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Billet de blog 21 oct. 2021

Jean-Michel Blanquer, les enseignants et le plombier

Face à un parterre de futurs formateurs censés enseigner la laïcité aux enseignants, le ministre de l'Education Nationale a tenu ce mardi 19 octobre des propos qui ne sont pas passés inaperçus et qui ont fait réagir la communauté éducative pour le sous-entendu lourd de menaces qu'ils comportaient.

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  On le sait, l'ensemble des déclarations du ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, pourrait constituer un bêtisier complet qui, vendu sur l'étal des librairies aurait certainement plus de succès que son dernier livre publié, semble-t-il, à la seule fin d'aller faire une fois de plus le camelot sur les plateaux de télévision. Aussi ne s’étonnera-t-on guère que les récentes déclarations du ministre aient suscité la polémique. Jean-Michel Blanquer fait partie de ces personnalités caractéristiques de cette époque bizarre dans laquelle nous vivons qui semblent n’avoir d’existence, pour eux et pour les autres, qu’à la mesure de l’indignation qu’ils suscitent.

  De quoi est-il question en l’occurrence ? Les propos incriminés ont été tenus devant un parterre de futurs formateurs à la laïcité chargés de prêcher la bonne parole gouvernementale auprès des enseignants. N’ayant pas trouvé de séquence filmée ou, à défaut, de retranscription intégrale du discours en question, j’en suis réduit à commenter des extraits diffusés par la presse. Ces extraits sont néanmoins suffisamment longs et lourds de sens pour qu’on ne puisse pas soupçonner en les rapportant de déformer les propos et l’intention du ministre. Je retranscris donc ce que j’ai pu reconstituer.

  Le ministre commence par évoquer le rôle de professeur dans son rapport à la République avec une comparaison étrange sur laquelle je reviendrai : "Lorsqu'on devient professeur, on devient fonctionnaire. Lorsqu'on est fonctionnaire de la République, on connaît les valeurs de la République et on les transmet. Si quelqu'un a un problème avec les valeurs de la République, ça peut être possible sur le plan démocratique, en tant que citoyen français, par contre ce n'est pas possible en tant que fonctionnaire de la République Si vous voulez devenir plombier et que vous avez un problème avec les tuyaux, vous choisissez un autre métier. Il faut en faire un autre.  Si vous devenez professeur, vous transmettez les valeurs de la République. Et si vous ne les transmettez pas et si même vous militez contre les valeurs de la République, éventuellement sortez de ce métier, parce que vous vous êtes trompés à un moment donné". Il poursuit avec le rôle de l’institution par rapport aux professeurs : « Ce n’était peut-être pas assez clair dans le passé, ce sera désormais très clair dans le présent et dans le futur, à travers la formation et la gestion des carrières des personnes. » "Nous voulons quelque chose où il n'y ait pas de trous dans la raquette, pas d'angles morts, et où il y ait vraiment une formation solide et un état d’esprit très solide aussi. C'est l'état d'esprit qui compte avant tout et cet état d'esprit c'est la force et la sérénité".

  De nombreux commentateurs issus du monde enseignant ont vu dans ces propos une menace à peine voilée. Et de fait, la rhétorique utilisée par le ministre ressemble à s’y méprendre à celle que tout enseignant a été amené à utiliser face à une classe indisciplinée. On y retrouve l’exorde et la péroraison destinées à clouer sur place les élèves qui voudraient s’affranchir des règles de vie commune, ce genre de discours commence en effet généralement par « Je crois que je n’ai pas été suffisamment clair... » et se termine par une question comminatoire : « Est-ce que c’est bien clair ? » Pas de doute, Jean-Michel Blanquer est bien en train de sermonner ses personnels. On se pose évidemment la question de savoir de quoi il parle. Y aurait-il, quelque part en France, des enseignants qui bafouent ouvertement les valeurs de la République en faisant l’apologie du fascisme, du nazisme ou de l’islamisme politique ? On serait curieux de connaître ces faits qui auraient échappé à notre attention et que ces médias gangrenés par l’islamogauchisme que sont Cnews, Valeurs actuelles et autre Causeur auraient volontairement tus.

