Aubaine, que ce Cv19 !
Un discours brillant, à 2 jours des Municipales, qui systématise la peur irraisonnée. Et qui efface la casse de la Recherche, efface la casse des indemnité de chômage, la casse des retraites et le 49-3, etc...
et pour recouvrir l'accélération des réformes structurelles en cours :
Des profs réduits à n'être qu'accessoires de l'enseignement par les écrans.
Un enseignement public à petite voilure.
L'Hôpital public est privé de moyens pour reporter le soin sur le secteur privé et spécialisé sur ce qui est à risque et peu rentable.
En veilleuse, les services publics.
Finançons les entreprises.
Chacun renvoyé sur soi-même, chez soi bardé d'interdiction et directives. Dans 2 jours ce seront les rassemblements de plus de 5 qui seront pourchassés comme terroristes.
En 2006-2007 la recherche fondamentale sur les virus et particulièrement sur le corona virus a été stoppée par suppression des crédits publics. * Nous ignorons ce qui favorise la transmission, ignorons ce qui affaiblit nos défenses. A long-terme l'interférence entre les pollutions chimiques et le risque viral ou infectieux.
C'est un enjeu fondamental d'une autre portée que les dispositions immédiates. Evidemment l'industrie agroalimentaire s'opposera à une telle recherche.
Chaque ministère, chaque Préfet doit redoubler d'imagination dans le sillon présidentiel creusé depuis son élection.
Ignorons les populations les plus précarisées dont les conditions de vie fragilisent leur résistance physiologique :
En 2019, 569 personnes sont mortes dans la rue, dont 47 femmes et 9 mineurs, sans aucune réaction gouvernementale. Au contraire, on a augmenté leur nombre, fermé les points d'eau et bancs en ville, pour les chasser.
Complété le 15 mars après-midi.
Macron avait immédiatement annoncé des ruptures dans son discours.
Ruptures avec ce qui est à l'origine des 3 crises simultanées actuelles, climatique, économique et virale ? Bien sûr que non !
Depuis les années 80, les gouvernements néolibéraux ont supprimé les productions y compris agricoles pour aller s'approvisionner en Asie ou en Amérique du sud (viande !) Nous ont contraint à habiter loin des villes et prendre le travail loin de l'habitat. Ont restreint la carte des hôpitaux, restreint la carte des tribunaux, supprimé de nombreux points de rencontre avec les services publics, créé des déserts d'activité dans toutes les régions où les métropoles aspirent crédits et activités pour leur développement. Télétravail une mode généralisée ? Or la.production n'est pas affaire d'individus connectés, Mais de collectifs intelligents. Les gouvernements néolibéraux ont protégé pesticides et chimie dans notre alimentation et diverses pollution, qui réduisent notre résistance aux maladies.
Modernité aberrante qui en plus détruit la nature, détruit les habitats animaux et ceux-ci produisent et disséminent de nouvelles maladies.
Sans que personne ne soit responsable de rien : Les aberrations ont été produites par un système incontrôlable, aberrant.au fil de 40 ans de réformes néfastes emboîtées qui rendent le monde ingouvernable.
Vendredi à minuit le gouvernement fait fermer tout ce qui n'est pas première nécessité. Laissant par exemple les restaurants en panne avec les approvisionnements du w-e. Enormes gaspillages et promesse de beaucoup d'indemnisations... dont seuls quelques gros tireront avantage.
Gestion brouillonne de la crise ?
Ou chaos systémique délibéré ?
Aubaine, pour accélérer les réformes structurelles :
Dans les deux cas, seules les entreprises importantes recourront au télétravail ou/et au chômage partiel, pendant que les petites structures soustraitantes et indépendantes feront faillite. Sans trésorerie elles se réclameront de la force majeure pour arrêter les contrats de travail ou d'autoentrepreneurs. Beaucoup de précaires à la rue.
