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Billet de blog 18 nov. 2021

Affaire Boulin : les omissions et approximations de Gilles Leclair.

La diffusion du dernier documentaire sur France 2 consacré à l'affaire Boulin le 31 Octobre dernier n'a visiblement pas laissé insensible. Parmi les 2,3 millions de téléspectateurs et les nombreux amateurs de replay, les derniers suppôts de la thèse du suicide, isolés, accablés notamment par des faits médico-légaux implacables essayent encore une dernière tentative désespérée d'intox... En vain.

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Lorsqu'on a une réputation professionnelle de "grand flic" à défendre, on peut se sentir légitimement piqué au vif à la découverte d'un long documentaire télévisé particulièrement précis et étayé par de nombreux faits médico-légaux et témoignages concluant au maquillage de l'assassinat de Robert Boulin en suicide.

Gilles Leclair, ex-patron de la PJ de Versailles est né le 30 janvier 1953. Agé de 26 ans ce matin du 30 Octobre 1979, date de la découverte du corps du Ministre il fut affecté en 1978 à la PJ de Versailles. Adjoint du commissaire Alain Tourre, il s’est chargé de l’affaire Boulin.
Quarante deux ans plus tard, en découvrant l'ampleur des révélations contenues dans les troisième et quatrième parties de l'excellent documentaire télédiffusé sur France 2 le 31 Octobre dernier, l'ancien policier auteur d'un futur livre à paraître, comprend que sa nouvelle carrière d'écrivain est probablement déjà bien compromise. En tout cas, faute de justice face au rétablissement des faits, il va devoir beaucoup "ramer" dans les eaux de l'étang rompu pour inverser le cours de la bataille de l'opinion. Il est patent aujourd'hui pour des millions de français que des complicités politiques, policières et judiciaires, ont oeuvré dès la nuit du 29 au 30 octobre 1979 pour établir une version officielle qui ne tient plus.
Détaillons donc encore ici un petit florilège des incohérences et autres curiosités inédites de l'affaire Boulin.


Un noyé sans poumons.

Le 3 août 1983, le commissaire principal Gilles Leclair apprend par procès-verbal l’existence de bocaux scellés contenant les prélèvements d’organes de Robert Boulin à la préfecture de police de Paris. Le 13 septembre suivant des prélèvements d’eau de l’étang Rompu sont effectués par les inspecteurs du SRPJ de Versailles. Jusque là, tout va bien. En effet ces prélèvements vont pouvoir prouver la noyade. Maître Jacques Vergès, avocat de la famille Boulin demande donc le 28 septembre 1983 au juge d’instruction Michel Maestroni du tribunal de Versailles, un examen anatomo-pathologique, pour comparer les particules contenues dans les poumons du ministre avec les fameux prélèvements d’eau de l’étang Rompu.

Curieusement, cet examen, qui aurait permis d'établir d’une façon incontestable s’il s’agissait d’une mort par noyade, n’avait pas été pratiqué par les premiers médecins légistes en 1979. Mais mieux encore : quatre ans plus tard, cet acte ne sera jamais effectué. Les scellés des poumons ont disparus de l'Institut médico-légal. Comme on dit selon la formule consacrée : ils ont fait "psssschiiiitttt" le cadenas du réfrigérateur les contenant ayant été brisé. 


Une autopsie incomplète et dirigée.


Daniel Jault, médecin légiste qui assiste la seconde autopsie rapporte :
"On ne peut pas décider du résultat d'une autopsie s'il n'y a pas eu une autopsie complète, c'est à dire de la tête aux pieds, et en particulier l'ouverture de la tête." Jean-Pierre Courtel, inspecteur de Police du SRPJ de Versailles présent à l'Institut médico légal a témoigné avoir clairement entendu le substitut du Procureur Leimbacher demander :
"Non pas la tête, la famille s'y oppose"... alors que la famille Boulin n'avait émis aucun souhait, pas même informée de l'autopsie en cours.
Quatre ans plus tard, en 1983 lors de la seconde autopsie, l'examen du crâne révèlera deux fractures commises du vivant du Ministre.

Dans quelle démocratie dirige-t-on les autopsies des médecins légistes par un substitut du Procureur ? Un juge aussi chevronné que le juge Van Ruymbeke pourrait utilement nous éclairer !

