Le cadeau de Noël de Valérie Pécresse

Le gouvernement veut affecter les millions d'euros du fonds d'aide au relogement d'urgence à l'achat de gilets pare-balles. Le droit au logement est un droit de l'homme. L'article d'Ellen Salvi illustre la mentalité indécente travaillant à la régression sociale, contre les droits de l'homme, sa dignité. Que de mépris. Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé n'a toujours pas répondu à Martine Billard.
Le noël des enfants à l'Elysée avec Carla et Nicolas Sarkozy © Zap Tele
Le noël des enfants à l'Elysée avec Carla et Nicolas Sarkozy © Zap Tele

Le gouvernement veut affecter les millions d'euros du fonds d'aide au relogement d'urgence à l'achat de gilets pare-balles. Le droit au logement est un droit de l'homme. L'article d'Ellen Salvi illustre la mentalité indécente travaillant à la régression sociale, contre les droits de l'homme, sa dignité. Que de mépris. Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé n'a toujours pas répondu à Martine Billard.

8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France. Valérie Pécresse néglige l'action sociale au moment où Amnesty international organise une campagne "Exigeons la dignité".

Comble de l'insolence, Valérie Pécresse agit au moment de l'année où la précarité des plus démunis est la plus douloureuse, au seuil de l'hiver.

Son annonce amplifie l'angoisse qui s'ajoute au dénuement. Les restos du coeur, la croix rouge, le Samu social en savent quelque chose.

C'est le cadeau de Noël du gouvernement aux plus pauvres.

Sud santé sociaux s'interroge si la France est encore un Etat de droit ou déjà un Etat policier. Un discours discriminatoire laissant les pauvres à la rue pour habiller la police municipale (dont l'équipement relèverait logiquement des budgets municipaux et non celui de l'Etat) confirme la nécessité à s'en inquiéter.

Le but d'un Etat est d'assurer le bien-être général. L'action de l'UMP aboutit à sa négation. Elle a même récemment envisagé de réduire la défiscalisation des dons. Il n'y a pas de petites économies.

Le saint patron de la police est Martin. Il découpa son manteau pour habiller un pauvre.

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L'obsession comptable réduit Valérie Pécresse à récupérer un vieux morceau de manteau pour des gilets.

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