Cessons d'euphémiser sur le social-libéralisme, le PS n'est pas un parti de gauche, mais un parti de petits bourgeois de droite qui veulent se donner bonne consicence en adoptant des codes de langage auxquels ils n'adhèrent pas. Pour preuve, la gauche n'a jamais trouvé dans le PS les cadres politiques capables de proposer un programme de progrès social, le porter et le mener à bien. Le PS mène toujours une politique aux dépends de l'électorat qu'il prétend défendre et au profit des classes moyennes supérieures.
Le PS, c'est du bobo et du blig-bling de gauche. C'est par exemple un conseil général qui fait n'importe quoi pour satisfaire quelques notables fonciers locaux au mépris du droit et de la vie des citoyens. Un président de conseil général ne comprend pas qu'on puisse mourir pour des idées. En revanche, les gros sous, voilà un motif autrement plus stimulant, semble-t-il. Un autre exploite une immigré clandestine 7/7 j et 24/24, à l'insu de son plein gré.
L'histoire du PS est trop souvent celle d'une abdication, d'un renoncement, voire d'une trahison. Un volte-face dont le caractère systématique donne le sentiment d'une grande escroquerie intellectuelle.
Ce n'est donc pas dans le PS ni du PS que l'électorat de gauche doit attendre une proposition politique de gauche et les femmes et les hommes qui le porteront.
Il suffit d'écouter et d'entendre le président de la République et le premier ministre, d'observer les projets de lois qu'ils font adopter. Il n'y a rien de progressiste là-dedans.
Le congrès de Poitiers du mois de juin sera l'occasion pour les adhérents du PS de recadrer leurs cadres ou de se décrédibiliser définitivement tant il est devenu difficile, voir impossible, de trouver un motif à s'enthousiasmer pour ce qui se fait ou se dit dans le PS.
Ses errances et ses dérives du présent ne font écho qu'à celles de son passé. Le bilan de la gauche depuis 2012 est aussi épais qu'un papier à cigarettes. Il y a eu l'effet d'annonce du marige pour tous, puis plus rien d'autre. Une seule loi est un peu juste pour équilibrer un bilan de destruction sociale, d'inégalités croissantes, de cadeaux au capital.
Ce n'est pas parce que la droite est incapable de gérer ses propres comptes (Bygmalion) que le PS peut croire que l'électeur de gauche se satisfait d'un socialisme d'estrade.
Le pouvoir confond communciation et politique. Les techniques de la pub, à force d'en manger toute la journée sur les radios et la télé, ne trompent plus personne. Le baratin, même bien emballé, reste du baratin.
L'électorat reste le dernier arbitre.
Il est tout à fait normal qu'il n'adhère pas à ce qui ne lui convient pas (CARTE. Les départements où l'abstention est la plus forte au second tour).
La politique française se caractérise par sa médiocrité et le désintérêt qu'elle provoque chez les démocrates.
(Source : France TV info)
Les électeurs démocrates ne sont pas dupes du mensonge et de la trahison des valeurs fondamentales de la République et ne se satisfont pas d'un simple formalisme dans lequel se réfugient les escrocs.
Ceux qui n'ont pas d'esprit critique, ou en manquent, s'appliquent à voter pour l'extrême droite avec régularité et persévérance, pour un parti dont personne, étonnamment, s'applique à dénoncer l'inconsistance, l'incohérence, la vacuité, l'inanité.
De peur peut-être d'être soumis à une même critque et de révéler l'étendue de l'imposture du débat politique français ?
"Je ne dis rien sur ta nullité, tu ne dis rien sur la mienne et continue comme ça".
L'équilibre du mensonge lasse l'électeur qui se sent méprisé. Il ne va donc plus voter. L'abstention est le signal de la crise démocratique qu'un premier ministe fanfaron et sentencieux provoque, avec la caution et le soutien d'un président de la République.
L'imposture politique peut se vérifier tout au long de l'année.
Examinons les motions du congrès de Poitiers dès à présent sur le fond (Le PS lance son «drôle de congrès»). Qu'en reste-t-il après en avoir retiré le verbiage précieux d'une rhétorique prétentieuse destinée à mainteir à l'écart une grande partie l'électorat et la renvoyer à sa grande solitude ? Une telle communication est un signe de mépris. L'expression d'une conception discriminatoire de la politique. Celle de Nantes ou de Sivens, qui envoie les flics cogner sur l'électorat mécontent.
Qu'y a-t-il de gauche là-dedans ?
Rien. C'est même étonnant d'avoir encore des départements avec une majorité PS. Une mention spéciale pour le Tarn. Le département du Tarn reste à gauche. Bravo les gars, même si la gauche est sèchement battue dans le canton de Sivens. Comme le chante Brassens, quand on est ...
_________
La motion de Démocratie et socialisme
Contribution thématique "sécurité & justice" au congrés PS de Poitiers
Congrès du PS de Poitiers: la contribution générale des socialistes affligés
Observation sur les médias :
La presse reprend cette information "essentielle" pour le débat politique :
Marine Le Pen porte plainte contre Harry Potter
Mais pas celle-ci :
Démonstration de la nullité du programme du FN