Aucun examen du crâne

dépouille de Robert Boulin à l'Institut Médico Légal : Fracture des os du nez et une fracture de l'os maxillaire gauche. © IML


Deux découvertes chronologiques du corps. L'officieuse et l'officielle.


Dès dix neuf heures, le 29 octobre 1979, Colette Boulin est informée de la mort de son mari. Guy Aubert, ancien collaborateur du Ministre, passe à son domicile à Neuilly et informe Madame Boulin directement de "la mort de Robert" restant évasif sur les circonstances. Le premier Ministre de l'époque Raymond Barre est informé à une heure du matin, son Ministre de l'Intérieur, Christian Bonnet, évoque un réveil vers trois heures du matin pour lui apprendre la mort de son collègue Ministre du Travail par son directeur de cabinet, Jean Paolini. Détail intéressant, Christian Bonnet évoque la motivation des recherches de Robert Boulin quelques heures plus tôt par le fait qu'il avait disparu alors qu'on avait découvert son véhicule personnel dans la cour du Ministère ! Comment dans ces circonstances, expliquer un trajet nocturne de la 305 Peugeot du Ministre post mortem, puisqu'on retrouvera le véhicule le lendemain stationné à proximité de l'étang rompu, le corps du Ministre accroupi dans l'eau ? Comment le Commissaire Gilles Leclair va-t-il nous expliquer ces incohérences, et notamment le fait que les plus hautes autorités de l'Etat aient été informées de la mort du Ministre du Travail et de la Participation avant que l'avis de recherche officiel ne soit déclenché le 30 Octobre à 6h25 du matin par le Ministère de l'Intérieur ? 

Des clés de voitures "approximativement" redécouvertes.

Le diable se niche toujours dans les détails, et les détails dans ce genre d'enquête sont importants. Le commissaire Gilles Leclair écarte la thèse de l'assassinat politique et déclare en novembre 2021 : « On retrouve les clefs de la Peugeot 305 près d'une roue avant. On retrouve une lettre de 7 pages dans laquelle, Robert Boulin indique envisager de se noyer dans un étang de la forêt de Rambouillet « où j'aimais beaucoup faire du cheval. ».
Justement non, les propos du Commissaire Leclair sont curieusement approximatifs avec les constatations rapportées dans le procès verbal de Police. Les clés du véhicule n'ont pas été retrouvées "près d'une roue avant", laissant supposer qu'elles auraient glissé de la main ou la poche du pantalon du Ministre après avoir fermé le véhicule. Le procès verbal précise que les clés ont été retrouvées à trente cinq centimètres de la roue arrière gauche de la 305, reliées à un porte-clés marqué, "Peugeot Luchard, 131 bis av. Charles de Gaulle, Neuilly 745 08 850". En aucun cas ces clés n'ont été retrouvées ni dans la poche droite du pantalon de Robert Boulin, comme cela était inscrit sur le fameux bristol laissé sur le tableau de bord de son véhicule, ni davantage près d'une roue avant. Et pour cause : la voiture aurait été déplacée entre le moment où elle a été vue par le médecin urgentiste pompier, premier arrivé sur les lieux après le gendarme Deswartes et son équipier, et l'arrivée des deux inspecteurs du SRPJ de Versailles Courtel et Ramat, une vingtaine de minutes plus tard. Gilles Leclair, lui, n'était pas encore sur les lieux comme l'affirme Jean-Pierre Courtel.

L'histoire du Bristol et les écritures bi-colores suspectes.

