Trop d'impôts/ Baisses des prestations de la SECURIE SOCIAL :71/63% de crédules, ou échec programmé de l'instruction civique...?

Quelle confiance accorder, quelle crédit lui donnée, quelle valeur intellectuelle y prêter,  à cette vague et bien abstraite idée dans l'air du temps de "l'inconscience collectivisée", ou aussi de l'individualisme exacerbé, sciemment organisée, "optimisée",  déclarant que "Les usagers des services publics sont très majoritairement satisfaits (71% en moyenne), mais une majorité d'entre eux seraient prêts à baisser le niveau de prestation pourvu qu'ils paient moins d'impôts, selon un baromètre BVA rendu public jeudi 23 janvier." ...? Voir aussi ici... 

Une enquête d'opinion, un sondage (avec des interrogations noyées dans un panel de questions amalgamant et mélangeant tout et n'importe quoi. Faut-il s'étonner du résultat...? C'est à suivre plus bas. Dans une autre mesure, d'autres contextes furent abordés ici, et )  au rabais dans le sens de la réflexion politique, scientifique, etc, fait sur la même base d'une sur-médiatisation de faits divers sociaux rares, sur-exploités pour influencer l'opinion publique dans l’instantanéité, dans son intimité, son affect, à l'arrache quoi..., voir de mensonges parfois, devrait nous convaincre d’accepter d'être schizophrène individuellement et collectivement...?

Un sondage est à l'opposé d'une étude se basant sur des sciences sociales, etc, empiriques, faites sur le long terme, sans précipitation et recherche de manipulation..., quand il se présente être un soit-disant reflet médiatique, politique même, déformant en fait la réalité.

Ce sondage est fait dans le XVI e arrondissement ou autres très droitisés, (en terme de classe sociale actionnariale) peut être...? Mais chute cette question et sa réponse tombe dans le domaine du secret commercial, comparable à celui fiscal. D'un autre coté après le discours d'un ministre de l'économie..., ayant cautionné par le symbole fort de sa parole et poste régalien le soit-disant "ras le bol fiscal" (contre-dit dans les faits, la réalité quoi..., par la dégressivité de l'impôt sur les plus fortunés, par les baisses des impôts sur les sociétés en 2014 - d'environ 50 milliards à 36 milliards d'euros, soit moins 14 milliards d'euros - , par le maintien des niches fiscales, etc, au regard de la hausse des fraudes fiscales, des fuites de capitaux, de l'optimisation fiscale - 60 à 80 milliards d'euros par ans - , trop peu combattues et jamais débattues publiquement, politiquement), l’émulsion des amalgames, la mayonnaise  (comme ceux ci) peut prendre chez les plus crédules..., les moins instruits, honnêtement, par les politiques et surtout les médias de masse privés et télévisuels, radiophoniques.

Avec un président de la république l'ayant approuvé et appuyé ce ministre..., et son amalgame (s'en servant même de manière politicarde) par la continuité et l'accélération d'une politique économique de l'offre inefficace en terme social, puisqu'elle n'a été à ce jour jamais évalué, avec en prime aucunes contreparties (rien qu'à voir la hausse du chômage de masse et de la pauvreté, des inégalités, quand tous les ans c'est 110 à 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises qui sont versées dans le désert, il est légitime de se questionner), aucuns contrôles fiscaux (voir du coté du verrou de Bercy et des secrets cités plus haut), sur la base d'une vague et obscure "promesse" de création d'un million d'emplois, promesse déjà désavouée, au prix de plus lourd sacrifice pour le "peuple d'en bas" (14 pour 2014 puis 20 milliards d'euros par ans par la hausse des taux de TVA pour financer le CICE, cette autre baisse d'impôt pour les entreprises) pour les services publics (50 milliards d'euros d'ici à 2017 ponctionnés sur les politiques économiques publiques territoriales en l’occurrence avec le "pacte de responsabilité" et la suppression de la cotisation sociale patronale sur la branche famille qui "devait", a une époque pas si lointaine, être aussi financer par la hausse de la part patronale, par transfert de cotisations, la réforme du financement des retraites. Ça aussi, cette entourloupe, est tue par les médias de masse, les politiques quand elle n'est encore qu'une énième baisse d'impôts pour les entreprises qui serait plus en "souffrance", que leurs employés-es à bas salaire, que les chômeurs-euses, et précaires de l'emploi, leurs victimes quoi..., de moins en moins bien protégés-es), pour l’État providence et le modèle social Français..., cette mayonnaise indigeste socialement se durcie... Gare au relent...

Ce sondage fait sur tant de mensonges, de non-dits volontaires, d'omissions, de contre-vérités, voir même de discrimination incessante des services publics territoriaux et autres..., dans les médias de masse privés et même publics, dans la parole des "irresponsables" politiques de l’alternance, de journaleux à la notoriété gonflée aux stéroïdes (cumule de "likes" + pognon. Cumule qu'ils reprochent aux politicards. Cherchez l'erreur quoi..? ) ne peut que donner ce résultat individualiste, égoïste, anti-Etatique (dans le sens d’État providence), focalisé sur une vision à court terme avec un angle de vu obtus..., en soulevant des contradictions, dans la notion de profitabilité, de rentabilité immédiate contre une soit-disant inefficacité instantanée des services publics, il est loin de la préoccupation première des 50% des actifs non-imposables en France, pour causes de trop bas salaire...

