"La richesse qui diminue la pauvreté" : Mythes et légendes.

Ce matin..., comme tous d’ailleurs.., j'ai scruté les infos tout azimut. Et mal m'a pris entre deux annonces d'offre d'emploi précaire... Comme d’habitude devrais-je dire. En regardant des chaînes d'info continu, privées..., il va de soi à ce qu'il parait (?), j'eus l'impression d'avoir attrapé une "berlue auditive"... Ces chaînes, ces animateurs-trices se croyant faire encore du journalisme lorsqu'ils-elles cherchent à nous faire "admirer" leur exploit de se regarder et se renifler le fondement, souvent nauséeux et crasseux, avec leur seul nombril, cumulant des pseudo "précieux" (ces cumulards et soit-disant experts et autres soit-disant journalistes officiant sur plusieurs médias pour gonfler artificiellement leur notoriété - et celles des chaînes les sur-payant - , et réellement leur portefeuille), tel des piercing infectés de pus, et osant encore nous faire croire qu'ils-elles nous "offrent" l'actualité, l'information de ce monde..., nous ont enfoncé le clou de la virtualisation informative, que dis-je..., de l'optimisation d'une certaine réalité... Mal m'a pris à la conscience de m'entendre jurer devant ce pauvre outil qu'est le poste télé quand j'entendis un certain M. Jean-Louis Servan-Schreiber nous parler de son dernier livre..., "Pourquoi les riches ont gagné".

Pour un plaidoyer en faveur des très riches, mais seulement les 1% selon l'auteur, il semble qu'en terme de burlesque et de cynisme on arrive au summum. C'est pas la vérité qui étouffera ces personnages là. Je parle bien sûr de l'animateur du manège des seuls Audimats, et tant pis pour la qualité du contenu, et d'un fortuné..., écrivant en dormant, et tant pis pour l'aspect fantasmé du récit, comme d'autre rêve en se rasant d'un retour providentiel. Et quoi de mieux qu'une chaîne commerciale s'illustrant tous les jours dans sa proportion à faire de la propagande pro-néolibérale, pro-haine sociale  (voir ici et) pour cirer la couverture d'un ouvrage qui cire lui même celle de l'immoralité et l’indécente cupidité des plus fortunés-es...?

Je n'en ferais pas la critique, de cette "littérature", parce que d'abord je ne l'ai pas lu. Mais ensuite, comment pourrais-je avoir envie de la lire, voir de donner envie de la faire lire (enrichir un déjà très riche en achetant ce pamphlet..?)..., quand de l'interview..., on comprend qu'on va avoir à ingérer et digérer un lourd poncif qui se veut aduler la victoire, la gloire même, de la pensée unique du capitalisme néolibérale...? Pourtant je ne suis pas en reste quant à ingurgiter les programmes électoraux et autres "proses" d'adversaires politiques. Mais là..., le cœur et sa raison n'y est pas.

S'appuyant sur la faiblesse, feinte, d'un président des Français-es actuel n'ayant pu répondre quant à dire concrètement ce qu'il pensait qu'être riche, à quelle niveau de richesse (?), et à une autre faiblesse, en sous-entendu, celle de la cote de popularité de ce même président, vraiment basse, les élucubrations de l'auteur vont bon train quand à astiquer avec la brosse à reluire et huile de coude tant la "petite" quantité des riches (au dessus de 7800 euros/mois à l'en croire), que leur "qualité" qu'il nous faudrait plaindre, parce qu’isolée, esseulée... A défaut d'en pleurer, d'être dans l’empathie ordonnée, je préfère en rire, plutôt deux fois qu'une... Parce qu'on devine ici la voie, et le dogme d'une certaine oligarchie et son hypocrisie (comme celle de la culture catholique Française) à nous faire croire en une souffrance, une victimisation injustifiée de ces "pauvres riches" mal aimés en France... Seulement ce désamour contrairement aux statistiques citées mais pas sourcé, n'est pas de la part du politique (du moins par rapport aux gouvernants-es libéraux en place actuellement). Il est celui du "petit peuple". Que voulez vous mesdames et messieurs les riches pleurnicheurs aux portes de l’Élysée pour payer moins d'impôts...? On ne peut pas tout avoir... L'amour des politiques et leur reconnaissance, leur allégeance éternelle dans l'alternance..., et celui du "petit peuple" vous supportant à longueur d'antenne vous plaindre de payer trop d'impôt (dégressif dans les faits pour les plus fortunés, et le retour du bouclier fiscal), quand le "petit peuple paye par son plus grand nombre le lourd tribu de toujours plus de sacrifice, perpétuel temporellement (hausse de TVA, des prix malgré la qualité méprisable de certains biens et services produits et vendus, baisse de son salaire, de ses protections sociales, de ses services publiques, etc) paye vos ignobles affronts répétés aux bien vivre et être ensemble en fraudant, en organisant la fuite de capitaux, en optimisant les part des bénéfices redevables au fisc, ces délits seuls en croissance actuellement..., et à peine combattus.

