Honneur aux cheminots grévistes !

Le gouvernement, sa stratégie habituelle, épuise les luttes. Les cheminots, comme les autres grévistes, se battent pour un enjeu de société contre une logique politique qui tend à substituer le rapport de forces, la violence institutionnelle, au droit. Cette dérive est manifestement fascistoïde. Honneur donc aux grévistes qui défendent la démocratie.

Ne pas oublier l'UDI et le Modem qui soutiennent la politique LREM. Bayrou et Lagarde sont également responsables de cette dérive qui fait prévaloir des considérations comptables - sans tenir compte de la mansuétude du pouvoir pour les fraudeurs fiscaux - sur le but de toute société moderne et démocratique : le bien-être général.

Les dernières années démontrent manifestement une politique attentatoire aux droits de l'Homme, le mépris du respect de la dignité humaine et la seule satisfaction du petit groupe de population la plus fortunée alors que l'argent n'est pas créateur de droit.

 

Prolonger :

liberation.fr Nous, cadres sup, aux côtés des grévistes

franceculture.fr Les influences nazies du management moderne

Moi, cadre polytechnicien de la finance, dans la rue aux côtés des grévistes

Ecouter Barbara Stiegler sur France culture à propos de la réforme des retraites et de son inspiration néolibérale à partir de 18'47" : Retraites : fin de la réforme ou fin de la grève ?

Ecouter aussi Annabelle Grelier qui confirme la dégradation en Suède et l'appauvrissement des retraités : Système de retraites : ferons-nous mieux que nos voisins européens ?

 

Le ministre de l'intérieur a pris une circulaire demandant aux préfets de comptabiliser comme liste de la majorité toutes celles qui ne sont pas clairement opposées à LREM :

" Le ministère de l'intérieur a préparé une circulaire à destination des préfets.

Pour, d'une part, ne plus attribuer de couleur politique aux maires des villes de moins de 9000 habitants qui n'en ont pas fait état officiellement. Jusqu'ici, les préfets attribuaient, selon le passé politique des candidats, une étiquette "divers droite", "divers gauche", "extrême droite", "extrême gauche".

Selon cette circulaire, ce ne sera plus le cas. En France, nous avons un peu plus de 33 000 communes de moins de 9000 habitants sur 35 000. Et du coup, cette disposition offusque au plus haut point les formations politiques traditionnelles. "On va dépolitiser ce scrutin" crient en cœur la droite et la gauche.

Et puis, deuxième disposition dans cette circulaire adressée aux préfectures : une nouvelle appellation serait créée, LDVC, Liste Divers Centre, qui pourrait être attribuée aux listes d'union ayant reçues l'investiture, ou même seulement le soutien, de plusieurs partis dont La République En Marche ou le Modem. La droite comme la gauche y voient un moyen de rattacher un certain nombre de villes à la majorité présidentielle. Par exemple Nice ou encore Toulouse qui jusqu'ici étaient considérées comme des villes de droite.

Pour sa défense, La République En Marche fait valoir qu'en 2014, l'UMP avait revendiqué la victoire alors qu'un peu plus de 7% des listes victorieuses seulement étaient étiquetées UMP. Les autres étaient des listes "divers droite", "union de la droite", "union du centre".

On constate, là, que la formation politique d'Emmanuel Macron prétend remplacer à la fois le PS et Les Républicains en tant que parti qui multiplient les alliances et agrègent autour de lui les formations politiques de second ordre, afin de s'installer comme le seul et unique parti de gouvernement.

Mais ceci sans disposer des relais et des implantations locales qu'avaient patiemment su construire par le passé le PS, le RPR ou l'UMP. "

source : le billet politique de France culture Municipales : élections locales ou nationales ?

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.