses valeurs sociétales. Ils veulent nous imposer leur mode de vie. Ceux qui calquent leur vie et leur manière de faire sur la France, sont appelés à disparaître comme la France est appelée à disparaître aussi. On ne peut plus considérer la France comme repère ».
La chasse aux djihadistes était un mauvais prétexte.
Dans l'hexagone, la société fracturée :
Le camp du fric choyé s’impose, aveugle, meurtrier, bavard, objectivement en guerre contre le reste de la société.
Les maintenus au travail et privés même du minimum de droits. Ubérisés, Intérimaires, Saisonniers *
Les confinés à domicile sous contrôle policier.
Les personnes sans domicile
Les personnes contraintes à la promiscuité ; en prison, en caserne, en internement, en Ehpad, en hôpitaux et hôpitaux psychiatriques plus encore détruits, ...
Le camp du fric en guerre contre le reste du pays, depuis plus de dix ans. Sa technique de guerre : le management enveloppé d'un récit pervers qui nous désarme : Libres d'obéir. Il détourne notre colère contre réfugiés et migrants contre qui il ranime le Code Noir de 1685 qui régit la traite et l'esclavage : interdiction de loger, cacher, aider. Il développe un Etat raciste et violent contre la population des banlieues. Violence armée étendue à ceux qui résistent. Il annule les droits remplacé par des "aides" sous gestion informatisée, calibrée de façon restrictive et inaccessibles aux plus démunis. Et il est bien décidé à détruire les acquis sociaux et services publics de la Libération et des luttes des années 60-70
Pourquoi la médecine en France est-elle impuissante devant l'épidémie ? Interview d'un connaisseur, spécialiste épidémiologiste : https://www.youtube.com/watch?v=_FFeaM2hNhI&feature=emb_rel_end
Que ce soit au travail, ou dans les espaces de confinement, on crée des mélanges absurdes de gens contaminés et de gens qui ne le sont pas. Sous couvert de limiter l'épidémie !
Les gouvernements (sauf au Portugal ?) ont tout sacrifié. Y compris sacrifié les soignants. Priorité au profit privé encore une fois subventionné. Grande distribution, plateformes en ligne, profitent de l’écrasement des petits commerces et écrasement des petits producteurs (marchés interdits)
Bien décidés à continuer, après : « Malgré la crise sanitaire historique, la politique d’austérité qui étouffe l’hôpital public ne sera pas remise en cause ! Voilà en résumé le message que le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) Christophe Lannelongue vient de faire passer dans L'Est républicain. Interrogé sur l'avenir du CHRU de Nancy, dont les personnels manifestent un dévouement remarquable face aux drames de la pandémie, il a indiqué qu’une fois la crise surmontée, les orientations du Copermo (Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins), qui prévoient la suppression de 598 postes et 174 lits d'ici 2025 pour cet établissement, seront maintenues. » https://www.mediapart.fr/journal/international/130320/la-crise-du-coronavirus-en-direct le 5 avril, à 9h58. Ce directeur d’ARS a eu le courage de nous avertir sur ce qui nous attend : le rouleau compresseur reprendra sa marche. Alors qu'on tente de nous le faire oublier.
Par principe, ce gouvernement comme les précédents, abdiquent de produire une politique pour le pays. Pour la croyance que la libre initiative des entreprises fera bien mieux.
Voilà le résultat de 30 ans de ce principe : 30 ans de destructions pour le profit immédiat des actionnaires, et une dépendance totale pour nos approvisionnements de base !
Le règne du fric ? ou les communs pour vivre ensemble ?
Après l’épidémie: Nous REFUSONS de revenir à l’ordre d’avant !
Renverser la finalité:
au lieu de la finalité fric qui sacrifie tout, déshumanise tout.
CITOYENS DOTES DE DROITS, et VIVRE ENSEMBLE DIGNEMENT
L’économie doit n’être qu’un outil fait pour nos finalités.
Remplacer
gouvernance, management et faux bon-sens **
par un fonctionnement démocratique fondé sur les communs et sur la fonction sociale du travail.
La crise virale a percuté la politique pénale considérablement durcie : les cellules de prison ont deux fois plus de personnes incarcérées que prévu. Alors, les distances sanitaires, bravo ! Sans préparation une partie des emprisonnés a été soudain mise à la rue. Sous idéologie des droite-extrême droite la société se venge, punit et masque ses responsabilités sur les conditions de die et de travail qu'elle impose. Nos valeurs sont dans le statut social de tous, et la réinsertion.
https://blogs.mediapart.fr/pinar-selek/blog/050420/affaire-d-esclavage-ordinaire-en-france
** Ecouter : https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16260-18.01.2020-ITEMA_22258170-0.mp3 ! Interview de Yann Chapoutot. Libre d'obéir et Christian Salmon Story telling, Les piliers du management néolibéral, et leurs origines.
Saines réflexions d'un praticien qualifié qui a beaucoup de recul sur cette épidémie. : https://www.mediapart.fr/journal/international/060420/les-epidemies-sont-des-accelerateurs-d-inegalites
Souvenons-nous que nous sommes en permanence soumis à la présence d’agents infectieux de toutes sortes et que notre corps a, heureusement, les moyens d’affronter efficacement la plupart d’entre eux : renforçons les défenses de notre organisme.