Quant à glousser sur une "glorieuse" victoire des riches parce qu'il n'ont plus d'adversaire..., c'est d'une part, oublier le ressort du "petit peuple", qui a su s’illustrer à l'étranger (quand la conscience morale et démocratique des citoyens-es du "petit peuple" ne passe plus par l'écoute inconditionnelle des voix du politique, comme celle d'autres soit-disant élites, mais passe par internet et les réseaux sociaux). C'est vouloir nous faire oublier que les riches préfèrent insulter les syndicalistes en luttes actuellement plutôt que d'argumenter et de débattre honnêtement et publiquement... Et d'autre part c'est vouloir faire oublier complaisamment la connivence et bienveillance de ces médias de masse privés (et publics aussi malheureusement) cherchant à protéger et ces secrets (bancaires, fiscaux, et autres scandales financiers, etc) et ceux d'une classe politique de plus en plus corrompu (l'affaire Cahuzac, le scandale du jour quand au refus du Sénat de lever l'immunité parlementaire du Sénateur/industriel/ riches Dassault) ayant abandonné le "petit peuple". Alors entendre que la richesse de ces égoïsmes narcissiques diminue la pauvreté, au regard de la spectaculaire perte de pouvoir d'achat de la classe moyenne inférieure, du nombre de chômeurs-euses, de travailleurs précaires, de pauvres, en France..., mais aussi dans cette stratégie de "mondialisation" est-ce faire de l'humour comme M. Warren Buffet...? Le gain en hausse de 1 euros en moyenne sur la totalité de la planète du revenu des plus pauvres semble pourtant prouver le contraire de la richesse des quelques uns-es qui diminuerait la pauvreté (ou la confirme si peu, à la marge de la marge)... Parle-t-on seulement de ces nouvelles "classes moyennes", ou devrait-on dire ces esclaves, Chinois-es, Indiens-es, Cambodgiens-es, Qataris, etc..., et de leur absence de protections sociales, de droit du travail, etc...? Ça c'est l'aspect "compétitivité" qui a semblé manquer dans cet entretien. Une gène peut être, et pas de plaisir à optimiser la réalité alors..?

Vient ensuite la discrimination politicienne de l'adversaire direct et le plus dangereux pour ce dogme néolibéral... Vient la critique invective du représentant du FdG..., qui se traduit par des clichés et autres caricatures d'un passéisme du communisme..., affligeant en terme d'intelligence politique... Quel manque d'imagination politique, idéologique que de ressasser des vieilles rengaines éculées... Vous avez pas mieux M. Jean-Louis Servan-Schreiber, et vous l'animateur de manège...? l'Impasse est faite étrangement alors sur l'aspect politique, économique, social, idéologique bien plus mortifère, pas pour les riches qui ne semblent pas le craindre, du programme du fhaine... Un oublie accidentel nous dira-t-on...? Pas eu le temps...? Est-ce si sûr...?

Puis la cerise sur cette piteuse et mielleuse tarte à la crème infligée au "petit peuple" devant accepter de se résigner..., de ne plus croire dans le lutte des classes, parce qu'elle serait déjà gagnée..., vient du dénie de vérités de faits, cherchant à excuser l'enrichissement spectaculaire de ces riches, en pleine pèriode de récession, d'austérité, d'aggravation des pauvreté diverses. Les excuses essayant difficilement de sortir d'une retraite chapeaux veulent justifier l'enrichissement ayant pour cause la financiarisation de l'économie... Ce ne serait qu'à cause des banques, etc, du crack de 2007/8, que les riches auraient fait encore plus fortune en dormant... Excusez du peu alors...! Quel beau conte pour débiles qu'on nous prend, est narré ici... On voudrait réécrire l'histoire qu'on s'y prendrait pas mieux... Voudrait-on nous faire oublier que les parts variables des salaires (et non imposables ou si peu pour certaines) de ces patrons habillés pour l'hiver, sont votés en comité restreint dans des conseils d'admistration ou on retrouve aussi des banquiers...? Voudrait-on nous faire croire que ces patrons n'ont aucune espèces de connivences avec la finance (la banque de PSA renfloué par nous, par exemple) et/ou pour élaborer des stratégies de prix et encore de transfert de prix, de salaires de leur maison mère, leur compte nationaux, vers leur filiale Luxembourgeoises, Suisses, vers des comptes offshores etc... (c'est l'optimisation fiscale). Pire encore voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes en omettant de causer du pantouflage en politique (entre hauts fonctionnaires des administrations fiscales, ou encore des grandes entreprises publiques vers le secteurs privé ou des conflits d'intérêt patent se multiplient et spolient nos richesses)...? Et le 18% de gain de la bourse de Paris en 2013, (dont le siege fut transféré dans la banlieue de Londres pour cause d'optimisation fiscale),  c'est que les résultats des banques...? Et encore..., doit-on zapper les licenciements boursier..., les délocalisations...(et leurs conséquences sur la sous-traitance et les emplois indirects perdus), les spoliations des aides publiques aux entreprises, des politiques de l'offre, pour soit-disant reprendre des boites, et les fermer après les avoir coulé, etc...?