C'est donc sur ce panel de questions amalgamant et mélangeant plusieurs thématiques ; satisfaction immédiate et diffuse, confuse même des services publiques, et ; sacrifices a accepter dans l'immédiat, dans le discours politique ambiant et sur-médiatisé discriminant et discréditant les services publics, comme la sur-exposition des fraudes à la sécurité sociale par exemple, quand il est tue médiatiquement politiquement les fraudes fiscales, les fuites de capitaux, l’optimisation fiscale représentant au minimum 10 fois plus, sous la carotte "fédéraliste" (pour rameter les voix des soiffards avides et cupides) du "ras le bol fiscal", donc d'une possible baisse d'impôt, que ce trouve la perversité du concept "intellectualisé" de ce sondage, dans le plus grand simplisme, la plus grosse et vulgaire caricature confusionniste...

Sur des bases et comparaison faussées par des échelles de temps et de valeurs différentes (comparaisons avec des pays ayant des services publics moins protecteurs socialement est-ce raisonnable...?), comme ce fut aussi le cas, dans une autre mesure, dans les sondages opposants nos soit disant contradictions pour le travail du dimanche, masquant les conséquences pour l’État providence, pour l'ambition d'un vivre et être ensemble sur le long terme, on embrouille le message sous un apparat de soit-disant "bon sens" raccourcie, dans l'immédiateté et l'angoisse tant de l'impôt soit-disant trop haut, et des déficits vraiment trop énormes en cumulé, nous rappelant le poids excessif de la dette publique (illégitime en grande partie) ... Cela permet et de masquer le débat sur leur réelle raison (les déficits dus aux fraudes fiscales, des cotisations sociales patronales, etc, la gestion paritaire catastrophique avec caution des politiques de l'alternance) et de renvoyer une décision politique reniant sa base électorale, impactant lourdement et injustement le corps social dans sa partie basse, une décision antisociale et a-démocratique voulue par la Commission Européenne, mais surtout des élus-es, et chefs d’États l'ayant ratifié donc (Traité constitutionnels et le verrou de la BCE, traité de Lisbonne, TSCG, MES, etc), celle néolibérale quoi..., à la soit-disant contradiction du-de la citoyen-e lambda, en le-la culpabilisant par et la soit-disant responsabilité des déficits (fraudes sociales), et la peur de l'explosion de la dette publique (austérité)...


Plus loin encore, il est question de remettre en cause la "gratuité" des soins, des médicaments, d'une institution sociale Étatique, etc, ce principe fondateur de bien être et vivre ensemble à travers un arbitrage qui de politique, devient technocratique, par le fait de s'attaquer à la SÉCURITÉ SOCIALE par le biais de la diminution de ses recettes, par des transferts vers les ménages même, dues à sa perte de financement entrepreneurial de la branche famille, etc, en la privatisant progressivement (on vous parlera le "libéralisation"), et en en faisant des gros profits privés...

Mais les sondés-es (Est-ce les plus de 66 millions de Français et Françaises qui sont interrogés-es...? Ou qu'un "panel" soit-disant représentatif, qui affirme que ce sont tous-tes les Français-es qui pensent la même chose...?) savent-ils vraiment comment elle est financée, l'incrémentation de ce financement dans une financiarisation du fonctionnement du budget public, et son domaine très large et divers de protections et prestations sociales..? Nullement. Et pourquoi donc...? Est-ce juste parce que nul n'est censé ignorer la loi, etc...? Trop facile comme raisonnement quand l'information peut être instrumentalisée, non...? L'on peut comprendre la logique néolibérale voulant déconstruire l’État providence, en culpabilisant le-la citoyen-e, en déresponsabilisant les politiques de l'alternance, en place depuis des années, continuée par ce gouvernement actuel avançant masqué, en se remémorant les extrêmes de ses revendications et justifications, comme des soit-disant raisons de casser cet État, de chasser ces fraudeurs sociaux par rapport à l’autre coté de ces extrémités, aux inégalités sociales et autres croissantes. Comme ici par exemple. Puis les sondeurs-euses, les médias en lien dans ce billet, expliquent-ils-elles toutes les conséquences à court-moyen-long terme pour tous-tes, y compris les plus faibles ?

D’où l'extrait de texte fallacieux "... (63%) sont maintenant prêts à moins de services publics pour payer moins d'impôts.". Son raccourcie décérébré, incarne de manière juste la destruction de l'instruction civique sur le long terme, son sens premier et large (soit entre autres, l'équilibre à court-moyen-long-terme qu'un "État", qu'un responsable politique à sa tête, et/ou en charge de pouvoir et contre-pouvoir, doit obtenir au sein d'une société, d'un corps social,  pour stabiliser et réguler, arbitrer les tensions entre ses antagonismes quand trop d'inégalités divers, de disparités, d'injustices sociales et fiscales explosent) et explique qu'il y est autant de crédules, irréfléchis, intéressés que par leur propre personne au regard de l'impôt, de leur moyen actuel par rapport à des possibles problèmes de santé qu'ils-elles pourraient connaître un jour..., et des sacrifices qu'ils seraient près eux-elles..., à accepter...

 

 

 

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