«Nous avons fait des erreurs»

Délaissant enfin le registre infantilisant de la « pédagogie » pour expliquer des réformes dont la portée est par ailleurs parfaitement perçue, le Premier ministre a reconnu le 17 décembre 2018 avoir fait « des erreurs ». La non-réponse à la crise des « gilets jaunes » est une manière de persévérer dans l’erreur.

macron-et-le-nouveau-totem
Le 1er novembre 2018, au cours des quelques jours de repos qu’il s’était accordé, le président de la République a déclaré depuis Honfleur : « Je suis fidèle à Honfleur tous les 1ers de l’an et je continuerai de l’être tant que je pourrai venir ici (…) ».

Le 10 décembre 2018 à 20 heures, devant 23 millions de téléspectateurs, il s’est à nouveau projeté dans la période des fêtes de fin d’année en prononçant une allocution qui évoque, par son format convenu et figé, par le lieu où elle était filmée, celles traditionnellement délivrées par les présidents de la République 21 jours plus tard. C’était le Père Noël avant l’heure. Un Père Noël sur le qui-vive, auquel plus grand-monde ne croit, à la hotte pleine mais cadenassée tant il paraît peu désireux d’offrir quoi que ce soit à d'autres que des « premiers de cordée » qui n'ont besoin de rien, monté sur un char de la gendarmerie nationale, équipé d’un flashball dans une main et d’une grenade de désencerclement GLI-F4 dans l’autre.

L’allocution du 10 décembre a succédé à dix jours pendant lesquels le président de la République a fait preuve d’une discrétion dans son expression publique, soufflé comme la majorité parlementaire par la salutaire et inéluctable déflagration des « gilets jaunes ». Ce moment très attendu a été précédé dans l’après-midi d’un simulacre de concertation à l’Elysée où, comme à son habitude lorsque ce n’est pas lui qui monologue, le président de la République a écouté ses interlocuteurs sans échanger avec eux.

A l’issue des 13 minutes de l’allocution présidentielle venant restituer tant de jours de réflexions, le doute s’accentue : le président de la République, qui dans son ouvrage de campagne Révolution assurait que « l’enjeu est de savoir comment notre pays peut se doter de dirigeants publics qui puissent le représenter davantage, et qui soient à la hauteur du moment » (p. 235), est-il lui-même à la hauteur du moment voire de ses fonctions ?

C’est que cette allocution a eu des aspects fortement déceptifs en raison notamment d’une succession de phrases incroyablement creuses, par exemple sur l’éducation – elle « ne peut se faire que par une meilleure école, des universités, de l’apprentissage et des formations qui apprennent aux plus jeunes et aux moins jeunes ce qu’il faut pour vivre libre et travailler » –, la Nation – « je veux que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde » –, la représentation électorale – évocation d’une « loi électorale plus juste » et du « vote blanc » – ou l’évasion fiscale – « le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt ». « Nous voulons des règles plus justes, plus simples, plus claires et qui récompensent ceux qui travaillent » ; « nous devons avant toute chose (!), assumer tous ensemble tous nos devoirs »… De telles banalités évoquant le café du commerce participent à la dévaluation de la parole politique ; en les écoutant, on a moins le sentiment d’avoir affaire à un responsable public qu’à un candidat à un examen ou un concours improvisant devant les membres du jury sur des sujets qu’il ne connaît pas. Il est vrai que lorsqu’on l’on assure aux français, le 27 juillet 2017, qu’il n’y aura plus un seul SDF en France d’ici à la fin de l’année, tout après cela peut paraître moins déraisonnable…

Contribuent également à cette décrédibilisation de la parole politique les quatre mesures annoncées, dont une doit être prise par voie réglementaire et les trois autres sont appelées à figurer dans une loi portant mesures d’urgence économiques et sociales à promulguer… dans les treize jours qui restent avant la fin de l’année 2018 (l’avant-projet de loi a été publié par l’excellent site Contexte.com) : l’augmentation en 2019 de 100 euros par mois du « salaire d’un travailleur au SMIC » ; l’effacement de la hausse de 1,7 points de CSG payée par certains retraités depuis le 1er janvier 2018 ; la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires ; et la défiscalisation des primes (inférieures à 1 000 euros) de fin d’année versées par celles des entreprises privées « qui le peuvent ».