Venons en au fameux "Bristol" laissé sur le tableau de bord du véhicule personnel du Ministre. Dans ses propos rapportés par le journal en ligne "78actu" du 17 novembre dernier, Gilles Leclair omet une information importante s'agissant des mentions manuscrites bi-colores supposément écrites par le Ministre (son garde du corps Maxime Delsol a reconnu en 1984 dans un documentaire de Canal Plus imiter l'écriture et la signature du Ministre, afin de compléter des lettres par des mentions manuscrites). Il n'y avait pas un mais deux documents comportant des mentions manuscrites à deux encres de couleurs différentes. En effet, la lettre de sept pages adressée le 29 Octobre 1979 au Commissaire Samisssof en poste à Neuilly sur Seine et le bristol en question. Et là, on a du mal à comprendre les raisons qui auraient motivé Robert Boulin à utiliser deux stylos, l'un à l'encre noire, l'autre à l'encre bleue sur deux documents différents à quelques heures de son suicide... Logiquement, si on veut respecter une chronologie suicidaire, le courrier est posté avant le dépôt du Bristol sur le tableau de bord. Mais pourquoi donc à deux reprises un même auteur supposé indiquer qu’il va mettre fin à ses jours aurait-il eu la coquetterie de changer de stylo deux fois dans la rédaction de ses dernières mentions manuscrites ? S’il est communément convenu qu’on puisse changer de stylo du fait d’une défaillance (rupture d’encre) cela ne se produit qu’une seule fois, et non pas deux en un temps aussi rapproché, l’un des deux stylos ayant été écarté, à supposer que les mentions n’aient été écrites au même moment ! A contrario, si on part de l’hypothèse que les deux documents ont été rédigés en même temps, aucun des deux documents ne fait apparaître une faiblesse du débit des encres utilisées… Pourquoi donc par deux fois utiliser deux mêmes stylos sur deux documents différents ?
Observons à présent la teneur, l'objet et le style des messages.
Rappelons les mentions manuscrites en question :

SUR LE BRISTOL

« Les clés de la voiture sont dans la poche droite de mon pantalon. (TSVP )». (encre bleue)

« Embrassez éperduement ma femme, le seul grand amour de ma vie. Courage pour les enfants. Boby." (encre noire)

SUR LA LETTRE A SAMISSOFF.

« Pour recherche et rendre compte » (1er feuillet)

« Prévenez en priorité mon gendre Eric Burgeat, soit au Ministère du Travail, soit à mon domicile 772 38 55 (attention de ne pas alerter ma fille si elle est au bout du fil) ». (2e feuillet). (encre noire)

"Le lac se trouve entre Montfort-l’Amaury et St-Léger-en-Yvelines (le premier à droite)". (encre bleue)

On observera que les mentions rédigées à l’encore noire, concernent la famille de Robert Boulin, et ont pour objet de transmettre des messages « indirectement » (nous y reviendrons plus loin). Alors que les mentions rédigées à l’encre bleue, ont pour objet de donner des précisions d’ordre géographique ou logistique à l’attention de la Police : Le lieu où découvrir en l’occurrence le « lac » et l’endroit où se trouveraient les clés du véhicule.

Sur les messages adressés « indirectement » à la famille.

Manifestement le message du Bristol est pour le moins ahurissant. Le choix de l’adverbe « éperdument » mal orthographié pose question. En effet, éperdument signifie « avec une vive émotion, intensité, passionnément, follement ». Si « Boby » signe un message à caractère personnel à l’adresse de « sa femme », en prenant soin de mentionner son surnom connu exclusivement de son entourage proche, pourquoi délèguerait-il à un fonctionnaire de Police, ou à tout autre tiers, la mission « d’embrasser éperdument » sa femme, à fortiori s’il s’agit du «seul grand amour de sa vie » ? Il y a là une incongruité manifeste, un curieux antagonisme entre la proximité du supposé signataire connu des seuls intimes, l’exposition de sa vie privée et la distance imposée dans son message aux membres de sa famille. Car Robert Boulin ne s’adresse pas directement à sa femme. En effet il aurait pu écrire : « Adieu Colette, toi, le seul grand amour de ma vie », et glisser ce message personnel chargé de pudeur, dans une enveloppe portant la mention «CONFIDENTIEL :  à remettre à mon épouse, Colette Boulin » ou mieux encore, lui écrire via la Poste afin d'assurer la confidentialité de son message, alors que justement, le Ministre aurait posté une dizaine de lettres à Montfort l'Amaury ! Ajoutons que le scripteur n’emploie jamais le pronom personnel « Je » (et pour cause, il n'y a que "je" qui peux dire "je"), et ne s’implique pas davantage dans le message adressé aux enfants, dénué de verbe et de sujet :

« Courage pour les enfants ».

