Conclusion définitive.

C'est une blague, et un hommage à un chroniqueur de France Culture, dont la chronique portait précédemment ce titre. Une conclusion est presque impossible, alors une conclusion définitive... Ce billet reprend la conclusion de «Communautés»; des propos (rions un peu) “définitifs”.

Repris de «Communautés».


Dieu le Père est un homme, un homme fort; Dieu le Fils est un homme, un homme au mieux doux, sinon faible. Je me prépare à écrire une connerie car je parle sans savoir mais autant que je sache rien n'indique dans l'Ancien Testament que Dieu ait un genre, sauf peut-être dans les derniers livres, ceux qui ne font pas partie de la Torah, qui autant que je sache furent rédigés en grec ou retenus dans leur seule version grecque (je crois me souvenir qu'une partie de ces livres tardifs fut initialement rédigée en araméen, sans certitude); dans le Nouveau Testament c'est un homme, et un père. Si j'ai bon pour la partie ancienne, hébraïque et araméenne, alors il y a un truc qui cloche, Jésus est un juif, un bon juif, à la fois observant et connaisseur du texte, difficile de croire qu'il puisse nommer la Cause Première et la qualifier de “père”: “dieu” est un mot grec ou latin qui désigne une Cause Première “mâle” et “paternelle”; il y a certes une “cause antérieure” “femelle” et “maternelle” mais pour que l'univers naisse elle doit être “fécondée” par la Cause Première – vous savez, la fable de la “petite graine“ que papa “plante dans maman”: maman est le terreau, papa le semeur et le laboureur.


Ce texte devient trop long. Je publie et vais tenter de le boucler vite fait pour le laisser à votre réflexion.


Mon premier commentateur a raison, faut s'accrocher pour lire ce billet – et en plus, il a au moins doublé en longueur depuis sa remarque. Si vous trouvez que ce qui se passe ces temps derniers autour de la question des rapports entre les femmes et les hommes est une “révélation”, de l'inédit, et qu'en plus c'est un peu excessif, vous et moi ne vivons pas dans le même monde. Dans le mien, les femmes sont un terreau et les hommes les labourent. Est-ce qu'on demande son avis à la terre de son champ quand on décide de “planter une petite graine”? Non. Soit précisé, les hommes sont des punaises mâles, ils labourent tout ce qui ressemble même vaguement à une femme, et s'il n'y a pas d'orifice adapté on s'arrange, y a toujours moyen en forçant “un peu”.

Vivre dans une société “mâle” est indésirable, mais nous le faisons. J'aime la vie, je la trouve bonne en soi, mais je vis dans un monde peuplé de cons et de salauds qui n'ont qu'un désir, rendre la vie invivable. Je n'y peux rien, j'en prends mon parti, j'évite les salauds (ce qui n'est pas toujours possible) et je m'accommode des cons, qui sont plutôt agréables dans l'ensemble mais ce sont des cons, et comme les cons font plus confiance aux salauds qu'à des personnes de mon genre (mon genre, c'est: humain), si les cons persistent à vouloir être cons, et à faire confiance aux salauds plutôt qu'à eux-mêmes, les choses ne seront pas près de changer.

Je n'ai de leçons à donner à personne, chacun fait ses choix.

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