Sur le terrain de la méthode, ces annonces de dernière minute, non financées, viennent modifier des textes (loi de finances et loi de financement pour la sécurité sociale) actuellement en fin de parcours législatif, dans une précipitation insensée qui permet aux responsables politiques de se défausser sur une haute administration pointée comme facteur de blocage (il faut pourtant que quelqu’un traduise en termes juridiques une volonté politique…) avec l'approbation d'une partie des éditorialistes (v. par ex. Nicolas Beytout, « Les promesses d’Emmanuel Macron au défi de l’administration », L’Opinion, 14-15 décembre 2018, p. 1 : « la parole politique était claire, sa traduction administrative est un désastre » ; pour un point de vue plus nuancé, v. Nathalie Segaunes, « Le bras de fer de Macron avec la haute administration », L’Opinion, 18 décembre 2018, p. 1). Au fond, prises une par une et dans leur globalité, elles sont très en-deçà de la gravité du moment ; elles sont à la fois floues, inintelligibles, purement comptables et même assez mesquines.

Pour la première d’entre elles, il ne s’agit rien de plus que d’une mise en œuvre d’une (bonne) promesse de campagne présidentielle, énoncée en mars 2017 dans l’embryon de programme du candidat d’En Marche !Tous les smicards qui bénéficient de la prime d'activité toucheront par exemple l'équivalent d'un 13ème mois de salaire, soit 100€ nets de plus chaque mois »), non-encore tenue vingt-deux mois plus tard donc, alors qu’il est pourtant si nécessaire d’augmenter sensiblement les bas salaires ou en tout cas le pouvoir d’achat des salariés modestes. Cette augmentation annoncée ne fait que rattraper un injustifiable retard dans la réalisation d’un engagement électoral, qui aurait dû être entièrement exécuté dès le mois de mai 2017.

Pour la deuxième d’entre elles, il ne s’agit que d’un retour à la situation existant au 31 décembre 2017, le taux de CSG repassant de 8,3% à 6,6% en 2019, ce qui n’efface pas le scandale qui a consisté pour l’Etat a avoir ponctionné 1,5 milliards d’euros en 2018 aux 5 millions de retraités dont les revenus globaux sont inférieurs à 2 000 euros/mois. L’exécutif a ainsi enfin reconnu sa grave erreur de vouloir faire payer aux retraités, au nom d’une prétendue « solidarité intergénérationelle », une partie des allégements des impôts consentis aux plus aisés. Il n’a toutefois pas corrigé l’autre erreur qui consiste à avoir désindexé les pensions de retraite de l’inflation…

La troisième d’entre elles – le « travailler plus pour gagner plus » sarkozyste – est un contresens économique, puisque ces mesures qui entretiennent la misère pour les salariés les moins payés – l’exposé des motifs de l’avant-projet de loi indique à cet égard que 109 heures supplémentaires effectuées au cours de l’année 2019 donneront lieu à un gain de pouvoir d’achat de 155 euros pour un salarié au SMIC, soit 1,4 euros par heure de travail supplémentaire – ont déjà fait la preuve de leur inefficacité au point d’être supprimées en 2013, puisqu'elles dissuadent les créations d'emploi. Au demeurant, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 avait déjà prévu l’exonération des cotisations sociales pour les heures supplémentaires, mais à la date du 1er septembre 2019 que l’allocution présidentielle ne fait donc qu’avancer. Il n’y a par conséquent ici rien de réjouissant ni de nouveau, sauf que l’avant-projet de loi limite à 5 000 euros par an le gain maximal que chaque salarié pourra tirer de cette défiscalisation – à supposer qu'ils soient redevables de l'impôt sur le revenu, les salariés au SMIC ou équivalent ne sont donc pas concernés par ce plafond.

La quatrième est… basée sur le volontariat des entreprises privées. Au surplus, la défiscalisation d’une prime exceptionnelle de moins de 1 000 euros pour un salarié rémunéré moins de 3 600 euros/mois (deux fois plus que le salaire médian) ne pourra au mieux faire « économiser » au bénéficiaire d’une prime de ce montant maximal que 200 ou 300 euros d’impôts en 2019, soit 20 à 25 euros/mois, étant entendu que les entreprises concernées pourraient opportunément décider de réduire à moins de 1 000 euros le montant de la « prime exceptionnelle » initialement prévue afin de bénéficier de l’exonération de charges. On se demande bien comment l’exécutif compte faire respecter par les entreprises « volontaires » cette mise en garde contenue dans l’exposé des motifs de l’avant-projet de loi : « afin de garantir (!) que ces primes correspondent effectivement à une rémunération supplémentaire et ne puissent pas se substituer à des primes déjà versées dans l’entreprise, prévues par l’accord de branche ou qui auraient été versées par l’employeur, l’article (1er du projet de loi) prévoit que, pour être éligible à l’exonération, cette prime exceptionnelle ne peut en aucun cas se substituer aux augmentations et primes prévues par les accords de branche ou d'entreprise ou les usages de l'employeur ».