Cette mention est curieuse, car il aurait été plus approprié d’écrire « Courage aux enfants ». Une nouvelle fois, en plus de la maladresse syntaxique, elle marque une distance suspecte pour un père aimant, qui n’aurait pas manqué d’évoquer les prénoms de ses enfants par une mention du style : « Courage à Fabienne et Bertrand », ou bien encore « Courage à Fabienne et Bertrand, mes deux enfants que j’aime » afin de marquer l’attachement paternel et l’implication personnelle du rédacteur lors de son ultime message. Au lieu de cela, une fois encore, on observe une curieuse distance similaire dans l’autre document adressé au Commissaire Samissoff, dans lequel « Eric Burgeat », gendre du Ministre est bien nommé, contrairement à « sa fille » qu’il ne souhaite pas « alerter ». A la lecture attentive de ces messages, on peut donc suspecter que le scripteur connaissait bien « Boby », ses proches, le numéro de téléphone de son domicile et a maladroitement cherché se faire passer pour lui… D'ailleurs Gilles Leclair en convient lui-même : "Si ce n'est pas lui, alors c'est un proche ! Peu de gens connaissaient son surnom". En effet, peu de gens parmi lesquels, Maxime Delsol...  

Sur les indications transmises à la Police

A présent si l’on s’attarde aux messages rédigés à l’encre bleue, là encore on observera que l’auteur indique curieusement à la Police le lieu du présumé suicide, sous forme d’un jeu de piste. N’aurait-il pas été plus simple de mentionner directement le nom de « l’étang rompu » en forêt de Rambouillet, plutôt que d’indiquer qu’il s’agit « du premier lac sur la droite » entre Montfort l’Amaury et St Léger en Yvelines ? Ceci porte à croire que le scripteur n’en connaissait pas le nom, alors que le candidat au suicide avait tout le loisir de préparer son acte, au point de repérer les lieux, de nommer l’endroit précis de la future découverte de son corps avant de commettre l’acte fatal.

Je vais en parler à mon cheval... 

Autre point intriguant :

Comment un Ministre en exercice, peut-il prendre le risque de ne pas être repéré seul un lundi de fin Octobre entre dix-sept heures et vingt heures à proximité d'un étang dans une forêt alors qu’il veut y préparer son suicide ? A fortiori si l’étang qu’il a choisi pour s’y noyer est peu large, peu profond, à proximité d’une route passante au terme d’une journée de travail ? C’est prendre beaucoup de risques, il y a des endroits plus tranquilles, plus appropriés pour réussir son suicide. On remarquera que le scripteur mentionne un « lac » et non un « étang », la nuance étant importante, le lac par définition étant souvent plus large, plus profond, plus propice à la noyade dans l’imaginaire collectif qu’un étang aux eaux stagnantes. 

Pour finir poussons le ridicule jusqu'à son paroxysme. Un message dactylographié a été retrouvé nuitamment dans la corbeille du bureau du Ministre à son domicile, après le passage de curieux visiteurs du soir du 29 Octobre vers vingt heures. Ces visiteurs sont Patrice Blank (son conseiller presse), Roger Thiery (ami de Blank) et Alain Maillot (son avocat). En voici la teneur : "J'envisage de me noyer dans un étang de la forêt de Rambouillet où j'aimais beaucoup faire du cheval".  Le rédacteur du message essaye de nous faire croire que Robert Boulin, personnalité publique, Ministre du Travail et de la Participation du Gouvernement Barre, aurait pris tous les risques d'être reconnu par des habitués ou autres promeneurs équestres membres du manège de St Léger en Yvelines, où il avait coutume de monter à cheval bien des années auparavant pour s'y suicider à proximité. Incohérent ! 


Pour toutes ces raisons et de nombreuses autres encore, la fable du suicide ne tient plus depuis longtemps. Plus grave, la défiance civique à l'égard des Institutions n'a fait que croitre année après année. Les citoyens de ce pays ont leur libre arbitre, n'en déplaise à un policier présenté comme un "grand flic" qui a travaillé aux Stups, à l'anti-terrorisme avant d'être nommé préfet en Corse et à Marseille. En charge de l'enquête qui fait polémique depuis plus de quarante ans, Gilles Leclair conteste aujourd'hui publiquement la thèse de l’assassinat politique. Le voilà fulminant derrière son poste de télévision, contrarié dans son agenda littéraire, se sentant concerné au point d'écrire un livre "qui torde le cou à la rumeur". 
Tout ceci s'il n'inspirait le dégoût convoquerait à minima immédiatement à l'esprit, Molière, le moraliste et sa formule désormais célèbre : 

"Qui se sent morveux, se mouche !".

Voir la 3e partie du reportage de Bernard Nicolas & Michel Despratx. Canal Plus 2002.

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