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Billet de blog 11 janvier 2023

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Grosse fatigue

Vous nous fatiguez, Madame Borne. Vous et vos coreligionnaires à des postes ministériels, dont la plupart se réclament du socialisme. Cette bonne blague !

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Alors, pourquoi vous? (oui, c'est injuste) Parce que, surgé à l'ancienne, vous êtes chargée de prêcher la bonne parole. Celle du proviseur, qui nous gave encore plus et depuis plus longtemps.

Or donc, sujet du jour, sortez vos cahiers : les retraites ! Grosses annonces à la clé, la presse en haleine, les syndicats aux aguets, et les principaux intéressés s'en cognent. Ils sont jeunes, inquiets de l'avenir, le leur et celui du monde où ils vivent... et vous leur servez un infâme brouet plusieurs fois réchauffé !

Ceux-là, celles-là, n'individualisent pas leur rejet. Votre ton monocorde et paternaliste, ils le connaissent en bien d'autres contextes, souvent plus lourds encore.

Pour nous les vieux... pardon, les seniors... l'animosité vient de plus loin. Oublions les sondages à la noix selon lesquels la frange des 60-120 ans voterait Macron. Sachez que personne ne vote Macron, même pas les lecteurs de Mediapart ! Un quart de rien, cela reste rien, toutes tranches d'âge, de rire et de gâteau confondues.

Par contre, les deux tiers d'une vie au boulot c'est beaucoup. Et ça use ! Vous mégotez sur des régimes spéciaux prenant en compte la pénibilité? Ce sont des acquis sociaux, Madame (sociaux qu'i sont ces acquis, Maâme)...

Le salarié lambda, quel que soit son secteur d'activité, entend sonner l'heure de la retraite comme une délivrance. Non, ne regardez pas autour de vous, ce n'est pas là qu'il se trouve. Ses succès, en un temps où la solidarité existait sans qu'on l'exige de nous, ont été rognés par celui du néo-crypto-facho-libéralisme rampant. Celui qui autorise les pires saloperies et prétend les combattre ensuite.

Laissez tomber vos savantes théories économistes, où seule compte la notion de caisse. Nous ne voulons pas encaisser de dividendes, en l'occurrence quelques euros censés améliorer notre ordinaire frugal. Fatigué.e.s de vos mirifiques oboles, nous désirons un repos compensateur de quatre décennies, et plus ou moins de "poussières", de contraintes. Et en user sans s'user tout ou partie du squelette... 

A ce que nous sachions, l'espérance de vie n'a pas augmenté, depuis qu'un petit bricoleur du dimanche à talonnettes s'est découvert une nouvelle marotte.

François Corfdir

 
ps : plus personnellement : j'ai travaillé sur une période de 47 ans, "bonnes gâches" et jobs alimentaires de galère alternés, emplois déclarés ou non. Ce mode d'existence perdure, bon gré mal gré, chez nombre de personnes. Ayant pris ma retraite à 63 ans avec une légère décote consentie, je soutiens que "dans la vraie vie" certains travailleront bien au-delà de mes actuels 69 ans. Courage à eux... si on ne se bouge pas collectivement les fesses.

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