Déjà, alors que les modalités de leur mise en œuvre commencent à être précisées, sont apparus les premiers renoncements. D'une part, ce n’est pas le « salaire » de tous les salariés au SMIC (1 204 euros nets) qui sera augmenté par une mesure générale, malgré ce qu’a clairement indiqué le président de la République, mais éventuellement une prestation sociale – la prime d’activité – perçue actuellement par la moitié seulement des salariés au SMIC, cette mesure précaire dans le temps n’ayant donc pas d’incidence sur le calcul ultérieur de la retraite ou des allocations-chômage (v. Dan Israel e. a., « Gilets jaunes : après les annonces de Macron, l’intendance priée de suivre », Mediapart, 18 décembre 2018) ; « on doit arrêter de dire que 100% de ceux qui gagnent le SMIC en bénéficient (de la hausse de 100 euros/mois). C'est faux », a reconnu le 18 décembre 2018 le porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale. Il semble par ailleurs que l'augmentation sera inférieure aux 100 euros mensuels annoncés. D'autre part, la défiscalisation des primes exceptionnelles ne concernera que celles versées cette année, et encore seulement dans la limite d’un plafond qui, en pratique, ne conduira qu’à un très faible gain de pouvoir d’achat au prix d’une baisse des recettes publiques issues de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés (les « primes exceptionnelles » versées réduisent les bénéfices imposables), donc de l’appauvrissement de tous. Enfin, la rémunération des heures supplémentaires ne devrait être ni totalement défiscalisée (la CSG et la CRDS seraient maintenues), ni totalement désocialisée (les charges patronales seraient maintenues). 

Ce qui frappe encore dans l’allocution du 10 décembre, c’est que le président de la République a préféré distinguer le thème de l’immigration (« je veux que (…) nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter » ; renoncement supplémentaire, cette volonté a déjà volé en éclats et la force de la parole présidentielle avec elle, puisque cette question a été retirée de l'ordre du jour des débats à venir...) plutôt que d’évoquer l’une quelconque des criantes et manifestes injustices fiscales, sociales, démocratiques et environnementales dénoncées par tout ou partie des « gilets jaunes » et de leurs soutiens.

Quant au (grand, bien sûr) « débat national » notamment sur les institutions qui n'a pas été ouvert dès le 15 décembre comme annoncé (impossible cette fois d'accuser l'administration pour ce retard, dès lors qu'une telle consultation informelle n'est pas subordonnée à l'adoption préalable d'une loi ou d'un règlement), sa nécessité ne fait que souligner en creux la médiocrité de la révision constitutionnelle dont l’Assemblée nationale est toujours saisie depuis avril 2018 (v. « Les apories de la future réforme institutionnelle », 5 avril 2018) et qu’elle n’examinera pas de nouveau avant le 1er mars 2019. En la matière, les précédents de la consultation non-suivie pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de l'absence de résultats des consultations sur l'Europe, de l'absence de conséquences concrètes – en dépit des engagements – des consultations de diverses instances compétentes sur le terrain de la bioéthique, n'incitent pas à un optimisme démesuré quant à « l'efficacité », dans le contexte politique actuel, de ce type de débats, mais sait-on jamais, il n'est pas interdit d'espérer. Cela étant, la circonstance que le président de la République a décidé de se placer au centre de son organisation (« Je veux en assurer moi-même la coordination, en recevoir les avis, prendre ainsi le pouls vivant (!) de notre pays ») montre qu’il n’a pas entendu que l’une des sources du profond malaise actuel tient à sa personnalité, à son omniprésence stérilisante dans les champs médiatiques, politiques et sociétaux. Il devrait relire de temps à autre son propre ouvrage de campagne : « ce qui alimente la colère ou le rejet de nos concitoyens, c’est la certitude que le pouvoir est aux mains de dirigeants qui ne leur ressemblent plus, ne les comprennent plus, ne s’occupent plus d’eux. Tout notre malheur vient de là » (p. 234).

On ne trouve qu’un précédent récent d’un déphasage à peu près comparable dans l’expression d’une parole publique au plan national : celle de François Hollande qui, le 16 novembre 2015 devant les parlementaires réunis en Congrès, avait proposé pour lutter contre le terrorisme des mesures totalement « à côté de la plaque » – constitutionnaliser l’état d’urgence et la déchéance de nationalité.

Au fond, l’allocution du 10 décembre a deux pères spirituels : le présumé innocent Nicolas Sarkozy, (encore) reçu à l’Elysée le 7 décembre, officiellement – ô stupeur ! – « parrain » de l’actuel président de la République qu’il a représenté lors de la cérémonie d’investiture de la nouvelle présidente de Géorgie, on ne sait à quel titre et sur quelle base légale, alors qu’il y a toujours semble-t-il un ministre des Affaires étrangères au gouvernement français ; et François Hollande, dont son successeur a repris le slogan purement communicationnel, utilisé le 18 janvier 2016 alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Economie, de « déclarer l’urgence économique et sociale ».

