Souillac et la « vague verte »

Le projet baroque de « Cité de la mode et du luxe » présenté par la nouveau maire de Souillac mais encore Président de CAUVALDOR (causses, vallée de la Dordogne) résistera-t-il à la « vague verte » qui vient de déferler ?

Mettre fin à l'artificialisation de sols ? Vous avez raison ! Un moratoire sur les nouvelles zones commerciales en périphérie des villes ? J'y suis favorable !

Telles sont les réponses du Président de la République aux questions posées par la Convention citoyenne et qui nous concernent directement non seulement à Souillac mais aussi au Lac du Tolerme (projet au moins aussi fou et rétrograde que celui de Souillac) ou encore à Bretenoux (construction d'un macdo aux portes d'une superbe bastide ) et en d'autres lieux encore.

Ne dirait-on pas que barons locaux et « investisseurs » de toutes sortes se sont ligués pour mener à son terme le massacre de cette terre sans autre préoccupation que leur propre intérêt sonnant et trébuchant mais avec l'arme, qu'ils jugent absolue, du chantage à l'emploi ?

Nous ne doutons pas, ici, à Souillac et dans le Nord du Lot que Gilles Liébus maire et président mais aussi référent de LREM pour le Lot sera attentif aux propos de son chef (ne dit-on pas chef dans l'univers jupitérien?) qu'il rallia sans se douter le moins du monde qu'il pourrait un jour s'opposer à l'artificialisation des sols et à de nouvelles zones commerciales c'est-à-dire à son projet qui entre autres aberrations ferait circuler 3000 voitures quotidiennement sur les berges de la Borrèze lesquelles pourraient se garer dans un parking de 1500 places pour que leurs passagers puissent aller faire du « Shopping à loisir.

Cette « vague verte » adoubée par les propos présidentiels fera-t-elle en fin comprendre aux petits barons locaux et à leurs conseillers « technos » que l'avenir ne peut en aucun cas se dessiner en termes de commercialisation à outrance ni en termes de développement incontrôlé du tourisme de masse dont on sait l'impact désastreux sur l'environnement.

Comprendront-ils enfin ces petits barons que le temps de « l'économie de l'offre » autrement dit le temps du gaspillage effréné est en train de basculer dans le passé, et que l'avenir, si nous voulons continuer à vivre paisiblement sur cette terre, est celui de la sobriété raisonnée, du partage et de la solidarité.

A Souillac comme ailleurs le temps est venu d'en finir avec les projet pharaoniques, avec ces enfantillages inconséquents et destructeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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