Faire diversion

  Ou peut-être faudrait-il chercher la cause d’un tel discours ailleurs que dans son énoncé. Il s’agit vraisemblablement comme souvent de faire diversion. D’une part, il convient de remarquer que Jean-Michel Blanquer est attaqué, fait sans doute inédit pour lui, par sa droite. Par Eric Zemmour d’abord qui lui a reproché dans l’émission punchline de céder aux sirènes du lobby LGBT en reconnaissant les transgenres dans le cadre scolaire. Par le journaliste et écrivain David di Nota ensuite qui vient de publier un pamphlet sur l’assassinat de Samuel Paty où il détaille les manquements de l’institution dans l’événement tragique que l’on connaît. D’autre part, on aura sans doute remarqué en lisant la presse nationale et régionale que les agressions et les menaces visant des enseignants ont tendance à se multiplier ces derniers temps. L’irruption de cette violence, auparavant marginale, n’aurait évidemment rien à voir avec le manque de soutien de la hiérarchie, elle n’aurait rien à voir non plus avec une société chauffée à blanc par une injustice économique toujours plus flagrante et une répression policière toujours plus violente.

  Non, les responsables sont ailleurs. Jean-Michel Blanquer renoue dans ces propos avec ce qu’il faut bien considérer comme une obsession et que j’avais déjà pointé dans une note précédente : celle de l’ennemi de l’intérieur ou de la cinquième colonne, ce mythe tiré tout droit de l’imaginaire nauséabond de l’extrême-droite. Peu importe le nom que Jean-Michel Blanquer lui donne, ultragauche, islamogauchisme et maintenant « wokisme », le fantasme reste le même, celui d’une gauche antirépublicaine qui chercherait à saper les fondements du vivre ensemble en voulant imposer de manière hégémonique sa vision de la société. On notera avec intérêt que la dernière trouvaille linguistique de cette théorie accrédite l’idée d’une idéologie exogène à la France qui trouverait son inspiration à l’étranger, aux Etats-unis, pays dont on ne cesse de nous répéter qu’il a un problème avec la laïcité.

  Mais la menace peut être comprise autrement. Lorsque Jean-Michel Blanquer enjoint aux enseignants de « transmettre les valeurs de la République », il s’adresse probablement aussi à ceux qui, par prudence, voudraient éviter les sujets qui fâchent pour ne pas se mettre à dos leurs élèves et des parents par trop vindicatifs. On le sait, le ministre est engagé dans une lutte idéologique. Il entend faire de l’ensemble du corps enseignant une armée de bons petits soldats chargés de défendre contre l’adversaire la vision toute particulière qu’il a de la République. Un soldat, ça obéit, et, au besoin, ça meurt. Rappellera-t-on qu’il y a à peine plus d’un an un enseignant est mort d’avoir voulu enseigner l’esprit critique à ses élèves ? Samuel Paty n’avait certainement pas demandé à devenir un martyr de la République. Qu’on exige la même chose de l’ensemble du corps enseignant, sans lui offrir en retour les contreparties attendues, et je ne parle pas que du salaire, n’est pas seulement aberrant, c’est tout simplement abject. Comme toujours dans cette guerre pour défendre la République, ce sont les généraux confortablement installés dans le confort douillet de leurs plateaux de télévision ou de leurs ministères, dont ils ne sortent jamais sans une protection rapprochée, qui mènent l’offensive et envoient le coeur léger et la main sur le coeur la piétaille, qui n’est bonne qu’à ça, se faire massacrer.

