Le sytème Sarkozy ? Un système de réseaux et de corruption qui caractérise aussi le PS comme tente de s'appliquer à dénoncer Arnaud Montebourg, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon. L'enjeu des élections n'est pas seulement une alternance droite-gauche mais aussi une attente de changement des mentalités qui nous gouvernent. La validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur par Roland Dumas témoigne de la porosité des partis à l'influence des réseaux et de la corruption.
Dans de telles conditions, il est possible de considérer la menace d'un FN au deuxième tour comme un chantage et une prise en otage de l'opinion par les tenants de ces réseaux pour confisquer la démocratie et s'assurer leur pérénité au sommet de l'Etat. Les affaires Woerth, Karachi, Taïwan témoignent de la persistence d'un phénomène insensible à l'alternance comme l'incarne la judiciarisation d'un ancien ministre de la ville socialiste devenu proche du pouvoir UMP.
Petite fête entre amis de l'oligarchie sarkoziste par Mediapart"
Ce phénomène de réseaux s'affirme par le fait de retrouver les mêmes acteurs et une identité de comportement dans les situations semblables. Une telle homogénéité ne saurait être fortuite aussi durablement. L'omerta dans les errances gestionnaires du Sénat porte à s'interroger sur l'existence d'un esprit critique républicain au sein des institutions. La dénonciation de la dérive arbitraire et délinquante semble s'y être aujourd'hui réduit à l'initiative individuelle. Le premier ministre propose de reculer encore l'âge de la retraite après l'allongement des cotisations tout en s'abstenant de répondre à la question parlementaire de Martine Billard qui en dénonce l'illégalité. La République souffre d'un déficit dramatique d'esprit critique.
Le défaut d'esprit citoyen, le civisme, a surtout déserté le haut de l'échelle. La confiance des ménages recouvre aussi cet aspect. C'est à l'aune de ce critère que le vote se déterminera. Les régressions sociales imposées crescendo depuis des années ont amplifié l'exigence légitime d'exemplarité.
Les réseaux s'ingénient à disqualifier l'émergence et l'affirmation de cette exigence en créant la confusion. Ils invoquent le "tous pourris" comme un tabou, un gri-gri pour faire reculer la menace de leur éviction. La confusion est grossière. Des élus honnêtes existent, et chacun s'en félicitent d'en connaître. Leur carrière politique ne connaît cependant pas le même succès que ceux qui le seraient peut-être moins qu'eux. L'acutalité du sommet de l'Etat semble le confirmer.
Le "chèque en blanc" à l'UMP en 2002 risque donc de ne plus se reproduire. La lassitude de l'électorat lui fera préférer l'abstention au deuxième tour. La déception d'avoir du voter au deuxième tour par défaut pour un candidat qui ne satisfait pas et d'en avoir subi les conséquenes sociales n'est pas prise en compte par les sondages.
L'attente de l'électorat de gauche qui se cristalise sur les candidatures Mélenchon-Joly-Montebourg n'est pas appréhendé correctement. Ces candidats sont en opposition. Ils sortent clairement du débat consensuel des représentants d'intérêts des réseaux, dans lequel ceux-ci tentent de le limiter. Leurs considérations répondent à l'aspiration des Français, à un véritable changement, celui d'une rigueur républicaine dans son but et démocratique dans son expression. Le but de toute société est d'assurer le bien-être général (Rousseau).
La société n'existe donc pas en l'absence de bien-être général. Cela prive donc l'autorité de l'Etat de légitimité. La consécration de l'individuation accélère la dispartition du bien-être général. C'est le règne du chacun pour soi, comme le montre l'actualité politique d'une majorité livrée à la corruption. Les émeutes ne sont qu'une conséquence d'un tel relâchement, de la promotion de l'individu, la disparition des services publics, l'atomisation du lien social.
Francis CABREL Le Monde Est Sourd
La polititique menée ces vingt dernières années a considéralement contribué à la disparition du bien-être général en France. Il s'agit bien plus d'un passé révolu que d'une espérance.
Le discours d'un François Hollande, d'un François Fillon, les applaudissements du Médef à chaque régression sociale, le comportement douteux du pouvoir, la caution d'une majorité disciplinée au renoncement, l'attermoiement du PS, l'insistance communicante d'un homme disqualifié jouet de ses passions, ..., tout cela n'est pas propre à dissiper le doute.
DSK a-t-il copié ses excuses sur celles de Bill...
Interview de DSK: dans le secret de l'oreillette... par TELEOBS
Les Français attendent une réponse positive à leurs angoisses. L'élection s'annonce donc beaucoup plus ouverte.
Mélenchon-Joly-Montebourg proposent un discours de progrès pour la nation et non pour satisfaire seulement quelques égoïsmes.
Un programme commun de ces trois candidats serait susceptible de désarmer la logique des réseaux bouchant l'horizon des Français et de créer une dynamique à gauche, autrement plus pertinentes que des commentaires sur les chinoiseries patelines d'un mandarin hors-jeu à Marrackech.
Mises à jour - Police à Lille :
http://www.mediapart.fr/journal/france/041111/comment-eiffage-decroche-le-marche-de-lhotel-de-police-de-lille
http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20111123.OBS5158/affaire-du-carlton-un-autre-policier-franc-macon-en-garde-a-vue.html
http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/11/26/dsk-et-sa-circonscription-secrete_1609639_1522571.html
http://www.metrofrance.com/lille/carlton-de-lille-les-reseaux-franc-macons-mis-en-cause/mkkA!PLadwgM7HcoaU/