Lactalis et la ferme des 1000 vaches

La stratégie de Lactalis est à mettre en perspective avec la tentative d'imposer l'industrialisation de la production, au mépris des travailleurs de l'envionnement et des animaux ; comme l'illustre la " ferme des mille vaches", que cautionnent les pouvoirs publics, ce que confirme la " ferme aux mille veaux" dans la Creuse, le barrage de Sivens, l'aéroport de Notre Dame des Landes, Roybon, etc.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lactalis

L'article de Wikipédia montre que Lactalis s'est développé par des opérations de croissance externe tout en menant une politique industrielle de réduction des coûts sur la qualité (lobbying sur l'AOC, fraude sur le lait). Cette stratégie est à mettre en perspective avec la tentative d'imposer l'industrialisation de la production que cautionnent les pouvoirs publics et répriment les opposants.  L'Etat poursuit et réprime les personnes sans ressource qui ont faim.

Wikipédia

Critiques et procès

Offensive de Lactalis sur les fromages au lait cru français

Face au refus de l'INAO de modifier le cahier des charges de l'AOC « camembert de Normandie » pour permettre l'utilisation de lait thermisé à la place du lait cru16, la coopérative d'Isigny-Sainte-Mère et le groupe Lactalis, qui représentaient 90 % des camemberts de Normandie produits, ont renoncé courant 2007 à cette AOC.

Ces groupes industriels alimentaires continuent de réclamer ce changement en invoquant des contraintes de sécurité sanitaire et afin de réduire les coûts de productions17 mais reprennent partiellement la production de camemberts AOP en 200918. Selon Sylvie Lortal, directrice du laboratoire scientifique et technologique du lait et de l'œuf à Rennes, les risques sanitaires sont « statistiquement infimes »17.

La thèse du documentaire Ces fromages qu'on assassine19 des journalistes Erik Svenson et Périco Légasse, appuyée par de nombreux témoignages et interviews, s'articule en trois parties.

  1. Les technologies de production employées par Lactalis (liées à des optimisations de coûts) sont incompatibles avec la conservation de l'AOC pour certains de ses produits. Or, l'AOC est un outil marketing essentiel car c'est par elle que le public distingue les « vrais » fromages. Lactalis souhaite donc conserver et l'AOC et sa récente technologie.
  2. Lactalis effectue donc un double travail de communication et de pression afin de faire modifier le cahier des charges de l'AOC.
  3. La communication s'axe essentiellement sur l'équivalence des qualités gustatives entre les méthodes de fabrication (ce qui est affaire d'opinion et n'est pas en soi contestable) et sur de pseudo-risques sanitaires (jugés non crédibles par les autorités), tandis que la pression s'exerce sur les médias afin qu'aucun message dissonnant ne parvienne au public. Cette pression est efficace en raison de la taille de Lactalis en tant qu'annonceur, en particulier à la télévision.

Fraude sur le lait

En 2000, le groupe, qui s’appelait alors Besnier, a été condamné pour « fraude sur le lait et publicité mensongère ». La pratique consistait au « mouillage » systématique du lait de consommation20 « une fraude portant sur 70 % de la production du groupe » en fabriquant, en particulier, du fromage de comté avec du lait non conforme aux spécifications de l’AOC21.

En décembre 2012, Le Canard enchaîné dénonce les pratiques du groupe, l'accusant de vendre du lait stérilisé UHT pour du lait frais pasteurisé, au prix bien plus élevé. Cette fraude est découverte en 2010 lors d'un contrôle d'une laiterie dans l'Ille-et-Vilaine par la répression des fraudes. Le parquet de Rennes n'a cependant pas donné suite à leur rapport en raison d'un vide réglementaire22,23.

Blocage d'usine par la Confédération paysanne

En juin 2011, le groupe Lactalis porte plainte contre la Confédération paysanne de la Loire et son secrétaire général, Philippe Marquet24,25, pour le blocage de son usine d'Andrézieux-Bouthéon (Loire) lors des actions menées contre l'effondrement du prix du lait lors de la crise laitière de 2009. Le groupe a été débouté en première instance par le tribunal de grande instance de Saint-Étienne et a été condamné à verser 1 500 € à la Confédération paysanne pour ses frais de justice. Le jugement en appel a eu lieu le 4 avril 2013 à la cour d'appel de Lyon qui a infirmé le jugement de première instance, condamnant le syndicat agricole a une amende de 3 000 € pour le blocage de l'usine.

Entente sur les prix

En mars 2015, l'entreprise est condamnée dans l'affaire dite du « cartel du yaourt », pour entente illicite sur les prix et les appels d'offres pour produits laitiers frais vendus sous marque de distributeur à une amende de 56,1 millions d'euros, par l'autorité française de la concurrence26,27,28.

 

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