A cette aune, on comprend que les dires télévisés du 10 décembre 2018 ne peuvent en aucun cas être à la hauteur des enjeux, puisqu’ils sont entièrement fondés sur les logiciels périmés de « l’ancien monde », sans aucune projection sur l’avenir et ses défis considérables.

Dans Les Echos du 17 décembre 2018, le Premier ministre a concédé : « nous avons fait des erreurs ».

Il manque une conjonction à cette reconnaissance : depuis le 14 mai 2017 et à l’expérience d’un tiers du quinquennat, « ils » n’ont fait que des erreurs, sur tous les sujets de politique publique. Même Nicolas Sarkozy (QPC en juillet 2008) et François Hollande (loi « Taubira » et « transparence » en 2013, loi du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locale avec un mandat national ou européen) avaient, à ce stade de leurs quinquennats, fait moins pire… Hélas, l’exécutif et sa majorité parlementaire s’apprêtent à en commettre d’autres presque plus graves encore – on pense au projet de loi sur la justice dont la douloureuse adoption en première lecture à l’Assemblée nationale a offert un spectacle désolant, ou à la catastrophe que sera la privatisation notamment de la Française des jeux et d’Aéroport de Paris.

Soyons réalistes : tant que le président de la République continuera à être le seul à croire que les français sont nostalgiques de la figure du roi (v. « Abus de pouvoir, saison 2 », 14 mai 2018), aucun « changement de cap » n’est à attendre d’un point de vue de l’exercice du pouvoir ; tant que ses thuriféraires continueront à assurer, ainsi que l’a fait sur Public Sénat le 16 décembre 2018 le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale (« nous avons (…) été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d'achat »), que les « marcheurs » et leurs alliés ont le monopole de l’intelligence collective, l’arrogance de « ces gens là » ne fera qu’accentuer le fossé entre gouvernants et gouvernés ; tant que cette majorité persistera à faire ruisseler l’argent des plus pauvres sur les plus aisés, aucune de ses politiques publiques ne permettra d’assécher le fonds de violence – légitime – qui agite une partie de la population française et que les indignes restrictions déguisées à la liberté de manifester auxquelles on a assisté depuis début décembre ne peuvent qu’entretenir.

Dans l’exposé des motifs de l’avant-projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales, l’exécutif a fait une fois de plus preuve de sa cécité, en écrivant que « malgré la vitesse d’exécution et la profondeur, inconnues depuis plusieurs décennies, des réformes engagées, celles-ci n’ont pas encore produit les effets escomptés dans le quotidien d’un trop grand nombre de Français. De ce décalage est né un sentiment de colère légitime, doublé d’un sentiment d’injustice, notamment parmi les plus modestes ». C’est au contraire parce que les réformes notamment du travail et en matière fiscale engagées en 2017, qui accentuent la pente néo-libérale des quinquennats précédents, commencent à produire leurs effets désastreux sur la cohésion sociale, sans conséquence positive sur l'emploi et la qualité de l'emploi, que ces sentiments de colère et d’injustice ne peuvent ni ne doivent être retenus.

Si ce « cap » régressif à tous égards (v. « La première année du quinquennat Macron, à livre ouvert », 29 juin 2018) et partant activateur de « gilets jaunes » devait être maintenu pour les deux-tiers restants du quinquennat, on se prend à souhaiter – surtout après avoir relu ce passage de Révolution où l’auteur considère que « chaque texte important devrait contenir une clause d’abrogation automatique en l’absence d’une évaluation probante » (p. 245) – qu’afin d’effacer pour l’avenir les catastrophes en cours ou annoncées, l’Assemblée nationale nouvellement élue en juin 2022 adopte comme acte fondateur une loi qui comprendrait un seul article, ainsi rédigé : « A l’exception des dispositions législatives autorisant la ratification de traités internationaux ou assurant la mise en œuvre d’une obligation européenne, sont abrogés tous les actes législatifs adoptés depuis le 22 juin 2017, ainsi que tous les actes réglementaires pris pour leur exécution ».

Merci à Christian Creseveur pour le dessin.

PS du 18 décembre, sans commentaire. Les titres de la presse en ligne du soir : « 'Gilets jaunes' : Le gouvernement renonce à une partie des premières mesures annoncées mi-novembre. L’exécutif compte notamment renoncer à l’extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires... ».

PS 2 : en fin de soirée, l'exécutif a fait savoir qu'il renonçait à son renoncement, et donc maintenait les mesures promises en novembre surprised

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.