Le respect de la dignité est la limite infranchissable à l'exercice des libertés

Plus de droits pour moins de libertés ? L'absence d'interdits va-t-elle réellement dans le sens de la liberté? On en parle avec Muriel Fabre Magnan, professeure de droit à l’université Paris 1. Cf. « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. » (Lacordaire)

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/la-liberte-se-nourrit-elle-dinterdits

Pourquoi les mots liberté et interdits ne sont pas contradictoires… Dans L’institution de la liberté, qui vient de paraître aux Presses Universitaires de France, elle s’applique à les réconcilier, et à démontrer pourquoi liberté n’est pas forcément synonyme de permissivité.

Professeure de droit à l’université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), auteure déjà de La gestation pour autrui : Fictions et réalité (Fayard, 2013), notre invitée remet en cause la toute-puissance du consentement et pointe les limites du « contrat » dont beaucoup voudraient faire aujourd’hui l’alpha et l’omega des relations individuelles.

Par la remise en cause de concepts banalisés et souvent employés à mauvais escient, à commencer par la "dignité" ou le "consentement", Muriel Fabre-Magnan redéfinit et rétablit la notion de "droit" dans la sphère juridique.

Extraits sonores : 

 

Liste des films dystopiques sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_films_dystopiques

 

Bibliographie

"L'institution de la liberté" (Muriel Fabre-Magnan, 2018)

L'institution de la liberté

Muriel Fabre-Magnan  PUF, 2018

Intervenants

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