La bataille entre puissances économiques s'intensifiera au plan international pour absorber les moins solides. Sans que personne ne se soucie de santé publique, d'emploi ou d'approvisionnements d'aucun pays en particulier, et encore moins de santé publique... La généralisation du télétravail aggravera plus encore la dislocation des collectifs de travail et la désorganisation des travailleurs, facilitera la pression sur les salariés pour qu'ils s'inscrivent en "indépendants" pour qui temps de travail et temps personnel sont confondus. Les Etats seront mobilisés pour renflouer le système bancaire à nos frais. Et enfermer leurs populations dans des interdits sanitaires.
Avec l'arrêt total d'activité soudain, le pays est poussé vers la cessation de paiement : la situation grecque qui a permis son pillage.
Sans attendre, la solidarité est à construire sur les nécessités actuelles dans nos quartiers, immeubles, pour approvisionner de ceux qui peinent à marcher, créer des activités pour les enfants et jeunes lâchés par la fermeture des écoles, échanger sur les découvertes que nous faisons en livres autour de nos libraires indépendants.
Ces espaces solidaires seront ensuite à développer et relier, mettre en commun nos expériences.
"Cette crise est l’occasion de revenir aux valeurs de solidarité et de fraternité, mais aussi de retrouver le temps de la réflexion et la distanciation nécessaire à l’activité de production et diffusion de la connaissance, loin des conséquences délétères du nouveau management public et des faux-semblants de la pseudo-excellence." Extrait de la lettre ouverte de l'Intersyndicale de l'Université de Strasbourg, diffusée sur le blog de Pascal Maillard le 18 mars 2020.
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L'«état d'urgence sanitaire» limitera plusieurs libertés
Le projet de loi d’urgence pour faire face à l’épidémie, qui doit être présenté dans l’après-midi en conseil des ministres, prévoit d’autoriser la déclaration d’un « état d’urgence sanitaire », permettant notamment de restreindre certaines libertés, selon ce texte obtenu mercredi par l’AFP de source parlementaire. Le texte indique que cet état d’urgence sanitaire peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain et en outre-mer « en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population ».
Cet état d’urgence sanitaire sera déclaré par décret en conseil des ministres, après l’adoption du projet de loi. Sa prorogation au-delà de douze jours ne pourra être autorisée que par la loi, selon le texte. L’Assemblée nationale et le Sénat seront informés « sans délai » des mesures prises pendant cet état d’urgence.
L’état d’urgence sanitaire « donne pouvoir au premier ministre de prendre par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé, les mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire », détaille le texte. « Ces mesures sont proportionnées aux risques encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu », et « il est mis fin sans délai aux mesures [...] dès lors qu’elles ne sont plus nécessaires ». En ce qui concerne les entreprises, le gouvernement sera autorisé à légiférer « par ordonnances » pour « faire face aux conséquences économiques, financières et sociales » de la propagation du virus Covid-19 et pour « limiter les cessations d’activité d’entreprises quel qu’en soit le statut et les licenciements ».
Communiqué Médiapart 18 mars 2020.
Le discours présidentiel avait l'impudeur de nous exhorter à la solidartité... Mais il a fait fermer les lieux d'accueil seules ressources des personnes sans domicile. Ce crime contre l'humanité doit être immédiatement corrigé avec les moyens qui assureront la sécurité corona de tous. Personne ne doit être maintenu dans la rue.
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Ecouter sur RMC direct : "le témoignage édifiant d'une infirmière". Tout est dit.
A compléter avec : https://blogs.mediapart.fr/herve-crespeau/blog/190320/opinions-dun-soignant/commentaires
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A compléter avec Céline Wagner : Le marché étrangle la création S'en dégager ou disparaître. https://blogs.mediapart.fr/celine-wagner/blog/150319/bande-dessinee-et-climat
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* Le gouvernement a coupé les crédits de recherche sur le coronavirus en 2006-2007 Ici https://blogs.mediapart.fr/edition/au-coeur-de-la-recherche/article/120320/notre-systeme-de-recherche-est-il-adapte-aux-crises-epidemiques