J.L. Mélenchon ne sera jamais Président de la République (suite)

Je le disais il y a quelque temps déjà ici même, JLM ne sera jamais président de la République. Après avoir regardé,  hier soir, pendant quelques minutes (je n’en supporte pas plus) le spectacle donné au cours de cette émission dite politique je crois pouvoir confirmer cette « prédiction ».

Je le disais il y a quelque temps déjà ici même, JLM ne sera jamais président de la République. Après avoir regardé,  hier soir, pendant quelques minutes (je n’en supporte pas plus) le spectacle donné au cours de cette émission dite politique je crois pouvoir confirmer cette « prédiction ».

Plus encore, non seulement le chef (c’est le mot qui convient) de la FI ne sera pas président mais il est aujourd’hui un obstacle à cette « révolution démocratique » qu’il appelle de ses vœux. Son arrogance et son agressivité face à tout contradicteur sont mis en scène par les médias, particulièrement les chaînes de télévision, pour le plus grand profit de la société spectaculaire qu’il prétend  (sans doute sincèrement) combattre.

A l’instar de ses amis de Podemos et sous l’influence de la théorie du « populisme de gauche » il croit pouvoir «construire le peuple » par la magie de son verbe. Comme Pablo Iglesias il veut une chaîne de télévision à sa discrétion et des réseaux sociaux  à sa dévotion, car il croit comme Pablo Iglesias qu’ainsi peut se construire la fameuse « hégémonie culturelle » gramscienne. Mais Pablo Iglesias  est en train d’échouer alors que le spectacle qu’il a donné toutes ces dernières années dans les médias d’Espagne était d’une qualité largement supérieure à la pauvre pantomime mélenchonesque.

Comme Pablo Iglesias encore il croit ou il a cru que le peuple (la gente, les gens, la multitude) allait se construire, c’est-à-dire prendre conscience de lui-même, en se rassemblant, fasciné, autour d’un personnage charismatique, d’un intellectuel plus ou moins organique, cultivé, qui sait les choses ou en tout cas le prétend, bref d’un guide.

Mais tout cela est en train d’échouer en Espagne car le guide, s’est transformé, naturellement, en chef posté au sommet d’une organisation hiérarchisée qui, le temps passant, ne tolère, naturellement, aucune contestation puisque, comme chef, il détient la Vérité. Et c’est ainsi que Pablo Iglesias se retrouve tout seul ou presque assis sur sa pyramide. Ses amis fondateurs de Podemos ont tous pris leurs distances de sorte que l’organisation, devenue un parti comme les autres, est en train d’être broyée par les mystérieuses tentacules du Pouvoir.

Et puis JLM, là encore comme Pablo Iglesias, défend cette absurde position impossible à tenir concernant Cuba et Venezuela. Mais pourquoi ? On ne comprend pas cette attitude. Que défendent-ils tous les deux en maintenant contre toute vraisemblance leur appui à feu Chavez, ce champion du népotisme et à feu Castro, ce dictateur sanglant ? On ne comprend pas. Ils savent bien tous les deux que ce faisant ils font fuir nombre de celles et ceux qui ne comprennent pas cette obstination mortifère.

Comme dit mon copain Tomás Ibáñez : on ne prend pas le pouvoir, c’est le pouvoir qui nous prend. Nos deux compères ont cru prendre le pouvoir dans leur organisation et c’est le pouvoir qui les a pris. Il faudrait peut-être les aider à s’en libérer pour que JLM prennent enfin sa retraite (bien méritée) et Pablo Iglesias retourne à ses études l’esprit en paix car il y a dans les deux organisations et ailleurs nombre de militants et de militantes capables de prendre la relève sans se prendre pour des êtres providentiels.

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