La République et le tuyau

  Encore faut-il savoir au nom de quoi Jean-Michel Blanquer entende que l’on aille au champ d’honneur. Mourir pour des idées, on sait depuis Brassens que l’idée est excellente, mais de quelles idées exactement est-il question ? Dans son discours Jean-Michel Blanquer utilise une analogie assez étrange : l’enseignant qui aurait un problème avec les valeurs de la République serait comme un plombier qui aurait un problème avec les tuyaux. En l’occurrence le problème soulevé, c’est surtout l’absurdité de cette analogie : on compare un objet matériel avec un ensemble de valeurs, un contenant avec un contenu. On notera qu’exiger de la part d’un enseignant qu’il enseigne ces valeurs entre en contradiction totale avec ce que Jean-Michel affirmait lorsqu’il déclarait que l’idéologie n’avait pas sa place à l’école. Un plombier ne fait pas d’idéologie, il ne vous impose pas un fournisseur d’énergie mais se contente de vous assurer du bon fonctionnement des canaux de diffusion. Quel est le rôle du professeur ? Ça n’est pas non plus de faire de l’idéologie. Est-ce pour autant que son activité n’aurait rien à voir avec le fonctionnement démocratique de notre société ? Bien sûr que non.

  On remarquera que j’utilise le terme « démocratique », quasiment absent des discours de Blanquer, et non « républicain ». Il y a une différence de taille : la République possède un contenu qui peut être défini là où la démocratie est avant tout un mode de fonctionnement. Mais il faut se référer aux auteurs canoniques tels que Rousseau pour savoir que l’une ne va pas sans l’autre. La République définie comme bien commun ne saurait posséder un contenu stable et intangible, elle fait nécessairement l’objet d’une redéfinition liée aux évolutions de la société qu’elle est censée représenter. Cette redéfinition est le résultat d’un processus démocratique au terme duquel sont instituées les règles du vivre ensemble élaborées avec la participation de l’ensemble du corps social. Revenons donc au rôle du professeur dans ce processus. Son rôle n’est pas d’exiger de la part de ses élèves qu’ils obéissent aveuglément à des valeurs établies, aussi nobles soient-elles. Il est là pour éveiller l’intelligence, donner les capacités de réflexion, les clefs de compréhension du réel, aux futurs citoyens dont il a la charge. Il ne peut en aucun cas préjuger du choix qui sera le leur, mais simplement s’assurer que ce choix sera fait en toute conscience et avec une vision claire de ce qu’il implique. S’il s’avisait de faire autrement, en divulguant par exemple une vérité révélée à laquelle il faudrait nécessairement adhérer, alors il ne serait plus le représentant d’un état démocratique, mais celui d’un régime dictatorial. Le professeur, dans sa fonction, ne doit surtout pas être un militant, ce qui n’exclut pas qu’il puisse parler d’idéologie, mais en prenant soin de préciser qu’il s’agit d’idéologie, c’est en cela qu’il sert et défend la démocratie.

Panoptisme totalitaire

  De fait, Jean-Michel Blanquer a un problème avec la démocratie et on ne saurait que trop lui conseiller de changer de fonction. Jean-Michel Blanquer a une vision bien à lui de la République, vision qui se discute à condition, bien sûr, d’être en démocratie. Or, le ministre refuse que l’on discute si l’on n’est pas d’accord avec lui. Rappelons qu’il s’est employé depuis qu’il est au ministère à saborder toutes les instances de régulation ou de contrôle qui ne dépendraient pas de son autorité directe. Rappelons qu’il a toujours assimilé tout mouvement d’opposition à ses réformes à une bande de factieux avec lesquels il était impossible de s’entendre et qu’il fallait ramener à la raison par la force. Outre l’analogie du plombier, Jean-Michel Blanquer utilise dans son discours deux métaphores : je passerai rapidement sur la métaphore sportive de la raquette qui assimile les professeurs à une balle dans laquelle on frapperait pour l’envoyer au front dans le camp adverse – les principaux intéressés apprécieront – pour relever celle de « l’angle mort », soit ce qui échappe au regard. L’image est intéressante en cela qu’elle renoue avec un imaginaire dénoncé en son temps par Foucault dans son livre Surveiller et punir, celui du « panoptisme » ou l’art de tout voir. Foucault y évoque la mise en place à l’époque moderne d’une société de surveillance où il s’agit de placer les individus sous un contrôle permanent qui les transforme peu ou prou en machines dénués d’autonomie. Dans cet univers annonciateur des dérives totalitaires du XXème siècle, il ne s’agit plus seulement de punir les individus mais également de les rééduquer en leur imposant une discipline constante qui modèle leurs corps et leurs esprits.

