Un homme s'immole par le feu de désespoir pour avoir été nommé préventeur (prévention) des risques sociaux sans en avoir reçu les moyens. Demander à une personne de faire un travail sans lui en donner les moyens est schyzophrénant. Cela mène au suicide quelque soit l'activité (Justice, Pôle emploi, Médecine du travail, ...). Le comportement de la direction de France Télécom est susceptible de revêtir une qualification criminelle.
L'observatoire du stress de France Télécom dénonce depuis des années , bien avant que des suicides émeuvent l'opinion, les dérives managériales expliquant les drames.
La direction laisse prospérer ces méthodes en se couvrant avec des démarches cosmétiques sans rien modifier réellement.
"L'autopsie psyhologique" lui permet de botter en touche.
Cette réplique entrepreneuriale pseudo scientifique semble puiser son inspiration aux mêmes sources que les élécubrations de Cesare Lombroso ou l'anthroposiociologie
L'enfumage verbeux des Diafoirus de l'entreprise détourne l'attention de leurs resposnabilités et complique abusivement les procédures de façon dilatoire pour leur permettre d'échapper au dédommagement des victimes.
Une entreprise, même de pompes-funèbres, n'est pas un cimetière. La persistance dans l'abstention à agir efficacement est une faute.
Il existe une incidence pénale au manque d'efficacité de l'employeur à garantir la sécurité au travail.
La responsabilité des dirigeants d'entreprises et de l'actionnaire public sont engagées s'ils ne mettent pas fin efficacement à une méthode de management qui menace manifestement la santé de ses salariés.
L'administrateur de FT représentant de l'Etat est un fonctionnaire. Il est soumis à l'obligation juridique de l'article 40 du CPP.
Selon le droit européen et la Cour de cassation, il y a une obligation de sécurité de résultat de l'employeur.
La DRH avertie par la lettre n'a manifestement pas rempli cette obligation.
Quid - aussi - des moyens que FT met à la disposition des médecins du travail au sein de l'entreprise pour leur permettre d'agir efficacement ? Les démissions des médecins du travail de France Télécom suffisent à établir l'absence de volonté de la direction à prévenir les suicides (Grenoble, Le Parisien).
Le droit à la santé du travailleur est un droit de l'homme garanti par plusieurs dispostions de droit international qui s'imposent à la France et à FT. Le 28 avril est la journée mondiale de la santé au travail (ICI, LA). Le président de la République a rappelé la prééminence des Convetion sinternationales de l'OIT sur les décisions du FMI et de l'OMC lors de son discours du 15 juin 2009. La direction de France Télécom ne le sait pas encore.
Un règlement d'entreprises ne peut pas faire échec ce droit.
L'employeur a une obligation positive à mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l'effectivité du droit à la santé du travailleur dont le médecin du travail est le garant.
FT ne rempli pas ses obligations en considération des démissions des médecins du travail.
La direction doit cesser de prendre les Français pour des idiots avec des négociations visant à l'exonérer, elle seule, de ses responsabilités découlant d'obligations trouvant leur source dans des droits fondamentaux.
La Cour de cassation est très claire sur ce point :
Les mauvaises conditions de travail, la souffrance au travail, le stress, les pressions « managériales », les effets sur la santé du travailleur donnent lieu à une indemnisation de la part de l'employeur, sur le fondement de son obligation de sécurité. Est indemnisé le travailleur dont la santé mentale est affectée par les mauvaises conditions de travail, sans qu'il soit besoin d'établir l'existence d'une situation de harcèlement moral (Soc 17 février 2010, n°08-44298)
L'Etat en tant qu'actionnaire principal est également TRES impliqué.
Il l'est d'autant que FT n'est qu'un épiphénomène du mépris qu'il semble avoir pour les travailleurs comme l'illustre la sinistralité suicidaire dans la fonction publique (éducation nationale, police, pole emploi, la Poste, ...).
La convergence d'un tel phénomène funeste de société, affectant des secteurs d'activité différents où l'Etat est en devoir et en mesure de prévenir ces drames, montre qu'il les laisse se développer délibéremment en se contentant de les habiller d'un formalisme adminsitratif de circonstances ; confiant la gestion du problème à des spécialistes de la communication, dont il fait un usage grandissant.
C'est indécent et irresponsable.
Le pouvoir se fourvoye dans l'erreur au point de s'en aveugler.
Il cristallise le dégoût de l'opinion à servir une logique financière - qui n'a rien à faire des travailleurs, ni même de personne - quand sa mission est de défendre l'intérêt général.
Le suicide au travail marque l'échec du politique, le résultat de son abdication au profit : les revenus du patrimoine ont augmenté de 11% cette année.
Combien de salariés ont eu une augmentation en remerciements des efforts concédés pour permettre une telle hausse (moyenne) des profits ?
La dernière victime de France Télécom est une illustration supplémentaire du niveau intolérable du mépris pour l'humain en France.
Un tel drame a provoqué la révolution en Tunisie.
Combien de révolutions en retard a déjà la France rien qu'à France Télécom, sans connaître tous les autres drames échappant à l'attention de l'opinion ?
Les dérives financières et l'incapcité du pouvoir à juguler et encadrer les excès capitalistes promettent aux Français un avenir de lemmings dans un film de Walt Diney.
Les Français ne meurent plus pour la France, mais pour la finance.
Sincères condoléances aux familles.