À la gloire de mon chériX...

Alors que j'ai annoncé, il y a tois jours, mon désabonnement de Mediapart (voir mon billet : "Cette fois, je quitte Mediapart..."), pour cause - entre autres, de harcèlement -, voilà qu'un brave X ne cesse plus que de continuer son assiduité à mon égard, me suivant à la trace, et continuant donc sa provocation, en me posant son inlassable question : "Alors, quand donc est-ce que vous partez ?", quand il ne vient pas me rappeler à son bon souvenir, en un aimable "Coucou !" signifiant bien sûr, "surtout ne m'oubliez pas, je serai, quoi qu'il arrive, toujours là, fidèlement, derrière vous, à mon poste "d'emm...eur"...

À ce cher X, donc, me reprochant d'être une adepte de citations, je vais quand même lui en adresser encore quelques unes, si tant est qu'il puisse les comprendre - comprendre qu'elle puisse le con-cerner :

"La bêtise insiste toujours" (Albert Camus)

"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît. " (Michel Audiard)

  "Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner." (Michel Audiard)

« Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue. » (Albert Einstein)

Bruno Painvin qui sait assez admirablement croquer la "connerie" de ce monde - surtout celle de nos chers grands hommes politiques -, devrait donc commencer, je trouve, à étudier de près le "cas" X"...

Mais c'est peut-être à François Morel, à qui je donnerai la dernière réplique... , et je pense que l'on pourrait remplacer "le c... d'Arcueil", par ce chériX que je ne nommerai plus.

Au con d'Arcueil - Le Billet de François Morel © François Morel

"Il faut un certain courage, une véritable abnégation, un vrai sens du sacrifice, pour accepter le rôle du con. Attention, pas n'importe quel con : pas le petit con, pas le pauvre con, pas le gros con, non, le con de référence, je veux parler du con certifié, du con authentifié, du con homologué. Vous imaginez bien que je ne perdrai pas mon temps à évoquer le bon con, le brave con, le vieux con, celui que chacun, autour de cette table, derrière son poste de radio - vous, moi -, ne peut s'empêcher d'incarner, par paresse, par confort, par facilité, par "JOUISSANCE"... Non, je veux parler du con garanti sans facture, du con absolu, du con irrévocable, du con définitif, celui qu'à force d'entêtement, d'énergie, de résolution, finit par susciter l'admiration de tous, le respect de chacun. Le vrai con, celui qui fait autorité, celui qui réussit à rendre moins conne la connerie des autres, celui qui, s'il était signalé dans le Guide Michelin, dépasserait la notation "Vaut le détour" pour entrer immédiatement dans la catégorie "Vaut le voyage"... Le con que Michel Audiard a su si bien décrire dans "Le cave se rebiffe" : Celui-là, c''est un gabarit exceptionnel ; si la connerie se mesurait, il servirait de mètre-étalon ; il serait un Sèvres...". Oui, celui-là mériterait d'être à Sèvres, conservé au Bureau International des Poids et Mesures.........

Et vous vous demandez : "Mais de qui veut-il bien parler ?" Et vous vous interrogez, chacun, au bout des lèvres, aussitôt, à un nom qui surgit, celui d'un chef de bureau, d'un voisin, d'un architecte, d'un ministre, d'un présentateur télé, d'un chroniqueur radio... Vous n'y êtes pas : ce con-là est irréfutable, ce con-là est irréfragable, je veux parler de...

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