  Cette logique, Jean-Michel Blanquer l’a déjà mise à l’oeuvre et les menaces proférées devant les futurs formateurs ne sont vraisemblablement pas de simples paroles en l’air. J’ai le souvenir d’un petit matin du début de l’année 2020, avant le confinement et son lot de drones traquant les contrevenants aux règles décrétées d’en-haut, où nous avions prêté main forte à des collègues protestant contre la mise en place des E3C. Devant le lycée où nous trouvions, une voiture banalisée avec deux individus qui observaient attentivement tout ce qui se passait. Deux rues plus loin, un car de policiers prêt à intervenir. On se serait cru dans un mauvais film d’espionnage se déroulant en RDA. Dois-je préciser que ce matin-là je me suis senti glacé par autre chose que la température hivernale ? Certes, cela avait un côté un peu ridicule. Il n’empêche que dans les jours et les semaines qui ont suivi, les assauts répétés contre les professeurs et les élèves s’opposant à la réforme ont atteint une violence que je n’avais jamais connue et dont cette matinée n’était que le signe avant-coureur.

  Surveiller et punir, voilà le programme de celui qui nous dirige. La confiance inscrite sur tous les documents ministériels, c’est celle, inconditionnelle, que nous devons apporter à l’institution et à celui qui se trouve à sa tête. De son côté, défiance maximum et traque implacable de tout ce qui pourrait ressembler à une opposition. Et le ministre met tout en place pour imposer sa vision hégémonique à l’ensemble du corps enseignant. Tout d’abord par un travail de propagande passant par une formation qui désormais pourra être imposée aux enseignants en-dehors du temps scolaire et dont les formateurs auxquels il s’adressait constitueront le bras armé. Ensuite par des mesures visant à s’assurer la loyauté des corps intermédiaires susceptibles à la fois de porter la bonne parole et de repérer les éléments subversifs. L’ensemble des recteurs, inspecteurs et personnels de direction ont connu ces dernières années des augmentations de salaire sans aucune commune mesure avec les mesurettes accordées du bout des doigts à l’ensemble du corps enseignant. On peut supposer qu’il en sera de même pour les postes de directeurs d’école transformés à la faveur de la loi Rilhac en supérieurs hiérarchiques de leurs collègues. Enfin par une précarisation accrue des personnels. On a constaté dans certains départements que les besoins de personnels liés aux effectifs au lieu de déboucher sur l’ouverture d’un poste de titulaires avaient donné lieu à un recours massif à des contractuels, soumis à une pression bien plus importante dans la mesure où le renouvellement de leur contrat dépend du bon vouloir de l’administration.

  Cette façon de faire est inscrite de façon quasi-programmatique dans l’idéologie néolibérale. Naomi Klein rappelle dans la Stratégie du choc que le laboratoire des stratégies néolibérales a été le Chili dictatorial de Pinochet. Laboratoire, comme celui promu par Blanquer dans sa lutte pour la laïcité, car il s’agit, dans la logique néolibérale, d’instaurer une vaste expérience à ciel ouvert dont le but affiché est évidemment scientifique et n’a strictement rien d’idéologique. Comme Blanquer et sa promotion des neurosciences. Dans ce monde formidable, ceux qui ne pensent pas comme vous doivent être soignés de leur déviance à grands coups d’électrochocs et éliminés si on ne parvient pas à les guérir. Ça, c’est évidemment, la version extrême, celle qu’on ne peut mettre en place que lorsque tout le reste a échoué. Dans une société de culture démocratique on peut se contenter d’utiliser tous les moyens de persuasion possibles, ce qui inclut évidemment la menace. Il est alors nécessaire comme le souligne Chamayou dans la société ingouvernable de s’assurer le soutien des cadres intermédiaires en les coupant de la base. Comment s’y prendre ? En les intéressant aux bénéfices produits. Ce ne serait pas tellement étonnant qu’il y ait dans cette grande mise en place de l’évaluation des établissements qui a lieu actuellement, des primes liées à la performance dont le montant serait proportionnel au grade occupé.

  La carotte pour quelques-uns, chargés de surveiller le troupeau. Le bâton pour les autres.

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