Si on écoute bien BFM, les compagnies ne sont pas dissoutes mais leurs fonctionnaires (280) sont redéployés en sécurité publique ("vers des missions de sécurité publique sur le terrain")....
Qu'est-ce que les missions de sécurité publique sinon celles effectuées au sein des commisssariats, exactement contre quoi se sont révoltés les CRS.
Si les CRS sont redéployés en commissariat , leurs compagnies seront forcément fermées à terme, puisqu'il n'y mettront plus les pieds.
Le gouvernement et les syndicats prennent donc les CRS pour des C...
Les commentaires des syndicalistes que donne à entendre BFM sont suréalistes.
Le premier rend hommage à son employeur et le second considère que "la mobilisation des CRS a un peu aidé", quand leur mouvement est susceptible de leur valoir la révocation sans la garantie de la procédure disciplinaire (Art. 16 du règlement intérieur des CRS - voir en fin de note).
Reste à savoir ce que veut dire le R et le S selon le gouvernement et les syndicats.
Enfin, et très étonnamment, la hiérarchie policière admet des cessations concertées de travail. Celle-ci vaut révocation des fonctionnaires.
On n'a entendu aucune protestation du ministre ni de la hiérarchie.
Ils sont pourtant assez prompts aux commentaires, comme dans l'affaire de Bobigny, où la police protestait contre la condamnation de faux en écriture publique en son sein.
C'est encore plus surprenant au regard de l'acharnement témoigné à l'égard de fonctionnaires de police s'inquiétant des dérives possibles de ce service public dont Médiapart se fait régulièrement l'écho (M. Pichon par ex.).
M. Hortefeux, n'hésitant à juger le comportement de M. Matelly à l'Assemblée, n'a rien dit contre la "mutinerie" de plusieurs compagnies.
Il est donc étonnant qu'un ministre s'acharne sur un fonctionnaire en lui reprochant abusivement l'usage d'un droit fondamental qu'est la liberté d'expression tout en admettant par ailleurs, sans protester, des comportements collectifs répréhensibles pouvant entraîner une santion très grave.
Une telle contradcition n'aurait pas du échapper aux commentateurs de l'actualité.
La mansuétude hiérachique exceptionnelle à l'égard de CRS rejouant le Potemkine est très inhabituelle. Elle permet de suspecter un mouvement, sinon inspiré, tout au moins cautionné par le haut.
Les véritables mobiles restent donc à découvrir.
La police tenterait-elle de faire pression sur le pouvoir et pour quels motifs ?
Ce sont non seulement les CRS qui seraient pris pour des C par l'oligarchie, mais également l'opinion.
La procédure de Tarnac permet de s'inquiéter et oblige chacun à s'interroger sur une possible manipulation.
Nonobstant toutes les dispositions contraires, l'une quelconque des sanctions ci-dessus mentionnées peut être prononcée sans consultation du conseil de discipline dans l'un des cas suivants :
1 - participation à un acte collectif d'indiscipline caractérisé ou à un acte collectif contraire à l'ordre public.
2 - participation à une cessation concertée de travail.
3 - appel à un acte collectif d'indiscipline caractérisé, à un acte collectif contraire à l'ordre public ou à la cessation concertée du travail.
4 - la consultation du conseil de discipline n'est pas non plus exigée, ni la communication du dossier administratif en cas d'abandon de poste pour lequel la radiation des cadres est alors prononcée.
Les sanctions prises en application des quatre alinéas précédents doivent être portées à la connaissance de la prochaine commission administrative paritaire.