Je conclurais par l'introduction de l'auteur qui en dit long sur la réelle portée idéologique et politique en filigrane de l'entretien sur un médias de masse, dans une démocratie mise en grave souffrance par son président et ses reniements, son soit-disant "tournant", et son autoritarisme grandissant et dangereux... Partant du postulat consistant à dire qu'on est riche à partir de 7800 euros..., on en réduit le nombre de prétendant et donc de cible potentielle du "petit peuple" en colère... S'appuyant sur la faiblesse, feinte, du candidat Hollande, en pleine campagne électorale, ayant eu du mal à dire ce qu'il entendait par être riche..., l'auteur ici pourrait essayer de le défendre mine de rien... Car si l'on se réfère à une dernière étude de l'observatoire des inégalités qui référence tant les niveaux de richesses, que les catégories, tant les privilèges divers (sociaux et fiscaux entre autres) que ceux en terme éducatif, en terme d'occupation et de confinement des pouvoirs démocratiques et autres..., on se rend compte que ces gens là (pour les célibataire, à partir de 3000 euros/mois net), ces familles (à partir de 5600 euros/mois net) ont été exceptionnellement mis à l'abri des "crises", bien plus que les autres populations qui se sont paupérisées.. Cette frange de la population occupant la majorité des sphères de pouvoir démocratique, associatif, cadres d'entreprises, etc, ayant mis à l'abri leur enfants, ont assez de revenu pour spéculer et renforcer le pouvoir nuisible de cette financiarisation... Et les profits records de la bourse de Paris de 18% pour 2013 est leur rentes..., comme la garanti qu'ils-elles vont la défendre. Les pouvoirs dont ils-elles disposent leur permettent de bloquer beaucoup de choses. En cause le capital très peu taxé, qui est en partie, le transfert de la production de richesse des travailleurs-euses (la part du salaire différé), mais aussi des chômeurs-euses quand ils-elles travaillaient, des emplois précaires, des petites retraites (car ce système existe depuis trente ans), des pauvres en fin de droit...,  etc..., vers les actions, les rentes..., leur ont conféré un autre pouvoir. C'est celui électoral mis en place par les politiques de l’alternance qui est le détournement de la démocratie à leur seul avantage. Et ce pouvoir de privilégiés-es est un réservoir potentiel de clientèle électorale que se partage les politiques de l'alternance et du centre...

Tant l'ouvrage que l'auteur et l'interview..., ne semble être fait que pour encenser les 1% des plus riches au premier abord..., sans en remercier les politiques, ou du moins directement (ça ferait mauvais genre)..., mais aussi et surtout rassurer cette classe de privilégiés-es qui n'est nullement ciblée, même en sous-entendu... Preuve en est qu'elle est exclue de ce "seuil" de richesse pour être préservé... Pourquoi donc...? Y aurait-il des cajoleries électorales en vue des prochaines Municipales et des Européennes dans la foulées..., au vu de la politique néolibérale que le président à décidé d'assumer...? Reniant ainsi ses promesses de justices sociales et fiscales, son aile gauche se radicalisant, les invectives décrites plus haut en serait une partie de réponse cherchant à recentrer son électorat sur sa base cupide et avantagée par dénaturation de la démocratie... Va-t-on les laisser croire et continuer à faire croire que les luttes, celle des classes entre autres, sont veines et perdues d'avance...? Parce que des luttes continues, même si peu d'écho leur sont faites, en France et ailleurs...

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